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Mairie

Dossier IA33003941 inclus dans Village de Saint-Vivien-de-Médoc réalisé en 2012

Fiche

Dénominations mairie
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Vivien-de-Médoc
Adresse : place de la Brigade Carnot
Cadastre : 2014 F3 777

Jusqu'au milieu du 19e siècle, la mairie est installée dans une maison louée par la commune. En 1856, cette dernière est autorisée à acquérir la maison de M. Bergé pour y installer la mairie, la justice de paix et la maison d'école. Des travaux y sont réalisés en 1859 par l'architecte Édouard Bonnore. Il s'agissait, comme le montrent des cartes postales du début du 20e siècle, d'un bâtiment à étage carré et façade composée de trois travées, la travée centrale formant un pignon triangulaire. Cet édifice, qui était situé au nord-ouest de la place publique, est détruit lors des bombardements des 17 et 18 avril 1945.

A partir de 1949, l'architecte André Larcher est chargé de la reconstruction de la mairie et de l'église, dans le cadre des dommages de guerre. La nouvelle mairie, construite un peu plus au sud que le bâtiment pré-existant, est inaugurée le 21 septembre 1952.

Période(s) Principale : 3e quart 20e siècle
Dates 1952, porte la date
Auteur(s) Auteur : Larcher André,
André Larcher (17/09/1911 - )

Architecte associé avec Henri Hourtic. Voir l'étude de Gabriele Lechner (bibliographie dans la notice : Présentation de la commune d'Arcachon).


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architecte, attribution par source

La mairie est située à l'ouest de la place publique, à proximité de l'église.

Le bâtiment à étage carré présente une façade asymétrique à 6 travées. La travée principale marquant l'entrée est traitée en ressaut et couronnée d'un fronton triangulaire portant l'inscription RF MAIRIE. La porte-fenêtre de l'étage est dotée d'un balcon soutenu par deux consoles reposant sur des piliers encadrant la porte du rez-de-chaussée. L'angle sud-est de la façade est percé de deux vastes baies à pavés de verre, éclairant la cage d'escalier.

Les quatre autres travées sont percées de fenêtres, celles de l'étage présentent des encadrements moulurés.

Une corniche, moulurée à talon droit, règne sur l'ensemble des façades ; elle s'interrompt au niveau du fronton de la travée centrale.

Un bâtiment annexe en rez-de-chaussée est greffé sur la façade arrière.

A l'intérieur, le hall donne accès aux bureaux, à la salle du conseil et à l'étage, avec l'escalier doté d'une rampe avec mur bahut et rambarde en ferronnerie.

Murs calcaire pierre de taille
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans croupe
Escaliers escalier intérieur : escalier tournant à retours avec jour
Techniques ferronnerie
Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Documentation concernant l'ancienne mairie

    AD Gironde. 2 O 3657. Établissement de la mairie, de la maison d'école et du prétoire de la justice de paix, 20 mars 1856.

    Le prétoire de la justice de paix, la mairie et la maison d'école sont installés dans des immeubles que la commune prend à loyer et qui sont tout à fait impropres aux services auxquels on les destine.

    AD Gironde. 2 O 3657. Décret de Napoléon III autorisant l'acquisition d'une maison et ses dépendances pour y établir le prétoire de la Justice de paix, la mairie et la maison d'école, 13 août 1856.

    Maison et dépendances appartenant au sieur Bergé ; dépendances qui seront détruites tout comme les murs de l'ancien cimetière.

    AD Gironde. 2 O 3657. Vente à la commune par M. Bergé, 10 décembre 1856. Me Chanterre, notaire à Lesparre.

    Une grande maison élevée d'un étage au-dessus du rez-de-chaussée, composée de plusieurs pièces avec cave voûtée (…), confrontant du levant aux places communes dont sera parlé sous le n°85 ci-après, du midi partie aux dites places communes, partie à la maison d'habitation de M. Bergé qui n'est point comprise dans la présente vente, mur mitoyen devant cette maison, du couchant au chai et à partie d'une chambre qui seront désignés sous le n°2, andronne mitoyenne entre deux et du nord, au chemin qui va de St Vivien à Grayan ; un chai et partie d'une chambre ; un enclos composé d'une boulangerie, d'une petite chambre, d'une écurie, d'une volière, d'une cour, de lieux d'aisance et d'un grand jardin.

    AD Gironde. 2 O 3657. Adjudication, cahier des charges et devis pour les travaux d'appropriation de la justice paix, de la mairie et du logement de l'instituteur, 20 février 1859.

    Travaux de démolition pour installer le prétoire de la justice de paix (façade), travaux de reconstruction de la façade principale pour installer la mairie et le logement de l'instituteur ; architecte : Bonnore.

    AD Gironde. 2 O 3657. État des sommes dues par divers pour achat de pierres, bois, escalier et autres objets provenant de la démolition de la mairie et du piédestal de la croix qui était sur la place publique, 29 février 1860.

    AD Gironde. 2 O 3657. Mairie-école. Décompte des travaux d'appropriation à une justice de paix et à une mairie de la maison que la commune a achetée à M. Bergé dont une partie avait été disposée pour l'école et dans laquelle il vient d'y être installé le logement de M. l'instituteur, 1er août 1860.

    E. Bonnore : architecte.

  • Documentation concernant l'ancienne école

    AD Gironde. 2 O 3657. Lettre de l'Inspecteur d'Académie au Préfet, 28 novembre 1857.

    Acquisition d'une maison d'école ; réparations nécessaires mais impossibilité d'y faire classe : la classe se fait dans un chai ouvert à tous les vents, la maison est ou va être découverte et l'instituteur n'y peut plus loger.

    AD Gironde. 2 O 3657. Lettre de l'Inspecteur d'Académie au Préfet, 26 avril 1858.

    La maison d'école pour les filles à St Vivien Médoc a été achetée aux frais de M. le curé de cette commune qui, plus tard, en a fait don à la supérieure de St Joseph, à la charge par cette dernière d'y maintenir à perpétuité, une école de filles. Le conseil municipal avait refusé de prendre cet engagement. La maison, sans être propriété communale, présente néanmoins tous les avantages qui résulteraient de la possession par la commune ; réparations urgentes à faire.

    AD Gironde. 2 O 3657. Lettre de l'Inspecteur d'Académie au Préfet, 26 novembre 1875.

    Mention de l'instituteur M. Lassalle qui s'est fait construire une maison d'habitation et l'habite depuis un an, près de l'école ; il n'occupe donc pas le logement prévu dans l'école, qui peut être loué par la commune.

    AC Saint-Vivien-de-Médoc. Registres de délibérations 1867-1899. Nouvelle affectation pour le local qui servait autrefois de maison d'école et de logement pour l'instituteur, 4 novembre 1888.

    Une partie de l'ancienne salle de classe ainsi que la chambre qui servait de cuisine à l'instituteur affectées au logement du concierge de la mairie et l'autre partie de la salle de classe et portion du logement de l'instituteur serait mise en location ; certains jours la salle de la mairie est insuffisante, le conseil décide qu'elle sera prolongée jusqu'au mur qui séparait les archives et le cabinet du maire du logement de l'instituteur et que les archives seraient placées dans la partie restant libre du dit logement.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Édifices publics, monuments, écoles, 1851-1889.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 3657
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