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Les bergeries ou bordes de la commune de La Bastide-Clairence

Dossier IA64003200 réalisé en 2018

Fiche

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D'après leurs noms, ces bergeries appelées localement "bordes", dépendent de maisons ou fermes situées dans les vallons, plus près des axes de communication fréquentés.

Les bergeries repérées sont situées sur les hauteurs de la commune, notamment dans les collines près de la limite entre La Bastide-Clairence et Ayherre, ainsi que dans le quartier du Touron, à la limite avec Orègue. Elles sont positionnées près des chemins et entourées de landes, qui constituaient probablement d'anciennes terres communales partagées entre les éleveurs. Certaines maisons possédaient une borde sur les terres d'une commune voisine, comme c'est le cas des Maisons Gazats et Pancousset, dont les bergeries sont établies sur les collines en face, à Orègue.

La plupart des bordes repérées ont un seul vaisseau, avec des agencements plus ou moins similaires. Généralement orientées à l'est, elles sont habituellement environnées par un bouquet de chênes à l'ouest, les protégeant des intempéries et apportant de l'ombre par temps chaud. L'élévation principale est largement ouverte, l'espace intérieur est scindé longitudinalement en deux espaces par une mangeoire centrale.

Un deuxième type a été repéré, dont l’occurrence est plus réduite : il s'agit de bergeries plus développées et à étage, niveau destiné à stocker le fourrage, comme pour la Borde de l'enclos. Dans le cas de la Borde d'Iharse, ce niveau servait à sécher les écorces des chênes tauzin pour alimenter les tanneries. Dans les deux cas, des ouvertures ont été aménagées de façon à en favoriser l'aération.

Enfin, un troisième type correspond à des bordes converties en de véritables fermes, mais dont le nom témoigne de la fonction initiale : plusieurs fermes du territoire communal portent ainsi un nom précédé de "Borde", comme les maisons Borde Curé, Borde Cailleba, Borde de Juet.

Un cas semble représenter un intermédiaire entre l'évolution de bergerie à la ferme : il s'agit de la Borde Castelan, qui présente une petite cellule constituant un logis rudimentaire destiné probablement à abriter le berger de façon temporaire.

Aires d'études La Bastide-Clairence (commune)
Dénominations bergerie
Adresse Commune : La Bastide-Clairence

Ces petits édifices vernaculaires liés au pastoralisme sont difficilement datables par l'analyse architecturale, et peu présents dans la documentation. Une mention d'un "caiolar", terme désignant les cabanes de bergers dans les Pyrénées basques et béarnaises, apparaît cependant dès 1319, lors du bornage entre La Bastide-Clairence et Ayherre ("le caiolar de dona Maria Daguerre"). Les bergeries maçonnées visibles actuellement sont peut-être les héritières de cabanes de bois ou de pierres sèches, destinées à abriter de petits troupeaux et leurs bergers.

Le terme de "borde" a été généralisé et s'est imposé sous l'Ancien Régime pour qualifier ces bergeries. Si leur implantation est immémoriale, les bâtiments repérés ne paraissent pas antérieurs aux 18e et 19e siècles. Le plan cadastral de 1835 représente de nombreuses bordes, qualifiées comme "bâtiment rural" dans la matrice. Leur nom permet d'établir un lien avec des maisons éponymes, témoignant de la possession de l'espace rural par un maître de maison.

Ces bâtiments rustiques ont connu de nombreux remaniements, dont les plus visibles sont postérieurs aux années 1980, avec notamment le recours à des maçonneries de parpaings et de ciment.

Période(s) Principale : 18e siècle
Principale : 19e siècle
(c) Commune de La Bastide-Clairence ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Larralde Alexandra
Alexandra Larralde

Chargée de l'inventaire général du patrimoine culturel de La Bastide-Clairence.


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