Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les maisons et fermes de la commune de Labarde

Dossier IA33002946 réalisé en 2010

Fiche

Voir

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Dénominations maison, ferme
Adresse Commune : Labarde
Cadastre : 1826 ; 2009

La datation des maisons et fermes inventoriées varie entre le 18e siècle et la fin du 19e siècle. Représentant 16% de l´ensemble, les constructions du 18e siècle sont plus rares. Souvent remaniées, elles peuvent conserver toutefois un élément de décor (corniche, baie en arc segmentaire) ou une date qui attestent de l´ancienneté du bâti : par exemple, la date de 1718 est inscrite dans un cartouche au-dessus de la porte d´un ancien chai à Cantelaude. Les sources orales peuvent également renseigner sur l´historique de certains bâtiments, telle la maison située dans le bourg sud qui serait une des plus anciennes du village et qui aurait abrité un relais de poste au 17e siècle. 81% des maisons et des fermes sont des constructions du 19e siècle : 16% sont construites dans la première moitié du siècle (visibles sur le cadastre napoléonien de 1826) et 65% sont construites et fortement remaniées dans la seconde moitié. Parmi elles, 33% sont datées du 3e quart du 19e siècle et 17% datent du quatrième quart du 19e siècle. Les registres des matrices cadastrales, contenant les états de section indiquant la propriété de chaque parcelle ainsi que les augmentations et les diminutions, permettent des datations de 1853 à 1891, période de prospérité économique qui permet en effet à la commune de construire et d´embellir certains quartiers, notamment ceux du Pont de Labarde et de Laprade. Trois dates portées ont été recensées : 1718 (chai à Cantelaude), 1861 (grange de la métairie Beslile) et 1877 (logis de la ferme Suzanne).

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle

Durant l´enquête, 32 maisons et 4 fermes ont été recensés : parmi elles, 5 maisons et 2 fermes étudiées. Sur les 46 logis, dont ceux compris dans un ensemble agricole, la grande majorité sont en rez-de-chaussée et peu d´entre eux possèdent un étage carré et un comble à surcroît. Par rapport à la voie, les logis sont disposés soit en alignement, soit perpendiculairement, soit en retrait. La configuration la plus visible est celle des séries de maisons alignées sur la voie. Les façades principales présentent souvent le même type de décor : baies à chambranle mouluré ornées d´une agrafe, corniche (denticulée ou à modillons) et génoise. Plus rarement, des pilastres encadrent la façade. La maison, dite le Moulin, présente sur sa façade des tables de brique et sa toiture débordante est dotée de lambrequins. Le matériau utilisé est la pierre de taille de calcaire, très souvent recouvert d´un enduit. Les toits en tuiles creuses sont à longs pans, parfois asymétriques. Les maisons sont souvent accompagnées d'un jardin, d'un puits et d'une cour. Les dépendances sont soit intégrées sous le même volume de toiture que la maison ou situées à proximité (resserre, hangar, remise). Les parties constituantes des fermes sont plus développées : étable-grange, chai, hangar, remise. Elles s'organisent généralement en L ou en U. Leur fonction d'origine a parfois été modifiée : à Gassion, un chai a été transformé en étable à vaches. La ferme Suzanne de Château Giscours est un exemple atypique, celui d'une ferme modèle, composée de plusieurs bâtiments organisés rationnellement avec le corps de logis, les étables-granges, les logements, les remises, disposés régulièrement autour d´une cour rectangulaire.

Décompte des œuvres bâti INSEE 246
repérées 36
étudiées 7
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Riberolle Jennifer