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Maison dite de l'évêque

Dossier IA64002847 réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maison de l'évêque, Maison neuve d'Iharse
Destinations maison
Dénominations maison
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Quartier Agnescous
Adresse :
Cadastre : 1835 F 309 ; 2016 F 548

La maison dite "de l'évêque" est datable du 1er quart du 18e siècle par un acte notarié du 13 décembre 1706 : Me Pierre Jean Golar, notaire royal à La Bastide Clairence, rédige le contrat entre Pierre Darrindolle de la maison Ustaritz de La Bastide-Clairence et Joannes et Charles de Harambillet, père et fils, maçons de la paroisse d’Ayherre, pour une réparation à la maison d’Iharse et pour la construction d'une maison neuve. Cette datation est confirmée par la date 1707 inscrite sur le linteau de la porte d'entrée dans le mur est, date qui correspond probablement à l'achèvement de sa construction.

Elle est représentée sur le cadastre de 1835 sur la même parcelle que la Maison Iharse. Selon la matrice, la famille d'Arcangues en est propriétaire au cours du 19e siècle et encore au début du 20e siècle : Bernard négociant à Bayonne est d'abord cité, puis Paul, rentier à Paris en 1881, enfin Rose Marie Micaëla, à Biarritz, en 1904. La famille possédait également la métairie Gachen, ainsi que la bergerie dite Borde Eyharce, toutes les deux dans les environs proches.

Lors de la restauration menée à la fin des années 1990, des remaniements ont été effectués à l'élévation principale à l'est, au niveau de la porte d'entrée notamment.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle , daté par source
Dates 1707, porte la date
Auteur(s) Auteur : Harambillet Joannes,
Joannes Harambillet

Mentionné comme maçon à Ayherre au début du 18e siècle, père du maçon Charles Harambillet.


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maçon, attribution par source
Auteur : Harambillet Charles,
Charles Harambillet

Mentionné comme maçon à Ayherre au début du 18e siècle, fils du maçon Joannes Harambillet.


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maçon, attribution par source

Cette maison située sur une terrasse à mi-pente dominant la vallée de La Joyeuse, se caractérise par son plan rectangulaire de petites dimensions. Son volume originel en forme de tour aurait était réduit avec la suppression d'un étage.

Les chaînes d'angle sont en grès local. Son élévation principale à l'est ouvre par une grande porte à linteau de bois au rez-de-chaussée. Une deuxième porte plus étroite et décentrée dans le mur nord est surmontée d'un linteau en calcaire gris avec inscription "IHS 1707", surmontée d'un motif floral. Au premier étage, elle présente sur chaque face une grande croisée à meneaux de calcaire gris. Porte et croisées anciennes sont à arêtes vives.

Murs grès moellon enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
États conservations remanié
Techniques sculpture
Représentations fleur, I.H.S.
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Acte notarié du 13 décembre 1706 par Me Pierre Jean Golar, notaire royal à La Bastide Clairence. AD64 3E 562, pp. 455-459.

    Transcription effectuée par Geneviève Sallaberry.

    Le 13 décembre 1706 : Contrat entre Pierre Darrindolle de la maison Ustaritz (*) de La Bastide Clairence et Joannes et Charles de Harambillet, père et fils, maçons de la paroisse d’Ayherre, pour la construction d’un mur à la maison d’Iharse et pour la construction d’une maison neuve près d’Iharse.

    "L’an mil sept cent six et le treizième décembre après midi en la maison d’Ustaritz de la ville de la bastide Clairance, par devant moi notaire royal, ont été constitués en personne Joannes et Charles de Harambillet, père et fils, dits de Garacoitz, maîtres maçons de la paroisse d’Ayherre, lesquels de leurs bons grés, franches et agréables volontés, le fils dûment émancipé par le père pour la validité des présents, ont promis et se sont obligés ainsi que par ces présents, promettent et s’obligent solidairement l’un pour l’autre et l’un d’eux seul pour les deux, renonçant à la division et discussion des personnes et biens qui leur a été baillé à entendre par moi notaire, en faveur de Me Pierre Darrindolle, marchand, sieur de la présente maison d’Ustaritz et de celle d’Iharse et biens en dépendant et à présent jurat de cette ville, ici présent, stipulant et acceptant

    -de luy faire et construire le nombre et quantité de vingt quatre brasses de muraille (*) ou environ en sa maison d’Iharse sise au bourdalat (*) du présent lieu, pour la réparer du côté du midi à la place d’une terrasse qu’il y a présentement ou, quoi qu’il en soit, toute la muraille et fondement d’icelle nécessaire pour fermer la maison du côté du midi jusqu’au toit et jusqu’aux morceaux de muraille qui sont tant du côté de devant que de derrière ; même promettent de défaire les terrasses et appliquer les étançons nécessaires pour soutenir les poutres et toit de la maison depuis qu’ils commenceront à jeter la dite terrasse jusqu’à qu’ils auront parachevé la muraille ; et par le sieur darrindolle leur fournissant sur les lieux les étançons nécessaires pour cela et un jour un charpentier pour les assister, en telle sorte que le toit et boisage de ladite maison diharse n’en reçoivent aucun dommage sous peine, au cas (où) il en arrivait, de le réparer en faveur du Sr (sieur) Darrindolle ;

    -si bien lesdits de Harambillet, père et fils, ont promis de faire et construire en faveur du même Sr (sieur) Darrindolle le nombre et quantité de quatre vingt dix brasses de muraille ou environ, ou autrement toute la muraille et fondement nécessaire d’une maison tout auprès de la dite maison diharse et en tel endroit que le sieur darrindolle leur indiquera, icelle maison de quatorze aunes de longueur et de douze aunes de largeur, le tout de dehors à dehors, et de quatorze aunes de hauteur depuis la fleur de terre, outre le fondement ; arrachant eux mêmes la pierre nécessaire, tant pour faire la muraille en la maison Diharse que pour faire la maison neuve, au touya (*) de la dite maison Diharse ou toute celle qui s’y trouvera et, s’il ne s’en trouvât assez, seront tenus l’arracher dans les terres afiévées (*) de la maison diharse appartenant au même Sr Darrindolle, préférant toujours celle qui sera le plus près de l’endroit où doit se faire la muraille et maison et, au cas encore où il ne s’en trouvât pas là non plus assez, ils arracheront le défaillant en l’endroit ou Pascouau de Sarramia, maçon de Navailles (*) arracha celle qu’il employa à faire l’appentis du sieur de (la maison) Recart-de-dessus ou à la distance de dix pas du dit endroit ; Comme aussi seront tenus de fournir les cantons (*) nécessaires de pierre taillée pour la maison neuve et de la pierre qui se trouvera aux susdits endroits au cas il y en ait de bonne et propre, préférant toujours la plus près et, à défaut d’en trouver là, de la pierre qui est dans la carrière qui est près la terre de Mr le Vicomte de Belsunce possédée par le Sr de Courtau d’Ayherre ;

    Le Sr Darrindolle demeurant obligé de faire tous les charrois de la dite pierre et cantons nécessaires pour ladite maison et muraille faisable à la maison d’Iharse et faire porter sur les lieux ou tout auprès d’où la maison et muraille doivent être faits et de fournir et faire porter aussi toute la chaux, sable et eau nécessaires, tellement que lesdits harambillet père et fils ne seront tenus que seulement d’arracher la pierre et les cantons, tailler lesdits cantons, faire lesdites murailles se faisant eux mêmes le service sans qu’ils puissent commencer à faire les murailles et bâtisses jusqu’au premier de mai prochain et qu’ils seront obligés de parachever pendant le jour et fête de St Michel prochain et tels arrachements des pierres pour maçonner et de celles des cantons, tailler iceux cantons, faire les murailles et bâtisses ;

    Ont promis lesdits de Harambillet de faire, savoir celle pour la maison diharse à raison de vingt huit sols chaque brasse, et celle de la maison neuve y compris les cantons taillés à raison de trente deux sols chaque brasse ; promettent en outre d’arracher la pierre de chaux et de faire deux demi-croisées de fenêtres et une porte de ladite pierre de chaux, bien taillée, en la maison neuve ; le Sr darrindolle faisant pareillement le charroi de la pierre des demi croisées à raison de douze livres chaque demi croisée qui seront d’une aune et demie de hauteur et une aune de largeur, chaque fenêtre et la porte à estimation d’experts, pacte arrêté qu’ils seront tenus de faire ladite porte et demis croisées dans tel endroit de la maison neuve que le Sr Darrindolle leur indiquera, comme aussi seront tenus d’y faire toutes et chacune les autres fenêtres de pierre de chaux taillée en ladite maison, leur payant à proportion du prix ci-dessus réglé pour les demi croisées, le tout en bon père de famille, les murailles ayant une aune d’épaisseur, bien entendu que tous les (xxxxxx) de porte et fenêtres seront comptés en faveur des dits harambillet ;

    Et tel payement des murailles et autres travaux ci-dessus a promis le Sr darrindolle de faire aux dits Harambillet, dès qu’ils auront parachevé le tout, en argent comptant et coursable ;

    Seront tenus les dits Harambillet, comme ayant été compris au traité ci-dessus, de plâtrer ou (pouoquer) ladite maison neuve par dehors et par dedans, savoir les murailles et la muraille faisable en la maison d’Iharse, aussi en la même forme qu’a été plâtrée la muraille qui y est présentement, le Sr Darrindolle demeurant obligé lorsqu’ils plâtreront (peuoqueront) et de les nourrir et leur bailler un serviteur pour leur charroyer le métier lorsqu’ils seront deux massons ou plus le jour, lequel travail pourra être de valeur de cent quatre vingt livres ou environ ainsi que les parties ont déclaré ;

    Et pour tenir et observer ce dessus, sous la peine de se réparer réciproquement tous dépens, dommages et intérêts, ont obligé et hypothéqué tous et chacun ses biens présents et à venir qu’ils ont soumis aux rigueurs et contraintes de justice, renoncé aux exceptions, aux contraintes et préjudiciables, ont juré à dieu de n’y contrevenir, en présence de Me Pierre de Mazain, sieur de la maison de chanchette et Jean Golar, clerc, habitants de cette bastide, témoins requis et signés avec le sieur darrindolle, ce que n’ont fait lesdits harambillet pour ne savoir de ce faire."

    (*) Maison Ustaritz = aujourd’hui appelée "Les Masqueres" et située sur la place des Arceaux.

    Muraille = mur

    Bourdallat = quartier hors du bourg.

    Touya = lande de fougères et d’ajoncs ou "touyes".

    Affièver = donner en location.

    Navailles = territoire situé entre La Bastide, Hasparren et Urt.

    Canton = coins, pierre d’angle.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
  • Acte notarié du 13 décembre 1706 par Me Pierre Jean Golar, notaire royal à La Bastide-Clairence.

    P. 455-459. Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : 3E 562
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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