Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église paroissiale Saint-Martin

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Martin

Dossier IM40006495 réalisé en 2017

Fiche

Parties constituantes non étudiées lambris de demi-revêtement, autel, confessionnal, fonts baptismaux, bénitier, chaire à prêcher, clôture de choeur, clôture des fonts baptismaux, fauteuil de célébrant, commode de sacristie, armoire, lustre d'église, canon d'autel, chandelier d'autel, chandelier d'église, croix d'autel, pupitre d'autel, clochette d'autel, sonnette d'autel, vase d'autel, boîte à hosties, burettes, découpoir à hosties, ostensoir, thabor, encensoir, navette à encens, cuiller à encens, seau à eau bénite, croix de procession, santon, croix, voile huméral, statue, livre, harmonium
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Localisation Commune : Coudures

L'église de Coudures ne conserve actuellement aucun vestige de son mobilier antérieur à la Révolution, pas même du "maître-autel en bois doré avec nombreux personnages" signalé par l'abbé Vincent Foix dans ses Notes. La totalité des meubles et objets date des XIXe et XXe siècles, essentiellement du dernier quart du XIXe, période de transformation et d'agrandissement de l'édifice à l’initiative du curé Éloi Foy. Celui-ci commanda en 1891-1893 au verrier nancéien Émile Richard, pour le chœur et les nouveaux collatéraux, un important ensemble de verrières historiées (offertes par les familles notables de la paroisse), tandis que le sculpteur montois Éloi Ducom réalisait divers travaux de sculpture monumentale (fenêtres, culots, clefs de voûte). Trois autels en marbre furent fournis en 1896 par le marbrier toulousain Jules Guiraud, complétés par des statues et un chemin de croix livrés par le fabricant F.-D. Monna, également toulousain. Le directeur des Domaines Émile Leconte offrit en 1898 le lambris du chœur. Peu après, la confrérie du Tiers-Ordre de saint François, fondée en 1883 (mais officialisée seulement en 1894), installa son propre autel dans la chapelle qui lui était dévolue et compléta son décor par deux statues de la maison parisienne Raffl et une verrière commandée au Bordelais G.-P. Dagrant (1903). Le décor ne connut plus dès lors que de rares adjonctions, dont un monument aux morts à l'issue de la Grande Guerre, orné d'une statue d'après le sculpteur italien Guido Casini. En 1934 et 1936, un peintre amateur, P. Gasca, exécute des peintures murales dans les chapelles des collatéraux, dédiées à leurs titulaires respectifs, la Vierge et saint Michel. Les quatre armoires civiles du XIXe siècle ajoutées au mobilier de la sacristie proviennent de l'ancien presbytère, bâti en 1820 et désaffecté dans les années 1990. La sacristie conserve un vestiaire complet aux couleurs liturgiques, probablement acquis après 1906 (l'inventaire rédigé cette année-là décrit des ornements vieux et usés), un ensemble de vases sacrés et d'objets cultuels en métal précieux issus d'ateliers parisiens (Poussielgue-Rusand, Demarquet frères, J.-Ph.-A. Dejean) et lyonnais (Favier frères, Armand-Calliat, Villard et Fabre) - à l'exception d'un nécessaire aux saintes huiles du Toulousain Louis III Samson (1798-1809) et d'une navette provinciale de 1809-1819 -, enfin une série de livres liturgiques sortis des maisons Mame, Pélagaud, Monteilhet et Lainé et Havard. Les quatre cloches furent fondues respectivement par le Dacquois F.-D. Delestan en 1858 et les Tarbais P. Dencausse en 1884, J.-L. U. Dencausse en 1921 et A. Darricau vers 1925.

Auteur(s) Auteur : Turgis Louis Auguste, dit(e) Turgis jeune,
Louis Auguste Turgis , dit(e) Turgis jeune (1818 - )

Prénom usuel : Louis. Né à Gouville (Manche) le 2 mai 1818. Imprimeur-lithographe, fils d'imprimeur, succède à son frère à partir du 10 juillet 1856 (brevet) ; installé au 80, rue Serpente (1857), puis au 10 & 12, rue des Écoles, enfin au 60, rue Serpente ; crée une succursale à New-York (41 Barclay Street, 78 Duane Street, 83 Saint Léonard).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
éditeur, signature
Auteur : Giscard Henri,
Henri Giscard (1895 - 1985)

Successeur de son père Bernard Giscard (1851-1926) à la tête de la fabrique toulousaine de statues, fondée par son grand-père Jean-Baptiste (1824-1906) en 1855.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de statues, signature
Auteur : Monna François-Dominique,
François-Dominique Monna (1849 - 1907)

La maison toulousaine Monna, fondée avant 1887 par François-Dominique Monna (1849-1907), produisait, selon un encart publicitaire de 1890, "statues religieuses, autels, chaires à prêcher et chemins de croix, en terre cuite, pierre, bois et marbre". L'entreprise, devenue "Trinqué-Monna" en 1929, ne ferma définitivement qu'en 1972.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de statues, attribution par source
Auteur : Moncassin François,
François Moncassin

Fabricant de statues et de mobilier religieux à Toulouse (10, rue Bayard et rue Saint-Antoine du Taur). En 1892, l'en-tête de sa correspondance était : "Moncassin, fabricant statuaire, / lauréat de l'École des Beaux-Arts 1867, / Manufacture de Mobilier d'église en tous styles, / statues toutes matières, / groupes, bas-reliefs, polychromie, / terre-cuite perfectionnée, / autels, chaires, fonts baptismaux, Christs, / chemins de la croix nouveaux, approuvés et corrigés par Rome, toutes dimensions, / atelier de marbrerie". Père d'Henri-Raphaël (1883-1958), qui lui succéda à la tête de la maison.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de statues, attribution par source
Auteur : Monteilhet, dit(e) Monteilhet jeune,
Monteilhet , dit(e) Monteilhet jeune

Marchand d'ornements religieux à Lyon (2, avenue de l'Archevêché) de 1861 à 1898.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
marchand
Auteur : Pélagaud Jean Benoît,
Jean Benoît Pélagaud (1802 - 1889)

Né le 1er mars 1802 à Vaise (Rhône), mort le 7 juin 1889. Reprend avec Lesne et Crozet les deux imprimeries de Rusand et reçoit le 7 mars 1835 son brevet de libraire. L'imprimerie, spécialisée dans les livres de dévotion et d'histoire religieuse, les catéchismes et les livres destinés aux établissements d'enseignement catholiques, a pour raison sociale "Pélagaud, Lesne et Crozet", puis "Pélagaud et Lesne" après le retrait de Crozet le 21 mai 1838, enfin "J.B. Pélagaud" après celui de Lesne le 18 mai 1844. Ouvre dans les années 1850 une librairie au 57 rue des Saints-Pères à Paris ; renonce à son brevet de lithographe en faveur de Mougin. En 1883, l'entreprise passe aux mains de Vitte et Perussel (source : Dictionnaire des imprimeurs-lithographes du XIXe siècle, site de l’École nationale des chartes ; adresse : http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/25671).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur
Auteur : Mame Alfred,
Alfred Mame (1811 - 1893)

Henry-Armand-Alfred Mame (Tours, 17 août 1811 - Tours, 12 avril 1893), fils d'un imprimeur lui-même issu d'une famille d'éditeurs et de libraires originaires d'Angers (maison fondée en 1778), porta à son apogée les éditions Mame, rachetées en 1980 par Desclée de Brouwer.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur
Auteur : Laîné Adolphe ; Havard J.,
Laîné Adolphe ; Havard J.

Imprimeurs-éditeurs à Paris (19, rue des Saints-Pères).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur
Auteur : Rodolphe Émile, dit(e) Maison Rodolphe fils et Debain,
Émile Rodolphe , dit(e) Maison Rodolphe fils et Debain

La fabrique d'harmoniums Rodolphe fut fondée à Paris en 1850 par Pierre-Louis-Alphonse Rodolphe, installé avant 1859 au 357, rue Saint-Honoré, puis au 64, rue Amelot, enfin au 15, rue de Chaligny. Les pièces étaient fabriquées à Nogent-sur-Seine (Aube) sous la direction d'Émile Rodolphe, fils du fondateur, puis assemblées dans l'atelier parisien. La maison obtint plusieurs médailles à l'Exposition parisienne de 1855 ainsi qu'aux Expositions universelles de 1862 (Londres), 1867, 1878, 1889 et 1900. Les frères Rodolphe rachètent en 1885 la société Debain et Compagnie. La raison sociale devient alors "Rodolphe fils et Debain" (source : http://harmonium.fr/pages/documentation---rodolphe---histoire.html).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
facteur d'harmonium, signature
Auteur : Lapayre Eugène,
Eugène Lapayre (1846 - 1926)

Sculpteur parisien, né et mort à Boulages (Aube).


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
sculpteur, signature
Auteur : Lopez E., fabricant de statues, signature
Auteur : Vignancour Jean-Pierre,
Jean-Pierre Vignancour (1723 - 1807)

Imprimeur du roi et de l'évêque d'Aire à Pau dans la seconde moitié du XVIIIe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
éditeur

Annexes

  • Liste des oeuvres non étudiées

    Autel (maître-autel) [chœur]

    4e quart 20e s. Grès.

    Autel-table "face au peuple".

    Paire de confessionnaux [collatéral nord, 1ère et 2e travées] (ill. 20184002382NUC2A)

    2e moitié 19e s. Chêne teinté et ciré.

    Style néogothique. Trois loges sur plan trapézoïdal ; loge centrale saillante avec battant rectangulaire à claire-voie (trois arcs brisés sur colonnettes) ; loges latérales ouvertes, à linteau découpé en arc déprimé outrepassé, agenouilloir, accotoir et guichet à jalousie. Décor : pilastres angulaires, gâble ajouré à crochets et fleuron sommital (loge centrale), pinacles fleuronnés.

    [N° 59, inv. 1906 : "Deux confessionnaux en bois de chêne revendiqués par la famille Larrivière".]

    Confessionnal [collatéral nord, 3e travée]

    2e moitié 19e s. Résineux teinté faux chêne et ciré.

    Style néogothique. Trois loges sur plan trapézoïdal ; loge centrale saillante avec battant rectangulaire à claire-voie (trois arcs trilobés sur colonnettes) ; loges latérales ouvertes, à linteau droit, agenouilloir, accotoir et guichet à jalousie. Décor : colonnettes angulaires, gâble plein à remplage, rose quadrilobée, croix sommitale fleurdelisée et nimbée (loge centrale), quatre pinacles à crochets, frises des festons (loges latérales).

    Paire de bénitiers d'applique [vestibule]

    Vers 1868. Marbre blanc.

    Vasque de plan tréflé et d'élévation galbée, avec pomme en pendentif.

    h = 26 ; la = 54 ; pr = 35.

    Clôture de chœur [chœur et collatéraux (chapelles de la Vierge et de saint Joseph)]

    4e quart 19e s. Fer forgé peint (en noir), chêne (appui).

    Clôture de plan droit, régnant (à l'origine) sur la largeur de l'église, avec portillon devant chacun des trois autels (à battants jumelés pour le maître-autel, à battant unique pour les autels latéraux). Décor : losanges et quadrilobes (appui), volutes affrontées dessinant des motifs cordiformes (panneaux).

    h = 76.

    État : la partie centrale, correspondant au chœur, a été déposée avant 1990.

    [N° 57, inv. 1906 : "Une grille de communion, 18m de long sur 0m75 de haut. Revendiquée par M. Poudenx Victor". Victor Poudenx était le fils de Louis Poudenx, adjoint au maire au moment de la grande restauration de l'église en 1868.]

    Clôture des fonts baptismaux [collatéral sud, à l'ouest (en 1990)]

    4e quart 19e s. Fer forgé peint (en blanc).

    h = 160 environ.

    [Repérée dans le collatéral sud en 1990, supprimée avant 2018.]

    Lutrin [chœur]

    19e s. et 2e moitié 20e s. Bois fruitier clair teinté faux chêne.

    Base tripode sur pieds en volute, tige à fût torsadé et deux bagues, pupitre (refait) de plan carré, fixe.

    Décor sculpté en relief dans la masse : frise de rosaces (bague inférieure de la tige), feuilles de vigne (bague supérieure). Décor sculpté rapporté par clouage : rose et feuille entre deux croix latines, le tout entouré d'une triple arcature (revers du pupitre).

    h = 165 ; la = 49,5.

    État : pupitre remplacé.

    Paire de prie-Dieu [chœur]

    4e quart 19e s. Chêne teinté et ciré.

    Style néo-médiéval. Décor : quadrilobe ajouré et fleuronné, "contreforts" talutés à motifs d'écailles.

    h = 82,5 ; la = 66 ; la = 68.

    [N° 42, inv. 1906 : "Deux prie-Dieu bois de chêne" (dans le sanctuaire).]

    Ensemble de 3 armoires [sacristie et réserve nord]

    2e moitié 19e s. Bois blanc, bois résineux et pin teintés.

    Deux armoires à deux battants juxtaposés, une armoire à trois battants juxtaposés ; panneautage rectangulaire simple, corniche moulurée rapportée.

    h = 230 ; la = 123 ; pr = 43 (armoire de la sacristie) ; h = 270 environ (armoires de la réserve).

    Ensemble de 4 chandeliers d’autel [collatéral nord, autel]

    2e moitié 19e s. Bronze doré.

    Style éclectique. Base triangulaire ajourée, tige tubulaire, nœud torique, bobèche à bord en dents de scie, broche. Décor : croix tréflées (faces de la base).

    h = 40 (45 avec la broche).

    Paire de chandeliers d’autel [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze doré.

    Style néo-roman. Base triangulaire ajourée, tige tubulaire nue, nœud torique, bobèche et broche. Décor : feuilles, rinceaux et enroulements avec pommes de pin (base), feuilles et palmettes (bobèche).

    h = 31,5 (hauteur actuelle ; 37 avec la broche) ; la = 19,5.

    État : tige raccourcie.

    Paire de chandeliers d’église (n° 1) [collatéral sud, chapelle des fonts] (ill. 20184002395NUC2A et 20184002396NUC2A)

    4e quart 19e s. Laiton et bronze dorés avec rehauts peints bleus.

    Style néo-roman. Base triangulaire, bouquet de lumière en forme de croissant, à sept branches à bobèches et binets. Décor (fondu) : feuilles (base), monogramme JHS, feuilles et baies (bouquet de lumières).

    h = 47 ; la = 60.

    Paire de chandeliers d’église (n° 2) [sacristie] (ill. 20184002398NUC2A)

    4e quart 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Style néo-roman. Base triangulaire (en forme de feuilles), bouquet de lumière à sept branches étagées en pyramide, avec bobèches et binets. Décor (laiton découpé et doré) : lys, grappes de raisin et feuilles de vigne (bouquet).

    h = 47 ; la = 36,5.

    Sonnette d'autel [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Bronze doré et acier chromé.

    Sonnette à quatre timbres.

    h = 13.

    Boîte à hosties [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Fer blanc.

    Boîte ronde, couvercle plat emboitant.

    h = 14,5.

    Pupitre-thabor [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton doré et émaillé, verre coloré.

    Style néo-roman. Plan carré. Décor : pommes de pin et fleurons sur les faces ; quatre médaillons émaillés avec les figures du Tétramorphe.

    h = 14,5 ; la = 28.

    Ampoule à saint chrême [sacristie]

    2e moitié 19e s. Orfèvre parisien. Argent.

    Récipient cylindrique avec couvercle bombé en dôme à croix sommitale soudée ; décor de filets de perles.

    h = 6,5.

    Inscription gravée : Sanctum Chrisma. Poinçon (sous la base) : garantie gros ouvrages 1er titre Paris 1838-1973 (Minerve).

    Paire d'encensoirs [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton et bronze argentés.

    Style classique. Pied circulaire, couvercle emboîtant.

    h = 22.

    Navette à encens et sa cuiller [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze argenté.

    Navette à forme en nef.

    h = 8 (navette).

    Seau à eau bénite et aspersoir [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze et laiton argentés.

    Seau en vase Médicis, avec anse chantournée.

    Seau : h = 21.

    Croix de procession [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze et laiton argentés et dorés.

    Style néo-roman. Hampe et douille emboîtante en laiton, nœud torique, croix en bronze, avec Christ et titulus fondus, dorés et rapportés, fleurons soudés. Décor : quadrilobes à bouquet de feuilles de vigne (fleurons des bras).

    h = 250 environ.

    Paire de troncs à quêter [sacristie]

    Milieu 20e s. Plâtre polychrome et bois peint.

    Deux anges-troncs (un blanc, un noir).

    Croix (de chaire à prêcher) : Christ en croix [vaisseau central, 3e pilier sud, face à la chaire]

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre blanc à rehauts polychromes, bois teinté.

    h = 110 environ.

    Ensemble de 2 étoles pastorales [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Drap lamé doré, toile de coton rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé : épis de blé et pampres de vigne.

    B. Velours de coton et soie noir, bougran noir (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor brodé : croix, rinceaux.

    Ensemble de 3 étoles [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Satin de soie violet, toile de coton violette (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé : croix dans un médaillon quadrilobé, rinceaux.

    B. Velours de coton et soie noir, bougran noir (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor brodé : croix fleurdelisée.

    C. Velours de coton et soie noir, bougran noir (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor brodé : croix.

    Statue : Sainte Thérèse de Lisieux [avant-nef, au nord] (ill. 20184002313NUC2A)

    Milieu 20e s. Modèle de Louis RICHOMME, dit frère Marie-Bernard (1883-1975). Plâtre blanc.

    h = 118.

    Signature (en creux, sur le socle à droite) : Fr. M. Bernard. Inscription concernant le donateur : Don de J.B. Dumora.

    Tableau : La Vierge [collatéral nord, mur est (en 1990)] (ill. 20184002440NUC1A)

    Vers 1980. NAPIAS, peintre. Huile sur toile.

    Figuration semi-abstraite.

    h = 60 ; la = 50 (dimensions approximatives).

    Signature (en bas à droite) : NAPIAS.

    [Tableau repéré en 1990, non retrouvé lors de l'inventaire de 2018.]

    Livre : Missel romain [sacristie]

    1939. Alfred MAME et fils, Tours. Papier, carton, cuir, soie.

    Reliure en cuir rouge, dos à cinq nerfs, tranches dorées, signets en soie rouge, gardes moirées rouges, texte imprimé en noir et rouge. Décor doré au fer à froid (sur les plats de reliure) : au centre, croix grecque pattée de style Art déco, entourée de la couronne d'épines ; dans les angles, épi de blé dans un compartiment trapézoïdal.

    Page de titre : "Missale romanum [...] / [armes de Pie XI] / Turonibus / Sumptibus et typis Mame / Sanctæ Sedis Apostolicæ et Sacræ Rituum Congregationis / Typographorum / MCMXXXIX". Frontispice : Ascension du Christ (d'après Rubens).

    h = 32,5 ; la = 24,5.

    _______________________________________________________________________

  • Extraits de documents concernant l'église de Coudures et son mobilier

    I. "Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571" (dans Revue de Gascogne, 1860, tome I, p. 314) :

    "COTHURES. L'église parroissialle est a la collation de l'Evêque d'Aire, y a cure d'ames. En est curé Mr Bernard pretre natif et résidant sur le lieu et y prêche l'Evangile au contentement du peuple ainsi qu'étoit accoutumé ; mais l'église a été brulée et démolie sauf quelques murailles, les ornements livres de la dte église et cloches rompues par les gens du capitaine Baudignan et les calices d'argent avoient été auparavant pris par le sieur de Sericlien les tous de la dite Religion pretandue — les maisons du dt curé les livres saccages et dont il y avoit grande quantité et tous les biens et meubles pillés et emportés par le dt Baudignan."

    II. Notes de l'abbé Vincent Foix : vieux clochers, vieilles ruines (AD Landes, II F 947), p. 1-16 :

    - P. 1 : Mention de la paroisse sous le nom de de Culturis en 1335 (Cazauran, Pouillé, p. 137). L'église fut brûlée et démolie à l'exception de quelques murailles. Pillage de livres, calices, ornements (Revue de Gascogne, 1860, p. 314). Pour la rebâtir après plusieurs essais sans doute infructueux, Raimond Martin, clavier de l'église, se mit résolument à l'œuvre. Il dut assigner en cour de parlement l'évêque d'Aire et le chapitre de Saint-Girons [d'Hagetmau] pour réclamer au premier 150 livres, au second, autant payables dans trois ans tandis que les habitants étaient imposés à 600 livres. L'arrêt favorable fut obtenu à Bordeaux le 6 septembre 1603. Le texte parle expressément de la "rediffication de lad. eglize jusques a ce qu'elle soit rebastie et accomodée". Il parle aussi d'une enchère que fit Jehan Duris, sergent royal, à 1499 livres le 31 janvier 1603 (Archives de Saint-Girons, Hagetmau).

    - P. 2 : Visite épiscopale du 18 mai 1756. Au collatéral à gauche s'ouvrait la chapelle Notre-Dame (Archives de l'évêché d'Aire). Dans la nef à droite et dans un enfoncement pratiqué dans le mur, chapelle Saint-Michel.

    - P. 3 : L'église actuelle remonte au XVe siècle. Elle a trois nefs. Au nord, la chapelle de la Sainte Vierge, au midi celle de saint Michel subsistant toujours. Le maître-autel est en bois doré avec nombreux personnages (Monographie de Coudures, Archives du Grand Séminaire d'Aire).

    III. Archives communales de Coudures, registres des délibérations du conseil municipal :

    - 1825 (12 mai) : mentionne un "plan et devis dressé par le sieur Bourdüe des ouvrages à faire au clocher de cette commune et au presbytère" (restauration du clocher, construction du presbytère).

    - 1841 (juin) : mentionne un "devis estimatif des travaux à faire pour l'élargissement du bas-côté de gauche dans l'église de Coudures, dressé par l'architecte soussigné sur l'invitation du maire après délibération du conseil municipal de juin 1841" (dans ce bas-côté se trouvaient les fonts baptismaux).

    - 1888 : "Il résulte du rapport de l'architecte que l'état actuel du clocher présente un danger réel et que pour prévenir toute catastrophe, il convient d'y exécuter sans délai la réparation prescrite au devis."

    IV. Archives paroissiales de Coudures, registre des délibérations du conseil de fabrique et du bureau des marguilliers de l'église Saint-Martin de Coudures de la session de quasimodo 1890 à 1905 :

    - P. 33 : 1899 (séance de quasimodo). "Les opérations du conseil étant terminées, Monsieur le Président a proposé au conseil de voter des remerciements à Monsieur Leconte pour la générosité qu'il a eue de doter l'église des magnifiques boiseries qui décorent le chœur. Déjà M. Leconte avait fait à l'église le don de l'autel en marbre de St Michel. Le conseil en outre accepte la remise qui lui est faite du dossier contenant les plans et devis des dites boiseries pour les garder dans les archives de la Fabrique."

    - P. 50 : 1906 (20 février). Protestation de M. le curé de Coudures (Mauléon) contre l'inventaire des biens de l'Église, prescrit par la loi du 9 décembre 1905. Fait mention d'une restauration récente de cette église ("tout récemment complètement restaurée et remise à neuf"). Ces travaux ne sont signalés nulle part dans le registre de la fabrique.

    V. Archives départementales des Landes, 70 V 104/5 :

    - 1824 (21 avril) : état des fournitures employées à la réparation du clocher (bardeaux, chaux, sable, clous) pour 300 francs.

    - 1884 (9 juin) : Pierre Dencausse, fondeur à Soues près de Tarbes, déclare avoir reçu commande de refondre une cloche d'environ 500 kilos pour 700 francs.

    - 1905 (22 mai) : lettre du maire Jean-Baptiste Lamaignère : "l'église a été restaurée en 1606 par la commune et depuis entretenue par la fabrique et des dons particuliers".

    VI. Archives départementales des Landes, série O, liasse 2 :

    - 1938 : bordereau des pièces du dossier de la réfection du clocher (devis descriptif, plans, cahier des charges, rapport de l'architecte) par l'architecte Navarre. Plans : façade ouest, élévation et plan au sol, détail des ouvertures. Les travaux consistent essentiellement dans : 1) la construction à neuf d'un étage des cloches surmonté d'une flèche recouverte d'ardoises ; 2) la réfection des enduits de la tour et de la façade nord-ouest de l'église ; 3) de menus travaux de réparation et de réfection.

    - 1953 : "Le clocher de Coudures, démoli par l'ouragan du 22 9bre 1952, qui renverse le clocher de l'église et traverse la toiture et le plafond." "Plan dressé par le sieur Jean Daraignez aîné, menuisier, pourvu de patente, demeurant à Coudures. / A Coudures, le 13 9bre 1953."

    VII. Archives paroissiales de Coudures, cahier manuscrit "La Paroisse Saint-Martin de Coudures" (n.s., s.d. [colonel Jean de Lobit (1890-1961), maire de Coudures]) :

    Coudures dépendait de la baronnie d'Hagetmau. En 1440, Coudures et son église sont détruits et brûlés par les troupes du sire d'Albret [Charles II]. Annexe d'Aire à partir du règne de Charles IX, l'église est à nouveau détruite en septembre 1569 par les huguenots du capitaine Baudignan.

    Liste des curés de Coudures aux XVIIe et XVIIIe siècles. Le curé Jean de Justes (1620-1645) "fit achever la reconstruction de l'église qui fut terminée en 1606 comme l'indique l'inscription gravée sur une pierre au-dessus du portail d'entrée du clocher. Mais cette église ne comportait que la nef centrale." Son neveu et successeur Raymond de Justes institua la confrérie du Saint Sacrement.

    Le curé Jean II de Castaignos (1748-...) : "A partir de 1764, il fit ajouter à la nef unique de 1606 le collatéral de droite avec son autel dédié aux saints Michel et Jacques. La chaire à prêcher qui se trouvait du côté de l'épître fut déplacée du côté de l'évangile."

    "Les sépultures dans l'église. Il est regrettable que les noms de ces personnes [non nommées] qui étaient inscrits sur le pilier nord de l'église aient été effacés en 1890 au moment de la "modernisation" de l'église par l'abbé Foy." La liste suit (datée entre 1635 et 1772).

    'La paroisse pendant la Révolution." Inventaire de l'église réalisé le 2 février 1793 par le maire Jean Dupuy et le procureur Étienne Langlade : "ils ne trouvèrent qu'un encensoir en argent". L'église fut transformée en temple de l'Être suprême en l'an II.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Réponse à la circulaire de mai 1905 : renseignements sur l'église et le presbytère.

    Archives départementales des Landes : 70 V 104/4
  • Église : réparation du clocher (1824), refonte d'une cloche (1884).

    Archives départementales des Landes : 70 V 104/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (20 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 104/8
  • Dons et legs à la fabrique (1837-1898) : Marguerite Dutournier (1840-1841), Pierre Belloc (1843), Catherine Destenave (1844), Jeanne Tauzin épouse Mibielle (1859), Marie-Lucine Descorps (1877), Laure Larrejuzan (1898).

    Archives départementales des Landes : 70 V 104/9
  • Comptes de gestion de la fabrique (1894-1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 104/10
  • Notes de l'abbé Vincent Foix : vieux clochers, vieilles ruines.

    Archives départementales des Landes : II F 904
  • Correspondance du verrier nancéien Émile Richard adressée au curé Éloi Foy, concernant la fourniture des verrières de l'église, 1890-1894.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Correspondance de Reilhac Saint-Laurent et Compagnie et du curé Éloi Foy concernant la fourniture d'autels pour l'église de Coudures, 5 mai 1891 et 6 mai 1893.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Correspondance du fabricant statuaire toulousain Moncassin adressée au curé Éloi Foy, concernant la fourniture d'un chemin de croix et d'un Christ de chaire, 1892-1893.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Correspondance du fabricant toulousain François-Dominique Monna adressée au curé Éloi Foy, factures pour un Christ en fonte et une statue de saint Michel, septembre-novembre 1896.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Diplôme d'érection de la confrérie du Tiers-Ordre de saint François à Coudures, par le pape Léon XIII, 1er décembre 1894.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Mémoire et facture du verrier bordelais Gustave-Pierre Dagrant pour la verrière de la chapelle du Tiers-Ordre, 5 août 1903.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Publicité du marchand Monteilhet Jeune, 2 avenue de l'Archevêché à Lyon, vers 1900.

    Archives paroissiales, Coudures
  • Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de la commune de Coudures, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine
Bibliographie
  • LOBIT Jean de. La Paroisse Saint-Martin de Coudures. Manuscrit, s.d. [1957].

    Archives paroissiales, Coudures
  • SOUSSIEUX Philippe. Dictionnaire historique des Landes. Études landaises, 2012.

    p. 200
Périodiques
  • CAZAURAN Jean-Marie (abbé). "Pouillé du diocèse d'Aire", Bulletin de la Société de Borda. Dax, 1884, p. 21-34, 97-119, 201-216 ; 1885, p. 131-162, 229-244, 255-286 ; 1886, p. 1-29, 281-283.

    1885, p. 262
  • LOBIT Jean de. "Une lande de Chalosse". Bulletin de la Société de Borda. Dax, 1953, tome 2, p. 65-84.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe