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Église paroissiale Sainte-Catherine

Le mobilier de l'église paroissiale Sainte-Catherine

Dossier IM40006753 réalisé en 2017

Fiche

Parties constituantes non étudiées tableau commémoratif des morts, confessionnal, prie-Dieu, clochette d'autel, vase d'autel, patène, thabor, lampe de sanctuaire, réserve à eau baptismale, encensoir, seau à eau bénite, goupillon, santon, bannière de procession, croix de procession, croix, chandelier d'église, chandelier, conopée, garniture de dais de procession, chape, dalmatique, ornement, étole, statue, console, livre, casque
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Localisation Commune : Montaut

Le mobilier de l'église Sainte-Catherine (siège officieux de la paroisse de Montaut dès 1685, puis officiel en 1808) est documenté à partir du XVIIIe siècle par des archives (lacunaires) de la fabrique et par le procès-verbal d'une visite pastorale de Mgr Sarret de Gaujac en 1755. De cette époque de prospérité pour la commune, l'église conserve un important ensemble mobilier, incluant les autels-retables du chœur, dédié à la sainte titulaire, de la chapelle Saint-Jean-Baptiste (puis du Sacré-Cœur à partir de 1835) et de celle de la Vierge (à l'origine sous le titre de l’Annonciation, puis du Rosaire en 1834). Ces ensembles, toutefois, ont subi plusieurs modifications, à la suite notamment des destructions occasionnées par la Révolution (tableaux brûlés à la Pentecôte 1792) : les peintures du maître-autel furent ainsi remplacées en 1836 par Fidel Gudin, celles de l'autel de la Vierge par E. de Filippy en 1833. La réaffectation de la chapelle de saint Jean au culte du Sacré-Cœur entraîna en 1855-1856 le remplacement de l'autel par la maison Daux de Bordeaux et du tableau par le peintre parisien Didelin. Au XIXe siècle et dans les premières décennies du XXe, le reste de l'édifice fut progressivement remeublé grâce à des dons et legs particuliers : clôture de sanctuaire par les fonderies du Val d'Osne (vers 1850), chaire à prêcher par la fabrique toulousaine Virebent (1874), lustres (1887), meubles de sacristies, fauteuils et tabourets de célébrant par la maison L. André d'Angers (1927), fonts baptismaux (1930), etc.

Dans le même temps, de nouveaux objets cultuels sont acquis entre les années 1800 et 1930 : pièces d'argenterie par des orfèvres parisiens (J.-C. Cahier, Bertrand-Paraud, Martin et Dejean, A. Renaud, M. Chéret) et lyonnais (L. et P. Gille, Villard et Fabre), mais aussi régionaux (le Bordelais L. Dupouy) et locaux (N. Affre, de Saint-Sever). Le vestiaire, hormis quelques pièces d'un certain intérêt (dont un ornement doré "avec fleurs de couleur", toujours existant), est presque entièrement renouvelé au début du ministère du curé Lafitte (1900-1951), avec un jeu complet d'ornements aux couleurs liturgiques, sortis pour la plupart de fabriques lyonnaises (Nouvellet) ; il est complété vers 1920 par une paire de dalmatiques taillées dans un tissu civil du XVIIIe siècle en remploi. Enfin, les cloches ont fait l'objet de plusieurs refontes par les Tarbais A. Darricau en 1928 (refonte d'une cloche de 1760 et de deux cloches d'Émile Vauthier de 1889-1898) et Marcel Fourcade en 1954 (refonte d'une cloche de 1877).

Auteur(s) Auteur : Peyruquéou Raymond,
Raymond Peyruquéou (1826 - 1893)

Peintre décorateur né à Tartas et actif à Saint-Sever.


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peintre, décorateur, attribution par source
Auteur : Nouvellet A.,
A. Nouvellet

Fabricant marchand d'articles religieux à Lyon dans la première moitié du XXe siècle.


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marchand, attribution par source
Auteur : Diharce,
Diharce

Maison Diharce, marchand d'ornements religieux, fondée à Bayonne en 1804 ou 1824 (les deux dates se retrouvent indifféremment sur des étiquettes). Elle était dirigée vers 1900 par Camille Diharce.


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marchand, attribution par source
Auteur : Biais frères et fils,
Biais frères et fils

"Manufacture d'ornements d'église", 74, rue Bonaparte et 1, rue du Vieux-Colombier à Paris.


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fabricant d'ornements religieux, attribution par source
Auteur : Desclée, Lefebvre et Compagnie,
Desclée, Lefebvre et Compagnie

Desclée, Lefebvre et Compagnie, imprimeurs-éditeurs à Tournai.


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éditeur
Auteur : Laîné Adolphe ; Havard J.,
Laîné Adolphe ; Havard J.

Imprimeurs-éditeurs à Paris (19, rue des Saints-Pères).


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éditeur
Auteur : Le Clere Adrien,
Adrien Le Clere

Maison d'édition Le Clere et Compagnie, Paris (33, quai des Augustins).


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éditeur
Auteur : Mame Alfred et fils,
Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).


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éditeur
Auteur : Lecoffre Jacques,
Jacques Lecoffre

Jacques Lecoffre et Compagnie, éditeurs à Paris (29, rue du Vieux-Colombier).


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éditeur
Auteur : Pélagaud Jean Benoît,
Jean Benoît Pélagaud (1802 - 1889)

Né le 1er mars 1802 à Vaise (Rhône), mort le 7 juin 1889. Reprend avec Lesne et Crozet les deux imprimeries de Rusand et reçoit le 7 mars 1835 son brevet de libraire. L'imprimerie, spécialisée dans les livres de dévotion et d'histoire religieuse, les catéchismes et les livres destinés aux établissements d'enseignement catholiques, a pour raison sociale "Pélagaud, Lesne et Crozet", puis "Pélagaud et Lesne" après le retrait de Crozet le 21 mai 1838, enfin "J.B. Pélagaud" après celui de Lesne le 18 mai 1844. Ouvre dans les années 1850 une librairie au 57 rue des Saints-Pères à Paris ; renonce à son brevet de lithographe en faveur de Mougin. En 1883, l'entreprise passe aux mains de Vitte et Perussel (source : Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle, site de l’École nationale des chartes ; adresse : http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/25671).


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éditeur
Auteur : Douillier Jean-Nicolas-Alexandre,
Jean-Nicolas-Alexandre Douillier

Alexandre (prénom usuel) Douillier, éditeur à Dijon dans la première moitié du XIXe siècle.


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éditeur
Auteur : Delsol,
Delsol

Imprimeur-éditeur à Toulouse dans la première moitié du XIXe siècle.


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éditeur
Auteur : Vauthier Émile,
Émile Vauthier

Fils d'Antonin Vauthier, fondeur de cloches à Saint-Émilion (Gironde), installé dans l'ancien couvent des dominicains.


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fondeur de cloches, attribution par source
Auteur : André L.,
L. André

Fabricant de mobilier religieux à l'enseigne des "Ateliers (de) Saint Joseph", ancienne maison Moisseron et Ruault à Angers (et 70, rue Bonaparte à Paris), puis Moisseron et L. André, puis "L. André et Fils" à Angers. Documentée entre 1881 et 1927 au moins.


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fabricant de mobilier religieux, attribution par source
Auteur : Laporte,
Laporte

Menuisier à Mugron (Landes) dans les années 1920.


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menuisier, attribution par source

Annexes

  • Liste des oeuvres non étudiées

    Tableau commémoratif des curés de Montaut [collatéral ouest, 1ère travée, mur ouest] (ill. 20174010295NUC4A)

    1er quart 21e s. Pierre reconstituée.

    Inscriptions gravées et peintes en noir.

    Confessionnal [collatéral est]

    4e quart 19e s. Chêne verni.

    Style néogothique. Trois loges sur plan rectangulaire ; loge centrale à battant en arc brisé avec claire-voie ; loges latérales ouvertes en arc brisé, à accotoir, agenouilloir et guichet à jalousie ; colonnettes aux angles des loges, gâble ajouré en arc brisé au sommet de la loge centrale. Décor : croix dans des rinceaux (claire-voie du battant central), pinacles, trilobe ajouré, crochets, croix sommitale fleuronnée.

    h = 320 environ.

    Confessionnal (de sacristie) [sacristie]

    1926. LAPORTE, menuisier à Mugron. Chêne.

    Battant avec panneau à claire-voie (croisillons), sommet découpé en accolade avec croix sommitale tréflée.

    h = 213 ; la = 95 ; pr = 6,5.

    [Sans doute la "grille contre le mur" acquise en 1926 par le curé Lafitte pour remplacer un "confessionnal portatif à l'usage des sourds, une commode encombrante". La "note Laporte Mugron, confessionnal sacristie… 320" est portée dans le registre à l'année 1927.]

    Prie-Dieu [chapelle de la Vierge]

    1er quart 20e s. Chêne teinté et verni.

    Accotoir en pente, deux colonnes et arc trilobé sur la face ; agenouilloir. Décor en relief : chapiteaux feuillagés ; croix tréflée sur le panneau de fond, entourée de rinceaux gravés ; gros fleurons en relief rapporté sur la face extérieure.

    h = 88 ; la = 82,5 ; pr = 68.

    [Exécuté entre 1912 et 1928 par "le même ébéniste que le confessionnal" ci-dessus (registre paroissial, année 1928).]

    Clochette d'autel [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Bronze doré.

    Décor fondu en relief sur fond amati (sur le vase) : deux meuniers sur leurs ânes, moulin à vent.

    h = 14,5.

    Vase d'autel (n° 1) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure blanche (de Limoges).

    Vase cornet à base ovale, panse évasée à encolure dentelée, anses en biscuit moulées et rapportées. Décor en relief sur la face : médaillon ovale à bord tressé, feuilles de nénuphar ; décor des anses : dahlias et feuilles.

    h = 19,5 ; la = 16.

    Marque (en creux sous la base) : 21 (numéro de série).

    État : encolure cassée et recollée.

    Vase d'autel (n° 2) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure blanche.

    Vase en forme de burette, à base circulaire, panse galbée en balustre, encolure en col de cygne, anse unique en biscuit moulée et rapportée (crosse feuillue). Décor (peint doré) sur la face : médaillon avec le monogramme MA.

    h = 14,5.

    Marque (gravée sous la base) : croix latine.

    Vase d'autel (n° 3) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure blanche (de Limoges).

    Vase cornet à base ovale chantournée, panse à encolure évasée et dentelée, anses en biscuit moulées et rapportées. Décor (peint en rouge et vert) sur la face : coquelicot et herbes ; décor des anses : feuilles.

    h = 7,2.

    Marque (en creux sous la base) : 10.

    Patène [sacristie]

    18e-19e s. (?). Argent doré.

    Ombilic saillant sans décor.

    d = 14,7.

    Aucun poinçon ni marque.

    Thabor (n° 1) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze doré et peint, laiton doré.

    Plan carré, bronze doré et peint, côtés fondus ajourés, faux émail blanc et bleu, plateau en laiton doré. Décor néo-roman : pieds en dragons ailés, rinceaux perlés et Agneau de Dieu dans un médaillon sur la face, croix fleuronnées et fleurs de lys sur la traverse supérieure.

    h = 16,5 ; la = 34 ; pr = 34.

    Thabor (n° 2) [sacristie] (ill. 19704000005V)

    Milieu 19e s. Bois doré.

    Plan rectangulaire, élévation galbée, pieds tournés en toupies, plateau peint en rouge. Décor rapporté en plâtre : monogramme MA sur la face, cartouches rocaille aux angles, trophées sur les côtés (à gauche : mitre, calice, ciboire, chutes de branches d'olivier et de laurier, nœud de ruban ; à droite : ostensoir, reliquaire, croix, laurier, raisin).

    État : mauvais état, il manque deux des pieds.

    Lampe de sanctuaire [déposée à la tribune]

    4e quart 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Vasque portant six bras de lumière en forme de crosse ; anneau de préhension au bas de la vasque. Décor : frise ajourée de palmettes (sur la vasque), grappes de raisin (sur les branches).

    État : déposée ; manquent les six chaînes, la plaque sommitale et la veilleuse en verre.

    Réserve à eau baptismale [sacristie]

    19e s. (?).

    Réserve circulaire en cuivre avec couvercle emboîtant, deux anses en ruban sur la réserve, une sur le couvercle. Décor : croix de malte poinçonnée sur le couvercle.

    h = 19 (avec l'anse) ; d = 24 (sans les anses).

    Encensoir (n° 1) [sacristie] (ill. 20174001220NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton argenté.

    Style néoclassique. Base circulaire, coupe en balustre, couvercle emboîtant ajouré à sommet en dôme. Décor (estampé, fondu) : godrons, palmettes (coupe), godrons, feuilles (couvercle), trois angelots (douilles pour le passage des chaînes), vase sommital.

    h = 30 ; d = 12.

    Encensoir (n° 2) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton argenté.

    Style néoclassique. Base circulaire, coupe en balustre, couvercle emboîtant ajouré à sommet en dôme. Décor (estampé, fondu) : godrons, feuilles d'eau (coupe), flamme sommitale.

    Seau à eau bénite et goupillon [sacristie] (ill. 20174001221NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton argenté.

    Style classique. Seau en vase Médicis, à base circulaire et anse mobile ; décor : godrons (panse), fleurettes dans des cercles alternant avec des feuilles romanes sur fond amati (épaulement), feuilles (anse). Goupillon à manche en buis tourné et aspersoir en laiton.

    Seau : h = 18,5.

    Ensemble de 13 santons (crèche de Noël) [chapelle du Sacré-Cœur, placard du mur oriental] (ill. 20174001208NUC2A et 20174001209NUC2A)

    20e s. Plâtre polychrome.

    Statuettes de grande taille, intérieur creux. 13 pièces : Enfant Jésus, Vierge, saint Joseph, trois rois mages, un serviteur noir, quatre bergers (deux debout, deux agenouillés dont un jeune avec un agneau), ange avec phylactère "Gloria in excelsis Deo", âne, bœuf, mouton.

    Vierge : h = 55 ; saint Joseph : h = 56 ; Gaspard : h = 54 ; Balthasar : h = 55 ; serviteur noir : h = 65 ; ange : h = 64 ; berger debout : h = 60,5 ; vieux berger debout : h = 64.

    État : bras et ailes de l'ange démontés.

    Bannière de procession (élément) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Bois tourné, laiton doré.

    Élément : hampe en bois avec croix sommitale en laiton.

    Croix de procession (n° 1) [tribune]

    1ère moitié 19e s. Bois blanc peint en noir.

    Facture populaire. Christ rapporté ; fleurons cordiformes aux extrémités des bras de la croix.

    État : manque la hampe et la douille, mauvais état.

    Croix de procession (n° 2) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton et bronze argentés.

    Style néoclassique. Hampe et douille emboîtante en laiton argenté, nœud en urne aplatie, croix en bronze argenté ; le Christ (revers creux), la Madeleine au revers, le titulus et les fleurons des bras sont fondus, dorés et rivés. Christ représenté vivant, les yeux au ciel, les pieds cloués l'un à côté de l'autre ; effigie de la Madeleine éplorée au revers du montant ; titulus en forme de médaillon ovale ; deux bandeaux guillochés et frise de feuilles à la molette sur le nœud ; fleurons à gerbes de blé aux extrémités des bras.

    h = 267,5 (hauteur totale) ; h = 99,5 (croix avec la douille, sans la hampe) ; la = 42 ; h = 168 (hampe seule).

    Croix de procession (n° 3) [tribune]

    Milieu 19e s. Laiton et bronze.

    Style néoclassique. douille emboîtante en laiton, nœud en vase, collerette festonnée, croix en bronze ; Christ fondu et rapporté ; fleurons des bras de la croix en forme de lyre.

    État : manque la hampe.

    Croix (de chaire à prêcher) [sacristie : déposée]

    1ère moitié 20e s. Plâtre polychrome, bois.

    Christ (petite nature) en plâtre.

    Croix : Christ en croix [vaisseau est, au-dessus de l'arcade d'entrée de la chapelle de la Vierge]

    3e quart ou milieu 20e s. Bois.

    Croix simplement équarrie ; Christ : sculpture au ciseau droit laissant visibles les traces de l'outil.

    Iconographie : Christ figuré mort, la tête reposant sur l'épaule senestre.

    Paire de chandeliers d'église (n° 1) [chapelle du Sacré-Cœur, placard] (ill. 20174001207NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Laiton et bronze dorés.

    Style néo-roman. Base tripode en bronze, en forme de feuilles ; tige en vase piriforme à anses bifides (décor : deux angelots rapportés), bouquet de lumière à six branches avec bobèches et binets (décor en laiton découpé : lys et feuilles).

    h = 60 ; la = 45.

    État : il manque les bobèches et binets de deux branches.

    Paire de chandeliers d'église (n° 2) [chapelle du Sacré-Cœur, placard] (ill. 20174001206NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Laiton et bronze dorés.

    Style néo-roman. Base tripode ajourée en bronze, à décor de monstres cynocéphales ; nœud torique à six boutons vissés (en forme de fleur), bouquet de lumière de forme pyramidale, à cinq branches avec bobèches et binets (décor en laiton découpé : lys et oiseaux en vol).

    h = 76 ; la = 29.

    État : il manque une bobèche et un binet.

    6 chandeliers (dépareillés) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige cylindrique ou en fuseau, binet en vase, bobèche mobile.

    h = 24 ; h = 24,5 ; h = 21, 5 ; h = 20.

    Paire de chandeliers [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton doré.

    Base hexagonale, tige pyramidale de section hexagonale, binet en vase, bobèche mobile.

    h = 28,5.

    Conopée [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Satin de soie rouge, fil de métal doré (passementerie, décor).

    Décor brodé : IHS dans une gloire entre des feuilles de vigne (haut), épis de blé et feuilles de vigne (deux pentes). Broderies et paillettes dorées, galon façon dentelle.

    Garniture de dais de procession [sacristie] (ill. 20174001273NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Moire de soie blanche, satin rouge, fil métal doré.

    Quatre pentes (deux longues, deux courtes) en moire antique de soie blanche, doublure en satinette rouge, bas festonné. Galon à système à bords festonnés, motif de fleurettes et acanthes, granges à cannetilles. Décor sur carton brodé : deux grandes branches nouées avec grappes de raisin (en laiton doré) et épi de blé, le Cœur Sacré de Jésus dans des rayons de paillettes, Agneau mystique en fil d'argent, Pélican mystique, triangle trinitaire.

    h = 83 ; courte pente : la = 132 ; longue pente : la = 185.

    Chape (n° 1) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, satinette rouge (doublure), fil métal doré (passementerie).

    Franges en cannetilles, décor brodé en fil de métal doré. Fermoir en laiton doré quadrilobé avec faux rubis. Décor : grands médaillons en amande et losanges reliés par des rinceaux à fleurs . Chaperon : IHS dans un quadrilobe et dans un cercle entouré de rinceaux.

    État : déchirures.

    Chape (n °2) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Velours de soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil métal doré (passementerie) et argenté (décor).

    Chaperon : Pélican mystique dans une gloire. Galon ondulant à décor de fleurettes, franges de cannetilles. Fermail en laiton argenté avec un quadrilobe et décor d'orbevoies dorées.

    État : passementerie en mauvais état.

    Ensemble de deux dalmatiques [sacristie] (ill. 20174001251NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Velours de coton et soie noir, fil métal argenté.

    Doublure en bougran de toile gris-noir, passementerie en fil argenté à décor de fleurs et feuilles d'acanthe.

    Ornement vert (n° 1) [sacristie] (ill. 20174001257NUC2A)

    1ère moitié 20e s. (1919 ?). Damas de soie vert.

    Damas à fond semé de croix dans des couronnes d'épines, branches de rosiers, quadrilobes, roses et passiflores. Au centre de la croix dorsale, une croix grecque avec le monogramme IHS en textura à la croisée et des lys blancs au naturel dans les branches. Galon en fil de métal doré.

    [Sans doute l'un des ornements acquis par le curé Lafitte entre 1900 et 1928 ; peut-être l'ornement vert acquis en 1919 pour 200 francs (registre paroissial).]

    Ornement vert (n° 2) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Damas de soie vert, satinette verte (doublure).

    Croix dorsale : monogramme IHS dans une mandorle perlée, entouré de rinceaux avec des passiflores. Galon jaune brodé de vert (tige fleurie).

    Ornement rouge (n° 1) [sacristie] (ill. 20174001263NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Velours rouge, drap lamé doré (orfrois), bougran de toile rouge (doublure), dentelle blanche (colletin).

    Croix dorsale à redents en drap lamé doré, avec décor gaufré en relief : grosses roses épanouies, rinceaux d'acanthe ; à la croisée, Agneau mystique sur le livre aux sept sceaux dans une gloire. Galon en fil de métal doré à fleurettes et acanthes.

    [Les "3 ornements rouges" firent l'objet de "réparations et réfections' en 1932 pour une somme de 300 francs (registre paroissial).]

    Ornement rouge (n° 2) [sacristie] (ill. 20174001267NUC2A)

    1ère moitié 20e s., Lyon. Satin de soie rouge vermillon, bougran de toile rose (doublure), fil métal doré (passementerie).

    Tissage en forme ou "à la disposition". Croix dorsale aux bras tréflés avec, à la croisée, le monogramme IHS en gothique textura dans un quadrilobe entouré de rinceaux d'acanthe et de passiflores. Sans galon.

    [Les "3 ornements rouges" firent l'objet de "réparations et réfections' en 1932 pour une somme de 300 francs (registre paroissial).]

    Ornement rouge (n° 3) [sacristie] (ill. 20174001264NUC2A)

    1er quart 20e s. Damas rouge et satin de soie rouge, bougran de toile vert (doublure), dentelle blanche (colletin).

    Croix dorsale en satin de soie rouge, monogramme IHS dans un quadrilobe à redents entouré de rinceaux avec fleurs de chardon et passiflores.

    [Sans doute l'un des ornements acquis par le curé Lafitte entre 1900 et 1928. Les "3 ornements rouges" firent l'objet de "réparations et réfections' en 1932 pour une somme de 300 francs (registre paroissial).]

    Ornement doré [sacristie] (ill. 20174001268NUC2A)

    1er quart 20e s. Drap lamé doré, bougran de toile rouge (doublure), fil métal doré (passementerie).

    Chasuble avec col à la romaine. Branches de la croix dorsale polylobées, quadrilobes sur le montant et la traverse, monogramme IHS en gothique textura dans un quadrilobe à la croisée.

    [Sans doute l'un des ornements acquis par le curé Lafitte entre 1900 et 1928.]

    Ornement blanc [sacristie]

    1926. BIAIS, Paris (?). Satin blanc damassé.

    Damas à motifs de polylobes avec fleurons. Croix dorsale à redents avec monogramme IHS dans un médaillon à la croisée. Galon jaune et rouge à motif de croix grecques.

    [Sans doute l' "ornement damas blanc" fourni par la maison Biais en 1926 pour 267,95 francs (registre paroissial).]

    Ornement noir [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Satin noir, tapisserie au point en fil de laine et coton noire et blanche.

    Décor de la croix dorsale : monogramme IHS dans un médaillon avec une étoile à cinq branches et un lys héraldique.

    [Sans doute l'un des ornements acquis par le curé Lafitte entre 1900 et 1928. Une chape avec étole pastorale à décor identique.]

    Étole pastorale [sacristie] (ill. 20174001256NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, satin rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor).

    Décor brodé : rinceaux, médaillons rayonnants, vases façon vannerie, grandes palmes sur fond de croisillons avec incrustation de fausses perles en métal. Colletin en dentelle blanche.

    Ensemble de 7 statues

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome (sauf indication contraire).

    Sacré-Cœur (chapelle du Sacré-Cœur ; terre cuite ? ; socle octogonal ; h = 137). Saint Joseph et l'Enfant Jésus (chapelle de la Vierge, mur ouest ; socle ovale dans la masse ; h = 89). Saint Antoine de Padoue (nef, pilier central ; h = 123). Notre-Dame de Lourdes (sacristie ; sans doute la statue offerte par Coralie Burguerieu et bénite en mai 1901, autrefois placée sur l'autel de la Vierge [registre paroissial, p. 27]). Ange lampadophore (sacristie ; d'une paire [2e disparu] ; h = 105 ; peut-être l'un des "petits anges adorateurs" acquis en 1880). Enfant Jésus bénissant (sacristie ; statuette). Sacré-Cœur (n° 2) (sacristie [niche du corps supérieur du meuble de sacristie] ; statuette).

    Console de statue [déposé dans un bâtiment communal]

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome.

    Décor en relief : chapelet entourant l'écusson du Carmel (console de la statue de sainte Thérèse de Lisieux).

    Ensemble de 9 livres [sacristie]

    A. Missel du diocèse d’Aire. DELSOL, Toulouse, 1844. Reliure en carton et cuir à décor marbré et doré au fer (mauvais état) ; décor : cadre à rinceaux (plats), croix fleuronnée dans cadre à rocailles, rinceaux (dos). Pages de garde en papier marbré. Titre : "Missale aturense [...] [armoiries de Mgr Lanneluc, évêque d'Aire] Tolosae ex typis DELSOL, biblio-typographi / MDCCCXLIV."

    B. Missel parisien. Jean-Nicolas-Alexandre DOUILLIER, Dijon, 1830. Reliure en cuir brun sans décor. Page de titre : "Missale parisiense / [...] / Divione, / apud J.N.-Alexandrum Douillier, bibliopolam, nec non D.D. episcopi / typographum, Parisiensiumque usuum editorem. / M.DCCC.XXX".

    C. Missel romain (n° 1). Jacques LECOFFRE et Compagnie, Paris, Jean-Baptiste Pélagaud et Compagnie, Lyon, 1851. Reliure en cuir brun (ruinée). Titre : Missale / romanum/ [...] / Parisiis / Apud J.m Lecoffre et Socios, bibliopolas / M.DCCC.LI / Lugduni ex Typis J.B. Pélagaud et Sociorum."

    D. Missel romain (n° 2). Adrien LE CLERE et Compagnie, Paris, 1864. Reliure en cuir rouge, dos à cinq nerfs, décor doré au fer sur les plats (croix fleuronnée), tranche dorée. Page de titre : "Missale romanum [...] [armoiries de Pie IX] / Parisiis apud Adrianum Le Clere et Socios / SS. D. N. Papae et archiepiscopatus parisiensis typographos / via dicta Cassette, 29 / M.D.CCC.LXIV". Frontispice : saint Michel terrassant le démon.

    E. Missel romain (n° 3). DESCLÉE, LEFEBVRE et Compagnie, Tournai, 1889. Reliure en toile rouge, dos à cinq nerfs, décor doré au fer sur les plats (médaillon avec croix fleurdelisée sur fond mosaïqué avec vigne). Titre : "Missale romanum [...] / Tornaci Derviorum, / Sumptibus et Typis Societatis S. Joannis / Evangelistae, Desclée, Lefebvre et Sociorum / Pont. Edit. / 1889". Frontispice (chromolithographie) : Messe de saint Grégoire. [Huit autres exemplaires étudiés dans les Landes, dont un à l'église de Fargues.]

    F. Missel romain (n° 4). Alfred Mame et fils, Tours, 1911. Reliure en cuir rouge, dos à cinq nerfs, décor doré au fer sur les plats (croix fleuronnée et rayonnante) et le dos (cartouches à feuilles). Titre : "Missale romanum [...] Turonibus / typis Alfredi Mame et filiorum / Sanctæ Sedis Apostolicæ et Sacræ rituum Congragationis / typographum / M.D.CCCC.XI. Armoiries du pape Pie X. Frontispice (photogravure) : Adoration des mages (d'après Velasquez).

    G. Missel romain (n° 5). Alfred Mame et fils, Tours, 1911. Reliure en cuir noir, dos à cinq nerfs, décor gaufré sur les plats (croix fleuronnée). Titre : "Missale romanum [...] Turonibus / typis Alfredi Mame et filiorum / Sanctæ Sedis Apostolicæ et Sacræ rituum Congragationis / typographum / M.D.CCCC.XI. Armoiries du pape Pie X.

    H. Missel romain (n° 5). Alfred Mame et fils, Tours, 1948. Reliure en cuir rouge, dos à cinq nerfs. Titre : "Missale romanum [...] Turonibus / typis Alfredi Mame et filiorum / Sanctæ Sedis Apostolicæ et Sacræ rituum Congregationis / typographum / 1948. Frontispice (photogravure) : Adoration des mages (d'après Velasquez).

    I. Rituel romain. Adolphe LAINÉ et J. HAVARD, Paris, 1866. Titre : "RITUALE ROMANUM / Pauli V Pontificis Maximi / jussu editum / et a Benedicto XIV / auctum et castigatum / CUM CANTU / Juxta traditionem accurate emendato / cui accedunt varia supplementa ad usum provinciae Auscitanae / ill. ac RR. D.D. Archiepiscopi / Franc. Aug. DELAMARE / Jussu edita / [trophée pontifical] / PARISIIS / Apud Ad. Lainé et J. Havard / 19, via Sanctium Patrum / DINIAE / Apud / Socios pro cantu romano / MDCCCLXVI".

    Casque (casque Adrian) [sacristie]

    1915-1918. Acier verni gris bleuté.

    [Modèle de casque M Adrian 1915, conçu par l'ingénieur militaire Louis Adrian (1859-1933) pour équiper l'armée française à partir du milieu de l'été 1915.]

    __________________________________________________________________________________________

  • Inventaire des églises de Montaut et de Brocas, 22 novembre 1791 (AD Landes, E dépôt 1 P 18)

    SAINTE-CATHERINE du Bourg :

    Vases sacrés : 3 calices (1 grand, 2 petits) - 1 ciboire - 1 ostensoir - 2 custodes en argent avec 2 bourses garnies en or - Les chrémières et leur boîte en argent - 1 encensoir avec 1 navette et 1 cuillère en argent - 1 aspersoir en argent - 2 burettes avec 1 soucoupe en argent - 1 croix en argent avec son bâton en bois garni en argent - 3 lampes en argent.

    Ornements qui servent aux solennités : 1 ornement violet à dentelle argentée - 1 ornement complet en or et garniture d’or - Pluvial, écharpe, voile pour l’exposition du St Sacrement - 1 devant d’autel avec la dalmatique - 1 ornement vert en damas, dentelle d’argent et 1 devant d’autel - 1 ornement blanc de damas, galonné et festonné - 1 ornement de toute couleur de satin damassé tout blanc avec des fleurs, galonné et festonné en or - 1 autre voile blanc garni de fleurs et franges en or - 1 ornement rouge en damas pour les dimanches, galons d’argent - 1 ornement violet en damas, galons et franges d’argent - 1 ornement rouge en damas, galons d’argent - 1 pluvial violet brodé en argent - 1 pluvial rouge en satin, brodé en or et argent - 1 pluvial blanc de damas avec son écharpe, galon en or et frange en… - 1 ornement en satin avec des fleurs, galon d’or - 1 clef d’argent pour ouvrir le tabernacle.

    Ornements de tous les jours : 1 ornement rouge en satin damassé, brodé en or et argent - 1 ornement vert en satin, galon en soie - 1 ornement de satin damassé toute couleur, galon en soie - 1 ornement rouge en satin, galon en soie - 1 ornement blanc en damas, galon en soie - 5 étoles de différentes couleurs.

    Ornements noirs : - 1 ornement en velours complet, galons d'argent, devant d'autel en pluvial - 1 ornement en damas, galon d'argent - 1 ornement en satin damassé, galon de soie - 1 vieil ornement noir en satin damassé qui ne sert plus - 2 dalmatiques, dentelle d'argent.

    Linge : plusieurs aubes - plusieurs surplis - 5 nappes pour le maître-autel - 2 nappes en dentelle pour les petits autels - 6 nappes pour les petits autels - 4 serviettes - 4 nappes pour le balustre- 6 nappes pour les autels - 5 Essuie-mains - 1 croix en laiton - 1 petite clochette - 1 grande lanterne - 6 boîtes carrées en usage - 5 vielles boîtes - 1 petit paresol (ombrellino).

    Divers : 3 missels (un propre, un vieux fort usé, un usé) - 2 cahiers usés pour les messes des morts - 1 rituel - 4 rituels réformés - 3 soucoupes en étain - 1 fontaine d’étain - 1 sac pour porter du linge à Brocas - 1 ornement de dais, or et argent, franges d’or avec quatre bouquets de même étoffe - 1 coffre - 1 ornement de vieux dais, satin damassé, franges soie - 1 bourse en cuir.

    Devants du maître-autel : 1 violet en damas, galon d’argent - 1 rouge en damas, galon en argent et frange - 1 vert en damas, galon en argent et frange - 1 blanc en damas, galon en argent - 4 bouquets pour le maître-autel en soie.

    SAINT-PIERRE de Brocas :

    Vases sacrés : 1 ostensoir en argent dans une boîte en carton - 1 ciboire en argent avec une bourse en velours rouge et galon d'or - 1 clef en argent pour fermer le tabernacle - 2 calices en argent et leur patène - 1 encensoir avec une navette et cuiller en argent - 1 aspersoir en argent - plusieurs croix d'argent et de laiton - 1 lampe d'argent.

    Ornements : 2 bonnets - 1 ornement de toute couleur en damas avec 1 pluvial, galon d'or et une écharpe - 1 ornement blanc de damas, galon d'or - 1 ornement rouge de taffetas, brodé en argent - 1 ornement de taffetas violet en dessus et vert en dessous, brodé en or et argent - 1 ornement vert - 1 ornement de satin blanc, galon jaune - 1 ornement rouge en camelot, bourse.

    Ornements noirs : 1 ornement complet, dentelle d'argent - 1 ornement noir en velours avec son étole, le manipule et la bourse en satin avec 4 crolles - 3 voiles pour couvrir les croix et un autre pour le sacrement.

    Linge : 2 aubes en grosse dentèle, l'une bonne l'autre très mauvaise - 2 surplis - 2 amicts et cordons - 1 nappe du maître-autel - 1 serviette pour essuyer les mains - 2 nappes pour le balustre - 1 devant d'autel - 2 autres en damas de toute couleur, galon d'or - 1 autre en velours, dentelle d'argent.

    Divers : 3 missels, l'un bon et les deux autres usés - 1 graduel et 1 antiphonaire usés - 3 cahiers usés pour les messes des morts - 3 rituels les deux réformés - 1 petite clochette - 1 lanterne.

  • Extraits du registre paroissial de Montaut-Brocas concernant des travaux aux deux églises et des acquisitions de mobilier (1847-1951)

    Abbé Barbe (1844-1860)

    P. 33-35, 39-40 : réparations et restaurations faites dans les églises de Montaut, Brocas et Arcet (1841-1860) :

    1841 : achat d’une table de communion en fonte avec deux marches et de la rampe de la chaire (1000 fr.).

    1849 : armoires de la sacristie de Montaut peintes en faux bois de noyer et de chêne.

    1851 et 1852 : même peinture pour le tambour, la chaire, les fonts baptismaux, les confessionnaux, les statues de l’autel de la Vierge. La porte d’entrée est "bronzée". Porte du clocher réparée à neuf.

    1854 : Brocas, restauration de la toiture, du clocher et du porche.

    1855 : Montaut, chapelle du Sacré-Cœur, chapelle de la Vierge, sacristie : installation de quatre vitraux peints par "M. Raymond" (Peyruquéou), peintre à Saint-Sever, pour 90 fr.

    Février 1855-février 1856 : réparation à Montaut de l’autel du Sacré-Cœur : nouvelle dorure par M. Lagarde cadet, doreur à Saint-Sever, pour 600 fr. Didelin de Paris, artiste peintre, fournit le tableau du Sacré-Cœur apparaissant à Marguerite-Marie Alacoque, pour 200 fr. Daux, décorateur à Bordeaux, vend le tombeau de l’autel 140 fr. Émile Lamagnère, menuisier, exécute le marchepied.

    1856 (août) : Raymond Peyruqueou, peintre à Saint-Sever, a doré "la table sainte, la rampe qui va à la chaire ; a peint en marbre la chaire".

    1856 (octobre) : on redécouvre l’effigie de sainte Catherine sous le badigeon de la clé de voûte de l’entrée. Restauration. "Représentée dans un groupe de nuages avec la roue de son martyr, avec dans sa main droite la palme de la glorieuse victoire, couronnée d’un diadème de gloire et écrasant sous ses pieds le tyran qui l’a condamnée".

    1857 : restauration (sans l’avis de la fabrique) de la chapelle de la Vierge, peinture de la voûte et du mur (250 fr.), autel redoré par M. Daux de Bordeaux (400 fr.).

    1857 : M. Dupin, ancien président de la chambre des députés, curé, a offert six chandeliers argentés et une croix (d’un prix d’au moins 300 fr.) à l’autel de la Vierge, lors de son passage à Montaut en mai.

    1860 : tribune construite pour recevoir l’orgue acheté par M. Barbe, curé. La même année, tous les ornements de Montaut et Brocas ont été réparés à l’occasion de la visite pastorale de l’évêque.

    P. 36 : réparations et refontes de cloches.

    La Révolution a fait perdre au clocher ses plus belles cloches en 1793. La seule qui resta était une cloche de 600 kg fondue en 1760. Montaut n’a plus possédé qu’une seule cloche jusqu’en 1836. À cette date, une cloche de 350 kg fut fondue, commandée par Pédemagnon de Bétrac, curé de Montaut de 1834 à 1839. Mais elle se cassa en 1840 et le curé Lamarque la fit refondre par Delestan, de Dax ; elle pesait alors 420 kg. En 1853, elle ne fonctionnait plus, il fallut penser à une nouvelle fonte : après concours, c’est Tourmeau fils, fondeur à Mont-de-Marsan qui a été choisi. Il en porta le poids à 458 kg. En 1855, la cloche ne fonctionne plus à nouveau. En raison de la garantie de cinq ans, le fondeur a dû la refondre à ses frais (nouveau poids : 449 kg.). En 1853, Brocas possédait une petite cloche fêlée depuis plusieurs années ; elle fut refondue et la cérémonie du baptême eut lieu en même temps que celle de la cloche de Tourmeau pour Montaut.

    P. 41 : cimetière de Montaut (1850-1851).

    1806 : les paroissiens du bourg, "fatigués de porter leurs morts à Brocas" (ancien siège de la paroisse), obligent la municipalité à faire choix d’un terrain pour un nouveau cimetière à Montaut. Mais celui-ci "ne convient pas du tout, inspire le dégout, tout le monde se plaint". Le conseil municipal tergiverse jusqu’en, date à laquelle le maire Sylvain Labastugue prend l’affaire en mains avec son nouveau conseil. On joint au terrain acquis en 1806 un emplacement mitoyen "pour faire un beau et immense cimetière". "Une personne charitable fit cadeau du magnifique portail" (estimé à 400 fr). On fit élever à cette même époque une croix qui domine le cimetière (150 fr).

    P. 82.

    1859 (2 juin) : la foudre s’abat sur le clocher de Brocas et cause d’importants dégâts.

    P. 103-106, 135-138 : achats, réparations et restaurations, église et cimetière de Montaut depuis 1845.

    Extrait (sommes les plus importantes) : lustre devant le grand autel (160 fr.), lustre de l’autel du Sacré-Cœur (100 fr.), lustre de l’autel de la Vierge (80 fr.), deux vitraux de la chapelle de la Vierge et de la sacristie (200 fr.), bannière de la Sainte Famille (220 fr.), ornements. Restauration de l’autel du Sacré-Cœur (900 fr.). Restauration de la chapelle de la Vierge (820 fr.). Don de six chandeliers et d’une croix par Dupin (300 fr.).

    1858 (12 septembre) : don d’une statue de la Vierge à Brocas (140 fr.).

    Abbé Sébie (1860-1866)

    Depuis juillet 1860, réparations de l’église et achats d’ornements à Montaut pour 5000 fr.

    Abbé Daydrein (1866-1900)

    1868 : installation des sœurs à Montaut. Ouverture de classes chrétiennes pour jeunes filles dans une maison léguée par M. de Beysies.

    1873 : Mme Darieutort, veuve de Louis de Monet, sans enfant, lègue à la fabrique sa maison avec jardin et ses trois métairies pour fonder une école de garçons. L’abbé Daydrein s’est ainsi attiré la haine des héritiers naturels (le neveu, Mme Darieutort et sa fille Mathilde ayant renoncé à leur héritage pour le remettre à la paroisse). Affaire portée au tribunal. L’abbé reçoit l’appui d’Aristide Moringlane (trésorier de la fabrique) et du comte Lamarque qui le défendent auprès du président Mac-Mahon. Le legs est autorisé en 1877 (décret signé par le président). En 1884, l’école n’est toujours pas ouverte.

    1887 : installation des frères des écoles chrétiennes, ouverture des classes. Décret de fermeture en 1904, comme suite aux décrets sur les congrégations. Comme la fabrique ne peut plus accomplir la volonté de la donatrice (école de garçons), elle est déchue de son droit au legs.

    Achats depuis 1867 (extrait) : harmonium (600 fr.), statue de St Joseph (80 fr.), bannière brodée d’or fin (250 fr.), cinq chapes (885 fr.), trois ornements (345 fr.), un drap mortuaire (220 fr.), dix paires de chandeliers (trois en bronze, sept en verre vert) (56 fr.).

    P. 135.

    Réparation des vitraux (100 fr.).

    Restauration du chœur de l’église de Brocas, achat d’un maître-autel en marbre (3100 fr.), de trois ornements blanc, violet et noir pour Brocas (180 fr.).

    1873 (Noël) : la chaire en pierre de l’église s’est effondrée pendant la messe. Remplacée en 1874 par une chaire en terre cuite de la maison Virebent de Toulouse (600 fr.).

    1877 : refonte et agrandissement de la petite cloche de Montaut (350 fr.).

    1878 : construction de la nouvelle sacristie, servant de décharge (320 fr.) ; achat d’une statue du Sacré-Cœur, de deux grands anges adorateurs, de candélabres et d’un ornement noir. (610 fr.).

    1880 : achat de deux petits anges adorateurs, de candélabres (180 fr.).

    P. 136.

    1882 : le curé a fait diviser les grandes baies de l’église en "deux travées dans le style du XVIe siècle". Vitraux de Dagrand de Bordeaux "d’après mes indications". Est : scènes de vie et mort de sainte Catherine. Ouest : vie et mort de saint Pierre. Chapelle du Sacré Cœur : Apparition du Christ à Marie Alacoque. Chapelle de la Vierge : Sainte Famille. Œil de bœuf au-dessus du porche : Notre-Dame de Buglose, patronne du diocèse. Le tout : 4 516 fr.

    1884 : chaire décorée par Raymond Peyruqueou, de Saint-Sever (250 fr.).

    P. 137.

    1887 : achat de deux lustres en cuivre à lys et épis (380 fr.).

    1885 : dais de moire blanche (1 000 fr.).

    1889 : restauration des ouvertures de l’église de Brocas. Quatre ouvertures sud remises dans leurs dimensions primitives, divisées "en deux panneaux avec meneau au milieu dans le style flamboyant" et garnies de vitraux. Le vitrail du sanctuaire de la Vierge représente la Sainte Famille au travail (coût : 200 fr. donnés par Baptiste Lannevère, 100 fr par son frère et 600 par la fabrique).

    P. 138.

    Remontage des deux grandes cloches et installation de deux petites : M. le président Burguerieu a pris à ses frais le remontage des deux grosses cloches qui ne sonnaient plus. Il fit venir le fondeur Vauthier (Emile) de Saint-Émilion. En même temps, on fait faire deux petites cloches (1200 fr.). La marraine, Coralie Burguerieu, donna 300 fr., Mme Darrieutort donna 200 fr, Martial Labastuque, parrain, donna 300 fr. Reste dû par la fabrique : 200 fr. Joug des deux cloches changés (1000 fr.).

    1898 (avril) : installation d’une nouvelle tribune à Montaut, par le menuisier Pierre Jarez ( ?).

    1900 : Raphaël Peyruqueou, de Saint-Sever, a refait les peintures de l’église, en très grande partie aux frais de l’abbé Daydrein, mort cette même année.

    1900 (15 juin) : installation d’un chemin de croix en terre cuite (1500 fr., don de Melle Coralie Burguerieu) de la maison « Union artistique internationale », dont les ateliers sont à Vaucouleurs (Meuse).

    Vierge de Lourdes offerte à l’église par Melle C. Burgurieu, pour l’autel de la Vierge. Bénédiction en 1901.

    1901 (octobre) : abandon de l’ancien cimetière (La Placote), transformé en jardin.

    Abbé Lafitte (né en 1869, curé de Montaut 1900-1951)

    P. 1 : "Notes pour servir à l’histoire de la paroisse de 1900 à 1928"

    P.3. 1908 : refonte de la plus petite des deux cloches, fêlée depuis longtemps. Le curé songea à Lannevere comme parrain : "Deux ou trois ans avant sa mort [1908], on me demanda à Brocas de faire refondre la plus petite des deux cloches, fêlée depuis déjà quelques temps. Une souscription s’ouvrit et Lannevere étant le personnage le plus en vue, je songeai naturellement à lui pour le parrainage. Un jour que je le rencontrai, avant de lui parler du rôle honorable que je lui réservais, je lui marquai mon espoir qu’il allait faire bonne figure parmi les donateurs ; mais je reçus une rebuffade : "Voyez-vous, me dit-il, j’ai donné jusqu’à l’heure (sic), que les autres donnent maintenant." Je n’insistai pas et contai ma mésaventure à un de ses vieux amis. À quelque temps de là je rencontrai cette même personne : "J’ai vu Lannevere, me dit-il, et lorsque je lui ai dit votre intention de le faire parrain, mais ne voulant rien donner il s’était exclu lui-même, il a failli en perdre la tête, tachez donc de le voir ; il est désolé de son refus et je crois qu’il va bien faire les choses". Il les fit en effet magnifiquement. La forte somme qu’il versa permit de transformer la petite cloche en la plus grande, il prit de plus à son compte l’achat d’un joug en fonte et tous les frais d’installation. Et voilà comment son nom figure glorieusement sur la cloche à côté de celui de la marraine, Mme du Sault."

    P.4. Inventaire de l’église de Montaut :

    "En certains lieux, les portes des églises durent être crochetées et même brisées pour permettre aux représentants de la loi de faire leur œuvre. Voici comment les choses se passèrent à Montaut. L’inspecteur d’enregistrement qui fut désigné pour venir faire le recensement du mobilier religieux était un homme très respectable, excellent catholique que je connaissais particulièrement et pour qui j’avais l’estime la plus profonde. Il marchait à son triste travail la mort dans l’âme ; mais ne pas marcher c’était briser sa carrière. À cause de lui je ne cherchai pas à exciter la population, mais je refusai d’accéder à la demande qu’il me fit la veille de tenir l’église fermée durant la journée pour ne pas être troublé dans ses opérations. Malgré mes sentiments personnels pour lui ; ma conscience de prêtre me faisait un devoir de laisser l’église ouverte comme elle l’était tous les jours. La manifestation qui se produisit fut donc spontanée, et c’est à ce titre qu’elle me paraît plus significative et plus à l’honneur de la population. Dès que l’arrivée de l’employé officiel du gouvernement fut signalée le tocsin sonna, l’église se remplit et un groupe imposant d’hommes se plaça aux alentours de l’entrée. Lorsque j’arrivai devant l’église avec le trésorier de la fabrique, chargé comme moi de représenter la paroisse, l’inspecteur fort embarrassé réclamait la clef de l’église qui était fermée. J’ignorais moi-même en quelles mains elle se trouvait et me gardai de faire un mouvement pour la réclamer. Ce fut par l’insigne maladresse d’un brave homme mal inspiré pour la circonstance, qu’on put enfin la retrouver. L’entrée dans l’église se fit aux accents du "Nous voulons Dieu" chanté par toute l’assistance et tant que durèrent les opérations les cantiques et la récitation du chapelet se succédèrent. C’était navrant et consolant. L’inspecteur dut lui-même ouvrir les tiroirs et les armoires. J’étais peiné de son air malheureux ; mais tout comme lui avait le sien, j’avais mon rôle à tenir, et nous restâmes spectateurs impassibles et muets d’un recensement qui dut être bien incomplet à en juger par la rapidité avec laquelle il fut procédé."

    P. 9. Situation matérielle de l’église après la Séparation, nouvelle sacristine :

    Plus de ressources après la Séparation. Mme Darrieutort (en la personne de sa fille Mathilde) prit en charge, à ses frais, l’entretien de la sacristie et des autels. Elle devient alors la bienfaitrice de Montaut. Elle achetait tout le nécessaire.

    P. 10. La guerre, les réfugiés. Nettoyage de l’église :

    Deux familles de réfugiés belges furent recueillies à Montaut et logées dans le couvent des sœurs (alors vide). L’abbé les a occupées au nettoyage de l’église. L’un des réfugiés était artiste peintre et fut donc employé au nettoyage des tableaux des trois autels. En ce qui concerne le maître-autel, "il me fit remarquer qu’un précédent nettoyage avait été fait très maladroitement avait été fait très maladroitement et d’une manière insuffisante et qu’on ne pouvait y remédier parce que l’ouvrier, son mauvais travail terminé, avait de nouveau passé du vernis sur la peinture."

    P. 11. Béatification de Jeanne d’Arc, 1909 :

    Grande fête célébrée à Montaut (« un lundi vers la mi-août »), projection dans l’église d’une série de tableaux retraçant la vie de Jeanne d’Arc. "J’avais imaginé, comme pièce principale de décoration dans l’église, de faire peindre par mon cher voisin de Banos, Monsieur l’abbé Descorps, la Jeanne d’Arc d’Ingres et j’avais placé ce tableau sur le haut du maître autel dans un cadre de fleurs. La fête terminée, je ne crus pas mieux faire que de l’utiliser en lui choisissant une place définitive au-dessus de l’arcature romane qui s’ouvre à l’entrée de la chapelle de la Vierge."

    P. 11. Nouvel état d’esprit après la guerre de 1914-1918 :

    "L’ardeur que mirent les sonneurs improvisés à répandre la bonne nouvelle fut funeste en conséquences pour les pauvres cloches. En beaucoup d’endroit elles se fêlèrent. Notre plus belle cloche fut de ce nombre. Elle datait de 1760. Et de ce jour note sonnerie se trouva bien appauvrie."

    P. 12.

    1921. Souvenir commémoratif extérieur trop coûteux : installation d’un drapeau du Sacré-Cœur (don de Mlle Darrieutort) dans le chœur. Celui-ci étant réservé pour les grandes solennités, elle en donna un autre "pour figurer à demeure".

    P. 13.

    1926 : changements dans la sacristie : agrandissement de la fenêtre, la sacristie étant trop sombre et le vitrail trop ancien. Installation d’un meuble dans le recoin gauche, qui résiste à une effraction, afin d’y ranger les vases sacrés. Confessionnal portatif à l’usage des sourds (une commode encombrante), remplacée par une grille contre le mur. Transformation d’une ouverture à côté de la porte donnant sur la Placote, "sorte d’évier contenant le lavabo destiné au célébrant. Un mauvais maçon avait essayé de lui donner une arcature romane gauche à souhait et la maçonnerie s’en allait à l’arrière du cul de four. C’était simplement dégoutant à l’œil. Après en avoir fait un placard rectangulaire fermé par une porte en chêne, je l’utilisai pour le lavabo et pour tout ce qui concerne le service des burettes."

    1927 : achat de deux fauteuils de célébrants et de deux tabourets pour servir au diacre et au sous diacre. Mobilier commandé à la Maison André, d’Angers (1 000 fr.). La stalle de célébrant, fixée à la boiserie, présentait un problème : "il était impossible de s’y installer sans que les chasubles ou chapes n’eussent à en souffrir. [...] De ce fait j’ai dû en particulier faire remettre complètement à neuf le bel ornement de moire blanche dont la croix est en broderie d’or fin en relief [...]" (800 fr. aux dominicaines de Dax.)

    1928 : année importante, restauration des cloches. Grosse cloche fêlée, seconde cloche plus petite, deux autres toutes petites. "La plus petite pouvait être levée à bras par un seul homme et l’autre la suivait de près. On ne les utilisait que pour les obsèques des petits enfants." Le système de sonnerie, changé par l’abbé Daydrein (1866-1900), ne comportait pas de contrepoids, aussi le va-et-vient des cloches ébranlait-il tout le beffroi (charpente et faîtage). "Le mobilier de l’église étant juridiquement communal, la question des travaux à faire n’était pas de mon ressort. Mais nous avions tous appris à connaître que si les communes étaient propriétaires, elles s’inquiétaient généralement fort peu de pourvoir à l’entretien et au renouvellement du mobilier. [...] On n’aurait cependant pas dû oublier que c’était une sonnerie civile et patriotique et non une sonnerie religieuse qui avait occasionné la fêlure de la grande cloche. Mais la caisse communale restait, parait-il, à sec en permanence [...]." Ouverture d’une souscription paroissiale. Mlle Darrieutort donna 5 000 fr. et les donations s’enchaînèrent à la surprise du curé (13 910 fr.). Le programme de restauration fut donc élargi : refonte de la grosse cloche, son contrepoids, un contrepoids à la seconde et refonte des deux petites cloches pour en créer une troisième. Fondeur : Darricau de Tarbes. Coût : 11 300 fr. Garantie : dix ans. Bénédiction le 16 septembre 1928. Mlle Darrieutort fut naturellement désignée pour le marrainage de la plus grande. Parrain : Louis Moringlane (fils du capitaine Raoul Moringlane). Deuxième cloche : la mère la plus éprouvée par la guerre, Mme Lapeyre (ex-institutrice ayant perdu ses trois fils à la guerre) fut choisie pour marraine, un blessé de guerre, Julien Man (dont le frère était amputé et le fils décédé), pour parrain. Inscription sur les cloches : A fulgure et tempestate libera nos domine. Mathildis, Ludovica, vox dei ad populum, populi ad Deum constituta. A.P 1928. (grande cloche) ; Da pacem Domine in diebus nostris. Victoria Paulina Juliana, pro patria gratias ago preces que fundo (petite cloche). "Le travail du fondeur laisse à désirer pour leur netteté ; certains mots sont difficilement lisibles." Accord mineur des trois cloches : mi, sol, si. Rien n’était prévu pour la descente des cloches, il a donc fallu détruire un côté de la cabine de l’horloge et retoucher les planchers.

    P. 16. Vestiaire liturgique.

    Presque tous les ornements ont été renouvelés. Il reste peu de chose en 1928 de ce qu’il y avait à l’arrivée de l’abbé Laffite (1900) : un vieil ornement d’or avec fleurs de couleur (une des plus belles pièces), un ornement de velours rouge avec croix en relief à l’or fin, un ornement de velours noir brodé argent, deux dalmatiques "genre espagnol si originales et si fraiches de teintes avec leurs dessins de fleurs, d’oiseaux, de papillons aux couleurs variées", deux chapes noires, une chape rouge, une chape violette. Legs de Mlle Burguerieu : un ornement d’or et chape d’or avec son voile d’or. Une partie du legs utilisée pour l’achat d’un confessionnal (nef principale). Elle avait aussi fait don de la statue de Notre-Dame de Lourdes (chapelle de la Vierge).

    Autres achats et dons :

    1912 : nouvel harmonium (l’autre, de 1867, était délabré), nouveaux bancs de congréganistes, appareil d’acétylène pour l’éclairage, prie-Dieu du chœur (même ébéniste que le confessionnal).

    Souvenir commémoratif des morts de la guerre acheté par souscription.

    P. 20-21. Les confréries.

    Il existait à Brocas une ancienne confrérie de saint Pierre. En 1900, ils ne restait que six adhérents âgés. Ils ont donc été intégrés à la confrérie du Saint-Sacrement, plus prospère (30 fr de droit d’entrée). Il existe aussi une confrérie du Rosaire, moins prospère.

    1900 : constitution de la Congrégation des Enfants de Marie.

    P. 25. L’église possède 3 reliques de la Vraie Croix.

    La plus ancienne ayant été donnée par l’abbé Cassiet a perdu son authentique pendant la Révolution. Mais une reconnaissance officielle par l’autorité diocésaine permit de lui rendre un culte public (p. 127 et suivantes). En 1861, l’abbé Sébie a constitué un dossier de recherches pour l’évêque, expliquant l’histoire de la relique : le prêtre Pierre Cassiet, natif de Montaut, reçut cette relique de la cours de Rome en 1764 comme récompense. Il la fit ensuite reconnaître par l’évêque d’Aire (de 1758 à 1783) Playcard de Raigecourt et la donna à la paroisse de Montaut ; le curé était alors M. Duhart (1746 – 1786). La relique était dans un petit reliquaire en bois doré, oblong, de forme triangulaire. Un coffre (pyramidal ?) doré avait aussi été fait pour servir de trône d’exposition les jours de fête et de châsse le reste de l’année. En 1792, lorsque le gouvernement révolutionnaire décida de confisquer les biens de l’église, M. Siméon Moringlane cacha le petit reliquaire en lieu sûr et enterra la châsse dans le jardin de M. L*** (Lacoste ?) en prenant soin de protéger la dorure. Il oublia de récupérer l’authentique. Lorsqu’on revint la déterrer, on ne trouvé que les étoupes. Après son exil, l’abbé Bergoignan (1801-1813), curé titulaire expliqua la situation l’évêque de Bayonne et d’Aire. Une enquête fut entamée vers 1804 par M. Lamarque, vicaire général et M. Basquiat-Mugriet de Saint-Sever, ancien vicaire général. Tous ceux qui avaient vu la relique avant la Révolution la reconnurent (dont l’abbé Cassiet) et ce fut suffisant pour remplacer l’authentique et l’évêque de Bayonne autorisa les mêmes cérémonies. La relique fut dérobée entre 1824 et 1825 mais sous la menace faire par l’abbé Tisné de la "vengeance du Ciel", le ravisseur la restitua.

    La deuxième relique, dans un reliquaire doré monté sur pied, est un don de l’abbé Pédemagnon (1834 – 1839). Elle possède son authentique. L’origine de la troisième relique est inconnue.

    P. 25. Noces d’argent de l’abbé Lafitte en 1925.

    Grâce à une souscription, un Christ en ivoire lui a été offert.

    P. 27.

    1930 : achat d’un ornement noir de première classe, velours et argent fin (1 320 fr.) chez Nouvellet à Lyon.

    1930 (21 juin) : mort de Mathilde Darrieutort bienfaitrice de Montaut. Elle avait pris à se charge la plus grande partie des frais de réparation et d’achat des vêtements liturgiques. Quelques jours avant sa mort elle a offert une statue de sainte Thérèse.

    Transformation des fonts baptismaux, trop étroits (1,70 m sur 1,60 m). De plus, la clôture des fonts étant de plein bois, ce recoin était dans l’obscurité. Agrandissement et remplacement de la clôture en bois par une grille en fer forgé de la maison Galin de Bordeaux. Avec ces modifications, on s’est aperçu que la vasque était fendue ; comme elle était « très grossièrement faite et sans aucun style », elle a été remplacée par une vasque neuve en marbre gris d’Arudy accompagné d’un couvercle en bronze. Coût total : 9 300 fr. (dont 6 200 pour la grille).

    1931 : c’est M. Descorps, curé de Banos, qui s’est chargé des peintures. Le tableau du Baptême de saint Jean-Baptiste a été raccourci pour son nouvel emplacement.

    1934 : achèvement de l’installation de l’électricité dans l’église par Gaston Fauthous pour 3 000 fr.

    Interdiction du service religieux à Brocas à cause du délabrement de l’église : "la couverture, devenue une vraie écumoire, laisse passer des flots d’eau qui détrempent les coûtes et inondent sur certains points le pavé de l’église."

    1936 : restauration du clocher de Brocas. "Ce qui constituait le clocher proprement dit a été simplement rasé, sa reconstruction entraînant des dépenses trop considérables. La tour a été simplement exhaussée de 3 mètres et terminée comme chacun peut le voir."

    Cette même année, restauration du clocher de Montaut (premier projet : consolidation du mur sud, recrépissage, remise à neuf de la couverture d’ardoise.) Ce premier projet a finalement été abandonné au profit de la construction d’une tour "plus ou moins moyennageuse (sic) qui n’a pas l’admiration de tout le monde", car la toiture en ardoise réclamait trop d’entretien.

    Photo jointe au texte : "J’ai voulu que le souvenir de notre cher vieux clocher ne fut pas tout à fait perdu et que ceux qui ne l’ont pas connu retrouvent du moins son image en mémoire du temps passé."

    1937 : nouvelle cloche à Brocas, refondue par M. Fourcade de Tarbes, donnant le si bémol (2 112 fr.).

    1939 : volonté de créer une salle paroissiale pour servir de lieu de réunion. Lafitte a choisi le projet de Prunetti, architecte à Dax.

    1945 : à la Libération, "une tête brulée de la localité en signe de réjouissance fit éclater deux bombes de plastique sur la place qui longe le côté ouest de l’église. La déflagration provoqua des éclatements dans les vitraux, particulièrement dans le vitrail central de la nef." L’église est restée quatre ans avec ses vitraux brisés laissant entrer le froid et la pluie. En 1949, l’abbé Lafitte offre une participation paroissiale de 40 000 francs à la commune afin qu’elle consente à réparer les vitraux en ajoutant le complément. C’est la maison Dagrand de Bordeaux qui s’en charge (environ 100 000 francs).

  • Extraits de documents concernant le mobilier de Sainte-Catherine de Montaut et Saint-Pierre de Brocas (AC Montaut)

    Registre "Entretien du culte dans l’église de Montaut" (1907-1947)

    - 1907 : "Restant de la souscription pour la croix de mission… 20,90".

    - 1912 : "Achat de fournitures pour le petit dais / Réparation et dorure de deux calices, note Diharce… 109,85". "Don particulier pour compléter le payement de la note Diharce… 76,20".

    - 1919 : "Chape et voile de bénédiction… 250".1923 : "Achat ornement vert… 200". "Achat d’une chape… 250".

    - 1924 : "Achat ornement noir… 200".

    - 1925 : "Note Biais, écharpe bénédiction… 133,80".

    - 1926 : "Note Biais, ornement damas blanc… 267,95".

    - 1927 : "Réparation d’un ornement au Carmel… 68". "Note Laporte Mugron, confessionnal sacristie… 320". "Note Laloubère, boiserie chêne pour sacristie… 141,50".

    - 1928 : "Réfection de l’ornement moire 1re classe chez les Dominicaines… 800".

    - 1929 : "Note Carmel (ornements) pour Montaut et Brocas… 342. "Note Poujol (Le Puy), étole pastorale… 103".

    - 1930 : "Note Schettini, redorure calice, réparation ciboire et bénitier… 210". "Note Nouvellet, chasuble noire velours brodée argent fin… 1320". "Grille fer forgé des fonts baptismaux (don particulier) / Note Établissements Galin à Bordeaux)… 6200".

    - 1931 : "Notes Laloubère (fonts baptismaux) 98 + 75… 173". "Note Nouvellet (réparation et redorure ostensoir)… 80". "Note Bonnefemme (peinture fonts baptismaux)… 45". "Note Lubet (fonts baptismaux, maçonnerie)… 219". "Note Schettini, redorer le grand calice, réparation à neuf bénitier… 190".

    - 1932 : "Réparations et réfections d’ornements (3 ornements rouges)… 300".

    - 1934 : "Achat de deux appliques du sanctuaire… 500". "Note Desclée, graduel et vespéral… 50,05". "Note Nouvellet (burettes)… 47".

    - 1935 : "Réparation chape, ornement blanc, achat ornement vert… 380".

    - 1937 : "Participation paroissiale à la refonte de la cloche de Brocas… 100".1938 : "Note du Carmel pour la confection de deux aubes et de deux surplis… 500".

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre paroissial de Montaut, 1845-1951.

    Archives communales, Montaut
  • Registre d’inscription des personnes agrégées aux confréries du S[ain]t Sacrement et du Rosaire de Montaut (1850-1929).

    Archives communales, Montaut
  • Registre "Confrérie de St Pierre établie à Brocas en l’année mil-six cents nonante neuf par Monsieur Lafaurie, Bachelier en théologie, prêtre et curé du dit Brocas et Montaut" et (même registre, tête-bêche) "Registre de l’Archiconfrérie du très saint et immaculé cœur de Marie pour la conversion des Pécheurs, établie dans l’Église Ste-Catherine de Montaut par ordonnance de Monseigneur l’Évêque d’Aire, en datte du 20 novembre 1845 et affiliée à l’Archiconfrérie de Notre-Dame des Victoires le 27 9bre 1845 (voir l’ordonnance et les lettres d’Aggrégation (sic) affichées à l’Autel de Marie (1845)".

    Archives communales, Montaut
  • Secours de l'État pour réparation à l'église de Montaut (1849).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/6
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/10
  • Dons et legs à la fabrique (1832-1904) : Jean-Charles Marsan (1832-1837), Bernard Dupouy (1852), Jean Man (1861-1863), Pierre Lalande (1868-1871), Jeanne Fanny de Loubès (1872-1874), Jeanne Ferminie Darrieutort veuve de Monet (1876-1905), Jean Sever Martial Burgurieu (1896-1897), Coralie Burgurieu (1903-1904).

    Archives départementales des Landes : 70 V 226/12
  • Région Aquitaine. Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune de Montaut, 1969.

Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 36-40
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe