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Maison Castagnet

Dossier IA64002961 inclus dans Village de La Bastide-Clairence réalisé en 2018

Fiche

Á rapprocher de

Appellations Maison Castagnet, Maison Sance, Maison du greffier
Destinations maison
Parties constituantes non étudiées remise agricole, étable
Dénominations ferme
Aire d'étude et canton La Bastide-Clairence (commune)
Adresse Commune : La Bastide-Clairence
Lieu-dit : Adresse : Rue Notre-Dame
Cadastre : 1835 A 394 ; 2016 A 377

La maison, qui occupe l'emprise de trois unités parcellaires originelles de la bastide, est mentionnée sous le nom "Sance" dès 1533 dans les archives de la confrérie de Saint-Nicolas, tandis que la "maison du greffier", au sud, est citée en 1789 dans les registres d'état-civil.

Dans la partie nord, une porte murée en arc plein-cintre est surmontée d'une plaque portant la date "1619", ce qui correspond probablement à l'une des phases de construction de la maison. La modénature de sa façade et sa typologie correspondent plutôt aux maisons de la fin du 18e siècle et du début 19e siècle, caractérisées par des travées régulières à encadrements en pierre de Bidache. Le millésime 1800 surmontant la porte de la partie sud confirme bien la réalisation d'un chantier de reconstruction à cette époque, au nom de Castagnet.

La maison est représentée sur le plan cadastral de 1835 selon une emprise similaire à l'actuelle. Dans la matrice, elle est indiquée en possession de Guillaume Castagnet, également propriétaire des maisons Tintin, Marchand, Pitène, Canton au village, et Moutchil au quartier La Côte.

La partie sud a abrité une station service, un atelier de mécanique et d'électricien de 1965 à 1975.

Période(s) Principale : 1er quart 17e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1619, porte la date
1800, porte la date

Cette maison est située dans la partie est de la rue Notre-Dame et forme l'angle entre la venelle nommée rue de Marchand. Elle partage son androne au nord avec la Maison Page. Cette maison imposante est constituée de deux parties mitoyennes, réunies au niveau des combles.

Son élévation principale à l'ouest est composée de trois travées régulières, divisées en trois niveaux. Le pignon étant décentré par rapport à l'axe de l'élévation centrale. Toutes les ouvertures sont à encadrements en pierre de Bidache et couvrement en arc segmentaire clavé.

Un banc en pierre, appelé localement "taoulé", est adossé à la façade. La porte d'entrée centrale est à encadrement en pierre avec bases et impostes moulurées. Une ancienne porte murée est décalée sur la droite ; l'encadrement est constitué d'un calcaire plus clair et poreux que le matériau des autres ouvertures. Cette ouverture est surmontée d'une plaque avec date portée. Le comble est ouvert par deux petites fenêtres à encadrement en pierre et linteau en arc segmentaire. Elles s'inscrivent dans la continuité de la travée centrale et de la travée de droite, créant une asymétrie avec la travée de gauche.

La partie sud est en retrait de la rue. Elle donne sur une courette devant une haute porte à encadrement en calcaire. L'étage est ouvert par une fenêtre à encadrement en pierre, en arc segmentaire clavé. Elle présente sous son appui une plaque portant l'inscription : "CASTAGN/ET/AN/1800".

Depuis le jardin, ou "casalot", les deux parties sont distinguées par leur toiture ; la partie sud, en avancée, forme un long appentis. L'élévation est comporte des ouvertures en bois, et la paroi protégée par l'appentis au sud est composée de pans de bois. Le premier niveau est en soubassement, et le rez-de-chaussée surélevé est précédé par une galerie à garde-corps en bois. Une avancée de la partie nord constitue des latrines accessibles par la galerie. Les combles sont aérés par de petits jours triangulaires, protégés par l'avant-toit de la croupe.

À l'intérieur, le corps de logis est traversé par un long couloir central dallé de calcaire, donnant au sud-ouest sur la pièce à vivre. Le dallage de cette pièce dessine un motif de croix grecque. La pièce est équipée d'une cheminée et d'un évier en pierre, visible dans la souillarde. La partie est abrite une remise, ainsi qu'une étable, au sol de terre battue. Au milieu du couloir, côté nord, l'escalier en charpente présente un départ de rampe sculpté de visages humains stylisés.

Murs grès moellon enduit
bois pan de bois
calcaire petit appareil
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
croupe
États conservations remanié
Techniques sculpture
Représentations tête d'homme
Statut de la propriété propriété privée

Références documentaires

Documents d'archives
  • Transcription faite vers 1700 du registre n°1 des archives de la confrérie de Saint-Nicolas, récapitulation faite par Garat (directeur de l'école libre des garçons), La Bastide-Clairence, 1947.

  • Matrice cadastrale de La Bastide-Clairence, propriétés foncières bâties et non-bâties, 1835-1912.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G3-4
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de La Bastide-Clairence, 1835.

    Archives communales, La Bastide-Clairence : 1G1
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de La Bastide-Clairence - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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