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Maison noble, puis ferme du Coder

Dossier IA24001400 réalisé en 2011

Fiche

  • Vue d'ensemble prise de l'ouest.
    Vue d'ensemble prise de l'ouest.
  • Impression
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  • Parties constituantes

    • Colombier du Coder
      Saint-Amand-de-Coly, le Coder
    • grange
    • étable
    • étable à vaches
    • séchoir à châtaignes
    • hangar agricole
    • cuvage
    • chai
    • pigeonnier
    • citerne
    • poulailler
    • porche
    • porcherie
    • remise agricole
    • fournil
Appellations du Coder
Destinations ferme
Parties constituantes non étudiées grange, étable, étable à vaches, séchoir à châtaignes, hangar agricole, cuvage, chai, pigeonnier, citerne, poulailler, porche, porcherie, remise agricole, fournil
Dénominations manoir
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Saint-Amand-de-Coly
Lieu-dit : le Coderc
Cadastre : 1818 D1 183, 186, 189 ; 1986 ZO 87

Le domaine noble du Coder, nommé "le Couderc" sur la carte de Belleyme, est attesté seulement à partir du 12 juillet 1649 : à cette date, "Me Jean Bailhot, juge de la jurisdiction de Coly, demeurant au repaire du Couderc, parroisse de Saint-Amand", fils de Jean Bailhot et de damoiselle Jeanne de La Serre, passe un contrat de mariage dans la maison noble du Bâtiment à Montignac avec Catherine de Chapon, damoiselle, fille de feu Jean Chapon, sieur de Prezelier, et Jeanne "de Reniac" (AD Dordogne, 3 E 2267). On retrouve ce même "Me Jean de Baillot, sieur du Coderc" et "du Verdier" comme "juge de Saint-Amand" en 1676 (AD Dordogne, B 1721). Les vestiges les plus anciens, tels les tours d'angle pourraient dater de la première moitié du XVIIe siècle. Au XVIIIe siècle, c'est un domaine voué en grande partie à la vigne (Belleyme). Les registres paroissiaux cités par Brugière mentionnent la sépulture d'un monsieur du Verdier dans la chapelle domestique en 1744. Au début du XIXe siècle, l'ancien repaire noble est encore environné de vignes et possède un jardin et un petit "bois" attenant (une garenne ?). L'ensemble a été repris au siècle suivant, notamment vers les années 1920-1930 avec la reconstruction d'une grande partie de la grange-étable. A cette occasion, la lauze de calcaire est remplacée par de la tuile mécanique. L'aile sud-ouest en retour d'équerre visible sur le cadastre de 1818 a disparu.

Période(s) Principale : 1ère moitié 17e siècle , (?)
Secondaire : 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle

Ferme à cour fermée composée d'un logis individuel à l'est et de bâtiments agricoles en vis à vis à l'ouest et d'autres au nord. De plan rectangulaire, le logis possède un étage carré. Il est coiffé d'un toit à croupes couvert en ardoise. Il a été prolongé vers le sud d'une travée à une époque indéterminée. Sur la façade est, une porte à pilastres ouvre sur l'ancien jardin. Au nord, étables et poulailler suivent le prolongement du logis. Ils ont été rehaussés puis équipés d'un auvent en façade et couverts en tuile creuse mécanique. Citerne et lavoirs en béton ferment la cour au nord. Face au logis se développe la grange jouxtée d'étables et complétées d'un cuvage au sud et de deux hangars agricoles en retour d'équerre vers l'est. Le cuvage est implanté au-dessus d'une cave voûtée en plein-cintre, peut-être l'ancien chai. Les ouvertures sur la cour ont des montants appareillés en parpaings et des arcs en brique à clé en pierre de taille caractéristiques des constructions de l'entre-deux-guerres. A l'ouest, deux tours de plan circulaire mais abritant des pièces carrées cantonnent les angles nord et sud. Le rez-de-chaussée de la tour sud est voûté d'un berceau en plein-cintre. Il s'agit vraisemblablement de l'ancienne chapelle domestique. L'étage accueille un pigeonnier garni de boulins. Les tours possèdent des toits coniques en lauze. Au nord du logis s'élèvent le séchoir à châtaignes de plan carré et un bâtiment abritant remise, étables, fournil et four à pain. Ces édifices sont couverts en tuile creuse mécanique. A l'ouest de la ferme s'élève un colombier de plan circulaire. Le domaine est en grande partie ceinturé d'un mur en pierre.

Murs calcaire moellon
Toit ardoise, calcaire en couverture, tuile mécanique, tuile creuse mécanique
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
toit conique
Typologies ferme à cour fermée, ferme au logis individuel
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Étude Veyssière, Montignac (1641-1653).

    Contrat de mariage de Me Jean Bailhot, sieur du Couderc, avec Catherine de Chapon, 12 juillet 1649. Archives départementales de la Dordogne : 3 E 2267
(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Marabout Vincent - Pagazani Xavier