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Le patrimoine des lycées en Nouvelle-Aquitaine

Dossier IA33008210 réalisé en 2016

Fiche

1. Contexte institutionnel et objectifs

Cette opération d’inventaire du patrimoine des lycées a un double objectif :

-contribuer à la connaissance du patrimoine immobilier pour mieux le gérer et donc, intégrer la dimension patrimoniale dans les projets de restructuration

-enrichir les programmes d’éducation artistique et culturelle par une sensibilisation des lycéens à l’histoire et à l’architecture de leur établissement

Définition d'un lycée : Il existe trois voies d’enseignement au niveau du lycée (générale, technologique et professionnelle) auxquelles s’ajoute l’enseignement agricole dispensé dans les lycées d’enseignement général, technologique, professionnel et agricole (LEGTA). Un lycée peut être polyvalent et offrir les deux premières voies, voire les trois ; le label « lycée des métiers » est attribué à un lycée qui propose une palette de formation importante et noue des relations avec entreprises et collectivités, il vise une certaine excellence ; un « campus des métiers » associe plusieurs formations professionnelles (un lycée pro + CFA par ex.), parfois en synergie avec un pôle de compétitivité = par ex. Aerocampus qui travaille avec le lycée professionnel Flora Tristan de Camblanes.

2. Descriptif de l'opération - problématique

Cette opération d’inventaire thématique s’étend sur le territoire de la Nouvelle-Aquitaine. Elle comprend donc l’ensemble des lycées publics soit 298 établissements (154 en ex-Aquitaine, 92 en ex-Poitou-Charentes et 52 en Limousin). Exceptionnellement, il conviendra d’y ajouter quelques établissements remarquables qui ont été, au cours de l’histoire, des lycées publics et qui sont affectés aujourd’hui à un autre usage, par exemple le collège Maracq de Bayonne, conçu comme lycée par l’architecte Charles Le Cœur. Autre exception, si un lycée privé souhaite collaborer dans le cadre du PEAC (cf. infra), nous l'ajouterons à l'étude.

Au sein des établissements, le patrimoine étudié comprendra :

-le patrimoine immobilier : bâtiments d’enseignement, ateliers, cantine, internats, installations sportives, cours

-le patrimoine mobilier : œuvres du 1% culturel et collections pédagogiques, en particulier scientifiques et techniques (qui sont les plus volumineuses)

La problématique de travail doit prendre en compte les multiples facteurs qui président à l’organisation matérielle de l’enseignement dans les lycées à chaque période, de 1802 (création des lycées) à nos jours, et il s'agit évaluer comment ces facteurs se combinent.

Ainsi, on pourrait formuler les questions suivantes afin de guider notre opération :

De 1802 à aujourd’hui, comment les lycées de la région sont-ils construits ? Quels sont les grands types architecturaux qui se dégagent pour chaque sous-période ? Dans chaque cas, comment les normes des ministères successifs, les courants architecturaux et les courants pédagogiques se combinent-ils afin d’aboutir à cette typologie ? Enfin, cette typologie est-elle spécifique à la région ? Les types « ruraux » sont-ils marqués par l’architecture rurale locale ? Les types « urbains » tendent-ils vers un modèle républicain universel ? Du point de vue des collections pédagogiques, existe-t-il là encore une spécificité régionale ? Les instruments scientifiques sont-ils destinés à être manipulés par les lycéens ou réservés au laboratoire des enseignants pour leurs propres recherches ? Les outils et les machines des sections professionnelles sont-elles similaires à celles de l’agriculture et de l’industrie ? Plus globalement, comment ces secteurs tissent-ils des relations avec l’enseignement technique et comment s’incarnent-elles pratiquement dans les lycées ?

3. Mode d'approche

Il est préférable de diviser le travail en deux phases : une première phase d’expérimentation d’un an sur une dizaine de lycées (2016) suivie d’une phase d’étude de 4 ans pendant laquelle nous apporterons un diagnostic patrimonial sur l’ensemble des établissements et, seulement lorsque le lycée présentera un intérêt patrimonial majeur, nous l’étudierons de façon approfondie.

Le rythme de l’opération doit donc être notamment conditionné par le calendrier de la Direction de la Maîtrise d’Ouvrage à qui nous fournirons en amont le diagnostic patrimonial. Parallèlement, la progression de l’Inventaire pourra être thématique suivant les projets de médiation envisagés, qu’il s’agisse d’un ouvrage sur le 1% artistique ou sur l’ensemble des lycées techniques par exemple.

Enfin, nous envisageons en particulier l’aide de deux « réseaux » :

-Le « réseau EAC » pour un inventaire participatif avec les lycéens dans le cadre d'un nouveau parcours d’éducation artistique et culturelle (PEAC). Ce parcours doit permettre aux lycéens de mener des recherches sur l’histoire de l’architecture de leur lycée, avec l’aide des professeurs relais patrimoine et des archives départementales. Une fois la documentation constituée et versée au chercheur en charge de l'enquête, les lycéens travaillent avec un architecte du CAUE ou une association patrimoniale afin de présenter leur lycée aux JEP.

-le « réseau des enseignants-chercheurs de l’Université Bordeaux Montaigne » : plusieurs chercheurs pourront ainsi mener et faire mener par des étudiants des travaux d’histoire en exploitant les archives.

Pour en savoir plus : consulter le Cahier des clauses scientifiques et techniques (CCST) joint.

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