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Basilique Notre-Dame de Buglose

Machine à carillonner

Dossier IM40004706 réalisé en 2012

Fiche

Dénominations instrument de musique
Aire d'étude et canton Dax nord
Adresse Commune : Saint-Vincent-de-Paul
Lieu-dit : Buglose
Emplacement dans l'édifice clocher sud, 2e niveau

La "machine à carillonner" de Buglose, conçue par le chanoine Jean Maisonnave (1850-1927), professeur de mathématiques au Petit séminaire d'Aire, fut construite par la maison Paccard d'Annecy et inaugurée le 9 septembre 1895, en même temps que les premières cloches du carillon fondues par cette même fabrique. Cet ingénieux système, pour lequel son inventeur avait obtenu le 27 août précédent un brevet pour quinze ans, fut récompensé lors de sa présentation au Palais de la métallurgie dans le cadre de l'Exposition universelle de 1900. Il fut adopté, un temps, à la basilique Notre-Dame de Pontmain. L'abbé Maisonnave supervisa également l'installation des cloches de Buglose au fur et à mesure de leur livraison.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle , daté par source
Dates 1895, daté par source
Auteur(s) Auteur : Maisonnave Jean,
Jean Maisonnave (1850 - 1927)

Chanoine de la cathédrale d'Aire, professeur au Petit séminaire d'Aire, concepteur de la "machine à carillonner" de la basilique de Buglose.


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concepteur, attribution par source
Auteur : Paccard Georges,
Georges Paccard (1839 - 1914)

Né à Quintal le 16 janvier 1839, mort à Annecy le 14 décembre 1914. Fondeur à Annecy-le-Vieux, neveu et successeur, avec son frère Francisque, de leur oncle Claude.


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fabricant
Auteur : Paccard Francisque,
Francisque Paccard

Fondeur à Annecy-le-Vieux, neveu et successeur, avec son frère Georges, de leur oncle Antoine Paccard.


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fabricant

Le système "Maisonnave" de machine à carillonner adopté à Buglose a été décrit avec précision par L. Dulucq et D.-P. Villenave ; nous résumons ici l'essentiel de leurs remarques. La plupart des carillons de Belgique et du nord de la France (dont est inspiré celui de Buglose) sont actionnés par un clavier à touches de bois dites "coups de poing" ou "manches de brouette", reliés directement aux battants des cloches par des câbles et des fils de fer, système qui autorise au carillonneur une gamme étendue de nuances, à l'instar d'un piano. A Buglose, le clavier de 48 touches (en ivoire et non en bois) commande des leviers qui déclenchent une série de ressorts ; chaque ressort jette le marteau contre la cloche. La singularité du système réside dans le fait que le battant, à peine a-t-il frappé le bronze, est ramené aussitôt à son premier emplacement "grâce à une application du principe des plans inclinés et à la force conjuguée d’une roue dentée". La finesse des transmissions accroît ainsi la netteté du son et permet à l'interprète une grande virtuosité.

Catégories facture d'instruments de musique, fonderie, tabletterie
Matériaux fer
fonte de fer
ivoire
Précision dimensions

Dimensions non prises.

États conservations partie remplacée
Précision état de conservation

Le modèle à cadre de bois d'origine a été remplacé par un cadre de fer. Le fer du châssis et des roues est rouillé.

Statut de la propriété propriété du département
Intérêt de l'œuvre À signaler

Références documentaires

Bibliographie
  • CAZAUNAU Léon, LESBATS Julien. Buglose. Nogaro : Dauba frères, 1970.

    p. 240-242
  • DULUCQ Louis. Le carillon de Notre-Dame de Buglose. Pau : Imprimerie commerciale des Pyrénées, 1957.

  • LESECQ Alfred. Le carillon de Notre-Dame de Buglose. Mémoire dactylographié, mai 1997.

Périodiques
  • "La Machine à carillonner Maisonnave". Revue Chronométrique : organe des sociétés d'horlogerie et des chambres syndicales, novembre 1910.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe