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Maison Vieille

Dossier IA64002906 inclus dans Village de La Bastide-Clairence réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maison Vieille
Parties constituantes non étudiées bassin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Adresse : Rue Saint-Jean
Cadastre : 1835 A 333 ; 2016 A 335 La maison est aujourd'hui divisée en deux parcelles. ; 2016 A 336

Cette maison est datable du 16e siècle par la mise en œuvre des pans de bois, par les ouvertures en arcs plein-cintre, ainsi que par la date 1583 sur l'agrafe. Elle occupe une large parcelle réunissant trois bandes parcellaires d'origines du tracé de la bastide, cette surface est divisée en deux parties.

Un agrandissement de la maison vers le nord a pu être opéré après une première construction, comme le suggère l'interruption de la sablière aux 3/4 de la façade et la fissure visible au rez-de-chaussée. Les extrémités des solives de l'encorbellement présentent également une différence de traitement.

L'existence d'une annexe comportant une sorte de puisard et peut-être un bassin, le nom "Paz" gravé sur l'une des dalles, la présence de familles juives attestée dans la rue Saint-Jean sous l'Ancien Régime, inciteraient à y voir un bain rituel (mikhvé), à moins qu'il ne s'agisse, plus prosaïquement, d'un équipement artisanal ou agricole.

Cette parcelle est représentée comme une seule maison sur le plan cadastral de 1835, selon une emprise plus réduite que l'actuelle, mais avec une extension vers l'est. Dans la matrice, elle appartenait à l'époque à Pierre Caillava, qui possédait de nombreux biens au village, comme les maisons Delmas, Caroulette, Chory, Chinon, Groenen, ainsi que plusieurs fermes comme Jacques, Bigné, Saint Anthony...

La partie nord était encore rustique dans les années 1970, une étable occupant partiellement rez-de-chaussée.

Les deux parties ont été séparées en deux maisons distinctes. Cependant, les greniers communiquaient encore jusque dans les années 2000.

Période(s) Principale : 4e quart 16e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Secondaire : 1er quart 21e siècle
Dates 1583, porte la date

Maison de plan carré, elle partage son androne au sud avec la Maison Coulin, tandis que son mur nord donne sur la venelle Ménine.

Son élévation principale, à l'ouest sous la croupe, est divisée en deux parties par un mur de refend central.

La partie sud, occupant une unité parcellaire, est ouverte au rez-de-chaussée, à gauche, par une large porte à encadrement en béton, jouxtée à droite d'une porte plus étroite à encadrement en grès en arc plein-cintre. Le deuxième niveau, en encorbellement, est encadré par les corbeaux à trois quart-de-rond des têtes de mur. Composé de pans de bois, ce niveau est percé d'une simple fenêtre en bois. Une sablière couronne ce niveau juste sous l'avant-toit formé par la croupe.

La partie nord présente quant à elle trois percements au rez-de-chaussée, dont une grande porte centrale en arc plein-cintre, à l'agrafe sculptée des initiales "SDB" suivie d'un millésime. Elle est jouxtée à droite d'un banc en pierre adossé au mur, puis d'une porte plus étroite en grès, également en arc plein-cintre. La travée de gauche est ouverte par une fenêtre en bois. Le deuxième niveau, comme au sud, est en encorbellement entre deux corbeaux à trois quart-de-rond. Il est composé de pans de bois et de deux fenêtres en bois avec linteaux en arcs segmentaires. Au-dessus, le cordon formé par la sablière s'interrompt aux 3/4 de la largeur.

L'élévation est, sous pignon, est couverte par un avant-toit très débordant. Le deuxième niveau est constitué de pans de bois et d'une galerie. Elle donne sur le jardin, ou "casalot", descendant vers le ruisseau Larouillasse. Une extension vers l'est en appentis abrite un puisard et un bassin (?) dallé, dont la fonction est incertaine.

A l'intérieur, dans la partie sud, l'organisation a été modifiée, cependant au premier étage, des pierres d'évier et corbeaux de cheminées indiquent qu'une pièce à vivre se situait à l'étage tandis que le rez-de-chaussée avait plutôt une fonction utilitaire liée à l'élevage ou au stockage. Les combles, accessibles depuis la galerie est par des ouvertures sous le pignon, donnaient quant à elles accès au fenil.

Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier droit, en charpente
États conservations remanié
Techniques
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
Bibliographie
  • DARNERE F. La Bastide Clairence au XIVe siècle. T.E.R. Bordeaux : Université de Bordeaux, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine : TU DAR
  • LALANNE Guy (dir.). La Bastide Clairence. Ciboure : Jakintza, 2018.

    P. 249.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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