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Les maisons et les fermes de la commune de La Cassagne

Dossier IA24001373 réalisé en 2011

Fiche

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Aires d'études Vallée de la Vézère
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : La Cassagne
Cadastre : 1825 ; 1986

Très dispersé, l'habitat est définitivement fixé au XVIIIe siècle comme le montre la carte de Belleyme. Certaines constructions sont de l'époque médiévale, mais l'essentiel du bâti repéré remonte aux XVIIIe et XIXe siècles. Bien qu'un certain nombre de fermes soient isolées sur le territoire communal (22,7 % des repérés), elles sont majoritairement regroupées en hameaux (près de 66 %). L'habitat s'est assez peu développé dans le bourg. Le fonds documentaire de l'abbé Brugière indique qu'en 1886, on comptait malgré tout dans le bourg 18 maisons pour 63 habitants, alors que 106 maisons pour 457 habitants étaient recensées sur l'ensemble de la commune. Les espaces agricoles sont voués à la polyculture, dont la vigne et le tabac.

La lecture du cadastre napoléonien de 1825 révèle l'absence de certaines fermes et de nombreuses dépendances agricoles à cette date. Ce constat est confirmé par l'étude des millésimes (45 dates portées relevées) avec une majorité de dates portées entre 1826 et 1850, soit plus de 26 %, rencontrées sur le linteau de portes ou de fenêtres de logis, de granges ou de portails. C'est sans doute également dans le courant du XIXe siècle que la lauze des toitures anciennes est réutilisée comme "égout", ce qui laisse supposer le remplacement de ce matériau par l'ardoise actuelle.

Période(s) Principale : 14e siècle , (?)
Principale : 15e siècle
Principale : 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 1ère moitié 20e siècle

Le moellon et la pierre de taille, en calcaire, sont les seuls matériaux de construction rencontrés sur l'ensemble du corpus des maisons et des fermes repérées, la pierre de taille étant réservée aux seuls chaînages d'angle et à l'encadrement des baies. Un enduit à la chaux, qui recouvre le moellon des murs, est présent sur près de 30 % d'entre elles. Sur les toits, l'ardoise domine, avec 52,3 % des bâtiments couverts avec ce matériau. La tuile mécanique, assez présente, couvre 22,7 % des maisons et des fermes. La lauze de calcaire est largement minoritaire avec 6,8 %. En revanche, elle est utilisée pour l'égout des façades des logis (52,3 %). L'implantation d'habitations à flanc de coteau a imposé la présence d'un niveau de soubassement (près du quart des édifices). Les caves ont été rencontrées dans près de 16 % des édifices repérés. Les logis sont majoritairement en rez-de-chaussée, coiffés d'un comble en surcroît. L'étage de comble est présent sur les demeures les plus cossues. Avec 63,6 %, les fermes au logis isolé des bâtiments agricoles sont les plus fréquentes dans l'espace communal. Près de 16 % des fermes présentent des modèles dissociées où la grange est adossée au logis. Le "balet" (escalier extérieur couvert) n'équipe que deux édifices du corpus et les fermes de type "bloc", où logis et grange-étable sont situés sous le même toit sont anecdotiques. La taille des fermes (relativement modeste) et le type de dépendances reflètent une agriculture vivrière, avec la prédominance de la grange-étable, du four à pain, des porcheries et des citernes.

Typologies ferme au logis individuel, ferme dissociée, maison classique, ferme à balet, ferme hybride, ferme bloc en gouttereau
Toits ardoise, tuile creuse, tuile plate, tuile mécanique, calcaire en couverture
Murs calcaire
enduit
moellon
pierre de taille
Décompte des œuvres bâti INSEE 146
repérées 44
étudiées 8
(c) Conseil départemental de la Dordogne ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Becker Line