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Maison du Gouvernement

Dossier IA64002649 inclus dans Station thermale des Eaux-Bonnes réalisé en 2018

Fiche

Précision dénomination pension de voyageurs
Appellations Maison du Gouvernement
Parties constituantes non étudiées logement
Dénominations hôtel de voyageurs, hôtel de ville
Aire d'étude et canton Pyrénées-Atlantiques
Adresse Commune : Eaux-Bonnes
Adresse : place Abadie-Tourné
Cadastre : 2018 AN 164

Implantée au cœur de la station, la Maison du Gouvernement, actuel hôtel de ville, est un édifice majeur de l'histoire et de la naissance des Eaux-Bonnes. De par son ancienneté, elle figure sur l'ensemble des documents iconographiques représentant des vues générales de la station. Sa construction résulte d'un décret de Napoléon publié en l'an XII (1803-1804) qui exige l'édification d'une maison de location destinée aux baigneurs, outre un effort d'aménagement de voies de communication et la création d'un hospice militaire - lequel ne verra le jour que sous le Second Empire. Des projets imaginés en 1809 pour la station thermale encore embryonnaire, seul celui de la Maison du Gouvernement proposé par l'ingénieur Cailloux est réalisé. C'est Jean Latapie, architecte de la commune depuis 1801, qui se charge de l'exécution du projet, puis de son remaniement en 1829.

Durant de nombreuses années, cet édifice, alors confortable au regard des premiers baraquements constituant le parc immobilier du bourg, est destiné à l'accueil de curistes, de voyageurs et de personnages officiels. En 1841, des appartements y sont réservés pour le préfet des Basses-Pyrénées et le curé, mais on y aménage également un bureau de poste aux lettres. Le reste des appartements est géré par un entrepreneur local qui en fait un hôtel. En 1840, le Général Bertrand, sur la route de Sainte-Hélène où il est missionné pour rapatrier les cendres de Napoléon, y fait escale. Entre 1853 et 1855, l'édifice est réaménagé en vue de la visite imminente de Napoléon III et de l'impératrice Eugénie, qui connaît déjà la station. Ces travaux, notamment de couverture, de serrurerie, et globalement de restauration, sont financés par la Maison de l'Empereur et réalisés par l'architecte Alexis Paccard.

La Maison du Gouvernement, qui doit son nom au décret napoléonien à l'origine de sa construction, figure ensuite dans la catégorie des maisons garnies du Guide Jam de 1869. Au début des années 1870, y est installé un cercle de jeux provisoire en attendant la fin du chantier du casino, tandis que les locaux de la mairie sont établis à l'hospice Sainte-Eugénie. Ainsi, en 1872, une importante campagne de travaux, parmi lesquels des ouvrages de peinture, de crépissage ou encore de boiseries, est menée par les entrepreneurs Boy et Lahitte afin d'adapter l'édifice à sa destination publique. Le casino provisoire accueille non seulement les jeux de hasard mais aussi des concerts et des représentations théâtrales. Ce n'est qu'en 1885, à l'achèvement du casino, que la mairie est installée au sein de la Maison du Gouvernement. Les archives communales sont quant à elles délocalisées au sein du casino, comme devait l'être à l'origine un bureau de poste et le muséum d'histoire naturelle. L'hospice Sainte-Eugénie étant libéré des locaux municipaux, les salles de l'école communale y sont alors établies. C'est sous son appellation d'hôtel de ville que la maison du Gouvernement est mentionnée dans la carte touristique du Guide Joanne en 1894. L'édifice accueille également le Musée Gaston-Sacaze au début du XXe siècle, raison pour laquelle il arborait, sur sa partie gauche, l'enseigne de l'institution muséale.

Compte-tenu de l'importance administrative et de la valeur patrimoniale de la bâtisse, diverses campagnes de travaux ont lieu par la suite et ont considérablement modifié sa physionomie originelle. Quelques modifications mineures sont réalisées durant l'entre-deux-guerres par l'architecte palois Maussier Dandelot, tel le perron de l'entrée principale, sur l'actuelle place Abadie-Tourné, ou le portail d'entrée, en 1936. Des travaux de "grandes réparations", notamment la réfection de la toiture avec la réalisation de larges lucarnes, estimés à quatre millions de francs, sont entrepris en 1950 et 1951 par l'ingénieur-architecte palois C. Bacqué, expert du conseil de préfecture interdépartemental, et subventionnés par la préfecture des Basses-Pyrénées à hauteur de plus d'un million de francs au titre du programme de Plan d'équipement national (signature au premier étage, sous le rebord de la fenêtre de droite). Un projet de cloisonnement au rez-de-chaussée, isolant notamment le secrétariat, et l'installation du chauffage central sont exécutés en 1972 et 1973. L'édifice abrite de nos jours les locaux de la mairie au rez-de-chaussée, ainsi que des appartements privés au premier étage et dans le soubassement ouvrant sur la place Bordeu et le jardin Darralde.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1809, daté par source
1829, daté par source
1855, daté par source
1872, daté par source
1936, daté par source
1950, daté par source
1972, daté par source
Auteur(s) Auteur : Latapie Jean, architecte communal, attribution par source
Auteur : Paccard Alexis, architecte, attribution par source
Auteur : Gabarret Pierre,
Pierre Gabarret

Architecte communal des Eaux-Bonnes dans les années 1870-1880.


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architecte communal, attribution par source
Auteur : Bacqué C.P.,
C.P. Bacqué

Probablement Cyprien Bacqué. Signe "Ingénieur-architecte".


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architecte, ingénieur, attribution par source, signature
Auteur : Maussier Dandelot, architecte, attribution par source
Personnalité : Montijo Eugénie de, dit(e) impératrice des Français,
Eugénie de Montijo , dit(e) impératrice des Français (1826 - 1920)
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personnage célèbre, attribution par source
Personnalité : Napoléon III, dit(e) empereur des Français,
Napoléon III , né(e) Bonaparte , dit(e) empereur des Français (1808 - 1873)

Président de la République française de 1848 à 1852, puis empereur des Français de 1852 à 1870.


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personnage célèbre, attribution par source

Comptant parmi les plus anciennes constructions des Eaux-Bonnes, la maison du Gouvernement n'a pas été pensée en fonction de l'urbanisme qui caractérise le développement ultérieur de la station mais plutôt comme une vaste demeure empruntant aux maisons de maître vernaculaires. Identifiable entre toutes, en particulier dans les documents iconographiques de l'époque, elle se distingue ainsi de l'architecture habituelle de la commune.

De plan rectangulaire, elle est implantée presque perpendiculairement à l'établissement thermal situé à proximité, ce qui s'explique par sa fonction première d'accueil des baigneurs. La nécessité de s'adapter au relief lui permet d'exploiter deux niveaux de soubassement, dont un partiel, ouvrant sur le jardin Darralde et la place Bordeu. Son rez-de-chaussée surélevé est accessible du côté des thermes par la façade principale, devancée par une terrasse et un perron en pierre. La bâtisse s'élève ensuite sur un étage d'habitation et un niveau de combles. Plus large que haute, ce qui la démarque encore des immeubles avoisinants, cette façade ordonnancée se développe sur sept travées percées de baies rectangulaires et dotées de volets à persiennes vert foncé. L'élévation latérale faisant face à la rue Louis-Barthou et à l'Hôtel Richelieu se compose de cinq travées et d'un soubassement percé de trois portes d'entrée et de deux fenêtres. L'autre élévation latérale, donnant sur une ruelle en escalier séparant l'édifice de la construction voisine (ancienne Maison Incamps), est quant à elle quasiment aveugle, hormis au niveau de l'escalier desservant les étages.

Malgré sa singularité esthétique, le mode constructif, caractéristique de l'architecture locale, est similaire à celui généralement pratiqué dans la station, avec l'emploi du moellon recouvert d'enduit ocre, l'usage de la pierre de taille d'Arudy pour la modénature, ici peinte en blanc, et la couverture en ardoises pyrénéennes. Des deux côtés, les cinq fenêtres en chien-assis abondamment représentées dans l'iconographie ancienne et relevant de l'architecture ossaloise, ont laissé place à de larges lucarnes plus fonctionnelles mais rompant l'ordonnancement originel.

Situé en position centrale de la façade principale, le portail d'entrée, représentatif de l'esthétique Art Déco de l'entre-deux-guerres, s'achève en arc en plein-cintre et se compose de deux vantaux en bois clair ornés d'une grille en fer forgé noire qui forme en lettrage stylisé le nom de la commune. Il ouvre sur un vaste vestibule distributeur en étoile vers la salle du conseil municipal et plusieurs bureaux administratifs. Deux autres portes d'entrée localisées à chaque extrémité de cette élévation donnent accès respectivement à un bureau, à droite, et à un hall et un escalier menant aux logements de l'étage, à gauche. Malgré les nombreux remaniements, la distribution démontre encore la nécessité d'exploiter tous les espaces afin d'optimiser la capacité d'accueil.

Murs pierre moellon enduit
Toit ardoise
Étages 2 étages de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Histoire du Musée Gaston-Sacaze

    Naissance d'un muséum pyrénéiste

    Durant la Troisième République, la commune des Eaux-Bonnes se dote d'un muséum d'histoire naturelle suite à la donation du célèbre pyrénéiste Pierrine Gaston-Sacaze, membre de la Société Ramond. L'espace d'exposition est d'abord aménagé entre 1874 et 1875 au sein de l'ancien Hospice Sainte-Eugénie, qui accueille à cet époque l'hôtel de ville et les écoles communales. Les travaux sont exécutés par l'entrepreneur local Abbadie, qui en reçoit l'adjudication le 3 mai 1874, sous la direction de l'architecte de la commune Pierre Gabarret, lequel avait établi les premiers plans en 1873. La réception définitive de leur intervention, atteignant un montant de 1.520 francs, est validée par le préfet le 22 octobre 1875.

    Cette installation est néanmoins censée rester provisoire puisque, à la même époque, le cahier des charges de l'affermage de l'établissement thermal prévoit parallèlement de l'insérer au sein du projet du casino, tout comme les locaux communaux et un bureau de poste. Le déplacement des services municipaux ne sera toutefois pas concrétisé, de même que celui du muséum qui demeurera au sein de l'Hospice Sainte-Eugénie jusqu'à la fin XIXe siècle.

    Une institution savante et touristique

    Ce musée occupait un lieu reculé de la station, mais néanmoins stratégique du point de vue éducatif et culturel puisque l'édifice, devenant un centre des savoirs, abritait également à l'époque les écoles élémentaires pour filles et garçons. Installé à l'extrémité nord du premier étage, au-dessus de l'étude des garçons, il présentait notamment la célèbre collection botanique et minéralogique de Pierrine Gaston-Sacaze, dont il hérita du nom de son vivant - Musée Gaston-Sacaze -, mais aussi celle du dénommé Larriu, composée de roches, minéraux et fossiles, achetée par la commune en 1881. La collection Larriu était alors non moins prestigieuse, son propriétaire ayant reçu une médaille de bronze à l'exposition industrielle de Pau l'année de son acquisition.

    En 1881, le conseil municipal confie les fonctions de directeur-conservateur du musée au docteur Doassans, spécialiste d'histoire naturelle pyrénéenne et anciennement attaché au muséum d'histoire naturelle de Paris. Quelques années plus tard, Henry Miégemarque prend sa suite. Sous la direction de ce dernier, durant les années 1890, des encarts publicitaires paraissent régulièrement dans la presse locale. Le musée conserve alors des collections de faune, de flore, de minéralogie et de géologie des Pyrénées occidentales. Véritable lieu de savoir et de tourisme, il est ouvert tous les jours, sauf le dimanche, de 9h à 11h du matin, et de 2h à 5h de l'après-midi, horaires durant lesquels le conservateur en personne se tient à l'entière disposition des visiteurs. Outre les campagnes publicitaires, la commission administrative du musée organise de temps à autre des évènements afin de remplir les caisses, comme une tombola, également au profit du bureau de bienfaisance, en 1893. Les lots, exposés au musée avant le tirage au sort, se composent d'oiseaux empaillés des Pyrénées, c'est-à-dire d'authentiques pièces muséales promptes à stimuler les élites en villégiature. Quant aux billets, ils sont en dépôt dans l'ensemble des sites commerciaux de la station - casino, hôtels et cafés. Par ailleurs, à plusieurs reprises, le conservateur publie des catalogues de flore et d'arbres (1877) et des notices nécrologiques sur Pierrine Gaston-Sacaze (1894), ce qui a pour but non seulement de diffuser les savoirs mais également de promouvoir l'établissement.

    De taille modeste malgré son intérêt indéniable, il était installé dans une petite salle rectangulaire baignée de lumière grâce à ses baies tripartites en plein-cintre néoclassiques sur trois élévations. Les états de travaux de l'entrepreneur ainsi que les plans réalisés par Gabarret donnent une idée de la physionomie de cette salle, qui comportait un carrelage en pierre de taille au sol, des balcons en fer forgé à la mode urbaine ainsi que des cloisons en brique et en plâtre. Concernant la décoration, les murs étaient recouverts d'un vernissage à deux couches et de toile lustrine verte. Quatre statues trônaient aux quatre coins de la salle, dialoguant avec une étagère nommée "trophée", sise au centre, qui se composait d'un massif meuble à tiroirs surmonté d'une vitrine. Les collections étaient disposées en outre sur 22 m2 d'étagères en sapin disposées le long de la cloison interne et devant les fenêtres centrales des baies tripartites rendant ces dernières partiellement aveugles. Sous les baies restées à jour, étaient installé du mobilier à tiroirs renfermant des spécimens minéralogiques.

    Itinérance et devenir

    Le musée est transféré au sein de la Maison du Gouvernement devenue hôtel de ville des Eaux-Bonnes dans les toutes premières années du XXe siècle, une carte postale expédiée en 1903 montrant la façade principale de l'édifice ornée de trois enseignes dont celle du musée logé dans la partie gauche. Le site reste ouvert dans ces conditions vraisemblablement jusqu'en 1914. Au sein de la Maison du Gouvernement, le musée occupait des espaces bien plus exigus, dans la partie gauche de l'édifice, signalés par l'enseigne Musée Gaston-Sacaze. Aucune description de son organisation muséographique n'a pu cependant être mise au jour.

    Une fois transférée à l'établissement thermal à une date indéterminée, ainsi que l'illustrent quelques cartes postales de l'entre-deux-guerres, l'installation muséale s'adapte à ses nouveaux locaux, dans l'extension néoclassique de l'édifice, et à l'amenuisement considérable de sa collection. Une vitrine sur pied se trouvait au centre de la salle tandis que du mobilier d'assise était réparti devant les baies. Quelques étagères, insérées dans deux baies aveugles en plein-cintre, permettaient également d'exposer quelques objets comme des oiseaux endémiques naturalisés.

    Mais la collection est rapidement dispersée entre le Musée Pyrénéen de Lourdes et le Conservatoire botanique des Pyrénées à Bagnères-de-Bigorre tandis que quelques pièces ponctuelles échouent à l'actuelle médiathèque intercommunale de Pau-Pyrénées ou chez des propriétaires privés. L'ancienne salle du musée au sein de l'Hospice Sainte-Eugénie a quant à elle été réhabilitée par la Mutuelle des PTT, acquéreur de l'établissement après-guerre, qui en fit une bibliothèque et un petit salon de musique. La maison du Gouvernement n'en conserve également pas de traces en raison de son important remaniement de l'entre-deux-guerres, suite auquel les anciens locaux muséaux furent remplacés par une cage d'escalier, une salle d'archives et des espaces sanitaires.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bâtiments communaux : dossiers Maison du Gouvernement.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes : B2
  • Conseil général des Bâtiments Civils, Plans d'édifices publics des bâtiments civils. Eaux-Bonnes, deux projets de bains, avril 1809.

    Archives nationales, Paris : F/21/1895
  • Conseil général des Bâtiments Civils, plans d'édifices publics des bâtiments civils. Projet d'établissement thermal, par Latapie.

    Archives nationales, Paris : F/21/1895
  • Archives du ministère de la Maison de l'Empereur. Paiement des travaux aux résidences et palais royaux. Édifices en France (1853-1855).

    Archives nationales, Paris : O/5/1447-1453-1460-1484
Documents figurés
  • Plan géométrique de la ville des Eaux-Bonnes, et visuel pour les promenades qui sont indiquées par des lignes ponctuées, terminé sur le terrain dans le courant du mois de juillet 1841. Dessin par F. Noble, lithographie E. Vignancour.

    Bibliothèque nationale de France, Paris : Cartes et plans, GE DL 1842-262-2
  • Plan cadastral des Eaux-Bonnes dressé par J. Turon le 17 septembre 1863, vu et approuvé par le préfet le 27 avril 1866.

    Archives municipales, Eaux-Bonnes
  • Plan des Eaux-Bonnes, dans Guide Joanne, Hachette, 1894.

Bibliographie
  • JAM (BOUILLÉ R. de). Guide de Pau aux Eaux-Bonnes : suite des excursions à pied. Pau, E. Vignancour, 1869.

  • JARRASSÉ Dominique. Les thermes romantiques. Bains et villégiature en France de 1800 à 1850. Publications de l'Institut d'Études du Massif Central, Clermont-Ferrand, 1992.

  • LAVILLETTE P.J. Notice sur les établissements thermaux de la vallée d'Ossau. Eaux-Bonnes, Eaux-Chaudes, Bains de Soucours. Pau : E. Vignancour, 1856.

  • MIGNOT Marie-Pascale. Les Eaux-Bonnes, station thermale des Pyrénées-Atlantiques. DRAE Aquitaine, 1986.

  • CROSNIER-LECONTE Marie-Laure. "Paccard, Alexis (19 janvier 1813 - 18 août 1867)". Dans Dictionnaire des élèves architectes de l’École des Beaux-arts [En ligne], INHA, mis en ligne 2017. Consulté en 2018.

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