Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Maison, puis café

Dossier IA24003052 réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

  • Maison
    Monpazier, place dite Foirail-sud

Dossiers de synthèse

Destinations café
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 63 rue Saint-Jacques , 6 rue Transversale
Cadastre : 1845 SU 614 à 616 ; 1986 AC 384

Les baies géminées conservées à l'étage de l'élévation nord, tournée vers la rue transversale, situent la construction de l'édifice à la limite des 13e et 14e siècles, tandis que la fenêtre à croisée située près de l'angle est de cette même élévation indique une reprise dans la seconde moitié du 15e siècle, après la guerre de Cent Ans. Le bâtiment est modifié dans le 3e quart du 19e siècle : le registre des augmentations et diminutions du cadastre ancien mentionne une "augmentation de construction" en 1868 pour la parcelle antérieure, tournée vers la rue Saint-jacques. La propriétaire du moment, qui possède également la maison voisine, entreprend manifestement de réunir les deux bâtiments et réaménage la façade sur rue, dotée de nouvelles baies et, surtout, d'un grand balcon. Au début du 20e siècle, l'édifice abrite le "Café de la paix".

Période(s) Principale : limite 13e siècle 14e siècle
Secondaire : 2e moitié 15e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1868, daté par source

La maison forme l'angle d'un "moulon" délimité par les rues Saint-Jacques et du Trottoir. Ses trois façades (deux sous pignons, dont un du côté du "carreyrou", et une sous gouttereau) sont bâties en moellons de calcaire blanc ; le calcaire jaune n'est employé que dans les reprises, pour le percement de nouvelles baies notamment.

La façade nord conserve les vestiges du premier état de l'édifice : trois baies géminées dotées d'un léger chanfrein, haut placées, sont régulièrement espacées le long du mur gouttereau et réunies par un cordon d'appui courant sur toute la longueur du bâtiment. Si ces trois fenêtres sont aujourd'hui quasiment situées en bordure du toit, le mur gouttereau devait initialement monter plus haut. Le mur pignon ouest conserve, au niveau du comble, la partie haute d'une baie centrale couverte d'un arc en plein-cintre et dotée d'une embrasure segmentaire. En rez-de-chaussée, la moitié d'une arcade est conservée presque au centre du bâtiment ; elle pourrait faire partie du premier état ou accompagner les remaniements survenus après la guerre de Cent Ans. Les indices de ce second état sont moins nombreux : seule une baie à fine croisée, coiffée d'un larmier, ajoure la partie postérieure de l'édifice. Son emplacement suggère qu'un abaissement du plancher intervient à cette époque : le croisillon de la baie est au niveau du cordon d'appui des baies géminées. Le troisième état apparaît au nord et à l'est : de nouveaux percements - des baies en calcaire jaune, pour l'essentiel couvertes de plates-bandes - sont percées au rez-de-chaussée et au premier étage, tandis qu'un comble à surcroît est mis en place. Le bâtiment ou, en tout cas, sa partie antérieure, est alors réuni à la maison voisine dotée d'une cour centrale. Un large balcon à rambarde en fonte - frise d'arcs entrecroisés, interrompus de panneaux alternant volutes et spirales - court le long des deux façades est.

L'intérieur du bâtiment est totalement réaménagé : aucune maçonnerie n'apparaît et aucun équipement domestique n'est encore visible ; seul le niveau de comble révèle encore le parement et une partie des embrasures des baies médiévales.

Murs calcaire moellon
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans noue
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste