Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Les demeures de la commune de Labarde

Dossier IA33002952 réalisé en 2010

Fiche

Voir

Aires d'études Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Dénominations demeure
Adresse Commune : Labarde
Cadastre : 1826 ; 2009

Quatre noms de châteaux sont attestés dès les 15e et 16e siècles : Bourgade La Chapelle, Siran, Dauzac et Giscours avec la présence, pour ce dernier, d´une tour fortifiée. Malgré ces origines anciennes, les bâtiments datent essentiellement des 18e et 19e siècles. Les maisons nobles sont dotées de bâtiments d´exploitation et parcs et jardins sont aménagés. Seuls deux noms d´architecte sont connus : Abel-Valentin Duphot et Ernest Minvielle. Le premier construit la ferme Suzanne à Giscours en 1877 et le second transforme le corps de logis de Rosemont-Geneste à la fin du 19e siècle. Le paysagiste Eugène Bülher a créé le parc de Giscours en 1875. Deux dates portées ont été relevées sur les bâtiments : celle de 1877 sur le logis de la ferme Suzanne à Giscours et celle de 1788 sur la dépendance nord du château Conseillant.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
Principale : 20e siècle
Auteur(s) Auteur : Minvielle Ernest, architecte
Auteur : Duphot Abel Valentin,
Abel Valentin Duphot (1839 - 1878)

Fils de Théodore Henri Duphot, également architecte.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
architecte
Auteur : Bülher Eugène

Durant l'enquête, 6 demeures ont été repérées et étudiées. Malgré la petitesse de la commune, les domaines viticoles marquent profondément le paysage, non seulement à travers les étendues de vignes, mais aussi à travers une architecture qui est propre à chacun des bâtiments. Ils sont en majorité localisés en bordure des voies principales. Certains peuvent être toutefois situés à l´écart des voies et des habitations ou dans le bourg ancien. Sur les six châteaux repérés, trois sont encore en activité : Giscours, Siran et Dauzac. Les trois autres, Bourgade-la-Chapelle, Conseillant et Rosemont-Geneste sont de grandes demeures où les bâtiments viticoles ont été transformés en remise, logement ou encore orangerie. Les bâtiments adoptent des plans de trois types différents : le logis et les dépendances sont organisés autour d´une cour en U, ou le logis et les dépendances sont juxtaposés, soit dans le même prolongement, soit formant un T, ou enfin le logis est isolé des dépendances. Les corps de logis, recouverts de pierre de taille ou d´enduit, sont pour la plupart en rez-de-chaussée et se réfèrent au style de la chartreuse : les travées centrales en ressaut sont parfois surmontées d´un étage de comble couvert en ardoise. Deux exemples de logis sont toutefois atypiques : celui du château Giscours par la richesse de son ornementation et celui du château Rosemont-Geneste par son architecture néo-gothique. Les façades principales donnent sur une cour ou sur un parc. Les bâtiments viticoles sont construits en pierre de taille et souvent recouverts d´un enduit. Les portes d´accès peuvent être cintrées et ornées, comme à Giscours et à Rosemont-Geneste. A Dauzac, les bâtiments abritant le chai et le cuvier ont été détruits et reconstruits récemment. Les bâtiments de dépendances sont les écuries, boulangerie et logements. D´autres bâtiments sont venus récemment compléter l´ensemble, tel un hangar agricole ou un pavillon. La fonction de certains bâtiments a été modifiée : l´écurie de Giscours et une partie du chai de Siran sont désormais dévolus à l´accueil de la propriété.

Décompte des œuvres bâti INSEE 246
repérés 6
étudiés 6
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Riberolle Jennifer