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Maison de maître

Dossier IA40001908 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Genre de maître
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 11 avenue du Général-de-Gaulle
Cadastre : 1809 B 7 ; 1844 D 13 ; 2015 AE 73

La demeure actuelle a été précédée par une métairie, appelée de Pécarbon, mentionnée dans les textes en 1519. Elle est alors vendue par Jeanne de Roschet à Eustache de Bonit, médecin. En 1690, le propriétaire en est le vicomte d'Aurice.

Les nombreuses archives privées conservées indiquent la vente de la métairie le 3 mai 1786 entre Pierre d'Augreilh et le chevalier d'Ortes. La façade de la maison ainsi que la distribution intérieure pourraient permettre de dater la reconstruction du bâtiment de la fin du 18e siècle ou du début du 19e siècle, soit juste après cette vente.

En 1808, la maison devient la propriété d'un certain Jean-Baptiste Castandet, négociant. Deux plans de bornage, dressés au début du 19e siècle et en 1838, indiquent que la maison se trouvait plus éloignée de la route qu'aujourd'hui, des travaux menés vers 1840 entre le pont de l'Adour et le croisement dit du Pavillon ayant modifié la configuration des lieux.

Tout au long du 19e siècle, le terrain de la propriété s’agrandit avec notamment l'acquisition en septembre 1869 d'un ancien bras de l'Adour, dit de la Coulaquère.

Le corps des dépendances dans le jardin à l'arrière n'est mentionné ni dans les actes ni sur les plans du 19e siècle. Le registre des augmentations et des diminutions de la matrice cadastrale n'évoque pas, non plus, sa construction qui doit se situer à la fin du 19e siècle. Les matériaux utilisés et la forme des ouvertures confortent cette datation.

En juin 1909, Marie Anne Darbo, épouse Lestelle, fait agrandir les dépendances. C'est certainement à cette même date qu'elle fait refaire la décoration intérieure de la maison. Les stucs des pièces de réception au rez-de-chaussée, les arcs de la cage d'escalier et le décor du vestibule résultent de cette campagne de travaux.

Période(s) Secondaire : 1er quart 16e siècle
Secondaire : 4e quart 17e siècle
Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Principale : 1er quart 20e siècle
Dates 1909, daté par source

La maison est en retrait par rapport à la rue et non mitoyenne. Un vaste jardin se développe à l'arrière. Elle est pourvue d'un étage carré et d'un étage sous comble (où se trouvaient les logements des domestiques), éclairé par une lucarne à fronton-pignon sur la façade principale.

La façade principale est enduite à l'exception des encadrements d'ouvertures et des chaînes d'angle en pierre de taille. Un balcon précède une porte-fenêtre à l'étage. Une porte piétonne centrale encadrée de deux pilastres ouvre sur un couloir traversant qui dessert deux pièces de part et d'autre. La cage d'escalier au centre du bâtiment donne sur ce couloir par une arcade en anse de panier reposant sur des pilastres ornementaux ; le même arc se retrouve à l'étage, ainsi qu'un arc déprimé. Les volées de l'escalier sont en bois, à l'exception de la première marche en pierre. La rampe en métal est composée de barreaux fins avec un motif végétal central et une bague en partie supérieure. Cette forme de rampe est similaire à d'autres escaliers repérés dans la ville.

Le bâtiment de dépendance dans le jardin abrite un poulailler, un chai et des écuries. La façade est enduite mais les encadrements sont en brique apparente, dont ceux de plusieurs baies en demi-cercle, caractéristiques des architectures rustiques.

Murs calcaire moellon
appareil mixte enduit
Toit tuile mécanique
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente
Typologies 5A
Techniques ferronnerie
décor stuqué
Représentations volute, ove, denticule, animal fantastique
Précision représentations

Le garde-corps en ferronnerie du balcon est décoré de volutes et d'éléments végétaux.

Le couloir du rez-de-chaussée est décoré de tables échancrées en stuc et dotées d'un panneau de marbre ; le plafond est bordé d'une corniche composée de denticules en partie supérieure et d'oves alternant avec des dards en partie inférieure.

La salle à manger au rez-de-chaussée côté rue est décorée de moulures au plafond avec quatre masques d'un animal fantastique.

La maison rappelle le développement du quartier de Péré au 19e siècle et l'implantation de notables dans cette zone.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Éléments remarquables escalier, grange

Références documentaires

Documents d'archives
  • Inventaire des fiefs de la ville de Saint-Sever, 30 novembre 1519.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD 4
  • Paiement des fiefs appartenant au vicomte d'Aurice dont la métairie de Pécarbon, 1690.

    Archives départementales des Landes : H 106
  • Archives privées relatives aux travaux de rénovation, famille Fabier.

    Archives privées
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section B Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section D Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
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