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Église paroissiale Saint-Vincent-de-Paul

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Vincent-de-Paul

Dossier IM40004259 réalisé en 2012

Fiche

Parties constituantes non étudiées croix de cimetière, horloge d'édifice, confessionnal, bénitier, ambon, clôture de chapelle, clôture de choeur, clôture des fonts baptismaux, prie-Dieu, chaise de célébrant, fauteuil de célébrant, chandelier pascal, chandelier d'autel, sonnette d'autel, vase d'autel, ciboire, ostensoir, patène, plateau de communion, thabor, encensoir, navette à encens, santon, croix de procession, croix, chape, ornement, armoire, console, chandelier, statue, bas-relief, tableau, livre, cloche
Aire d'étude et canton Dax nord
Localisation Commune : Saint-Vincent-de-Paul

L'ancienne église Saint-Pierre de Pouy, siège de l'un des principaux archiprêtrés du diocèse de Dax, possédait un mobilier d'une certaine richesse, dont quelques vestiges ont été préservés dans l'édifice actuel, reconstruit en 1914. Les plus importants sont des fragments du maître-autel et de son retable, dont le décor figuré illustre la vie de l'apôtre Pierre, patron de la paroisse. Est également conservée une cuve baptismale ancienne, dans laquelle, d'après la tradition locale, le futur saint Vincent de Paul (né à Pouy en 1581, selon une version controversée) aurait été baptisé. Enfin, un beau reliquaire en bois doré, contenant des reliques de saint Vincent offertes en 1743 (six ans après sa canonisation) par le supérieur général de la Mission, provient sans doute aussi de la vieille église, de même qu'un Christ en croix difficilement datable. A disparu, en revanche, le "bénitier en marbre de grandeur presque colossale, propriété des lazaristes de Buglose", signalé par l'abbé Duboscq dans sa monographie paroissiale de 1888. L'essentiel du mobilier est remplacé à partir du milieu du XIXe siècle, peu après le changement de nom de la commune de Pouy en Saint-Vincent-de-Paul (1828). En 1846, le vieux maître-autel est démembré et remplacé par un nouveau meuble de marbre fourni en 1849 par le marbrier bayonnais Couradet et qui sera remployé dans l'église neuve. Un tableau représentant L'Apothéose de saint Vincent de Paul, offert par Jean-Baptiste Étienne, supérieur général de la Mission (1843-1874), le surmontait. La reconstruction de l'édifice, entreprise en 1914 suite à l'effondrement partiel du clocher en 1911, ne donne pas lieu à un renouvellement complet du mobilier, mais seulement à quelques aménagements ponctuels : un chemin de croix peint sur métal est offert l'année-même de l'inauguration par la congrégation de la Mission et par les Filles de la Charité en souvenir de leur fondateur ; la fonderie tarbaise Dencausse livre deux nouvelles cloches en 1923 (refonte de celles fournies par la fabrique dacquoise Delestan en 1862 et 1882), tandis que le menuisier bayonnais J.-B. Delmon fabrique deux nouveaux autels en 1927 pour remplacer ceux endommagés en 1911. L'acquisition la plus significative est celle de la vitrerie, un cycle de la vie de saint Vincent de Paul réalisé par la fabrique Mauméjean, peu après 1916, apparemment d'après des cartons inédits. La sacristie conserve, outre le grand reliquaire en bois déjà évoqué, deux autres reliquaires modernes dédiés au saint landais et une croix-reliquaire de la Vraie Croix offerte en 1843. L'ensemble des objets du culte comprend des pièces du XIXe siècle, d'origine parisienne (L. Fillette, Martin et Dejean, Martin et Lebas, Jamain et Chevron) et lyonnaise (Favier frères, Berger et Nesme, Villard et Fabre). Les derniers ajouts concernent des stalles du XIXe siècle, récemment déposées à l'église paroissiale par la Maison mère parisienne de la Mission et par le Berceau de saint Vincent de Paul.

Auteur(s) Auteur : Giannini Archange, horloger
Auteur : Nesme Henry,
Henry Nesme (1856 - 1935)

Orfèvre à Lyon, associé avec Charles-Frédéric Berger de 1889 à 1924.


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orfèvre
Auteur : Hanicq Pierre-Joseph, éditeur
Auteur : Mame Alfred,
Alfred Mame (1811 - 1893)

Éditeur à Tours.


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éditeur
Auteur : Mauteville Benoît-Michel, éditeur
Auteur : Mauteville Jacques-Marie, éditeur
Auteur : Méquignon, éditeur
Auteur : Delestan Louis-Rémy, fondeur de cloches
Auteur : Dencausse U.,
U. Dencausse

Fonderie de cloches à Tarbes. Après la mort d'Ursulin Dencausse en 1910 et la retraite de son fils Jean-Louis Ursulin (1861-1931) en 1922, la maison fut rachetée par le fondeur André Darricau, qui conserva quelque temps la raison sociale "U. Dencausse" avant d'apposer son propre nom.


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fondeur de cloches

Annexes

  • Liste des oeuvres disparues.

    Autel et retable (maître-autel).

    Bois doré. Sans doute de la fin du 17e ou du début du 18e siècle ; déposé et démembré en 1846 ; il n’en subsiste que le tabernacle et trois grands bas-reliefs provenant du retable (réf. IM40004265 et 4266).

    Bénitier.

    Marbre. « De grandeur presque colossale » selon l’abbé Duboscq (1888), il appartenait aux lazaristes du sanctuaire Notre-Dame de Buglose et fut déposé à Pouy (Saint-Vincent-de-Paul) en même temps que la petite cloche de 1862.

    Ostensoir.

    Argent ( ?). Reçu en don, en 1864, par l’abbé Gettes, curé de la paroisse. Il s’agissait peut-être d’un don de Napoléon III, qui offrit cette année-là des ostensoirs de la maison Trioullier aux communes landaises de Cère et de Tilh.

    Tableau : Apothéose de saint Vincent de Paul.

    Huile sur toile ( ?). Offert vers 1849 par Jean-Baptiste Étienne, supérieur général de la congrégation de la Mission (1843/1874). Ce « grand tableau assez réussi [...] représente le grand St Vincent environné d’anges, bénissant du haut du ciel les membres des deux familles [les Lazaristes et les Filles de la Charité] » (abbé Duboscq, 1888). Le thème de l’œuvre laisse supposer qu’il pourrait s’agir d’une copie ou dérivation d’un célèbre tableau du frère Jean André (1662-1753), peint en 1732 pour le couvent de Saint-Lazare à Paris et aujourd’hui conservé à l’église Saint-Gilles-Saint-Leu de Bourg-la-Reine.

    2 cloches.

    Signalées par l’abbé Duboscq (1888) : « une petite cloche refondue en 1862 sous le vocable de la Vierge ; parrain M. Lasserre, maître de forge, marraine Mme Lyda Favray épouse Froment » ; « une grande cloche de 900 kg, refondue en 1882 par Delestan, fondeur à Dax ; inscription : Je suis la voix de Dieu. Je m’appelle St Vincent de Paul. Parrain M. Froment. Marraine Mme Lucq, épouse du maire de Po[u]y. » Refondues en 1923 par la fonderie U. Dencausse, de Tarbes. Nota : "Lyda Favray épouse Froment" est peut-être la même personne que Mme Froment-Cadrey, donatrice d'une verrière de la Sainte Famille à la cathédrale de Dax en 1874 (réf IM40004438).

    _______________________________________________________________________

  • Liste des oeuvres non étudiées.

    Croix de cimetière [allée centrale du cimetière] (ill. 20124000235NUC2A, 20124000196NUC2A et 20124000195NUC2A)

    1888. Pierre, ciment.

    Piédestal à pans coupés sur socle à trois degrés, portant une colonne cylindrique sommée d’une croix aux bras à extrémités fleurdelisées.

    h = 400 environ.

    Inscription (gravée sur les deux faces de la colonne) : NOUS VOUS SALUONS / O CROIX / NOTRE UNIQUE / ESPERANCE [1ère face] / AVRIL 1888 [2e face] [citation de l’hymne O Crux ave, spes unica, attribuée à Venance Fortunat (vers 530-609)].

    Horloge d’édifice [clocher]

    Vers 1914. Archange GIANNINI, horloger à Biarritz. Fonte et laiton (mécanisme d’horloge), métal émaillé (cadran).

    Le cadran porte la marque : A. GIANNINI / BIARRITZ.

    Confessionnal [collatéral sud]

    2e moitié 20e s. Bois ciré.

    Trois compartiments.

    Bénitier [nef centrale, à l’ouest] (ill. 20124000184NUC2A)

    1er quart 20e s. Pierre d’Angoulême et granite.

    Bénitier de milieu ; vasque octogonale en pierre douce, à bassin circulaire doublé intérieurement d’une cuvette de cuire rouge ; pied cylindrique sur base carrée en granite. Décor en relief dans la masse : chapiteau à crochets feuillagés et besants (au sommet du pied), rosaces (sur le pourtour de la vasque).

    h= 119 ; la = 61.

    Ambon [chœur] (ill. 20124000157NUC2A)

    1927 ( ?). J.-B. DELMON, menuisier ( ?). Chêne teinté et verni.

    Ambon de plan rectangulaire, cantonné de colonnettes engagées corinthiennes, avec panneaux moulurés en plein cintre sur trois faces. Pupitre moderne en fer forgé.

    h = 113 ; la = 89 ; pr = 69.

    Il pourrait s’agir d’une cuve de chaire en remploi, peut-être exécutée en 1927 par le menuisier J.-B. Delmon avec plusieurs autres meubles, dont deux autels (réf. IM40004263).

    Ensemble de 2 clôtures de chapelle [collatéraux] (ill. 20124000253NUC2A)

    1er quart 20e s. Fer forgé peint (en noir et doré), chêne verni (appui).

    Clôtures droites avec portillon à deux battants. Décor forgé : volutes cordiformes, cercles, fleurons, rosaces (dorées).

    h = 69.

    Clôture de chœur [vaisseau central, réduit nord-ouest]

    1er quart 20e s. Fer forgé peint (en noir et doré), chêne verni (appui).

    Clôture déposée et morcelée : des éléments ont été remployés pour fermer la « chapelle » de saint Vincent de Paul aménagée dans le réduit au nord du vestibule, d’autres sont disposés le long des murs de cette même « chapelle ».

    h = 69.

    Clôture des fonts baptismaux [collatéral nord, à l’ouest] (ill. 20124000191NUC2A)

    1er quart 20e s. Fer forgé peint (en noir et doré).

    Clôture comportant deux étroits panneaux dormants et une porte à deux battants cintrés. Décor forgé : motifs identiques à ceux des deux clôtures de chapelle (ci-dessus), grandes croix nimbées avec extrémités cintrées à oreilles (sur les battants de la porte).

    h = 233 ; la = 274.

    Ensemble de 4 prie-Dieu [tribune occidentale]

    Limite 19e s.-20e s. Bois noirci faux ébène, velours façonné rouge.

    Dossier ajouré (colonnettes torses tournées, croix et rinceaux découpés), garniture du siège-agenouilloir et de l’accotoir en velours rouge.

    h = 81 ; la = 56.

    Ensemble fauteuil de célébrant et 2 chaises de célébrant [chœur]

    Limite 19e s.-20e s. Bois fruitier clair (poirier ?), velours façonné rouge (garniture).

    Fauteuil : dossier bas incurvé de style Empire prolongé par des accotoirs à enroulement. Chaises : dossier en anse, à barrette.

    Fauteuil : h = 71 ; la = 66 ; chaises : h = 88 ; la = 44.

    Ensemble de 2 chandeliers pascaux [réserve nord]

    19e s. Bois tourné.

    Base tripode.

    h = 111 et 140.

    Ensemble de 6 chandeliers d’autel [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Style néoclassique. Pied triangulaire, tige cannelée, nœud en vase godronné, bobèche en vase Médicis et broche. Décor : pattes de lion (pieds), bustes du Christ, de la Vierge et de saint Joseph (sur les faces du pied).

    h = 55 (sans la broche).

    [Sans doute les « six grands chandeliers cuivre » revendiqués en 1906 (n° II/6 de l’inventaire) par Mme Pourtalès avec un « crucifix cuivre » assorti, non conservé.]

    Ensemble de 4 chandeliers d’autel (n° 1) [réserve nord]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Style néoclassique. Pied triangulaire, tige cannelée, nœud en vase godronné, bobèche en vase Médicis et broche. Décor : pattes de lion (pieds), bustes du Christ, de la Vierge et de saint Joseph (sur les faces du pied).

    h = 31 (sans la broche).

    Ensemble de 4 chandeliers d’autel (n° 2) [sacristie]

    4e quart 19e s. Bronze et laiton peints (argenté).

    Style néo-roman. Pied triangulaire ajouré, tige tubulaire, nœud torique, bobèche, broche.

    Décor : rinceaux sur les faces du pied.

    h = 66 (sans la broche).

    Sonnette d’autel [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Bronze doré, acier.

    Sonnette à trois timbres ; poignée de style Art déco.

    Paire de vases d’autel (n° 1) [chœur] (ill. 20124000276NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure.

    Vases balustre à encolure évasée et chantournée, base ovale, anses moulées et rapportées. Décor moulé en relief : feuilles de vigne et grappes de raisin (anses) ; décor imprimé et peint polychrome et doré : bouquet de fleurs (roses, anémones, fleurs des champs) sur la face de la panse, filets et rinceaux dorés (base et encolure).

    h = 26,5 ; la = 17,5.

    Numéro de série « 11 » gravé dans la pâte sous la base.

    État : l’encolure de l’un des vases est brisée.

    Paire de vases d’autel (n° 2) [sacristie] (ill. 20124000277NUC2A)

    1er quart 20e s. Alliage doré.

    Vases « obus » à encolure en dents de scie. Décor poinçonné et gravé : deux femmes (nymphes ?) à demi-dénudées, fleurs, dents de scie.

    h = 34.

    Numéros de série (poinçonnés sous la base) : PD PS 1175 L 16 R / 75 9 F O.

    Objets civils employés comme vases d’autel.

    Paire de vases d’autel (n° 3) [réserve nord]

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure colorée rose.

    Vases balustre à anses moulées.

    h = 47.

    Ciboire [sacristie]

    2e moitié 20e s. Alliage argenté.

    Ciboire entièrement en alliage, coupe incluse ; pied circulaire, coupe large et basse, couvercle plat à croix sommitale fondue et vissée. Sans décor.

    h = 13.

    Ostensoir [sacristie] (ill. 20124000275NUC2A)

    1ère moitié 20e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige tubulaire avec nœud torique, gloire à rayons droits et flammés, anneau en métal argenté autour de la lunette, croix sommitale fleuronnée.

    Inscription (sur l’anneau autour de la lunette) : TANTUM ERGO SACRAMENTUM VENEREMUR CERNUI.

    h = 50 ; la = 26,5.

    État : il manque la lunule.

    Patène (n° 1) [sacristie]

    Milieu 20e s. Henry NESME, Lyon. Argent doré.

    Ombilic soudé. Décor gravé : chrisme de style Art déco.

    d = 13,6.

    Poinçons : garantie gros ouvrages 1er titre départements 1838-1973 ; poinçon de fabricant (H N, un calice dans un losange horizontal).

    Patène (n° 2) [sacristie]

    2e moitié 20e s. Alliage doré.

    Ombilic soudé. Décor gravé : croix pattée rayonnante.

    d = 13,3.

    Un poinçon de plaqué illisible.

    Plateau de communion [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré.

    Forme ovale.

    l = 22,5.

    Thabor [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Décor fondu et ajouré à motifs végétaux stylisés (pommes de pin) néo-romans.

    h = 20 ; la = 35.

    Encensoir [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Style néo-Renaissance. Forme sphérique, couronnement du couvercle en forme de tour maçonnée coiffée d’une poivrière à écailles ; ajourage à palmettes ; godrons.

    h = 24.

    État : réargenté vers 1990.

    Navette à encens [sacristie]

    4e quart 19e s. Bronze argenté.

    Style néo-roman. Réserve en amande, pied hexagonal ; décor fondu en relief : rinceaux, pommes de pin.

    h = 6,5.

    Ensemble de 11 santons (crèche) [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Plâtre polychrome.

    Enfant Jésus, Vierge, saint Joseph, trois rois, deux bergers, âne, bœuf, mouton. Avec deux anges-troncs.

    h. moyenne = 20.

    Croix de procession (n° 1) [sacristie] (ill. 20124000302NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton argenté, bronze argenté et doré, bois (hampe).

    Style néoclassique. Hampe en bois ; douille emboîtante en laiton ; nœud en forme d’urne avec anses carrées à la grecque ; croix en bronze argenté ; Christ (représenté vivant, yeux au ciel), titulus (porté par un ange en vol) et gloire fondus, dorés et rivés ; fleurons ajourés à acanthes en forme de lyre aux extrémités des bras.

    h = 85 (avec la douille).

    [Sans doute la croix achetée par l’abbé Gettes (curé de 1834à 1875 environ) vers 1850-1860 (selon la monographie paroissiale de l’abbé Duboscq, 1888). N° II/5, inv. 1906.]

    Croix de procession (n° 2) [sacristie] (ill. 20124000302NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton et bronze argentés, laiton (hampe).

    Style néoclassique. Hampe en laiton (remploi) ; douille emboîtante en laiton ; nœud en forme d’urne ; croix en bronze argenté ; Christ (représenté vivant, yeux au ciel) et titulus (porté par un ange en vol) fondus et rivés ; fleurons à feuilles d’acanthe aux extrémités des bras.

    h = 50 (avec la douille).

    État : la hampe est un remploi d’une autre croix néo-médiévale.

    [N° II/5, inv. 1906.]

    Croix : Christ en croix [sacristie]

    4e quart 19e s. Plâtre polychrome (Christ), bois peint en noir (croix).

    h = 100 environ (croix).

    Chape [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Velours de coton noir, bougran de toile noir (doublure), fil de coton blanc crème (passementerie, décor).

    Décor brodé (chaperon) : monogramme I.H.S. couronné.

    [Peut-être la « chape noire » achetée en 1873 par le curé Gettes (selon la monographie paroissiale de l’abbé Duboscq, 1888).]

    Ensemble de 2 ornements (chasuble, étole, bourse de corporal, étole,

    voile de calice) [sacristie] (ill. 20124000298NUC2A)

    1ère moitié 20e s.

    A. Damas de coton et soie violet (fond), bougran de toile violette (doublure), tapisserie au petit point polychrome (croix dorsale et colonne pectorale de la chasuble), fil de soie jaune-or et fil métal doré (passementerie, décor). Décor de la croix dorsale : monogramme J.H.S., écussons couronnés (« d’argent à la croix de gueules »), fleurs de lys rouges.

    B. Gros de Tours de coton et soie rouge prune, bougran de toile rouge (doublure), fil jaune-or (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme J.H.S. en lettres gothiques dans une gloire, rinceaux entourant des quadrilobes à motifs de pampres, d’épis de blé et de lys.

    [Les ornements inventoriés en 1906 sont décrits « très vieux » et « en très mauvais état » ; ils furent probablement remplacés dans les années suivantes.]

    Armoire (n° 1) [sacristie]

    19e s. Pin teinté.

    Battant unique.

    Armoire (n° 2) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bois teinté.

    Bas d’armoire à deux battants juxtaposés.

    h = 103 ; la = 137.

    Armoire (placard mural) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bois teinté.

    Battant unique.

    h = 135 ; la = 45

    Ensemble de 2 consoles [tribune occidentale]

    2e moitié 19e s. Plâtre polychrome et doré.

    Consoles de statue déposées. Décor moulé : feuilles ; angelots et volutes.

    h = 60 environ.

    Ensemble de 4 chandeliers (n° 1) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Cuivre doré.

    Base circulaire, tige en balustre, bague, bobèche.

    h = 28.

    Ensemble de 4 chandeliers (n° 2) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Base circulaire, tige en gaine, bague, binet.

    h = 26,5.

    Ensemble de 2 chandeliers [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Base circulaire, tige en gaine, bague, binet.

    h = 22.

    Ensemble de 6 statues

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome (sauf indication contraire).

    Sacré-Cœur (chœur, au nord ; plâtre ocre ; h = 160 environ ; sur haut socle en pierre reconstituée à décor Art déco de cannelures et carrés en creux [vers 1930 ; h = 225, la = 81] ; n° 31, inv. 1906 ? ; ill. 20124000155NUC2A). Saint Pierre aux liens (chœur, au sud ; plâtre ocre ; h = 160 environ ; sur haut socle en pierre reconstituée à décor Art déco de cannelures et carrés en creux [vers 1930 ; h = 225, la = 81] ; n° 31, inv. 1906 ? ; ill. 20124000156NUC2A). Saint Antoine de Padoue (collatéral nord, 1ère travée ; plâtre ocre ; h = 150 environ ; sur haut socle en pierre reconstituée à décor Art déco de cannelures et carrés en creux [vers 1930 ; h = 225, la = 81]). Sainte Thérèse de Lisieux (collatéral sud, 1ère travée ; plâtre ocre ; vers 1930 ; h = 150 environ ; sur haut socle en pierre reconstituée à décor Art déco de cannelures et carrés en creux [vers 1930 ; h = 225, la = 81]). Vierge à l’Enfant (collatéral nord, autel de la Vierge ; plâtre polychrome et doré ; Vierge couronnée ; h = 124). Saint Joseph et l’Enfant Jésus (collatéral sud, autel de saint Joseph [en 1992] puis déplacé sur le mur sud dans la dernière travée du collatéral ; plâtre polychrome et doré ; h = 155 ; sur console en plâtre polychrome à angelot, cornes d’abondance et fleurs ; n° 31, inv. 1906).

    Bas-relief [clocher] (ill. 20124000248NUC2A)

    19e s. ( ?). Bois peint bleu, blanc et doré.

    Motif en relief dans la masse : deux étoiles à cinq branches, l’une blanche, l’autre noire, superposées dans un cercle à bordure doré (olives et perles).

    [Provenance et usage indéterminés.]

    Tableau : Vierge à l’Enfant / saint Vincent de Paul [collatéral sud] (ill. 20124000182NUC2A et 20124000183NUC2A)

    2e moitié 20e s. Huile sur toile.

    Tableau double face à l’huile sur toile, sans préparation ; cadre en bois mouluré, posé sur un chevalet. Sur une face, la Vierge à l’Enfant dans un paysage ; sur l’autre, saint Vincent de Paul tenant un enfant abandonné.

    h = 113 ; la = 81,5 (avec le cadre).

    [L’effigie de la Vierge à l’Enfant est librement inspirée de la statue, dite Vierge du vœu, sculptée en 1775 par Félix Lecomte (1731-1817) et offerte par le cardinal de La Rochefoucauld à la cathédrale de Rouen.]

    Ensemble de 7 livres [sacristie] (ill. 20124000296NUC2A)

    A. Missel romain. Pierre-Joseph HANICQ, Malines, 1851. Titre : « Missale romanum [...] Mechliniae, P.J. HANICQ / MCXXXLI ». Reliure carton et cuir rouge à filets dorés au fer.

    B. Missel romain. Alfred MAME, Tours, 1874. Titre : « Missale romanum [...] Turonibus, Typis A. MAME / MDCCCLXXIV ». Reliure carton et cuir rouge à filets dorés au fer.

    C. Missel romain. Alfred MAME et fils, Tours, 1916. Titre : « Missale romanum [...] Turonibus, Typis A. MAME et filiorum / MCMXVI ». Reliure carton et cuir rouge.

    D. Prônes de Billot. MAUTEVILLE, Lyon, 1768, 4 volumes. Titre : « Prônes de Billot ». [Jean Billot (dôle 1709 – Marcherans 1767), prêtre du diocèse de Besançon, directeur du séminaire de cette ville et curé de Malange. La première édition de ses Prônes, dédiée au cardinal de Choiseul, archevêque de Besançon, parut à Lyon en 1768, chez Mauteville, en 4 volumes in-12. Elle fut plusieurs fois rééditée (à Lyon en 1758 en 5 volumes in-12, etc.). Il semble ici s’agir de l’édition originale.]

    E. Les Helvétiennes ou Lettres provinciales philosophiques, par l’abbé Baruel, 5e édition, Paris, chez Méquignon, 1812, 4 volumes. h = 18.

    F. Apologie de la Religion chrétienne, par l’abbé Bergier, réédition, Avignon, 1823, 2 volumes. [Nicolas-Silvestre Bergier (Darnay en Lorraine 1718 – Paris 1790), prêtre du diocèse de Besançon, confesseur du comte de Provence, chanoine de Paris, auteur en 1769 de l’Apologie de la Religion chrétienne, rééditée en Avignon en 1823, en 2 volumes in-12.]

    G. Instructions du catéchisme. Avignon, 1823, 4 volumes.

    Ensemble de 2 cloches [clocher]

    1923. U. DENCAUSSE, fondeur à Tarbes. Bronze.

    Cloches non approchées.

    [Un document conservé aux A.D. des landes (2 O 1872) mentionne la refonte en 1923, par la fonderie tarbaise U. Dencausse [successeurs d’Ursulin Dencausse, décédé en 1920], des deux cloches fournies en 1862 et 1882 par les Delestan de Dax (voir ci-dessus : œuvres disparues).]

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  • Extraits de documents concernant le mobilier de l'église.

    A.D. Landes : 16 J 19 (monographie paroissiale de Saint-Vincent-de-Paul, par le curé Duboscq, 1888)

    « Section deuxième. Archéologie. » Église paroissiale (mur nord et clocher de la fin du XIIIe siècle).

    Le clocher renferme deux cloches : A) une petite cloche refondue en 1862 sous le vocable de la Vierge ; « Parrain M. Lasserre, maître de forge, marraine Mme Lyda Favray épouse Froment ». B) une grande cloche de 900 kg, refondue en 1882 par [François-Dominique] Delestan, fondeur à Dax ; inscription : « Je suis la voix de Dieu. Je m’appelle St Vincent de Paul. Parrain M. Froment. Marraine Mme Lucq, épouse du maire de Poy [sic pour Pouy]. »

    L’autel principal était autrefois en bois doré : « sur chaque panneau du retable [id est : du tabernacle] se trouvaient deux sujets sculptés ; celui de droite représentait St Pierre sauvé des eaux par Notre Seigneur, celui de gauche désignait le même apôtre délivré par l’ange de la prison à Jérusalem. Au-dessus, un très modeste tableau, également en bois, figurant Notre Seigneur donnant à Pierre les clefs du pouvoir. Cet autel, devant lequel, selon une pieuse croyance, St Vincent de Paul aurait fait sa première communion, relégué dans la nef du côté sud céda la place en 1846 à un autel en marbre qui devint l’autel principal. / Au-dessus de celui-ci fut placé un grand tableau assez bien réussi, donné par le R.P. Étienne, supérieur des grandes familles des Lazaristes et des Sœurs de la Charité. Ce tableau représente la grand St Vincent environné d’anges, bénissant du haut du ciel les membres des deux familles. »

    L’église conserve « deux objets précieux à des points de vue différents » : « les fonts baptismaux où St Vincent a reçu […] le baptême » ; « le bénitier en marbre de grandeur presque colossale ; ce dernier, propriété des Lazaristes de Buglose, quoique réquisitionné pour Dax, fut, ainsi que la petite cloche […] déposé à Pouy où il rehausse par sa majesté la pauvreté du lieu saint ».

    L’abbé Gettes, curé de 1834 à 1875 environ, acheta une croix pour le maître-autel, une croix de procession, un bénitier, etc. ; il acquit un « calice magnifique » en 1864, reçut la même année un ostensoir en don (de l’Empereur ?), acheta une chape dorée vers 1865-1870, une chape noire en 1873 et une « croix romane pour procession » en 1873.

    A.D. Landes, 2 O 1872. Église, 1817-1935.

    1849 : contrat passé entre le maire Lalanne et le marbrier Couradet, de Bayonne, pour la construction d’un « autel en marbre » : « cet autel sera à pilastres, d’une longueur de 3m10 sur une hauteur ordinaire […]. / 1° Le socle du tombeau sera en marbre noir moucheté de blanc. / 2° La base, les deux pilastres ornés de griffes, l’Agneau placé au milieu du tombeau, les chapiteaux reposant sur la plaque du tombeau ; le tabernacle, les deux colonnes placées au-dessus et l’arceau avec une croix portant sur ces colonnes en marbre blanc des Pyrénées. / 3° Le tombeau en pistor des Pyrénées. 4° L’encadrement du tombeau en rouge incarnat. / 5° La frise du tombeau en sarrancolin. / 6° La table et les arrière-corps du tombeau en St Anne (sic). / 7° La frise du premier gradin en eschelle. / 8° Celle du second gradin et les deux colonnes placées à chaque côté de la porte du tabernacle en Campan vert mélangé de rouge. / 9° Les tablettes des deux gradins en Rance […] ». Coût total : 1.000 francs.

    1911 : projet de reconstruction à neuf de l’église (non exécuté) après la chute de la flèche et du « beffroi ».

    1914-1920 : projet de « grosses réparations » débouchant sur une reconstruction totale, avec « réfection des vitraux », par les architectes Lalanne et Pomade, de Dax.

    1923 : refonte des deux cloches [de 1862 et 1882] par la fonderie Ursulin Dencausse, pour 13.652 francs.

    1927 : réparation et renouvellement partiel (deux autels) par le menuisier J.-B. Delmon, de Saint-Vincent, pour 10.000 francs, du mobilier endommagé par la chute de la flèche et du beffroi survenue en 1911.

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Saint-Vincent-de-Paul, par le curé Duboscq, 1888.

    Archives départementales des Landes : 16 J 19
  • Église, 1817-1935.

    Archives départementales des Landes : 2 O 1872
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 5 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 274/8
  • Compte de gestion de la fabrique, 1900-1904.

    Archives départementales des Landes : 70 V 274/11
Documents figurés
  • Ensemble de 2 croix de procession. Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W art. 46 / canton de Dax-Sud
  • Ensemble de 2 ornements. Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W art. 46 / canton de Dax sud
Bibliographie
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    Capbreton, 1970, t. II, p. 393
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