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Maison David

Dossier IA64003179 inclus dans Village de La Bastide-Clairence réalisé en 2018

Fiche

Appellations Maison Tapy, Maison de Dubernard, Maison Lafourcade, Maison David
Dénominations maison
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Adresse : Rue Notre-Dame
Cadastre : 1835 A 429 ; 1835 A 430 ; 2016 A 353

Cette maison est datable du 18e siècle par sa typologie et la modénature de sa façade. Elle a pris le nom de ses propriétaires successifs : "Tapy" jusqu'au 18e siècle, "Maison de Dubernard" aux 18e et 19e siècles, puis "Maison Lafourcade" aux 19e et 20e siècles, et enfin "Maison David".

Elle a été louée durant la période révolutionnaire à la municipalité par Mme D. Dubernard-Loustau pour servir de dépôt de grains et de bureaux municipaux.

Elle est représentée sur le plan cadastral de 1835, où elle figure sur une emprise plus réduite que l'actuelle. A l'époque, d'après la matrice cadastrale, elle appartient à l'avocat Cyprien Caillava. La partie sud, distincte de la maison, est une écurie. Les deux parcelles ont été regroupées depuis.

D'importants remaniements ont été effectués à partir dans les années 1960, avec l'aménagement dans la partie sud de silos en béton où était stocké le grain que le propriétaire de l'époque, négociant, revendait. L'élévation est a également été remaniée à cette époque. À l'intérieur, l'escalier entre le rez-de-chaussée et le premier étage a été déplacé du sud vers la partie nord du patio.

Période(s) Principale : 18e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle

Maison de plan carré de grande dimension, occupant trois bandes parcellaires du plan de la bastide. Elle est située dans la partie ouest de la rue Notre-Dame, mitoyenne au nord avec la Maison Iribarne, et au sud, avec la Villa Victor.

La façade à l'ouest, sous croupe, est composée de quatre travées divisées en deux niveaux. Les encadrements sont en pierre de Bidache, à couvrement clavé en arc segmentaire. Un degré de trois marches, destiné à racheter le dénivelé de la rue, précède l'entrée. La porte vitrée est protégée par une grille métallique. Un cordon délimite les différents niveaux. L'étage est ouvert par quatre fenêtres avec des volets en persiennes. Le niveau de combles à surcroît est aveugle ; un dernier cordon en pierre est visible sous l'avant-toit.

La partie sud a entièrement été remaniée en béton, avec une large ouverture surmontée d'une fenêtre. L'élévation ouest, en béton également, est marquée au deuxième niveau par un balcon régnant.

A l'intérieur, un long couloir dallé de calcaire est habillé par un lambris d'appui en boiserie. Il distribue les pièces à gauche, toutes décorées de moulures au plafond et sur les murs. Le couloir se termine par le dégagement de la cage d’escalier, éclairée par un puits de jour, débouchant sur la cuisine dont la cheminée ancienne a été conservée. Au premier étage, toutes les chambres sont équipées d'une cheminée en bois, ou en marbre blanc ou gris. Dans l'étage de combles, le grenier donne à voir des cloisons à pans de bois ; une différence de moellons suggère un rehaussement du mur-pignon est.

Le jardin ou "casalot", fermé par un portail donnant sur la rue Saint-Jean, est ordonné de manière symétrique.

Murs grès moellon enduit
béton parpaing de béton enduit
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré, comble à surcroît
Couvertures toit à plusieurs pans croupe
États conservations remanié
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Lettre de Francis Jammes évoquant son passage à La Bastide-Clairence, 1905

    Un épisode qui s'est déroulé dans cette maison, a marqué les mémoires locales. Le poète Francis Jammes, accompagné de Paul Claudel, y reçoit la communion par l'abbé Michel Caillava. Dans une lettre adressée à Arthur Fontaine, datée du 24 juillet 1905, il écrit :

    "Un calme que je n’avais jamais connu règne dans mon cœur depuis le 7 juillet, jour où, à La Bastide-Clairence, village perdu dans la clarté, j’ai reçu la communion du Père Michel. Claudel a également communié et il a servi la Messe dans une petite chambre convertie en chapelle. Le Père avait revêtu sa chasuble bénédictine belle comme l’Été. Mon cœur était comme un verger de la Saint-Jean."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
Bibliographie
  • LALANNE Guy (dir.). La Bastide Clairence. Ciboure : Jakintza, 2018.

    P. 105.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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