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Les puits de la commune de Jau-Dignac et Loirac

Dossier IA33004283 réalisé en 2013

Fiche

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Dénominations puits
Adresse Commune : Jau-Dignac-et-Loirac

Les puits sont aménagés dans la seconde moitié du 19e siècle et au cours du 20e siècle. Ils sont, pour la plupart, aujourd'hui condamnés.

Période(s) Principale : 2e moitié 19e siècle
Principale : 20e siècle

Les puits sont localisés dans les cours privatives ou sur l'espace public, généralement en bordure de voie. Ils sont couverts, pour la plupart circulaires, bâtis en pierre de taille. Plusieurs sont dotés d'une manivelle ou d'une pompe.

Décompte des œuvres repéré 30

Annexes

  • Documentation sur les puits, extraite de l'ouvrage de Chantal Monguillon, p. 74

    "(...) Le puits et le bassin du Haut-Mouret sont construits en régie en 1862, pour un coût de 2 000 francs, puis recouverts d’un hangar en 1884. « Afin d’empêcher les nomades de stationner aux abords des villages », le hangar est retiré en 1906 avant d’être réutilisé en abri à bois au sud de la mairie. A la suite de l’enlèvement du hangar, le mur entourant le lavoir est ramené à 60 centimètres du sol. Deux pompes à un seul jet de la maison Planche de Bordeaux sont établies au puits en 1898.

    Au puits à balancier du Pigaut qui alimentait l’abreuvoir et le pédiluve destinés aux chevaux, « il n’a pas été fait d’entrée à l’abreuvoir lors de l’amodiation des communaux de Dignac. Que depuis lors on a beaucoup souffert de privation ». En 1866, le maire décide qu’il y a urgence à rétablir cette entrée qui sera engravée ainsi que la passe qui y conduit. Les dépenses seront prélevées sur les revenus de la section de Dignac (...).

    A la demande des habitants, le puits public du village est équipé d’une pompe et d’un timbre en 1874, puis recouvert d’un hangar en 1887. Le puits des fosses de Laulan, construit en 1896, et équipé d’une pompe à deux jets alimente le lavoir. Le puits du lavoir carrelé de Loirac est creusé et équipé d’une pompe en 1907.

    Le puits public du village de Goulée actionné par une pompe à balancier est approfondi en 1874. Le puits des Bories creusé en 1889 au bord des mattes de Dignac alimente l’abreuvoir des brebis.

    Le puits communal à l’entrée de la passe de Dignac est bâti en 1896 à la suite d’une pétition signée par le syndicat des propriétaires de la matte de Richard, « étant donné l’utilité de ce puits pour les travailleurs des mattes à l’époque des grandes chaleurs ». Il est équipé d’une pompe à un jet par la maison Bappel et Peyrot de Limoges pour un coût de 220 francs.Tous ces travaux s’échelonnent dans le temps et sont financés par les revenus de chacune des sections, par la vente des communaux ou la vente des terres d’extraction.

    Le 19 septembre 1881, une ordonnance réglemente l’utilisation des puits. On les distingue en deux espèces : les puits publics et les puits particuliers. Les premiers sont sous la surveillance de l’autorité publique « qui doit pourvoir à leur curement, leur entretien et leur réparation, à raison de l’utilité publique et aux moyens de prévenir tous les accidents qui pourraient résulter de leur ouverture ».

    Les puits particuliers ne sont sous la surveillance de l’autorité locale que pour s’assurer « qu’ils soient toujours bien entretenus et bien garnis de cordes et de poulies afin d’y avoir recours en cas d’incendie ».

    A la fin du XIXe siècle, sous l’impulsion du maire Charles Guiraud, tous les puits publics seront en bon état de fonctionnement, équipés de timbres, de pompes à 1 ou 2 jets et couverts. Les lavoirs seront abrités par des hangars et les abreuvoirs seront accessibles et alimentés en eau propre. Au début du XXe siècle, la plupart de ces puits seront actionnés par un mécanisme à roue et prendront plus couramment le nom de puits communaux.

    Au XXe siècle, la qualité de l’eau potable étant devenue un atout majeur, des procédés de filtration d’eau sont mis en place et « le développement de l’eau à domicile s’accélère. En 1945, 70% des communes ne sont pas desservies en eau courante. Il faut attendre la fin des années 1980 pour que la quasi-totalité des habitants bénéficient de l’eau courante à domicile ». La généralisation des châteaux d’eau au milieu du XXe siècle, des canalisations et la croissance des sociétés de service de l’eau, sont à l’origine de l’abandon et de la disparition de nombreux puits (...)".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Travaux au puits de Boussan, 2 septembre 1867

    Archives municipales, Jau-Dignac-et-Loirac : Registre de délibérations du conseil municipal (non coté)
Bibliographie
  • MONGUILLON Chantal. L'île aux trois clochers Jau-Dignac-Loirac. Pauillac : Société archéologique et historique du Médoc, 2018 (Hors-série de la revue Les cahiers méduliens).

    p. 72
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