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Les maisons et les fermes de Saint-Estèphe

Dossier IA33007295 réalisé en 2013

Fiche

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Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Saint-Estèphe

L'enquête menée en 1974 avait encore relevé des vestiges de bâti médiéval (fenêtres à accolade), aujourd'hui détruits. On retrouve encore, probablement en remploi, une porte sculptée pouvant dater du 17e siècle (impasse de l'église).

Sur les 110 maisons repérées, 29 présentent des phases de construction remontant au 18e siècle : baies en arc segmentaire, cheminées...

Les constructions du 19e siècle sont les plus nombreuses (93) ; il a été difficile de préciser les dates de construction, notamment dans la 2e moitié du 19e siècle.

Huit dates ont été recensées, inscrites sur la maison elle-même ou bien sur le bâtiment de dépendance qui l'accompagne. La plus ancienne est 1769, sur une maison à Aillan ; une autre maison à Saint-Corbian est datée 1818 ; on trouve les dates 1879, 1890, 1895-1896 puis au 20e siècle : 1930-1931, 1947, 1963. Certaines de ces dates correspondent vraisemblablement à des modifications apportées aux bâtiments plutôt qu'à la date de construction d'origine.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

110 maisons ont été repérées, auxquelles il faut ajouter les maisons formant des îlots d'habitations, les immeubles d'habitation réunissant plusieurs logements et les maisons étudiées dans le cadre des hameaux de la commune.

8 maisons ont été sélectionnées, en fonction de la date de construction (une maison du 18e siècle) et de la typologie (logement d'ouvrier ou maison avec dépendance viticole ou maison ayant servi d'école).

Ces maisons sont souvent accompagnées de bâtiments de dépendance (viticole ou agricole) ; les fermes des grands domaines viticoles ont fait l'objet d'étude à part entière, en tant que partie constituante de ces ensembles viticoles.

La disposition du bâti varie, tantôt en alignement sur cour, en alignement sur rue ou perpendiculaire à la rue. Dans le village, les maisons contiguës forment également des îlots d'habitation avec jardins et dépendances.

Le matériau de construction est le calcaire : 58 maisons présentent des maçonneries en moellons, 54 en pierre de taille. La plupart des façades sont traitées en pierre de taille. La brique est parfois utilisée, tout comme l'essentage de planches, plutôt réservé aux dépendances. On remarque des décors de façade similaires dans la 2e moitié du 19e siècle avec bandeaux moulurés, appuis des fenêtres formant bandeau et corniches moulurées. Le décor peut être plus développé avec des frises sculptées de motifs de grecques ou de rinceaux, des agrafes sculptées et des encadrements moulurés à crossettes. Plusieurs portes sont traitées en plein-cintre mouluré, encadrées de pilastres.

On dénombre 74 maisons avec un étage carré et 44 en rez-de-chaussée.

Outre la fonction d'habitation, certaines maisons se distinguent avec une partie aménagée pour un commerce (café, épicerie) ou en tant que siège d'un "château viticole" (18). On note également la présence de logements d'ouvriers, petites unités d'habitation construites en alignement et en série.

Toits tuile creuse
Murs calcaire moellon
pierre de taille
Décompte des œuvres repérées 110
étudiées 8

Annexes

  • Documentation complémentaire

    Lépicier, Jules. Archives historiques du département de la Gironde, 1874 (voir en ligne sur Gallica).

    p. 562, n° CCXLI, 3 septembre 1457

    Reconnaissance féodale en faveur de Bertrand de Grailly.

    Original en parchemin, appartenant à M. E. de Monteilh. Transcrit par M. E. Piganeau.

    Cette reconnaissance est faite à noble Bérard de Graily, seigneur de Lestang et de La Molière, fils et héritier de feu noble Roger de Graily, de la ville de Castillon,par Jeanne Hyvone et Jean Belet, son fils, pour une maison couverte de paille et ses dépendances, situées en la paroisse de Saint-Estèphe, etc.

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