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Maison, ancien Château Lassalle

Dossier IA33004389 réalisé en 2012

Fiche

  • Vue d'ensemble.
    Vue d'ensemble.
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  • Parties constituantes

    • puits
    • parc
    • chai
    • cuvage
    • grange
    • étable
Précision dénomination château viticole
Appellations Lassalle
Parties constituantes non étudiées puits, parc, chai, cuvage, grange, étable
Dénominations maison
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Saint-Vivien-de-Médoc
Adresse Commune : Jau-Dignac-et-Loirac
Lieu-dit : la Salle
Adresse : chemin du Centre
Cadastre : 1833 C1 457, 460 et 461 ; 2013 C4 831, 1556 à 1559

Le toponyme La Salle évoque une origine médiévale mais le nom ne figure sur aucune carte du 18e siècle (Masse, Carte de l’embouchure de la Garonne, Belleyme).

Le logis est très certainement construit à la fin du 18e siècle ou au début du 19e siècle ; en témoignent son gabarit, les ouvertures en arc segmentaire et le décor de la porte principale. D’après une source orale, le domaine est vendu comme bien national à la Révolution à la famille Bedel qui en devient alors propriétaire.

Sur le plan cadastral de 1833, le lieu-dit La Salle est composé d’une maison, de deux bâtiments ruraux et d’un jardin, appartenant à Antoine Bedel, maire de la commune à cette époque. Des parcelles plantées en vigne entourent les bâtiments.

Dans la seconde moitié du 19e siècle, le registre de la matrice cadastrale indique la construction d'une remise en 1860 et une augmentation de construction de maison en 1874 (parcelle 460). Les éditions de l’ouvrage de Cocks permettent de constater la chute de la production du domaine : de 1850 à 1893, on passe de 70 tonneaux à 30 tonneaux, sans doute en raison de la crise du phylloxéra.

Vers 1882, Antoine Bedel transmet la propriété à son neveu M. Gillet qui décide de l’agrandir. En 1893, l'ouvrage de Cocks et Féret indique que "le Château-Lassalle est situé sur un coteau élevé qui commande un domaine de 38 hectares répartis en vignes, jardins, terres labourables et prairies. Le vignoble, en un seul tenant, est en voie d’agrandissement". Ce commentaire est accompagné d'une illustration du château.

La propriété connaît un renouveau au début du 20e siècle : des bâtiments de vinification sont alors construits. La date de 1901 a été relevée à l'intérieur du cuvier, de type médocain (à étage). Il a conservé son niveau de plancher qui permettait de charger la vendange à l’aide d’un treuil directement par le haut des cuves. Selon une source orale, un chai qui se situait au nord-ouest du logis a aujourd’hui disparu. Le chai à barriques, toujours en place, abritait également une cuisine pour les vendanges et un four à pain : il est actuellement transformé en écuries.

Le château n’est pas mentionné sans l’édition de 1949 de l'ouvrage de Cocks et Féret ; la production reprend quelques années plus tard, pour cesser définitivement en 1987-1988. Le domaine appartient toujours à la même famille.

Période(s) Principale : limite 18e siècle 19e siècle
Secondaire : limite 19e siècle 20e siècle
Dates 1901, porte la date

Le domaine est situé à l'est du hameau de Loirac, à l'écart, au bout d’un chemin. Il est composé d’un logis, de bâtiments de vinification et de remises agricoles, l’ensemble clos par un muret avec piliers de portail.

La demeure à étage est bâtie en moellons de calcaire enduits. La pierre de taille est utilisée pour les encadrements de baies, les chaînages d’angle et la corniche.

La façade principale, donnant au sud, compte 7 travées d'ouvertures en arc segmentaire. La porte présente un décor soigné, encadrée de pilastres cannelés à bossage plat un-sur-deux, soutenant un entablement avec métopes et triglyphes surmonté d'une corniche moulurée.

Les façades latérales sont rythmées chacune de 3 travées et présentent au centre une porte identique, avec vantail traité en fonte moulée, chambranle mouluré à crossettes et corniche moulurée. L'élévation postérieure présente des ouvertures irrégulières et est ornée d'une simple corniche moulurée.

Un muret en moellon délimite le jardin : au sud, une balustrade est dissimulée sous une végétation abondante et, à l’est, d’anciens piliers de portail sont traités en partie en bossage.

La façade latérale ouest du logis donne sur la cour dans laquelle se trouvent les bâtiments vinicoles. Le chai et le cuvier à étage sont bâtis en moellon de calcaire enduit. Les encadrements des baies sont traités en brique et pierre de taille. Les toitures débordantes sont équipées d’aisseliers en bois sculpté reposant sur de petits culots en pierre. Le cuvier est orné, sur la façade latérale ouest, d’une table décorative présentant l’inscription sculptée en relief DOMAINE DE LASSALLE. Le niveau de plancher est conservé à l'intérieur ; la date de 1901 est inscrite sur une pierre. Le chai est prolongé par un chai plus ancien transformé en écuries, dont il ne reste qu'une baie de décharge aveugle sur la façade est.

Murs calcaire moellon enduit
Toit tuile mécanique, tuile plate
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
Typologies IC4
Techniques sculpture
Représentations pilastre

Estuaire

TRAVEE 7
FORBAIE arc segmentaire (porte) ; arc segmentaire (fenêtre) ; pilastre (porte) ; corniche (porte)
POSRUE autre
POSPARC en retrait
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    -MEYNIEU, André, Jau-Dignac-Loirac, Les Cahiers Médulliens, 1970, n° 4, p. 39.

    LASALLE désigne, comme on sait, une partie de château féodal.

    -Charles, FÉRET Édouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : 6e éd. Féret, 1893, p. 254.

    Le Château-Lassalle est situé sur un coteau élevé qui commande un domaine de 38 hectares répartis en vignes, jardins, terres labourables et prairies. Son vignoble en un seul tenant, est en voie d’agrandissement. Son sol est graveleux : son sous-sol, tantôt argileux, tantôt ferrugineux, assez profond, très propice à la bonne qualité des vins. Ce cru est complanté des meilleurs cépages et cultivé avec les plus grands soins. Il atteindra avant peu une production de 60 tonneaux, quand les nouvelles plantations seront en rapport.

Références documentaires

Bibliographie
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1893 (6e édition).

    p. 254
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1898, revue et augmentée de 450 vues de châteaux viticoles (7e édition).

    p. 238
  • COQUILLAS Didier. Les rivages de l'estuaire de la Gironde du Néolithique au Moyen-Age. Thèse d'histoire : Bordeaux 3, 2001.

Périodiques
  • MEYNIEU André. « Jau-Dignac-Loirac ». Les Cahiers Médulliens, 1970, n° 4.

    p. 39

Liens web

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