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Maison de maître, puis maison de retraite

Dossier IA33004598 réalisé en 2013

Fiche

Genre de maître
Destinations maison de retraite
Parties constituantes non étudiées chai, remise, parc
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Blaye
Lieu-dit : Adresse : 34, 36 rue André-Lafon
Cadastre : 1832 B3 1246 Parcelle de jardin non bâtie. ; 2018 AM 374, 474

Un jardin délimité par le ruisseau de la Cave et une dérivation de celui-ci figurent à l'emplacement de la demeure sur le plan cadastral de 1832 ; selon la matrice, la parcelle appartient à cette époque à François Gillet, également propriétaire d'une maison située non loin dans la rue.

Le registre des augmentations et diminutions enregistre en 1860 la construction nouvelle d'une maison pour Guillaume Bernaud sur cette parcelle, puis en 1861 l'augmentation de construction d'un "magasin" et la construction nouvelle d'une maison, toujours pour Guillaume Bernaud, connu comme négociant. En 1872 est signalé la construction nouvelle d'un magasin pour Jules Bernaud ; ce dernier, également négociant, fait reconstruire quelques années plus tard l'ancienne maison Gillet. Ces travaux correspondent vraisemblablement à la construction des ailes de dépendance alignées sur la rue et sur cour.

La maison de maître actuelle semble construite à la fin du 19e ou au début du 20e siècle, d'après la modénature de la façade. Le monogramme C [S ?] R de la porte d'entrée pourrait correspondre à la famille Corbineau : la demeure est en tout cas connue pour être la maison Corbineau au 20e siècle (plaque Arthur Corbineau à l'entrée).

La maison et ses dépendances ont été affectés à une maison de retraite dans le 4e quart du 20e siècle. L'ancien parc au sud a été supprimé en 2016 pour laisser place à une extension de la maison de retraite, alors que la demeure et ses dépendances ont été détruites en 2018.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Principale : limite 19e siècle 20e siècle

La demeure et ses dépendances sur cour occupent une vaste parcelle d'angle. Un parc existait autrefois au sud.

Seule la façade principale au nord, alignée sur la rue André-Lafon, est en pierre de taille, les autres élévations sont en moellon enduit. Les angles du bâtiment sont traités en arrondi à bossage continu, appareillage prolongé en façade sur les 3 hautes arcatures segmentaires qui délimitent les travées. Les ouvertures sont inscrites dans un ébrasement à large chanfrein délimité par une moulure en ressaut. La porte d'entrée au centre, avec monogramme en ferronnerie et décor sculpté, est surmontée par le balconnet à garde-corps métallique. 3 lucarnes, dont celle du centre encadrée d'ailerons à volutes, éclairent l'étage de comble aménagé sous une toit à l'impériale. Les autres élévations sont percées de fenêtres sobrement rectangulaires, à encadrements harpés sur l'élévation postérieure. Une corniche à modillons couronne l'ensemble des murs. L'escalier dans-œuvre est tournant à retour avec jour.

Les bâtiments de dépendance sont enduits et à toit à longs pans couvert de tuiles creuses. Le bâtiment sur rue a une élévation irrégulière ; il comporte une portail en arc segmentaire et 2 fenêtres de l'étage à soffite surélevé et cavets d'adoucissement. Les bâtiments sur cour sont en rez-de-chaussée.

Une tourelle en pierre de taille dans le parc, maintenant détruite, correspondait probablement à un aménagement hydraulique destiné à l'adduction d'eau de la demeure.

Murs calcaire pierre de taille bossage
moellon enduit
Toit ardoise
Étages 1 étage carré, étage de comble
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à l'impériale
toit à longs pans
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
États conservations détruit après inventaire
Techniques sculpture
ferronnerie
Représentations cuir découpé, ornement végétal, lyre, palme, rinceau, raisin
Précision représentations

Le dessus de la porte d'entrée est orné d'un décor sculpté comportant un cartouche dans un cuir découpé sur fond végétal. Le balcon en ferronnerie est décoré d'une lyre. Les dessus de fenêtre de l'étage sont sculptés de palmes et, pour la fenêtre centrale, de rinceaux de vigne et de grappes de raisins.

Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Matrice cadastrale et états de sections, 1834-1973.

    Archives départementales de la Gironde : 3 P 58/8-18
  • Matrice cadastrale, registre des augmentations et diminutions, 1836-fin du 19e siècle.

    Archives municipales, Blaye : non coté.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Beschi Alain