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Mairie

Dossier IA33005607 inclus dans Quais de Pauillac réalisé en 2012

Fiche

Dénominations mairie, hôtel de ville
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche) - Pauillac
Adresse Commune : Pauillac
Adresse : quai Antoine-Ferchaud , 1 rue Lucien-Teyssier
Cadastre : 2012 AW 58 ; 1825 D1 310

A la suite de la nationalisation des biens du clergé, la municipalité de Pauillac s'installe dans la maison curiale en 1794. Le 21 messidor an 11 (10 juillet 1803), le curé M. Murat est installé dans la partie inoccupée par l'administration municipale, la justice de paix, la gendarmerie, la halle et l'école communale.

En 1817, la mairie et la justice de paix sont transférées dans une maison particulière. Ce lieu semble bien exigu et inconfortable : en 1838, le conseil municipal envisage l'acquisition de la maison dite Machet, rue Saint-Martin ; l'acte du 14 novembre 1838 auprès de Me Roux, notaire à Pauillac, entérine l'acquisition. En 1840, le presbytère est transféré dans cette maison. En 1856, le projet de rachat de l'immeuble Grenier à l'angle de la place du presbytère et de la rue Saint-Martin doit permettre d'y installer la mairie. En août 1861, la mairie est transférée dans la maison Grenier "entièrement réparée et en parfait état".

En 1865, la veuve Ferchaud abandonne l'usufruit sur les immeubles légués par son mari Antoine à la ville (par testament du 25 mars 1858), sous condition que l'hôtel de ville auquel est destiné l'emplacement soit construit dans un court délai. En avril 1866, les plans proposés par l'architecte Labbé sont examinés et des modifications y sont apportées. L'immeuble doit abriter, en plus de la mairie, le commissariat de police, le bureau des lignes télégraphiques, la société de secours mutuels et les cabinets du juge de paix et du greffier. En 1870, de nouvelles modifications sont apportées au projet, notamment concernant le clocheton du bâtiment. En mai 1872, alors que les travaux ne sont pas encore achevés, la société de secours mutuels de Saint-Vincent-de-Paul prend possession du local qui lui est destiné. L'ensemble des travaux sont achevés en novembre 1873.

Le bâtiment abrite de nos jours dans l'aile sud un centre d'action sociale. Le commissariat de police est situé à l'arrière dans la cour.

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1866, daté par source
Auteur(s) Auteur : Labbé Pierre-Auguste,
Pierre-Auguste Labbé (1825 - 1881)

Architecte du département de la Gironde à partir de 1855. Il eut 4 fils et une fille. Deux de ses fils sont également architectes : Jean-Louis, né en 1847, et Pierre-Albert, né en 1848.


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architecte, attribution par source

L'hôtel de Ville de Pauillac est construit sur les quais à côté du château Grand-Puy-Ducasse et à l'angle de la rue Lucien-Teyssier.

La façade présente 7 travées. La travée centrale forme avant-corps : elle est ouverte au rez-de-chaussée par une porte en plein-cintre à laquelle on accède par quelques marches. A l'étage, une porte-fenêtre ouvre sur un balcon avec garde-corps en ferronnerie. Un fronton triangulaire portant les armes sculptées de la ville couronne la travée principale : il est lui-même surmonté d'un mur d'attique avec horloge. Le pavillon brisé en ardoise est agrémenté d'un lanterneau en zinc.

Un niveau d'entresol est ouvert de baies en arc segmentaire avec encadrements moulurés à crossettes. Une frise avec motifs de postes règne entre le rez-de-chaussée et l'entresol. Les fenêtres de l'étage sont surmontées de corniches moulurées soutenues par des consoles sculptées.

La toiture à croupes du bâtiment est percée de lucarnes à œil-de-bœuf en zinc et dotée de souches de cheminée en pierre.

Le corps de bâtiment principal est complété par une aile au sud-ouest, le long de la rue Lucien Teyssier.

Une cour à l'arrière du bâtiment est accessible par un portail à piliers maçonnés.

A l'intérieur, la salle des mariages est ornée de décors peints mettant à l'honneur les activités emblématiques de la ville (viticulture, port...).

Murs calcaire
pierre de taille
Toit ardoise, tuile creuse
Étages entresol, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
toit brisé en pavillon
croupe
lanterneau
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Techniques sculpture
Représentations armoiries, vigne, raisin, bateau, caducée, ancre, dauphin, médaillon
Précision représentations

Armoiries de la ville sculptées sur le fronton : De gueules à la nef de trois mâts pavillonnés d'argent voguant sur une mer du même, timbré des murailles.

Deux médaillons sculptés dans les écoinçons de la porte principale représentent un caducée (symbole du commerce et de l'éloquence) et une ancre avec dauphin/poisson (symbole de Neptune et de la Mer).

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Documentation sur la mairie de Pauillac

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Délibération concernant l'acquisition de la maison dite le Couvent pour y établir la mairie, 11 février 1838.

    Depuis de longues années, la commune tient à loyer une maison extraordinairement resserrée dont la distribution intérieure ne permet la possibilité que d'établir qu'un seul bureau qui sert à la fois de secrétariat, de cabinet pour le maire et de bureau pour le commissaire de police ; une salle existe à l'étage mais elle est occupée pour les auditions de M. le juge de paix, qui à son tour est obligé de déloger et de tenir ses audiences dans le bureau commun lorsqu’il y a réunion du conseil municipal ; une maison assez vaste située dans la rue St Martin est en vente et pourrait convenir pour l'établissement de l'hôtel de la mairie ; maison qui a appartenu au nommé Barrière dit Lily (?) qui la vendit à Mme Machet (?) pour l'établissement d'un pensionnat de jeunes demoiselles.

    AD Gironde, 2 O 2618, Copie de l'acte d'acquisition de la maison servant de mairie à Pauillac, 14 novembre 1838.

    Devant Me Roux : vente par Madame Machet la maison de commerce Machet et compagnie à la commune de Pauillac : maison élevée de deux étages au-dessus du rez-de-chaussée avec un jardin au derrière, quelle qu'en soit la contenance, dans lequel il y a un puits et des lieux d'aisance, rue St Martin, confrontant au midi à la rue St Martin où elle a sa façade et le jardin aux propriétés du sieur Sicaud, des enfants Goujon et du sieur Chanove, du nord au jardin du presbytère, mur mitoyen entre deux, du levant la maison des enfants Goujon, mur mitoyen entre deux et le jardin à celui du sieur Jean Raymond, mur mitoyen entre deux et du couchant la maison du sieur Chanove (…).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Achat par la commune de la maison de commerce Machever Compagnie d'une maison avec jardin rue St Martin servant actuellement de mairie, 8 mai 1845, par acte notarié du 14 novembre 1838 (Me Roux, notaire à Pauillac).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1825-1839, Demande de fonds pour pourvoir au paiement des frais d'enregistrement et de l'acquisition de la mairie, 18 novembre 1838.

    Rappel de l'ordonnance royale du 19 septembre 1838 qui autorise la commune à acquérir la maison Macher pour y établir la mairie et la justice de paix ; divers ouvrages de maçonnerie, menuiserie nécessaires.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Transfert du presbytère dans le local occupé aujourd'hui par la mairie, 8 décembre 1839.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1839-1848, Changements, réparations et améliorations à opérer dans le local de la mairie pour y transférer le presbytère, 5 juillet 1840.

    Plan de la maison Machet destinée pour le presbytère projeté.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Projet d'aménagement du logement de l'instituteur et de l'école dans l'actuelle mairie et justice de paix, 20 mars 1856.

    La mairie actuelle qui a été construite pour un pensionnat pourrait être facilement appropriée au logement de l'instituteur, il suffirait d'élargir le corridor pour rendre l'entrée plus commode, de changer l'escalier extérieur de la cour , de faire une porte de l'une des croisées occupées par la justice de paix et d'agrandir l'autre pour donner plus de jour en supprimant la cloison qui sépare le secrétariat du cabinet du maire ; on aurait au 1er étage 2 belles salles parfaitement éclairées et bien aérées ; il y en aurait une 3e aussi très vaste et bien aérée au rez-de-chaussée ; la cuisine et le parloir seraient également au rez-de-chaussée et au 2e étage on aurait 4 chambres pour le logement particulier de l'instituteur et de sa famille ; au derrière de la maison se trouve une vaste cour pour les enfants et un hangar qui servait de préau ; pour remplacer la mairie, on pourrait acheter la maison Grenier longeant la place du presbytère qui est en vente et dans laquelle on pourrait faire les distributions nécessaires pour les bureaux de la mairie, le logement du concierge, la justice de paix et avoir encore au 1er étage 2 vastes salles, l'une donnant sur la rue et la place, l'autre sur la place seulement ; maison Grenier située à l'encoignure de la rue St Martin et de la place du presbytère.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Don en jouissance du curé à la commune de la maison achetée à la famille Grenier et qui est terminée pour y mettre provisoirement la mairie en échange de la jouissance de la mairie actuelle où il propose d'établir l'école dirigée par les Pères (?) de la Doctrine Chrétienne, 15 novembre 1860.

    Le conseil municipal accepte cette proposition : transfert de la mairie dans la maison Grenier entièrement réparée et en parfait état pour devenir la mairie (20 août 1861).

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Abandon d'usufruit par Mme Ferchaud sur les immeubles légués à la ville par son mari par testament du 25 mars 1858 (?), 17 septembre 1865.

    Sous condition que l'hôtel de ville auquel est destiné l'emplacement soit construit dans un court délai.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Plan de l'hôtel de ville projeté, devis des travaux, 4 avril 1866.

    Emploi possible des matériaux de démolition de la maison abandonnée par Mme Ferchaud.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Modifications apportées au plan de l'hôtel de ville, 19 avril 1866.

    Diminution de la profondeur des caves au-dessous du sol pour éviter qu'elles ne soient inondées et en compensation une élévation des voûtes au-dessus du niveau (?) indiqué précédemment ; substitution de voûtes en bois aux voûtes en pierre proposées par l'architecte ; établissement d'un escalier extérieur plus large, plus élevé, en un mot plus monumental que celui qui est figuré sur la première feuille du plan ; le simulacre à l'une des fenêtres du commissariat de police, d'une porte semblable à celle du bureau des lignes télégraphiques, placée au rez-de-chaussée au nord et en façade de telle sorte que la fausse porte et la vraie donnent le même aspect aux deux côtés de l'édifice ; suppression de l'escalier conduisant à la salle de la société de secours mutuels et aux cabinets du juge de paix et du greffier et alors la construction d'un escalier moindre dans l'espace occupé par la permanence. Cette modification entrainerait le prolongement des salles de la justice de paix et de la société de secours mutuels jusqu'au parpaing de la permanence contre le côté duquel porterait le nouvel escalier ; elle permettrait vu l'agrandissement de la première salle d'établir les cabinets du juge et du greffier, au fond du prétoire marqué sur le plan, en restituant à la mairie les appartements de l'entresol destinés aux mêmes usages ; elle donnerait plus d'espace à la société des secours mutuels qui tend chaque jour à s'accroître et isolerait en même temps les trois services de la mairie, de la justice de paix et de la société ; transformation de la salle du rez-de-chaussée affectée aux archives en salle ordinaire du conseil avec deux fenêtres donnant sur le jardin et la réduction par contre du cabinet du maire placé à côté ; la modification de la charpente du côté nord de manière à lui donner la forme établie au côté sud et la substitution de l'ardoise à la tuile sur toute la longueur du bâtiment principal, en conservant seulement la tuile sur les bas-côtés ; l'élévation de mansardes si l'ardoise est substituée à la tuile ; attention spéciale à porter au clocheton pour examiner s'il est dans les proportions convenables et dans un style approprié au monument en même temps qu'au caractère de la ville.

    AD Gironde, 2 O 2618, Rapport sur le projet d'Hôtel de Ville (daté du 28 février 1866), lu à la section d'architecture et des travaux publics, 13 février 1867.

    Dans ses proportions générales, le projet ne paraît pas en rapport avec l'importance actuelle de la ville de Pauillac. Cela dépend il est vrai de conditions que nous ignorons, nous voulons dire, de la situation financière de la commune. Il n'y a pas de mal si elle peut faire ce monument sans se gêner! Les proportions architecturales laissent à désirer (...). Par goût personnel, bien entendu, je n'aime pas ce beffroi style néo-grec sur un bâtiment qui a la façade d'une maison de maître, par goût le préfère que les lignes d'un monument à deux faces se suivent et que l'entablement de l'un ne vienne pas heurter, en plein vide, les fenêtres de l'autre (...) La ville de Pauillac a-t-elle besoin pour la mairie d'un premier étage avec deux somptueux salons qui coûteront assurément beaucoup d'argent (?).

    Rapporteur : Régnault?

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Remarques de la commission des monuments historiques et des travaux publics sur le projet d'hôtel de ville, 9 novembre 1867.

    Les principales lignes du bâtiment affecté à la justice de paix devraient se raccorder avec le bâtiment destiné à la mairie ; propose de supprimer l'entresol pour ne faire qu'un seul étage de plain-pied dans les deux corps de logis dans lesquels on trouverait à distribuer les locaux qui figurent au projet ; le conseil pense à l'unanimité que la justice de paix étant complètement indépendante de la mairie, il n'a pas paru nécessaire de réunir sous un même toit des constructions distinctes qui pourraient être établies sur les emplacements séparés et à des époques différentes sans l'économie qui doit résulter ici de leur proximité et de leur élévation simultanée ; l'entresol indiqué sur le projet est destiné au logement de l'employé du télégraphe, du concierge de la mairie et au dépôt des archives ; plans et devis de Labbé maintenus tels quels.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Modifications apportées au plan de l'hôtel de ville dressé par Labbé le 28 février 1866, 30 octobre 1870.

    Concernant le clocheton de cet hôtel actuellement en construction ; il soumet un nouveau plan auquel il y aurait lieu d'ajouter la partie de l'ancien qui a trait aux mansardes ; modifications acceptées le 14 juin 1871 : échange des locaux pour établir d'un côté un bureau télégraphique précédé d'une chambre d'attente et l'autre, donner à la mairie une salle d'attente à proximité du secrétariat. A Cet effet, la pièce primitivement destinée à fermer la salle basse placée à côté du cabinet du maire serait divisée en deux chambres et mise en communication par un brisement de mur avec le corridor des appartements destinés au directeur du télégraphe. Le bureau primitif des lignes deviendrait une pièce des appartements du directeur, lequel céderait la chambre de l'entresol placée au-dessus du cabinet du maire pour qu'on y installe les archives.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, La société de secours mutuels de Saint-Vincent-de-Paul de Pauillac a pris possession du local qui lui est destiné dans l'hôtel de ville dont les travaux ne sont pas achevés, 18 mai 1872.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Demande que la cour de l'hôtel de ville soit couverte par une lanterne (?), 21 septembre 1872.

    Pour éviter les problèmes d'écoulement des eaux pluviales et assainissement des pièces adjacentes à la cour.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Règlement des travaux de construction de l'hôtel de ville, 13 novembre 1873.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, M. Hostein, maître de musique, directeur de la fanfare de l'école des Frères de la Doctrine Chrétienne, désirerait occuper l'ancienne mairie située rue St Martin ; mais ancienne mairie destinée à servir d'hôpital, 8 février 1875.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1861-1879, Défectuosités à l'intérieur du bâtiment et réparations à faire à la maçonnerie, plâtrerie, carrelage, menuiserie, serrurerie, 14 août 1875.

    Mention de l'hôtel de ville construit entre 1870 et terminé en 1873.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1893-1910, Demande d'installation d'une partie de la Caisse d'Épargne à l'entresol de l'Hôtel de Ville, 30 juin 1893.

Références documentaires

Documents figurés
  • Plans et documentation sur la commune de Pauillac, 19e-20e siècles.

    Archives municipales, Pauillac : non coté, boîte Plans
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