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Maison Duchêne, puis école maternelle

Dossier IA24001267 inclus dans Ville de Montignac réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations maison Duchêne
Destinations école maternelle
Parties constituantes non étudiées jardin
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Adresse : 1 place du Docteur-Rafarin
Cadastre : 1813 D 193 ; 2011 AR 152

La grande demeure fut construite pour l'homme de loi Jean Sclafer Lagorce sur des plans de l'architecte parisien Jacques Molinos vers 1800. Elle est représentée en 1813 sur le plan cadastral ancien dans son implantation et son orientation, qui sont en rapport avec la création de la rue du Quatre-Septembre (vers 1750) qui, elle-même, est liée à la construction du nouveau pont de Montignac (1766-1777). De fait, le bâtiment était autrefois précédé d'un petit jardin (l'ancienne place de la bascule, actuelle place du docteur Rafarin) qui dégageait la vue sur la façade principale (nord). En 1834, la demeure passe aux mains du fils de l'homme de loi, Jean-François-Adolphe Sclafer Lagorce, magistrat lui aussi. Le 23 mars 1862, Joseph Duchêne achète la maison et lui donne son nom. Le 5 mars 1875, il est poursuivi en saisie immobilière, et la maison est vendue au tribunal de Sarlat à Constant Pierre Gaucher, principal clerc de notaire à Yvré-le-Pollin. La commune l'acquiert le 5 janvier 1876, et fait réaliser des travaux par l'architecte voyer H. Bouat afin d'y installer l'école congrégationniste de fille, un ouvroir et une salle d'asile. Dans l'acte de vente à la commune du 5 janvier 1876 qui mentionne la présence des parterres du jardin situé devant, la maison Duchêne est qualifiée de "maison de maître". Elle possédait alors des dépendances (caves et pavillon de latrines) le long de la rue des Casernes, à l'emplacement de l'actuel cinéma. Le 20 février 1897, le maire Daurios propose de créer dans le vestibule de la maison un musée cantonal, mais ce projet sera finalement abandonné. En 1901-1904, des travaux pour installer dans une partie de la maison l'école maternelle sont réalisés sous la direction de l'architecte Charles Durand. En 1904, un local pour la justice de paix est aménagé au rez-de-chaussée. En 1937, l'architecte Ernest Clément est chargé du nouvel aménagement du rez-de-chaussée en "centre de loisirs et de la petite enfance". C'est à ce moment que les pyramidions sont installés en couronnement des piliers aux avant-corps des quatre angles du bâtiment. Une extension pour l'école maternelle est construite au sud vers 1970-1980. Le garde-corps d'escalier en fer forgé est composé d'éléments de plusieurs époques : le départ pourrait dater de la monarchie de Juillet et le reste du garde-corps de l'escalier de la fin du XIXe siècle, tandis que celui du palier pourrait dater des rénovations des années 1930. A la fin du XXe siècle, l'école quitte les lieux. En 2011, la maison sert de local pour les associations et comporte encore des logements au premier étage. Elle fait actuellement l'objet d'un projet de médiathèque municipale.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle , daté par source
Auteur(s) Auteur : Bouat H., architecte voyer,
Auteur : Durand Charles,
Charles Durand

Architecte, début 20e siècle en Dordogne.


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architecte,
Auteur : Clément Ernest, architecte,
Auteur : Molinos Jacques, architecte, attribution par source

Implanté en fort retrait de la rue du Quatre-Septembre, la maison de plan massé (un carré de 19,60 m de côté) présente une façade sur la rue du Quatre-Septembre bordée par un portique de colonnes d'ordre pseudo-dorique couvert en terrasse calés entre deux pavillons. L'entablement de ce portique, abstrait, possède la particularité d'avoir des métopes, non saillants, dessinés par les seuls joints entre les pierres, tandis que les triglyphes, attendus mais absents ici, sont matérialisés uniquement par une fine moulure (sans gouttes). L'espace central de la demeure est occupé par un escalier monumental en fer à cheval autour d'un jour central. Le garde-corps d'escalier en fer forgé est composé d'éléments de plusieurs époques. Les colonnes monoxyles étaient probablement enduites et peintes. Deux logements ont été récemment aménagés au premier étage.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan carré symétrique
Étages 1 étage carré
Couvrements fausse coupole
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit brisé en pavillon
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier en fer-à-cheval
Protections inscrit MH, 2011/12/12

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Dordogne. 3 E 11 111 (Etude Requier). Partage des biens de Jean Esclafer Lagorce, 21 juillet 1834.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 E 11 111
  • 3 E 11146. Acte d’achat par Joseph Duchêne, 23 mars 1862.

    Archives départementales de la Dordogne : 3 E 11146
  • 10 O 290. Note explicative du projet d’acquisition du bâtiment dit la maison Duchêne pour être appropriée à une école de filles, par l’architecte voyer H. Bouat, 20 décembre 1875.

    Archives départementales de la Dordogne : 10 O 290
  • 10 O 290. Copie conforme de l’acte de vente de Constant Pierre Gaucher à la commune de Montignac, 5 janvier 1876

    Archives départementales de la Dordogne : 10 O 290
  • Ecole maternelle, plan et élévation des tourelles d'angle, s.d.(vers 1931), visé par le maire le 1er août 1931 (AD Dordogne. 10 O 290).

    Archives départementales de la Dordogne : 10 O 290
Documents figurés
  • Plan cadastral ancien de la commune de Montignac, 1813 (AD Dordogne, 3P3 3210-3228)

    3 P 3 3217. Feuile D1 dite du Barry. Archives départementales de la Dordogne : 3P3 3210-3228
  • Plans du rez-de-chaussée et du 1er étage, par Charles Durand, 8 avril 1901 (AD Dordogne. 10 O 290).

    Archives départementales de la Dordogne : 10 O 290
  • Collection particulière. Carte postale, début du 20e siècle.

    Collection particulière
  • Ecole maternelle, plan des lieux, approuvé par le préfet le 23 juin 1954 (AC Montignac. 1 M 14).

    Archives municipales, Montignac : 1 M 14

Liens web

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