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Maison dite maison Barrière

Dossier IA24001286 inclus dans Ville de Montignac réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Précision dénomination centre médico-social
Appellations maison Barrière
Destinations établissement médical (centre médico-social)
Dénominations maison, établissement médical
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : faubourg du Barry
Adresse : rue des Casernes
Cadastre : 2013 AR 158, 615 et 616

Deux sondages archéologiques (rapport A. Barbeyron, 2011) témoignent d'une occupation médiévale de la parcelle du XIIIe au XVe siècle, en deux étapes : la première, entre le milieu du XIIIe et le milieu de XIVe siècle, privilégie le bois pour l'aménagement et les fondations d'une grange ou d'un grenier, et se définit notamment par des activités artisanales et domestiques ; la seconde étape débute après le milieu du XIVe siècle et se définit par l'installation de torchis pour un aménagement annexe. Cependant, le bâti le plus ancien conservé sur le site est le portail d'entrée situé en retrait de la rue du Barry, qui peut dater de la fin du XVIIIe siècle. Son intégration aux constructions environnantes laisse penser à un remploi. Une plaque de cheminée datée "1787", provenant peut-être de l'hôpital Saint-Jean voisin, se trouve dans l'âtre de la cheminée du rez-de-chaussée. Il ne reste pas de traces évidentes d'un habitat antérieur au XIXe siècle ; tout au plus peut-on supposer que certains linteaux en arc segmentaire sur la façade de la rue des Jardins sont un remploi de constructions antérieures. La maison dite "Barrière" porte le nom de son dernier occupant, le menuisier Ivan Barrière. À sa mort en 2003, ses héritières vendent la propriété à la commune, qui préempte pour le compte du Conseil général. Elle fait actuellement l'objet d'un projet de centre médico-social. Située derrière l'église du prieuré, aux franges du quartier du Barry, elle appartient à un tissu urbain constitué depuis le Moyen Âge. Les états de sections du cadastre ancien (1813) indiquent comme propriétaire des deux parcelles D 172 et 180 un certain Duclos Baillard. Il existe alors déjà une maison (sur la parcelle D 172) bordée d'un jardin (la parcelle D 180). La parcelle D 172 était moins étendue que l'actuelle : elle comprenait une petite parcelle enclavée à l'est (D 179). Avant 1828, le portail donnait sur une petite cour le reliant à la maison. La cour a été intégrée au jardin après 1828, et la façade sud a été largement modifiée aux XIXe et XXe siècles. L'ensemble des parcelles passent dans les mains du receveur de l'enregistrement Charles Andral avant 1835, date d'établissement du plan d'alignement de la commune (AC), et reste dans les mains de la famille Andral jusqu'à la fin du XIXe siècle. La maison a été modifiée à plusieurs reprises, comme l'indique la date de 1929 figurant sur la souche d'une cheminée au sud-ouest. Il ne subsiste des aménagements intérieurs que deux cheminées à linteau en bois et un évier en pierre datant probablement de la première moitié du 20e siècle. L'avis du domaine édité en 2003 fait état de modifications importantes en 1948. Les derniers travaux affectant la structure de la maison ont été réalisés dans la seconde moitié du XXe siècle : une véranda et une terrasse ont été ajoutés sur la façade ouest qui constitue désormais l'entrée principale, et un vaste atelier de menuiserie aujourd'hui détruit avait été construit en fond de parcelle.

Période(s) Principale : 2e moitié 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

L'entrée principale de la maison se faisait probablement à l'origine par l'impasse donnant sur la rue du Barry : un portail néoclassique en pierre de taille témoigne d'une propriété d'une certaine importance. Son arcade en plein cintre encadrée par deux pilastres ioniques supportant un petit entablement (à une seule fasce et frise très étroite). Le rez-de-chaussée de la maison est ouvert par des fenêtres et portes-fenêtres à plate-bande en arc segmentaire. La façade sur la rue des jardins présente des ouvertures irrégulières correspondant peut-être à un regroupement de parcelles. Le premier étage est ouvert par des fenêtres rectangulaires sur rue et à plates-bandes en arc segmentaire à clé passante sur jardin. L'ajout d'une extension à l'ouest dans la seconde moitié de ce siècle a considérablement modifié l'aspect de la maison, dont l'accès se fait désormais au 1er étage. L'extension est constituée d'espaces habitables au rez-de-chaussée et au 1er étage, d'un escalier menant à un vestibule au premier étage, et d'une terrasse surélevée.

Murs calcaire
moellon
Toit ardoise
Étages 1 étage carré
États conservations menacé
Statut de la propriété propriété du département
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Ferlier Ophélie - Pagazani Xavier