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Maison de Maître dite Maison Colombots

Dossier IA64002885 réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Œuvres contenues

Genre de maître
Appellations Maison Colombots, Maison Colombos
Parties constituantes non étudiées ferme
Dénominations maison
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Quartier La Chapelle
Adresse :
Cadastre : 1835 B 223 ; 2016 B 746 La maison et l'ancienne métairie se situent sur la même parcelle dans les deux plans cadastraux.

Pes et Esteben de Colombot sont mentionnés dès 1371 dans la liste des habitants de La Bastide-Clairence. Le nom de la maison est cité en 1496 dans les archives de la Confrérie de Saint-Nicolas. La "salle" de Colombots est anoblie en faveur de Jean de Colombotz par la reine de Navarre, Jeanne d'Albret, par lettre du 10 mars 1560. Au début du 18e siècle, la demeure est probablement reconstruite, les actes notariés d'alors faisant référence à la "noble maison neuve de Colombos". Elle est symbolisée comme maison noble sur la carte de Cassini, dans les années 1770.

Le plan cadastral de 1835 représente à cet emplacement trois constructions : la maison de maître de plan rectangulaire, la métairie au nord, et une annexe au sud. Selon la matrice, l'ensemble est détenu en 1896 par Sauveur ou Salavador Lafourcade, médecin à Bayonne, qui possédait également la maison Marmande, mais aussi les maisons L'Escapat et Brana. Elle passe ensuite aux mains de Jacques Lafourcade, qui possède par ailleurs une "Maison neuve" au village, ainsi que la Maison Couloumoutchet.

La demeure était environnée d'un four à pain du côté sud et par une fontaine en pierre de taille avec sa citerne, et avoisinée par un four à chaux établi à mi-chemin entre Colombots et Maison Vieille, l'ensemble ayant disparu.

D'après des témoignages oraux, une partie de l’édifice aurait été détruite afin de réduire l'imposition sur les portes et fenêtres. En mauvais état au début du 20e siècle, elle est dessinée en 1922 par Jean Sanglar, habitant de La Bastide-Clairence. Par la suite, la maison s'étant presque entièrement écroulée, il réalise en 1979 un fusain représentant la façade est, le mur de clôture, l’entrée constituée d'un portail avec ses piliers et amortissements. C'est à partir de cette référence, et en reprenant les fondations et quelques matériaux que la maison a été entièrement remontée au début des années 2000. Ayant jusque-là servi de carrière, seulement quelques pierres ont pu être retrouvées, notamment les encadrements de fenêtres. Plusieurs éléments sont en remplois dans les façades sud et ouest, issus de différentes régions telles que la Bourgogne. C'est le cas d'une fenêtre jumelée en accolade jouxtant la tour d'escalier, et d'une cheminée intérieure.

Période(s) Principale : 1er quart 18e siècle , (détruit)
Principale : 1er quart 21e siècle

La maison est située en hauteur sur une colline du quartier La Chapelle, précédée par la maison Diou et avec la Maison Vieille en contrebas. Plusieurs rangées de chênes bordent la maison à l'ouest.

Ses dimensions importantes sont inhabituelles dans la typologies locale. Elle comporte un étage carré et des combles à surcroît sous un toit à croupes.

L'élévation principale à l'est présente trois travées régulières et ordonnancées. Les encadrements sont en pierre de Bidache, d'après la couleur grise à légèrement dorée du calcaire. Les chaînes d'angles harpées sont très régulières. Au rez-de-chaussée, la porte centrale avec son encadrement mouluré à décor de pilastres soutenant un simple entablement est entourée de deux oculus. Une niche la surmonte. Deux fenêtres de part et d'autre, à linteau calcaire, sont des remontages.

L'élévation ouest présente une saillie correspondant à une tour d'escalier, en cours de réalisation.

La porte d'entrée ouvre sur une grande salle dont le sol est entièrement dallé de carreaux de calcaire et le plafond composé de poutres moulurées. La partie sud est occupée par une pièce à vivre, dotée d'une grande cheminée en remploi (bourguignonne) ; la cuisine est située au nord.

À quelques mètres au nord de la maison, une ferme de plus petites dimensions correspondant à une métairie. En état de ruine, la façade est présentait un étage à pans de bois, la partie sud a été réaménagée, tandis que le reste sert d'étable. L'élévation ouest ouvre par deux arcs en plein-cintre, dont l'un est écroulé.

Des stabulations ont été ajoutées vers le nord-ouest.

Murs grès moellon enduit
calcaire petit appareil enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à longs pans croupe
Typologies Plan massé proche du carré, volume cubique
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
Bibliographie
  • DARNERE F. La Bastide Clairence au XIVe siècle. T.E.R. Bordeaux : Université de Bordeaux, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine : TU DAR
  • LALANNE Guy (dir.). La Bastide Clairence. Ciboure : Jakintza, 2018.

    P. 137-138.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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