Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église paroissiale Sainte-Madeleine de Bahus-Juzanx

Le mobilier de l'église paroissiale Sainte-Madeleine de Bahus-Juzanx

Dossier IM40006899 réalisé en 2018

Fiche

Parties constituantes non étudiées tableau commémoratif des morts, tabernacle, confessionnal, bénitier d'applique, clôture des fonts baptismaux, lustre d'église, armoire, commode, chandelier d'autel, croix d'autel, sonnette d'autel, vase d'autel, pupitre-thabor, navette à encens, seau à eau bénite, goupillon, croix de procession, baiser de paix, chandelier, groupe sculpté, statue, livre, harmonium
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Localisation Commune : Montsoué
Lieu-dit : Bahus-Juzanx

Le mobilier de l'église de Bahus antérieur aux guerres de Religion n'est connu que par la mention de sa destruction partielle lors du sac de 1569 par les troupes protestantes de Sauscé Dayres, qui "pillèrent les ornements et rompirent les cloches". L’ensemble fut partiellement - et modestement - reconstitué dans le courant du XVIIe siècle, comme l'atteste le procès-verbal de la visite de Mgr de Fromentières en 1677, qui ordonna notamment "que le tabernacle [soit] garni d'une étoffe de soie rouge et blanche, que soit acheté un pied pour soutenir le soleil, que les fonts baptismaux soient entourés d'une balustrade en menuiserie, que la croix du grand autel aille à celui de St Roch, qu'il en soit acheté une pour le grand autel, que les armoires de la sacristie soient rétrécies pour laisser plus de place au curé [...]". Une haute clôture baptismale, encore visible en 1969, fut sans doute installée en application de cette ordonnance.

Dans le second quart du XVIIIe siècle est menée une importante campagne d'ameublement du chœur, destinée à remplacer des éléments probablement vétustes. En 1728 sont acquis un nouveau tabernacle en chêne doré et sa garniture de six chandeliers (dont quatre subsistent aujourd'hui). Sept ans plus tard, un grand retable vient compléter ce décor : la signature du sculpteur Garat et la date 1735 ont été récemment révélées lors d'un nettoyage. Les autels de la Vierge (dans le collatéral) et de saint Roch (dans une petite chapelle méridionale détruite en 1888) ont peut-être été renouvelés vers la même époque. La chaire à prêcher actuellement en place, non documentée, pourrait également remonter au milieu du XVIIIe siècle.

La seconde grande phase d'ameublement a lieu dans le second quart du XIXe siècle. En 1836, un praticien anonyme (peut-être l'atelier des Spazzi de Saint-Sever) fournit un nouvel autel de la Vierge, doté d'un grand retable de style néoclassique. L'année suivante est installée une table de communion (clôture de sanctuaire) en bois, œuvre probable d'un modeste artisan local. En 1844, l'état alarmant du maître-autel entraîne sa restauration par le doreur aturin Roquejoffre (ou Roquegeoffre) et le remplacement du tombeau d'autel en maçonnerie (garni d'une "tapisserie de papier peint") par un nouvel autel de marbre polychrome sorti de l'atelier Spazzi. Le tableau d'autel est remplacé à son tour dans les années suivantes par une image de L'Immaculée Conception (dogme proclamé par Pie IX en 1854). L'ensemble est complété par la réalisation de nouveaux lambris et bancs de chœur en 1847. Le chemin de croix en toile peinte, sur un modèle diffusé sous le Second Empire par les maisons parisiennes Chovet et Biais, est postérieur d'une ou deux décennies. La vitrerie, hétérogène, comporte des verrières du Nancéien Ernest Stelzl (1864), du Toulousain Henri Gesta (1898) et du Bordelais Gustave-Pierre Dagrant (1911). Les deux cloches ont été toutes deux fondues au XIXe siècle pour remédier aux probables saisies révolutionnaires : la première par l'Orthézien Jacques Domercq en 1812, la seconde par le Dacquois François-Dominique Delestan en 1861. Hormis l'achat de quelques statues de série en plâtre, le XXe siècle n'a pas apporté de changement à cet ensemble.

La sacristie renferme des objets cultuels en métal précieux sortis d'ateliers bordelais (M.-A.-F. Grégoire), parisiens (P.-F. Favier, E. Lethimonnier) et lyonnais (Désir et Arquiche), ainsi que deux assiettes en étain du XVIIIe siècle.

Auteur(s) Auteur : Dumont Léon Célestin,
Léon Célestin Dumont ( - 1888)

Facteur d'harmonium aux Andelys (Eure), associé en 1877 à Lelièvre ; mort en 1888.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
facteur d'harmonium, signature
Auteur : Dumont et Lelièvre,
Dumont et Lelièvre

Fabrique d'harmoniums fondée aux Andelys (Eure) en 1874 par l'imprimeur Lelièvre, associé dès 1877 à Léon Dumont, concepteur d'instruments.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
facteur d'harmonium, signature
Auteur : Mame Alfred,
Alfred Mame (1811 - 1893)

Éditeur à Tours.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur, signature
Auteur : Mame Alfred et fils,
Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur, signature

Annexes

  • Liste des œuvres non étudiées

    Tableau commémoratif des morts (de la guerre de 1914-1918) [vaisseau principal, mur ouest]

    Vers 1920. Marbre blanc.

    Plaque à sommet chantourné. Inscription gravée et dorée : "[croix] / A la mémoire des enfants / de BAHUS / morts pour la France / 1914-1918 / [15 noms] / / Loin de leur clocher / qu'ils reposent en paix."

    h = 110,5 ; la = 55.

    Tabernacle [sacristie]

    1ère moitié ou milieu 19e s. Bois blanc peint faux marbre brèche jaune et verte.

    Armoire parallélépipédique à porte cintrée. Décor : ostensoir gravé en reparure sur fond peint faux marbre vert (sur la porte), ornements rapportés de style Empire (collés de part et d'autre de la porte).

    h = 55 ; la = 51.

    Confessionnal [collatéral]

    19e s. Bois blanc et pin teintés faux bois.

    Trois loges sur plan trapézoïdal ; loge centrale avec battant à claire-voie (quatre barreaux tournés) ; loges latérales avec agenouilloir, accotoir et guichet à jalousie.

    Bénitier d'applique [vaisseau principal, porte occidentale]

    Époque indéterminée. Grès.

    Vasque semi-circulaire d'élévation semi-ovoïde.

    h = 20,5 ; la = 35 ; pr = 26.

    Clôture des fonts baptismaux [collatéral, angle nord-ouest]

    4e quart 20e s. Fer forgé peint (en noir).

    [A remplacé après 1969 une clôture en bois de la fin du XVIIe siècle.]

    Lustre d'église (n° 1) [vaisseau principal, 2e travée]

    2e moitié 19e s. Verre taillé et moulé, laiton doré (armature).

    Lustre à douze lumières. Pampilles en gouttes, perles, étoiles, rosettes et pendentifs autour d'un grand balustre central moulé.

    h = 80 environ.

    État : électrifié.

    Lustre d'église (n° 2) [vaisseau principal, 1ère travée]

    2e moitié 19e s. Verre taillé et moulé, laiton (armature).

    Lustre à douze lumières sur deux rangs (huit et quatre). Pampilles, étoiles, perles et balustres en verre, avec décor gravé (monogramme MA surmontant un angelot).

    h = 100 environ.

    État : électrifié.

    Lustre d'église (n° 3) [collatéral, 2e travée]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton découpé et doré.

    Lustre à douze lumières sur branches à décor végétal découpé, fondu et estampé (fleurs, feuilles).

    h = 80 environ ; d = 50 environ.

    État : électrifié.

    Armoire [sacristie]

    4e quart 19e s. Sapin ou pin teinté faux chêne.

    Armoire à deux battants (sans feuillure) juxtaposés avec panneaux moulurés ; pieds en forme de piédouches à cavet ; fond en pin non teinté ; à l'intérieur, deux tiroirs médians juxtaposés et deux tablettes.

    Armoire basse [sacristie]

    Limite19e s.-20e s. Résineux teinté faux chêne.

    Deux battants carrés ; pieds en sabot ; plateau à rive droite.

    Commode [sacristie]

    Milieu 19e s. (ou copie 20e s. ?). Bois plaqué loupe de palissandre.

    Style Louis-Philippe. Trois tiroirs de largeur superposés ; pieds antérieurs découpés en volute, pieds postérieurs équarris ; corniche moulurée en cavet droit ; plateau en deux planches, à angles antérieurs adoucis en quart-de-rond.

    h = 92 ; la = 114 ; pr = 53.

    Ensemble de 6 chandeliers et d'une croix d'autel [autel sud et sacristie]

    4e quart 19e s. Bronze et laiton dorés.

    Style néo-roman. Base triangulaire ajourée, tige tubulaire, nœud torique ; bobèche dentelée et broche (chandeliers). Décor : pattes de lion (pieds), feuilles et grappes de raisin (nœud), quadrilobes (tige). Croix : Christ représenté vivant.

    Chandeliers : h = 65 (avec la broche : h = 70).

    Paire de chandeliers d'autel [sacristie]

    4e quart 19e s. Bronze et laiton dorés.

    Style néo-roman. Base triangulaire ajourée, tige tubulaire, nœud torique ; bobèche dentelée et broche. Décor : pattes de lion (pieds), feuilles et grappes de raisin (nœud), quadrilobes (tige).

    h = 50 (avec la broche : h = 55).

    [Identiques aux précédents, mais de taille inférieure.]

    Ensemble de 3 chandeliers d'autel [sacristie]

    4e quart 19e s. Bronze et laiton dorés.

    Style néo-roman. Base triangulaire pleine, tige tubulaire cannelée, nœud torique ; bobèche dentelée et broche. Décor : croix dans des quadrilobes (faces de la base).

    h = 51 (avec la broche : h = 580).

    État : il manque le quatrième chandelier de la série.

    Croix d’autel [sacristie]

    4e quart 19e s. Régule doré et laiton.

    Style néo-roman. Base triangulaire ajourée, tige tubulaire, nœud torique, croix fondue. Décor : pattes de lion (pieds), rinceaux, feuilles de vigne (faces de la base), boutons (nœud), entrelacs perlés (extrémités de la croix) ; Christ représenté vivant, titulus en forme de parchemin déroulé.

    h = 51,5 ; la = 20,5.

    Sonnette d'autel [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Acier chromé, bronze doré.

    Sonnette à quatre timbres en acier montés sur un support en bronze à décor feuillagé.

    Vase d'autel [sacristie]

    20e s. Opaline blanche.

    Forme pot-canon ; décor en décalcomanie doré : trophée épiscopal (mitre, croix pastorale et crosse en sautoir, le tout noué par des palmes).

    h = 25 ; d = 12.

    Pupitre-thabor [sacristie] (ill. 20184000151NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré.

    Style néo-Renaissance. Pieds en forme de pattes avec têtes. Décor estampé : rinceaux. Médaillon circulaire émaillé bleu à croix tréflée blanche ; rosettes en relief avec cabochons de verre rouge ; huit cabochons de verre vert sur la face.

    Navette à encens [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze argenté.

    Style classique. Forme en nef. Décor fondu : godrons (bord du couvercle).

    Ensemble seau à eau bénite et goupillon [sacristie] (ill. 20184000106NUC2A)

    2e moitié 19e s. Alliage argenté, buis.

    Seau : base circulaire à ressauts, panse galbée. Goupillon : aspersoir en laiton doré, manche en buis tourné.

    Seau : h = 15,8 ; d = 18. Goupillon : l = 29.

    Croix de procession [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton doré, bronze doré, bois tourné.

    Style néo-roman. Hampe en bois) ; douille emboîtante cannelée en laiton ; nœud torique à motifs de feuilles ; croix en bronze doré ; Christ (figuré vivant), titulus (écriteau rectangulaire à extrémités fleurdelisées) et fleurons (à feuilles) fondus et rapportés.

    h = 48 (croix avec la douille, sans la hampe) ; la = 23,5.

    État : hampe remplacée.

    Baiser de paix [sacristie] (ill. 20184000114NUC2A)

    2e quart 20e s. Laiton argenté.

    Objet carré à angles "pliés". Décor (estampé) : Calvaire (Christ en croix représenté jusqu'aux genoux, Vierge et saint Jean en buste).

    h = 11,2 ; la = 11,2.

    [Des baisers de paix identiques sont conservés à l'église de Ponson (Carcen-Ponson, canton de Tartas) et à l'église du Saint-Sépulcre de Saint-Omer (Pas-de-Calais, réf. IM62002103).]

    Paire de chandeliers [sacristie] (ill. 20184000112NUC2A)

    19e s. Laiton argenté.

    Base circulaire, tige en balustre, binet en vase. Décor (embouti) : rinceaux de feuilles et de fleurs.

    h = 27 ; d = 12.

    Ensemble d'un groupe sculpté et de 5 statues

    Limite 19e s.-20e s. (sauf mention contraire). Plâtre polychrome (sauf mention contraire).

    Saint Joseph et l'Enfant Jésus (abside, mur sud ; iconographie : l'Enfant âgé de sept ans environ tend une couronne de fleurs à son père nourricier ; sur console en plâtre polychrome à deux angelots, volutes, acanthes et fleurs ; ill. 20184000090NUC2A). Saint Michel terrassant le démon (abside, mur nord ; sur console en plâtre polychrome à deux angelots, volutes, acanthes et fleurs ; ill. 20184000075NUC2A). Bienheureuse Jeanne d'Arc (travée droite du chœur, mur nord ; 1909-1920 ; inscription : "Bse Jeanne d'Arc" ; récemment repeinte ; sur console en plâtre polychrome à deux angelots, volutes, acanthes et fleurs). Sainte Bernadette Soubirous (travée droite du chœur, mur sud ; après 1933 ; inscription : "Ste Bernadette" ; récemment repeinte ; sur console en plâtre polychrome à deux angelots, volutes, acanthes et fleurs). Notre-Dame de Lourdes (collatéral, autel de la Vierge, niche du retable). Sainte Thérèse de Lisieux (collatéral, 2e travée ; plâtre blanc ; vers 1930 ; signature : "fr. M. Bernard R." [Louis Richeomme, en religion frère Marie-Bernard).

    Ensemble de 2 livres [sacristie]

    A. Missel romain (n° 1). Alfred MAME, Tours, 1862. Reliure en cuir fauve, dos à cinq nerfs. Page de titre : "Missale romanum [...] / [armoiries de Pie IX] / Turonibus / Typis Alfredi Mame, typographi Illustrissimi ac Reverendissimi D. N. Archiepiscopi et cleri / MDCCCLXII."

    B. Missel romain. Alfred MAME et fils, Tours, 1942. Reliure en cuir noir, dos à cinq nerfs. Page de titre : "Missale romanum [...] / [armoiries de Pie XII] / Turonibus, Sumptibus et Typis Mame [...] MCMXLII". Ex-libris (manuscrit, au crayon) : "Paroisse de Bahus-Juzanx / janvier 1946".

    Harmonium [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. DUMONT et LELIÈVRE, Paris. Chêne teinté (caisse), ivoire, bronze (poignées).

    Pédalier double ; clavier de sept jeux (deux seulement des tirants ont gardé leur bouton de porcelaine : "forte double", " 1 flûte"). Décor : colonnettes en balustre cannelé aux angles antérieurs de la caisse.

    Marque d’auteur (sur plaque circulaire en porcelaine) : Manufacture d’orgues des Andelys (Eure) / DUMONT & LELIÈVRE / Orgue-Médiophone / Harmoniphrase-Claviphone / Choriphone Contrebasse / Tableau-Solfège / de L. DUMONT / brevetés S.G.D.G. Médailles des expositions de 1886 et 1888 et "Hors concours membre du Jury Rennes 1897".

    h = 93 ; la = 126,5 ; pr = 51,5.

    ______________________________________________________________________

  • Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571" (dans Revue de Gascogne, 1860, tome I, p. 315)

    Source : "Recherches historiques sur l'influence du protestantisme dans la province d'Auch pendant la seconde moitié du XVIe siècle. Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des Lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571", Bulletin du Comité d'Histoire et d'Archéologie de la province ecclésiastique d'Auch (Revue de Gascogne), t. 1, 1860, p. 315.

    - "SARRAZIET ET BAHUS JUSAN. L'Eglise parroissialle de Sarraziet et son annexe de Babus Jusan est à la collation de L'Eveque D'Aire, a charge d'ames. Le curé est Me Bernard Lachau prêtre qui fait et fait faire le divin service au dt Babus, ou tous les parroissiens de Sarraziet et de Babus s'assemblent, d'autant que l'église du dt Sarraziet a été du tout rasée et aussi celle de Bahus est ruinée mais non pas entièrement comme l'autre et cela a été fait par un nommé Sauscé Dayres, comme il disait par commendement du capitaine Seris trésorier general de la cause a St Sever certain de la religion, les ornemens pillés et les cloches rompues et aussi le dit curé fut pris et rançonné."

  • Extraits du registre paroissial de Bahus-Juzanx, XVIIe-XVIIIe siècles (AC Montsoué)

    1677 : procès-verbal de la visite pastorale de Jean-Louis de Fromentière, évêque d'Aire, "à l'église paroissiale de Sainte-Marie-Madeleine de Bahus-Jusac" (sic). "Ordonne que le tabernacle sera garni d'une étoffe de soie rouge et blanche ; que soit acheté un pied pour soutenir le soleil ; que les fonts baptismaux soient entourés d'une balustrade en menuiserie ; que la croix du grand autel aille à celui de St Roch, qu'il en soit acheté une pour le grand autel ; que les armoires de la sacristie soient rétrécies pour laisser plus de place au curé ; que les murs du clocher soient recrépis ; que soit fait une croix de pierre de taille au milieu du cimetière, élevée sur un perron de plusieurs degrés."

    1717 : "L'an 1717 fut construite la sacristie."

    1728 : "L'an 1728, il fut fait un tabernacle et six chandeliers de bon bois de chêne, le tout doré." Coût : 300 francs.

  • Extraits du registre paroissial de Bahus-Juzanx, 1823-... (AC Montsoué)

    "Bahus-Jusan (sic), paroisse, doyenné de Saint-Sever, diocèse d'Aire, 1823 rétablissement. Registre paroissial prescrit par l'art. 280 des statuts, où sont inscrits : 1° les usages, coutumes, traditions de la paroisse avec indication des monuments qui s'y trouvent ; 2° noms des curés ; 3° procès-verbaux des visites pastorales ; 4° institutions des confréries, concessions d'indulgences, autels privilégiés ; comprenant un précis historique sur les événements survenus dans la paroisse depuis le rétablissement du siège épiscopal d'Aire en 1823, sur l'état de l'église et des antiquités qu'elle renferme."

    1844 : restauration du maître-autel. "Il ne reste aucune espèce de titre pour nous apprendre l'antiquité de cet autel. Il est certain qu'il date d'une époque très éloignée. / Avant la réparation présente, cet autel, tout magnifiquement sculpté qu'il était, était désagréable à voir : les dorures [étaient] entièrement passées, il manquait des morceaux aux boiseries, les six chandeliers tout bien sculptés étaient vermoulus ; le tombeau : une masse de mur au devant duquel une tapisserie de papier peint. Le tombeau fut remplacé par un tombeau en marbre pris à St-Sever et mis en place par un marbrier italien nommé Spazzi. Tout ce qui concerne les boiseries et sculptures de l'autel fut réparé par un doreur d'Aire nommé Roquegeoffre. / En même temps furent achetés quatre beaux bouquets pour l'autel de la Sainte Vierge, quatre plus beaux pour le maître-autel, une belle couronne pour l'extérieur. / En même temps fut fait un petit trône tout doré pour exposer le St Sacrement sur le tombeau de l'autel, plus deux vases à urne tout dorés pour les y mettre aux deux côtés, plus fut faite une belle croix dorée processionnelle, plus une belle croix pour les morts. / De plus, immédiatement avant de redorer l'autel fut aussi renouvelé le plafon (sic) et recrépi tout à neuf en blanc [illisible]. Comme le plafon, tout le chœur en partant de la porte de la sacristie. Le plafon du dessus (?) de l'autel, où la voûte avait été anciennement blanc[...], mais c'était fort dégradé. / De plus tout ensemble avec l'autel furent achetés au doreur des te igitur encadrés dorés, fort beaux. De plus, des te igitur encadrés mais non dorés."

    1845 : "La construction du marche-pied du maître-autel a eu lieu l'année 1845."

    1847 : "La construction des boiseries et stalles du maître-autel a eu lieu l'année 1847."

    1855 : construction des deux petites chambres contre la sacristie en 1855. "Le bois de la charpente en platane [...], platanes plantés 22 ans avant, en 1834. Il y avait jusqu'alors une place devant l'église, qui s'étendait jusque contre les maisons, où était un mur fermant cette place, ne laissant qu'un petit passage entre la place et les maisons, place faisant partie du cimetière jusqu'en 1833."

    "Notice historique sur les événements survenus depuis le rétablissement du siège épiscopal d'Aire (1823)." Jusqu'en 1793, les prêtres desservant la paroisse faisaient résidence ordinairement à la maison nommée Capbe au haut de la côte. A partir de 1800 ils habitèrent Boulin. En 1833, le même prêtre desservait les trois églises de Bahus-Juzanx, Sarraziet et Boulin.

    "Le corps de l'édifice de l'église de Bahus-Juzanx était de ce temps-là bien au-dessus de celle de Boulin. Ce qui la distinguait et qui la rendait remarquable était le magnifique clocher surmonté d'une flèche très élevée, ainsi que deux autels de boiserie avec des sculptures du dernier goût et très antiques. L'un de ces autels, celui de la chapelle, tout vermoulu, tombant en lambeaux de vétusté, fut mis à terre et remplacé par un autel simple en 1835 (1833 ?) avec quelques peintures et un tableau sur le milieu du mur."

    "Démolition du clocher en 1832. Il était bâti sur l'angle de l'église, au nord-ouest. On le démolit en 1832, voici à quelle occasion : au rapport des anciens, il penchait, même de temps immémorial, vers le nord-est. Il déplombait d'environ 40 centimètres." Interdiction de service dans l'église jusqu'à la démolition, soit près d'un an. "L'église fut sans clocher depuis 1832 jusqu'en 1840 ; un nouveau clocher fut alors bâti sur l'angle de l'église au couchant et sur la porte d'entrée. Les matériaux de l'ancien avaient été durant cet espace de temps presque entièrement enlevés et vendus en partie ou en partie employés à d'autres réparations. Le nouveau clocher fut construit avec un secours de 300 francs."

    Construction de l'autel du collatéral en 1836. "L'autel de la chapelle, celui de saint Roch, tombait tout vermoulu de vétusté. Il était placé au mur extérieur. Cet autel, refait à neuf, changé en celui de la Vierge, reculé d'environ quatre mètres par le moyen d'un mur qui y fut construit, tout cela remontant (sic) à une somme de 800 francs."

    "La statue de Ste Madeleine, placée tout en haut de toute la sculpture de l'ancien autel de St Roch fut replacée à nouveau au haut du mur dans une espèce de niche."

    Réparation des armoires et vestiaires de la sacristie en 1835.

    "La table de communion ou le balustre fut aussi renouvelé en 1837 et changé de place, il fut reculé. Anciennement, il était placé au pied de la porte de la sacristie et au pied de l'arceau des deux côtés."

    "La voûte de l'église fut plafonnée avec du blanc[...] l'an 1838."

    "Le presbytère, porte d'entrée du côté du chemin, occupé par le desservant à partir de 1834, puis exécution du plan du curé de Fargues : conversion de l'ancien clocher démoli en écurie ; on fit un plancher pour le [illisible], ainsi qu'un porche pour servir de grenier, et selon ce même plan, le cimetière qui était tout autour de l'église fut abandonné et transporté au bas du côté du nord. Le devant de l'église au midi fut changé en place publique."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Église et presbytère de Bahus-Juzan, restauration (1883, 1885, 1892-1893, 1895, 1902-1904).

    Archives départementales des Landes : E dépôt 196/2 M 1
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 24/3
  • Dons et legs à la fabrique (1813-1848) : Marguerite Lafitte (1813), Dubroca (1821), Marie-Véronique Coudroy (1848).

    Archives départementales des Landes : 70 V 24/4
  • Registre paroissial de Bahus-Juzanx (XVIIe-XVIIIe siècles).

    Archives communales, Montsoué
  • Registre paroissial de Bahus-Juzanx (1823-...).

    Archives communales, Montsoué
  • Dossier de pré-inventaire de la commune de Montsoué, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine
Bibliographie
  • "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571". Revue de Gascogne, 1860.

  • DAUGÉ Césaire. Montgaillard pendant la Révolution. Aire-sur-l'Adour, 1909.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe