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Maison du Sorbier, actuellement hôtel de voyageurs dit hostellerie La Roseraie

Dossier IA24001289 inclus dans Ville de Montignac réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations maison du Sorbier, puis hostellerie La Roseraie
Destinations hôtel de voyageurs
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : les Sagnes
Adresse : place d' Armes
Cadastre : 1813 C 15 ; 2011 A0 53

La partie la plus ancienne repérée du bâtiment, sur le côté nord, le long de la rue du Pont Pichou, remonte selon toute vraisemblance aux années 1530-1540, comme l'atteste une porte (murée) encore munie d'un corps de moulures classiques dans l'ébrasement (doucine, bande, quart de rond) et encadrée de pilastres au fût meublé de disques et d'une corniche (bûchée). Il s'agit là de l'un des rares témoins - pour ne pas dire le seul - de la première Renaissance à Montignac. Une autre porte, en anse de panier (à claveaux et crossettes), séparée de la précédente par une baie à arc segmentaire certainement plus récente, peut-être du XVIIIe siècle, ouvre également le côté nord. A l'intérieur, une cheminée à grand foyer et piédroits polygonaux située au rez-de-chaussée semi-enterré, date également des premières années du XVIe siècle. L'emplacement de ces éléments (aussi bien ceux à l'extérieur qu'à l'intérieur), situés très bas par rapport au niveau de la chaussée, attestent non seulement une surélévation des sols extérieurs, mais aussi l'intégration de cette maison dans une construction plus vaste, la demeure actuelle. Le plan cadastral de 1813 figure un vaste bâtiment carré appartenant à Étienne Vassal. La propriété passe à une date inconnue dans la famille du Sorbier. Vers 1830-1850, la demeure est reconstruite en englobant le bâtiment antérieur. Il s'agit aujourd'hui d'un hôtel-restaurant.

Période(s) Principale : 2e quart 16e siècle , (?)
Principale : 2e quart 19e siècle , (?)

Située à l'est de la place d'Armes, la maison du Sorbier possède un vaste jardin doté à la pointe orientale de la parcelle d'une fabrique hexagonale équipée d'une cheminée, servant probablement autrefois de salon de thé et de repos. De plan massé double en profondeur, la maison possède une façade principale (ouest) ouvrant sur la place d'Armes, entièrement en pierre de taille et symétrique. Toutes les baies sont à linteau droit, excepté les deux portes, qui ouvrent au rez-de-chaussée les deux travées centrales, à arc en plein cintre. Hors ces deux portes, les deux travées centrales sont mises en valeur et unies par un perron au rez-de-chaussée et un balcon au premier étage. Ajoutons que des raccords nets dans la maçonnerie se voient à la fois au côté nord avec le reste du mur en moellons (rez-de-chaussée) et sur la place d'Armes (ouest) avec la maçonnerie en pierre de taille de la façade actuelle.

Murs calcaire
moellon
Toit ardoise
Étages rez-de-chaussée surélevé, 2 étages carrés
Couvertures toit à longs pans
croupe
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Ferlier Ophélie