Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Logement du régisseur et écuries de Cantemerle

Dossier IA33007737 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations écurie, logement de contremaître
Aire d'étude et canton Sud Médoc Estuaire
Adresse Commune : Macau
Lieu-dit : Cantemerle
Adresse :
Cadastre : 1810 C1 58 ; 1843 C2 260 ; 2013 AS 52
Précisions


Des bâtiments figurent à cet emplacement sur le plan cadastral de 1810 mais celui de 1843 montre des dispositions correspondant sans doute aux bâtiments actuels. A cette date, les états de section du cadastre précisent la fonction des parcelles C 260, "maison de l'homme d'affaires", et C 259, "écuries".

En 1854, Henry Ribadieu attribue à Burguet le dessin des écuries ; en 1867, Édouard Guillon indique que la première cour de dépendance à l'ouest comprend "le logement du régisseur, les écuries, le cuvier et le grand chai".

L'architecte est probablement Jean Burguet, père de Charles Burguet alors encore élève à l’École des Beaux Arts (jusqu'en 1846). Les agrafes imposantes de la salle Franklin (rue Vauban à Bordeaux) ainsi que la répétition de travées à pilastres (cours Xavier Arnozan) avec l'utilisation fréquente du plein-cintre pourraient confirmer la présence de l'architecte bordelais à Cantemerle dans les années 1840.

Les écuries sont transformées au cours des années 2000 en salle de dégustation et en musée.

Période(s) Principale : 2e quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Burguet Jean, architecte, attribution par source

Les bâtiments d'écurie et du régisseur sont construits en alignement à l'ouest du château. Leurs façades donnent sur les deux cours de dépendance, reliées par un passage ménagé entre les écuries et les logements.

Au nord, l'écurie présente une façade orientale composée de trois travées encadrées de pilastres surmontés de boules en amortissement. Chacune d'elles est ouverte d'une porte cintrée soulignée de pilastres et surmontée d'un fronton triangulaire interrompu par une imposante agrafe à volute. Ces portes sont encadrées de fenêtres surmontées d'oculi au niveau du comble à surcroît.

Au sud, le corps de bâtiment se compose d'une partie en rez-de-chaussée (étables?) et d'une partie à étage carré : cette dernière abritant le logement du régisseur présente une façade à trois travées rythmées de pilastres traités en ressaut, surmontés de dés supportant 3 arcs plein-cintre dans lesquels s'inscrivent les fenêtres de l'étage. Le toit est à deux pans et replat, formant un léger pignon sur le mur sud.

La partie en rez-de-chaussée est également rythmée de ces pilastres surmontés de pots en amortissement.

Sur la façade postérieure du logement du régisseur, une aile en retour abritait peut-être une ancienne écurie, percée de portes et d'ouvertures semi-circulaires (gouttereau nord et pignon est).

Murs calcaire pierre de taille enduit
Toit tuile creuse
Étages en rez-de-chaussée, comble à surcroît, 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans noue
Techniques sculpture
Représentations , pilastre, boulet, fronton, agrafe, pot
Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Extrait de la notice des châteaux de la Gironde d'Henry Ribadieu, 1856

    Ribadieu parle de transformations ou plutôt de restaurations qui sont dues [EN NOTE] : "aux plus grands architectes que nous ayons eu depuis Louis. Deux des anciennes tourelles ont été reconstruites, et sont l’œuvre de M. Dufau ; le chai a été bâti par M. Corcelles, et le cuvier par M. Dufart [...]".

  • Extrait de la notice des châteaux vinicoles d'Edouard Guillon, 1867

    "Les dernières restaurations dues à M. Villeneuve sont de 1851, depuis le château n’a pas changé de physionomie. Après la mort de M. de Villeneuve, il appartint à Mme d’Abadie et à M. de la Vergne, qui le possèdent encore…

    Le château de Sauves est un édifice élégant affectant la forme d’une équerre, et présentant deux corps-de-logis, à la jonction desquels est un tourillon qui paraît appartenir au XVIIe siècle ; aux deux ailes du château sont : d’un côté, un pavillon carré ; de l’autre, une tourelle ronde. Le tout surmonté de pignons aigus. Cet édifice est isolé parmi des parterres et des cours ; puis, au Nord et à l’Ouest, s’étendent des bâtiments immenses encadrant plusieurs vastes cours. Dans la première se trouvent : le logement du régisseur, les écuries, le cuvier et le grand chai ; dans l’un sont les pressoirs et dix à douze grandes cuves ; l’autre peut contenir 200 tonneaux de vin, toutes les barriques par terre, sur six rangées ; ce qui produit un bel effet.

    Dans une autre cour sont deux autres chais : l’un est pour les vins vieux, dont les barriques sont encarrassées à plusieurs étages ; dans l’autre sont les vins de choix qui sont mis en bouteilles pour l’expédition. Il y a dans cette même cour un atelier de menuiserie pour la fabrication des caisses ; puis viennent des hangards et d’autres constructions désignées sous le nom de servitudes. Le tout apparaît de loin comme un grand village. C’est une des belles installations vinicoles du Médoc […] ».

Références documentaires

Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de Macau de 1810.

    Archives communales, Macau
  • Plan cadastral napoléonien de Macau, 1843.

    Archives départementales de la Gironde : 3P 262
Bibliographie
  • RIBADIEU Henry. Les châteaux de Gironde : mœurs féodales, détails bibliographiques et traditions, légendes, notices archéologiques. Episodes de l´histoire de Bordeaux au Moyen Age et dans les derniers siècles - état actuel des domaines. Paris : Chez E. DENTU (Librairie), 1856.

    p. 8
  • COCKS Charles, FERET Edouard. Bordeaux et ses vins classés par ordre de mérite. Bordeaux : Féret, 1868 (2e édition).

    p. 106
  • GUILLON Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, tomes 1 à 4.

    t. 2, p. 68

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Communauté de communes Médoc-Estuaire - Grollimund Florian