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Maison Martin, puis Colombots

Dossier IA64002937 inclus dans Village de La Bastide-Clairence réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maison Martin, Maison Colombots
Parties constituantes non étudiées boutique
Dénominations maison
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Adresse : Place des Arceaux
Cadastre : 1835 A 465 ; 1835 A 418

Le premier nom de cette maison, "Martin", apparaît dès 1500 dans les archives de la confrérie de Saint-Nicolas. En 1754, elle est déclarée délabrée. Le noble Jean Pierre de Colombots, écuyer et capitaine aux Bandes Gramontoises, l'acquiert, et la fait reconstruire. Un acte notarié stipule l'accord entre ce dernier et deux charpentiers, Pierre de Padouent, maître de la maison de Jeanbon d'Arostéguy et Jean de Bordenave, maître de Mouscardits.

La maison est représentée sur le plan cadastral de 1835 selon un emprise similaire à l'actuelle. Selon la matrice, elle appartient à la famille Darrieux-Juzon, qui possède également les maisons Darrieux, Habains, et la Maison Suzanne.

Des remaniements ont été effectués à la fin du 20e siècle, avec notamment l'aménagement d'une boutique. Plusieurs logements ont également été créés au-dessus du commerce.

Période(s) Principale : 3e quart 18e siècle
Dates

Cette maison située au centre du village donne sur la place. Elle est mitoyenne au sud avec la Maison Darrieux, et au nord avec la Maison Campagne.

Son élévation principale, à l'est sous pignon, présente deux travées divisées en trois niveaux. Le premier niveau en pierre de Bidache de moyen appareil est ouvert par une large arcade en plein-cintre donnant sous les couverts. Le rez-de-chaussée, maçonné de la même manière, est occupé par une devanture de boutique en bois, jouxtée à gauche d'une porte. L'étage est composé de pans de bois simples, et percé de deux fenêtres alignées en bois. Une sablière marque la séparation avec le troisième niveau de combles, ouvert par une paire de fenêtres jumelées.

Murs grès moellon enduit
calcaire moyen appareil
bois pan de bois
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
États conservations remanié
Techniques
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Acte notarié du 1er juin 1755, par Me Jean Golar fils, notaire royal à La Bastide Clairence

    Le 1er juin 1755 : Accord entre noble Jean Pierre de Colombots et Pierre de Padouent maître de la maison de Jeanbon d’Arostéguy et Jean de Bordenave maître de Mouscardits, charpentiers, pour la reconstruction de la maison Martin.

    Maison que Jean Pierre de Colombots a acquise le 11 septembre 1754 de Jacques Ducamp maître de la maison Mourique. (Maison « délabrée qui exige d’être débâtie »)

    « Noble Jean Pierre de Colombots, Ecuyer, capitaine aux Bandes Gramontoises ayant résolu de réédifier à neuf la maison de Martin sise sur la place du marché de cette ville et par lui acquise depuis peu du pouvoir de sieur Ducamp, il aurait fait examiner le local à divers ouvriers ; enfin les susnommés Pierre de Padouent, charpentier, maître de la maison de Jeanbon d’Arostéguy et Jean de Bordenave, aussi charpentier, maître de Mouscardits, se seraient rendus adjudicataires au rabais des ouvrages de charpente à faire pour la réédification de ladite maison aux conditions suivantes :

    Premièrement seront tenus de couper le boisage nécessaire à la bâtisse dont s’agit aux endroits qui leur seront indiqués par le sieur Colombots.

    En second lieu, de placer les poutres et contre-poutres aux endroits fixés par un plan qui a été livré par le sieur Duhau architecte d’Urt le 4 avril dernier et qui a été remis hier aux entrepreneurs de la maçonnerie ; lesquelles poutres et contre-poutres seront proprement blanchies à l’herminette par le dessous et à chaque parement avec un quart de (ron ?) sur les arrêts et placés à mesure que les murs seront élevés et sans causer le moindre retardement aux maçons.

    Et en 3ème lieu, la couverture au toit sera aussi bien conditionnée aux assemblages, observant la distance de vingt et un pouces à chaque chevron et le lattis bien cloué à la distance ordinaire et à la prudence des dits Padouent et Bordenave entrepreneurs.

    En 4ème lieu, s’obligent ces derniers de placer sur le mur mitoyen d’entre les deux maisons de Martin et celle de Percuraire (*) un tuyau ou dalle pour conduire l’eau de la couverture, qui aura un pied de large sur six pouces de profondeur, bien couverte en plomb par le dessus.

    En 5ème lieu, les mêmes charpentiers promettent de placer les soliveaux nécessaires à dix pouces de distance ou à quelque chose près selon que la répartition le permettra, qui seront construits à quatre ou cinq pouces de (carré ? carrier ? carrure ?) blanchis par le dessous.

    En 6ème lieu, ils placeront les colonnes aux parois qui auront cinq et six pouces de (carrieur ? = carrure?) ou au moins cinq à cinq bien croisées pour les changements de paroi, et à 18 pouces d’intervalle l’une de l’autre, observant à celles des portes d’y appliquer un quart de (bron ?) et fillure de l’autre côté pour le battement des portes et aux croisées de la façade.

    En 7ème lieu, les planches auront dix pieds de trois pouces de hauteur et seront à (rénures) et languettes blanchies à l’herminette par tout le dessous et (a fluré ?) par le dessous ; seulement le premier sera aussi à (rénures) et languettes et blanchies par le dessous avec l’herminette et passé au rabot, la salle et chambre du couchant et par-dessous aussi blanchie au salon et sur toute la longueur du corridor seulement.

    En 8ème lieu, les escaliers seront faits conformément au plan ci-dessus rapporté, à rampe et (?) en noyeau (noyer ?) et proprement construit, et de construire deux portes à double planches préparées pour être placées aux principales entrées de la maison [...]

    Promettent les charpentiers de parachever leur entreprise entre ci et le 11 novembre 1756 afin que lors, le sieur de Colombots puisse se loger dans la maison [...]

    Les charpentiers ont promis d’exécuter les travaux ci-dessus au moyen de la somme de 460 livres... »

    (*) Maison Percuraire aujourd’hui appelée Campagne

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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