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Maison La Béarnaise ou Maison Pérez-Laborde ou Maison Arrécot

Dossier IA64002581 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Précision dénomination pension de voyageurs
Appellations Maison La Béarnaise, Maison Pérez-Laborde, Maison Arrécot
Destinations immeuble à logements
Dénominations hôtel de voyageurs
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : 3 rue Louis-Barthou
Cadastre : 2018 AN 269

Absente des représentations antérieures à 1837, mais déjà présente sur le plan géométrique des Eaux-Bonnes en 1841, la Maison La Béarnaise endosse dès l'origine la fonction de pension pour touristes. Relevant de la deuxième vague de construction de la station après les abords immédiats de l'établissement thermal, elle compte parmi les plus anciens gîtes de l'actuelle rue Louis-Barthou.

L'édifice est désigné alternativement selon deux appellations avec graphies fluctuantes correspondant à deux familles liées, un document de 1849 évoquant la volonté du dénommé Péré de construire une seconde Maison Arrécot sur le chemin vicinal qui deviendra la rue de la Cascade. Ainsi, la pension pour voyageurs de la rue Louis-Barthou est-elle mentionnée en tant que Maison Péré en 1841, puis Maison Arrécot dans le cadastre approuvé en 1866 et le plan du quartier dressé en 1874. Le Guide Jam la répertorie dans la catégorie des "maisons garnies" en 1869, sous le nom de Maison Pérer-Laborde.

Jusqu'en 1897, Marie Fourcade, veuve de Joseph Pérès-Laborde et domiciliée à Laruns, est propriétaire de la bâtisse ainsi que d'un autre édifice voisin (non localisé). A cette date, lui succède Marie-Louise Pérez-Laborde, épouse de Victor Minvielle et belle-fille du médecin exerçant aux Eaux-Bonnes. Cette dernière, établie à Pau, est alors en possession d'une maison de 76 ouvertures au jardin Darralde. La demeure abrite de nos jours une résidence privée.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Dates 1837, daté par travaux historiques

Située à proximité du jardin Darralde dans l'enfilade de constructions à l'entrée de la station thermale, l'ancienne maison Pérez-Laborde ou Arrécot s'inscrit dans le contexte du développement urbain de la station, participant de ce fait au singulier ensemble architectural des Eaux-Bonnes. Son architecture mêle les prérogatives de l'urbanisme haussmannien naissant et les influences vernaculaires ossaloises.

Comptant parmi les premiers édifices de l'entrée de la station, elle s'appuie sur un plan carré pour dresser ses deux étages de logements. Elle a en outre fait l'objet d'extensions sous forme d'appentis sur l'élévation postérieure, au bord du précipice du Valentin. La façade principale composée de trois travées est recouverte d'un enduit jaune similaire à celui de l'hôtel Continental, excepté au niveau des chaînages d'angle, des bandeaux et du soubassement, tous en pierre de taille grise d'Arudy. Concernant les baies, les persiennes d'autrefois ont laissé place à des volets ordinaires blancs de série dans les années 1970 tandis qu'à la même époque, un balcon a été aménagé au centre du dernier étage.

Comme dans le cas des constructions urbaines, et notamment haussmanniennes, la façade sur rue, destinée à l'apparat, est beaucoup plus soignée que l'élévation postérieure non destinée au regard.

Murs moellon enduit
pierre pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan carré régulier
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Sites de protection site classé

Références documentaires

Documents d'archives
  • Lettre de Lafont, agent-voyer, 18 octobre 1849.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes : V1 Voierie
  • Matrice cadastrale des propriétés bâties d'Eaux-Bonnes 1903-1904.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan d'ensemble des Eaux-Bonnes (partiel), 24 janvier 1874, par Pierre Gabarret. Dessin, fragment de calque.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes : P1 Plans
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Université de Pau et des Pays de l'Adour - Delpech Viviane