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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Dossier IM40005729 réalisé en 2014

Fiche

Parties constituantes non étudiées dalle funéraire, croix de cimetière, autel, clôture de choeur, clôture des fonts baptismaux, chaise, placard, canon d'autel, croix d'autel, burettes, bassin à burettes, pupitre-thabor, patène, encensoir, navette à encens, seau à eau bénite, goupillon, croix de procession, croix, drap mortuaire, ornement, étole, statue, santon, estampe, livre, mécanisme d'horloge
Aire d'étude et canton Mugron
Localisation Commune : Larbey

Le mobilier de l'église de Larbey avant la Révolution n'est connu que par quelques mentions peu précises dans des procès-verbaux de visites pastorales et par les recherches de l'abbé Raphaël Lamaignère (1940), curé de la paroisse dans l'entre-deux-guerres. On sait ainsi que l'ancien maître-autel en bois comportait un petit retable à colonnes et que l'autel latéral, dédié à la Vierge, était "de style Renaissance", ce qui, sous la plume de l'abbé Lamaignère, désigne plus probablement le XVIIe, voire le XVIIIe siècle, que le XVIe. La confrérie du Saint Sacrement, fondée dans l'église en 1645, possédait peut-être aussi son propre autel, qu'aurait pu surmonter un tableau de La Cène toujours conservé (copié d'après Pieter de Witte et Jan I Sadeler). A l'exception de cette toile, peu de vestiges subsistent de cet ensemble d'Ancien Régime : des fonts baptismaux en pierre, datables sous réserves du XVIIe siècle, et surtout des peintures murales datées de 1603 et 1610, récemment découvertes dans le chœur et la nef, que leur facture sommaire permet d'attribuer à l'un de ces modestes peintres itinérants qui sillonnaient alors les campagnes. En revanche, la chaire à prêcher du XVIIIe siècle visible sur une photographie des années 1900 a disparu aujourd'hui, probablement à la suite du concile de Vatican II. Nulle trace non plus des reliques "de saint Prosper" qu'aurait offertes vers 1770 Matthieu de Basquiat de La Houze, baron de Larbey, aux dires de l'abbé Morellet (Historiettes) et du moraliste Chamfort (Maximes et pensées, caractères et anecdotes).

La reconstitution du mobilier après le rétablissement du culte au lendemain de la Révolution est beaucoup mieux connu. Dès 1808, la fabrique acquiert un nouveau maître-autel en bois peint faux marbre (déposé par la suite et finalement détruit en 2010). Quelques années plus tard, les deux cloches sont refondues, respectivement par les fondeurs Chabaud en 1822 et F.-V. Decharme en 1824. En 1868, Blanche Domenger d'Antin offre à la paroisse le grand maître-autel en marbre à baldaquin et le bénitier de l'ancienne église Saint-Laurent de Mugron, récemment reconstruite à ses frais. La pose de cet autel monumental, exécuté en 1835 par le marbrier Graciette de Bagnères-de-Bigorre, entraîne le déplacement (et, à terme, la destruction) de l'autel de 1808, mais aussi la réalisation sur tous les murs et voûtes de l'église de peintures ornementales par le décorateur mugronnais Tiburce Meyranx, destinées à mettre en valeur le nouvel ensemble mobilier - c'est probablement à cette occasion que furent recouvertes les peintures du début du XVIIe siècle. Dans la première moitié du XXe siècle, le curé Henri Garralon fait procéder à divers achats et aménagements. En 1922, le porche gothique est transformé en "chapelle des morts" de la Grande Guerre : un autel en remploi, offert par Louis d'Antin-Domenger et provenant de la propriété de Lestage, est installé sous une grande toile marouflée due à Jean-Laurent Meyranx (cousin de l'auteur du décor de 1868). En 1933, le vieil autel de la Vierge est remplacé par un nouveau meuble en calcaire dû au marbrier aturin Couture. A la charnière des XIXe et XXe siècles, divers objets sont acquis grâce à des dons particuliers ou des souscriptions : un harmonium en 1909, une bannière de la Vierge en 1912, plusieurs statues de série en 1898, 1899 et 1909, un nouveau chemin de croix par le fabricant toulousain Prat en 1939 (remplaçant une série en toile peinte de 1869). La sacristie conserve aujourd'hui, outre un vestiaire complet aux couleurs liturgiques, des objets liturgiques en métal précieux sortis d'ateliers parisiens (Jamain et Chevron, Poussielgue-Rusand) et lyonnais (L. et P. Gille), parmi lesquels un ostensoir offert par Napoléon III en 1856.

Auteur(s) Auteur : Lemercier Rose Joseph,
Rose Joseph Lemercier (1803 - 1887)

Né le 29 juin 1803 à Paris, installé imprimeur-lithographe à partir du 5 juillet 1828 (au 2, rue Pierre Sarrazin, puis au 55, rue du Four Saint-Germain, enfin au 57, rue de Seine), mort en 1887. Son neveu Alfred Lemercier lui succède jusqu'en 1901 (source : École nationale des chartes, dictionnaire des imprimeurs-lithographes, http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/22685).


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imprimeur-éditeur, signature
Auteur : Wohlfart, dessinateur, lithographe, signature
Auteur : Le Camus Julien,
Julien Le Camus

Orfèvre à Paris, actif à partir de 1912.


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orfèvre, attribution par source
Auteur : Dubois P.-F.,
P.-F. Dubois

Fabricant-marchand d'objets religieux à Lyon (4, quai Jules-Courmont) vers 1900. Il avait repris le fonds de L. Dumont et E. Tête.


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fabricant d'ornements religieux, attribution par source
Auteur : Mame Alfred et fils,
Mame Alfred et fils

Maison d'édition à Tours (voir Mame Alfred).


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imprimeur-éditeur, signature
Auteur : Desclée et Compagnie,
Desclée et Compagnie

Imprimeur-éditeur à Tournai (Belgique).


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Auteur : Laîné Adolphe ; Havard J.,
Laîné Adolphe ; Havard J.

Imprimeurs-éditeurs à Paris (19, rue des Saints-Pères).


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Auteur : Tinarrage L.,
L. Tinarrage

Fabricant et marchand d'ornements d'église à Aire-sur-l'Adour au tournant des XIXe et XXe siècles.


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Auteur : Laveissière P., dit(e) Lavaissière jeune,
P. Laveissière , dit(e) Lavaissière jeune

P. Laveissière Jeune et Compagnie, Grande Rue Cazaud à Aurillac.


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fabricant d'ornements religieux, attribution par source
Auteur : Périer P., dit(e) Périer jeune,
P. Périer , dit(e) Périer jeune

P. Périer jeune, "manufacture d'ornements d'église" à Aurillac à la charnière des XIXe et XXe siècles.


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Auteur : Clergue F. ou G.F.,
F. ou G.F. Clergue

Fabricant d'ornements religieux à Aurillac et à Saint-Martin-Cantalès (Cantal) au début du XXe siècle. Maison encore en activité, dirigée des années 1930 à 1978 par Roger Clergue, puis par Alain Clergue depuis cette date.


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fabricant d'ornements religieux, attribution par source
Auteur : Argod A.,
A. Argod

A. Argod et Compagnie, fabrique d'ornements religieux à Crest (Drôme) au début du XXe siècle.


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Auteur : Nissen Pierre,
Pierre Nissen

"Chasublerie, linges d'église" à Versailles (45, rue Carnot) au début du XXe siècle.


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Auteur : Romain,
Romain

Mme Romain, marchand (et fabricant ?) de statues, "Grand Hôtel des Ambassadeurs et de Toulouse à Lourdes, au début du XXe siècle.


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fabricant de statues, marchand, attribution par source
Auteur : Chantrel Henri, dit(e) Chantrel fils,
Henri Chantrel , dit(e) Chantrel fils

Fabricant d'ornements religieux, maison "L'Art et l’Église", àParis (72, boulevard de La Tour-Maubourg) au début du XXe siècle.


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fabricant d'ornements religieux, attribution par source
Auteur : Meyranx Bernard dit Tiburce,
Bernard dit Tiburce Meyranx (1828 - 1888)

Peintre décorateur, né et mort à Mugron (Landes), fils du peintre Jean Meyranx (1798-1886) et frère de l'abbé Louis-Bernard Meyranx (1834-1918), auteur d'une monographie historique de Mugron.


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Annexes

  • Extraits de la monographie paroissiale de Larbey, par le curé Jean Harambure (vers 1883-1890)

    Vocable : église Saint-Jean-Baptiste ; puis, à partir de 1701, ajout de "des Royaux".

    Maison presbytérale du XVIe siècle, cédée à la commune en 1831.

    Confréries : du Rosaire, du Saint-Sacrement (la plus ancienne, fondée en 1645), du Saint Scapulaire.

    Église du XIVe siècle, bâtie en pierre de taille. Clocher à tour carrée recouverte d'ardoises, avec meurtrières d'un mètre de hauteur. Chœur roman : aujourd'hui une seule croisée carrée, trois baies romanes sur colonnettes à chapiteaux végétaux. Voûte d'élévation récente par rapport au corps de l'église.

    Deux cloches, portant les inscriptions : 1) "Parrain Jean Campet, colonel de cavalerie, chevalier de Saint-Louis et de la Légion d'honneur, marraine Jeanne de Deleau-Viacourt, baronne de Caupenne, Sorbets curé, Farthouat maire, 1844" ; 2) "S[anctu]s J[ohanne]s Baptista ora pro nobis, parrain Bernard Domenger, marraine Claire Vidart, veuve Brun, Dubedout curé, Comet maire, 1821".

    Bas-côté : autel de la Vierge.

    Chœur : autel de marbre, don de Mme Domenger, avec quatre colonnes de marbre de trois mètres de hauteur, un baldaquin circulaire portant un groupe d'anges par deux barres de fer ; de chaque côté du tabernacle, un ange adorateur de un mètre de hauteur en bois. Cet autel "faisait autrefois l'ornement de la vieille église de Mugron".

  • Extraits de documents concernant l'église de Larbey et son mobilier

    I. AP Larbey. Registre de la confrérie du Saint-Sacrement (1722-1773 et 1833-1883) :

    - "Continuation du livre de la confrerie du très St sacrement établie dans la parroisse St Jean Baptiste de Larbey l'année mil six cens quarante cinq suivant les reglements et ordonnances de Monseigneur l'Illustrissime et Reverendissime Gilles Boutault Evêque seigneur d'Aire et de Ste Quitterie du Mas sur l'institution de lad. confrerie dans son Diocese l'an 1641. Mr Me Jean Despoys lors curé de Larbey / Catalogue des confrères et sœurs [...]".

    - "Ordonnance épiscopale érigeant à perpétuité la confrérie du St Sacrement dans l'église paroissiale de Larbey, Dax, 30 mai 1839" (par Mgr Lanneluc, évêque d'Aire et de Dax).

    II. AP Larbey. Cahier de la confrérie du Saint-Sacrement (1721-1738) :

    - Page de titre : "A l'adorable et très saint sacrement de l'autel gloire, honneur et louange soient dans tous les siècles des siècles. amen. / Le XIX Iuin M.D.[... : arraché]". Redditions de compte (1721, 1722, 1723, 1724, 1725, 1726, 1727, 1728, 1729, 1730, 1731, 1732, 1733, 1734, 1735, 1736, 1737, 1738), réceptions dans la confrérie.

    III. AP Larbey. Registre des délibérations de la fabrique de Larbey (1837-1883) :

    - 1845 (1.10) : prise de possession du curé Arnaud Laborde Laban.

    - 1854 (7.5) : legs de 300 francs à la fabrique par Anne Catorbe, veuve Deyris, par son testament du 10 février 1841, qui servira à la réparation du presbytère (acquis par la commune le 26 novembre 1824).

    - 1861 (20.12) : restauration projetée du clocher et de l'église "réduits au plus déplorable état depuis qu'ils ont été écrasés par la foudre" ; "le clocher mena[ce] dans sa situation actuelle de tomber sur l'église, d'entraîner les cloches dans sa chute et de compromettre considérablement et pour un long temps peut-être tout l'édifice religieux". Demande de secours à la commune en l'absence de ressources de la fabrique.

    - 1868 (22.3) : "Séance extraordinaire dont l'objet est la réparation de l'église", dans un "état de délabrement, de pauvreté et d'indécence". "J'ai [le maire Pascal Labastugue] prié des hommes de l'art de visiter cet édifice [...], d'après leur rapport il conste que si on veut en éviter la ruine sur plusieurs points, on doit en hâter la réparation". Approbation du devis estimatif présenté.

    - 1883 (1.10) : "Inventaire des objets que possédait l'église de Larbey lors de mon [du curé Jean Harambure] arrivée dans la paroisse. / Amicts 11 / Corporaux 5 / Surplis 3 / Cordons / Nappes d'autel 5 / Serviettes 10 / Draps pour reposoir 3 / Croix de procession (manches de bois) 2 / Encensoirs ordinaires avec navette 2 / Ornements : blancs 2 ; noirs 2 ; or 2 ; rouge, vert, violet 1 ; Voiles du St St vieux 1 ; assez neuf 1 / Table 1 ; prie-Dieu 1 ; fauteuil 1 ; chrémières 1 ; sonnette (vieille) 1 ; Graduel et Vespéral 2 grands ; Burettes 1 paire avec plateau filet or et 1 paire verre blanc ; Thabor 1 ; rideaux pour le confessionnal 2 : Lustre à l'autel de la Ste Vierge 1 ; verres pour l'adoration. / Purificatoires 22 / Lavabos 24 / Aubes 4 / Nappes de communion (vieilles) 4 / Sous-nappes 4 / Garnitures d'autel 7 / Aubes pour enfants de chœur 4 / Bannières (mauvais) 2 / Aspersoir ou goupillon 1 / Chapes noires 1 ; blanches 2 / Ostensoir 1 / Missels (vieux) 2 ; (noir) 1 / Cuvette d'eau baptismale 1 ; baiser de paix 1 / Bouquets (dorés rouge 4) blancs sales 8 ; roses et couronne 2 / Tapis très modeste pour les fêtes 1 ; tapis pour tous les jours 1 ; Drap mortuaire neuf 1 ; Lustre au maître-autel 1 ; Tours de colonne pour l'adoration 2 ; guirlande or pour le S. St 1 / Jn Harambure ptre.

    IV. AP Larbey. Liasse de documents divers (XVIIIe siècle, 1869-1924) :

    - 1869 (9.7) : procès-verbal d'érection du chemin de croix, par Louis-Marie Epivent, évêque d'Aire et de Dax.

    - 1901 (29.4) : ordre de paiement de "vitraux d'art" au verrier bordelais Gustave-Pierre Dagrant.

    - 1901 (5.5) : ordre de paiement au fabricant-marchand L. Tinarrage, d'Aire-sur-l'Adour.

    - 1906 (27.10) : ordre de paiement à P. Périer jeune, manufacture d'ornements d'église à Aurillac, pour "dorure d'un calice".

    - 1912 (29.3) : facture de la Maison Leseigneur à Ferrières (Oise), Mme Blanche Tellier-Leseigneur à Ressons-sur-Matz (Oise), pour des "lampes de sanctuaire".

    - 1912 (1.7) : facture de Léon Delmas, peintre-verrier à Bordeaux (10, rue des Frères-Bonie), "vitraux d'églises et d'appartements", pour "une fenêtre personnage en pied sur fond grisaille riche et bordure" (200 francs), "une fenêtre géminée composée de 2 panneaux et lobes, grisaille riche & bordure" (125 francs), "une rosace, grisaille riche & bordure" (50 francs), "une fenêtre verre dépoli" (25 francs).

    - 1912 (17.7) : facture de P. Laveissière Jeune et Compagnie, Grande Rue Cazaud à Aurillac, pour "un ombrelino de procession du T.S. Sacrement" et un "conopé" [sic].

    - 1912 (19.10) : facture de la Maison Alfred Mame & Fils, de Tours, pour "5 Messes St Michel pour Missel, 3 Offices St Michel pour bréviaire, 6 Offices St Jean-Baptiste et de St Joseph pour bréviaire, 2 Messe St Jean-Baptiste et St Joseph pour Missel".

    - 1912 (25.11) : facture de la fabrique d'ornements O. Tête, P.F. Dubois successeur (4, quai de l'Hôpital à Lyon) pour "2 cordons pour drap mortuaire".

    - 1912 (18.12) : facture de la maison d'ornements d'église Le Roux, J. Le Camus successeur (94, rue de Rennes à Paris), pour "canon d'autel n° 599, cadre bronze doré" (25,50 francs).

    - 1912 (?) : "mémoire des sommes recueillies pour la confection d'une bannière de la Très Sainte Vierge".

    - 1913 (21.2) : facture de la maison "A Jeanne d'Arc" Genin (47, rue de Sèvres à Paris) pour "2 gerbes lys".

    - 1913 (13.10) : ordre de paiement à la fabrique d'ornements G.-F. Clergue, Saint-Martin-Cantalès (Cantal), pour "étoffe pour refaire un voile blanc pour bénédiction".

    - 1921 (1.12) : bordereau d'envoi de A. Argod et Compagnie à Crest (Drôme) adressé à "M. Meyranx, peintre, place de la Gare à Mugron, pour "4 gerbes d'hortensias".

    - 1922 (28.10) : facture de Pierre Nissen, "chasublerie, linges d'église" (45, rue Carnot à Versailles) adressée à l'abbé Garralon, curé de Larbey, pour "4 chandeliers n° 6", "4 souches ordinaires", "4 canons perfectionnés", "1 jeu signets de missel" (...), "1 Christ" destinés à "l'autel des soldats".

    - 1922 (26.11) : liste des soldats morts à la guerre de 1914-1918 ("Larbey à ses enfants morts pour la France" : "l'autel et la grille ont été offerts par Monsieur d'Antin".

    - 1923 (21.3) : facture de la maison Alfred Mame et fils de Tours pour un "Missel édition vaticane, pro Gallia".

    - 1924 (6.5) : facture de Laporte fils, relieur à Mont-de-Marsan, adressé à l'abbé Garralon, curé de Larbey, pour "réparation du psautier romain".

    - 1924 (21.5) : lettre de Mme Romain ("Grand Hôtel des Ambassadeurs et de Toulouse à Lourdes) au curé Garralon, relative au prix d'une "statue de St Jean [Baptiste], décorée, 1m30 (manteau bleu-vert avec plis dorés, peau de Bicq [sic]".

    - 1924 (30.7) : facture de Henri Chantrel fils, "L'Art et l’Église" (72, boulevard de La Tour-Maubourg à Paris), pour "1 paire candélabres n° 132, hauteur 32, lumières 3" (55 francs) et "1 paire candélabres à fleurs n° 760, hauteur 30, 1 lumière" (42 francs).

    V. AD Landes. Église, presbytère, cimetière (1837-1925) :

    - 1843 : réparation des vitraux de l'église par Antoine Gallÿ, vitrier à Mugron.

    - 1868 (28.3) : devis de restauration de l'église par Henry Meyranx, peintre à Mugron. "1° Au chœur, le bureau des marguilliers, informé que Madame Domenger veut faire cadeau à l'église de Larbey de l'autel en marbre qui ornait si bien l'ancienne église de Mugron, reconnait l'absolue nécessité de faire aux murs et à la voûte un fort grattage, suivi d'un redressement des murs, qu'il faut couvrir d'une peinture, sans luxe, mais décente et d'un style approprié au nouvel autel et à l'architecture du chœur [...]. / Marchepieds des autels, à la boiserie du chœur qui sert de stalles, le confessionnal doit être refait ainsi que la porte d'entrée" (prix du confessionnal : 135 francs).

    - 1925 : acquisition d'une horloge.

  • Oeuvre disparue

    Chaire à prêcher. Bois peint et doré, XVIIIe siècle. Visible sur une carte postale du début des années 1900 (ill. 20164000644NUC2A). Adossée au mur sud de la nef, elle comportait une cuve hexagonale suspendue sur culot galbé en doucine droite, un escalier droit débouchant à gauche dans le chœur et un dorsal surmonté d'un abat-voix hexagonal avec couronnement à volutes ; les pans de la cuve étaient ornés de panneaux à sommet cintré à oreilles de style Louis XV. Sans doute supprimée dans les années 1970-1980 (elle n'était plus dans l'église en 1992).

  • Liste des oeuvres non étudiées

    Dalle funéraire (du curé Arnaud Laborde Laban) [porche] (ill. 20144001716NUC2A)

    1868. Grès.

    Décor gravé (à la tête de la dalle) : livre et étole.

    l = 108 ; la = 51.

    Épitaphe (gravée, partiellement illisible) : Ci gît / ARNAUD / LABORDE LABAN / CURÉ de Larbey / DÉCÉDÉ / le 20 Décembre 1868 / Priez pour lui (?).

    Croix de cimetière [cimetière, derrière le chevet] (ill. 20144001609NUC2A)

    1865 (?). Fonte peinte en noir, calcaire.

    Croix en fonte ajourée sur socle parallélépipédique en calcaire, sur-même posé sur un degré à deux marches.

    Inscription (gravée et peinte sur le socle) : MISSION / 1865 / - / JUBILE / 1913.

    Autel (maître-autel) [chœur] (ill. 20144001749NUC1A)

    2e moitié 20e s. Fer forgé peint (noir et doré), bois.

    Autel "face au peuple" installé après le concile de Vatican II.

    Clôture de sanctuaire [déposée au clocher]

    2e moitié 19e s. Fer forgé, bois (appui).

    Clôture de plan droit régnant sur la largeur du chœur (portillon central à deux battants) et du collatéral nord devant l'autel de la Vierge (portillon à battant unique).

    [N° 13, inv. 1906. Longtemps déposée dans une réserve, puis au clocher en 2014.]

    Clôture des fonts baptismaux [déposée au clocher] (ill. 20144001746NUC1A)

    2e moitié 19e s. Fer forgé.

    Clôture à deux panneaux en équerre, avec portillon à deux battants sur le petit côté ; barreaux sur deux registres ; décor de croix et de volutes adossées.

    h = 160.

    [Encore en place en 1992 dans le collatéral nord en 1992, déposée depuis lors au clocher.]

    Chaise [chœur]

    1er quart 20e s. Bois tourné et sculpté, velours rayé rouge et vert (garniture).

    Style Louis XIII.

    h = 130 environ.

    Placard de sacristie [sacristie]

    Limite 18e s.-19e s. Bois.

    Placard encastré à trois battants superposés.

    h = 202,5 ; la = 101.

    Ensemble de 3 canons d'autel (n° 1) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Chromolithographie, bois mouluré et doré (cadres).

    Canon central en trois éléments cintrés. Décor figuré (canon central) : Christ en croix.

    Canon central : h = 53 (avec la croix sommitale) ; h = 38,5 (sans la croix) ; la = 30,5.

    Ensemble de 3 canons d'autel (n° 2) [sacristie] (ill. 20144001593NUC2A et 20144001594NUC2A)

    2e moitié 19e s. Rose Joseph LEMERCIER, éditeur à Paris, d'après WOHLFART. Chromolithographie, bois mouluré et doré (cadres).

    Canon central rectangulaire horizontal, canons du lavabo et du dernier évangile rectangulaires verticaux. Décor polychrome : textes encadrés par des bordures en forme de portique ornés de rinceaux fleuris (tulipes, bleuets...) dans le goût des enluminures de la fin du 15e siècle, incluant (pour le canon central) des bannières bleues avec trophées épiscopaux dorés et des tentures à lambrequins à fond rouge damassé frappé du triangle trinitaire (avec l’œil) et de l'Agneau mystique.

    Canon central : h = 44,5 ; la = 58,5. Canons du lavabo et du dernier évangile : h = 38 ; la = 30,5.

    Lettre (sous le trait carré des lithographies) : N° 20 - im. Lemercier Paris - Wohlfart inv.t et lith.

    [Il ne s'agit pas du "canon d'autel n° 599 cadre bronze doré" acheté en décembre 1912 par le curé Henri Garralon à la maison Le Roux (Julien Le Camus successeur) de Paris (voir facture : ill. 20164000637NUC2A).]

    Croix d’autel [collatéral, autel de la Vierge] (ill. 20144001635NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Bronze et laiton dorés.

    Style néo-roman. Base triangulaire ajourée sur pieds en serre de rapace ; tige tubulaire nue ; nœud torique ; croix décorée sur ses deux faces ; Christ et titulus fondus et rivés. Décor en relief (fondu) : rinceaux romans, palmettes et pommes de pin sur la base, médaillons circulaires avec le Tétramorphe au milieu des bras, fleurons en forme de fleur de lys aux extrémités des bras, gloire constituée de feuilles à la croisée.

    h = 62 ; la = 24 (croix) ; la = 17,5 (base).

    Ensemble plateau à burettes et 2 burettes [sacristie]

    2e moitié 19e s. Verre moulé.

    Burettes : h = 8.

    Pupitre-thabor [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré.

    Style néo-roman. Décor ajouré : rinceaux, croisillons.

    Patène [sacristie] (ill. 20144001573NUC2A)

    Milieu 19e s. Orfèvre parisien non identifié, après 1838. Argent doré.

    Ombilic saillant à décor gravé : monogramme IHS, croix rayonnante, cœur sacré et trois clous.

    d = 13,8.

    Poinçons : garantie gros ouvrages 1er titre Paris 1838-1973 ; poinçon de fabricant (à demi effacé : lettre C à gauche, étoile en pointe, dans un losange vertical).

    Ensemble de 2 encensoirs et d'une navette à encens [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton et bronze argentés.

    Style classique. Décor : godrons sur la base et le bord du couvercle des encensoirs et de la navette.

    Encensoirs : h = 25 ; navette : h = 6, la = 13,5.

    Ensemble seau à eau bénite et goupillon [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Seau en vase Médicis à base circulaire. Décor estampé et repoussé sur la panse du seau : palmettes.

    Seau : h = 16.

    Croix de procession (n° 1) [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté, bronze argenté et doré, bois tourné.

    Style néoclassique. Hampe en bois ; douille emboîtante en laiton ; nœud en forme d’urne aplatie orné de canaux, d'un tore de laurier et de guirlandes ; croix en bronze argenté ; Christ, titulus et fleuron au bas du montant en bronze ; fleurons en lyre à grappe de raisin, soudés aux extrémités des bras.

    h = 83 (croix avec la douille, sans la hampe) ; la = 36,5 ; h = 131,5 (hampe).

    État : métal oxydé et noirci.

    [N° 40, inv. 1906]

    Croix de chaire à prêcher : Christ en croix [vaisseau principal, pilier central, face sud]

    1898. Plâtre polychrome (Christ, titulus), bois peint (croix).

    Extrémités des bras tréflées.

    h = 250 environ (croix).

    [N° 10, inv. 1906. D'après Raphaël Lamaignère (1940), il s'agit "le grand Christ mural qu'achetèrent en 1898 les premiers communiants aidés de leurs familles".]

    Drap mortuaire [sacristie]

    1931 (?). Feutre de coton noir, fil métal argenté (passementerie).

    [Sans doute le drap acquis par le curé R. Lamaignère en 1931 pour 397 francs, plutôt que celui acheté en 1912 à la maison lyonnaise P.-F. Dubois par la confrérie du Saint Sacrement pour 130 francs.]

    Ensemble de 13 ornements (complets : chasuble, étole, manipule, bourse de corporal, voile de calice) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Satin de coton et soie blanc, bougran de toile jaune (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura dans un quadrilobe à la croisée. Ill. 20144001757NUC1A.

    B. Damas de coton et soie blanc, bougran de toile jaune or (doublure), fil de soie rouge, rose, jaune, vert et or (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS.

    C. Drap lamé doré, bougran de toile rouge (doublure), fil métal doré et argenté (passementerie, décor), demi-perles de laiton doré. Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : cœur sacré dans une gloire entourée de rinceaux avec roses, épis de blé et grappes de raisin. Ill. 20144001754NUC1A.

    D. Drap moiré doré, bougran de toile rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor broché (croix dorsale à redents de la chasuble) : monogramme IHS dans une couronne de fleurs entourée de rinceaux "en rivière" avec roses, fleurettes et feuilles d'acanthe. Ill. 20144001754NUC1A.

    E. Drap lamé doré (brillant), bougran de toile verte (doublure), fil métal doré et argenté (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale à redents de la chasuble) : colombe du Saint-Esprit dans une gloire. Ill. 20144001754NUC1A.

    F. Satin de coton et soie rouge, bougran de toile rouge (doublure), fil de soie doré (passementerie, décor). Décor broché (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura au sommet d'une tige épineuse avec fleurs de passiflore et phylactère portant l'inscription In Cruce Salus. Ill. 20144001755NUC1A.

    G. Velours de coton et soie rouge, bougran de toile rouge (doublure), satin de soie vieux rose brodé de fil de soie jaune or (décor), fil métal doré (passementerie). Décor brodé (croix dorsale à redents de la chasuble) : monogramme IHS en textura dans un médaillon polylobé en satin rose. Ill. 20144001755NUC1A.

    H. Satin de coton et soie violet, bougran de toile violette (doublure), fil de soie doré (passementerie, décor). Décor broché (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura avec croix et couronne dans un médaillon en amande au sommet d'une tige avec fleurs de passiflore crucifères. Ill. 20144001757NUC1A.

    I. Damas de coton et soie violet, bougran de toile jaune (doublure), fil métal doré et fil de coton jaune or (passementerie, décor). Décor du damas : grandes fleurs épanouies, épis de blé et grappes de raisin. Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS avec croix et clous. Ill. 20144001757NUC1A.

    J. Satin de coton et soie vert pomme, bougran de toile verte (doublure), fil de soie doré (passementerie, décor). Décor broché (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura dans un quadrilobe perlé entouré de rinceaux à feuilles d'acanthe, pommes de pin et chardons (ou grenades ?). Ill. 20144001757NUC1A.

    F. Damas de coton vert, bougran vert (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : symboles des Vertus théologales (croix de la Foi, calice de la Charité, ancre de l'Espérance) dans une gloire. Ill. 20124002861NUC1A.

    G. Damas de coton vert, bougran vert (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme I.H.S. en gothique textura dans une gloire. Ill. 20124002861NUC1A.

    H. Moire de coton et soie rouge, bougran rouge (doublure), fil de soie jaune or (passementerie, décor). Décor brodé (sur la croix dorsale de la chasuble) : croix constituée d'entrelacs de tiges de vigne et de blé, avec monogramme I.H.S. et croix dans une gloire à la croisée. Ill. 20134002863NUC1A.

    I. Velours de coton et soie rouge bordeaux, bougran de toile rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme J.H.S. en lettres gothiques dans un cercle entouré de tiges fleuries de passiflores (avec croix sortant du calice) et de feuilles de vigne. ill. 20134002861NUC1A.

    J. Velours de coton et soie noir, bougran de toile noir (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme I.H.S. en gothique textura dans un quadrilobe entouré de feuilles de vigne et d'épis de blé. Ill. 20134002863NUC1A.

    K / L / M. 3 ornements noirs (non examinés : déposés dans un tiroir bloqué du chasublier).

    [N° 30, inv. 1906 : "Ornements sacerdotaux. Neuf composés chacun de chasuble, manipule, étole, bourse, voile de calice : 1 doré, 2 rouges, 2 blancs, 2 noirs, 1 violet, 1 vert".]

    Ensemble de 2 étoles pastorales [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Drap lamé doré, fil métal doré et argenté (passementerie, décor). Décor brodé : croix et rinceaux.

    B. Velours de coton et soie noir, fil métal argenté (passementerie, décor). Décor : croix et fleurs de chardon.

    Ensemble de 3 statues

    Limite 19e s.-20e s. (sauf mention contraire). Plâtre polychrome.

    Saint Antoine de Padoue (vaisseau principal, pilier central, face ouest ; h = 110, la = 32 ; revendiquée en mars 1906 par Mme Comet, "offerte sous M. Harambure [le curé Jean Harambure, 1883-1906] par les Comet, de Beaulieu [R. Lamaignère, 1940]). Sacré-Cœur (vaisseau principal, angle nord-ouest ; h = 133 ; n° 24, inv. 1906 ; acquise par une souscription paroissiale en 1899, autrefois placée sur le maître-autel [R. Lamaignère, 1940]). Sainte Thérèse de Lisieux (réserve [en 1992] ; h = 100 environ ; en très mauvais état en 1992, non retrouvée en 2014).

    Ensemble de 13 santons (crèche de Noël) [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Plâtre polychrome.

    Proviennent de deux crèches différentes.

    Ensemble de 4 livres [sacristie]

    A. Rituel romain. Adolphe LAINÉ et J. HAVARD, Paris et Digne, 1866. Reliure en cuir brun, dos à cinq nerfs. Page de titre : "Rituale romanum / Pauli V Pontificis Maximi / jussu editum / et a Benedicto XIV / auctum et castigatum / cum cantu [...] / Parisiis / Apud Ad. Lainé et J. Havard / 19 via Sanctorum Patrum / - / Diniae / apud / Socios pro Cantu romano / MDCCCLXVI."

    B. Graduel romain. Adolphe LAINÉ et J. HAVARD, Paris et Digne, 1859. Reliure en cuir brun, dos à cinq nerfs. Page de titre : "Graduale romanum / [...] Apud Ad. Lainé et J. Havard / 19 via Sanctorum Patrum / - / Diniae / apud / Socios pro Cantu romano / MDCCCLIX."

    C. Missel romain. Alfred MAME et fils, Tours, 1947. Reliure en cuir, dos à cinq nerfs, décor doré au fer sur les plats. Page de titre : "Missale romanum [...] / Turonibus / Typis A. Mame et filiorum [...] MCMXLVII".

    D. Recueil de cantiques de M. l'abbé Saurin. DESCLÉE, Paris, 1939. Page de titre : "Recueil de cantiques de M. l'abbé Saurin [...] / Desclée, Paris 1939".

    [Ont disparu les livres fournis par la maison Alfred Mame et fils en octobre 1912 (cf. facture, ill. 20164000628NUC2A) : "5 messes St Michel pour missel, 3 offices St Michel pour bréviaire, 6 offices St Jean-Baptiste et de St Joseph pour bréviaire, 2 Messe St Jean-Baptiste et St Joseph pour Missel".]

    Mécanisme d'horloge [clocher] (ill. 20144001718NUC2A et 20144001719NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Fonte de fer, bronze, bois.

    Mécanisme sur châssis rectangulaire en fonte, lui-même posé sur une plate-forme en poutres de chêne ; système d'engrenage, deux ensembles de roues dentées en bronze.

    État : hors d'état de marche ; manque le balancier.

    ______________________________________________________________________

  • Extrait de la "Revue de Gascogne", 1871, vol. XII, p. 287 et 334-335 (à propos d'un passage des "Mémoires" de l'abbé André Morellet)

    P. 287 : D'une anecdote de l'abbé-Morellet sur Basquiat de la House. / Morellet, parlant dans ses Mémoires (Paris, 1823. t. 1, p. 78) de son séjour à Naples en. 1758, s'exprime ainsi : "Le consul de France me donna quelques mémoires sur le commerce. Je tirai aussi plusieurs renseignements de l'ambassadeur, M. d'Ossun, et de son secrétaire, Basquiat de la House, qui a été depuis ministre de France en d'autres cours. Celui-ci était une espèce de loustic qui ne manquait pas d'esprit, et encore moins d'adresse. C'est lui, qui, ayant en Gascogne, sa patrie, dans un petit village un petit bien en vignes et en mauvais vin qu'on ne pouvait vendre, imagina de se faire donner par le pape un corps saint, qu'il baptisa d'un nom vénéré dans le pays, qu'il envoya avec toutes les bulles et indulgences possibles, et pour lequel il s'établit une fête et une foire, où le concours de tous les villages voisins lui a depuis fait vendre et boire chaque année tout son vin en huit jours."

    De quel village de Gascogne s'agit-il en ce passage? Qu'y a-t-il de vrai dans le piquant récit de l'ami de Diderot et de d'Alembert ? [...] T. DE L.

    P. 334-335. D'une anecdote de Morellet sur Basquiat de la House (Voyez la Question dans notre dernier numéro, p. 287). / Cauna, 4 juillet. Monsieur l'Abbé, / Seul, je n'aurais pas assumé la charge de répondre aux questions sur M. Basquiat de la Houze. Le chef de la maison de Basquiat-Toulouzetle, à St-Sever, m'autorise à être son organe en facilitant les moyens d'information : "Je connaissais les deux anecdotes de l'abbé Morellet relatives à M. de la Houze, et je puis vous mettre à même de répondre à la question de la Revue de Gascogne. C'est à la paroisse de Larbey que le diplomate gascon avait fait don des reliques de saint Prosper. II y possédait une terre que son frère, le chevalier, vendit, moyennant 6,000 fr. de rente viagère, à M. Domenger, père de celui que nous avons connu. — Baron DE TOULOUZETTE." M. Domenger (Bernard), acquéreur de la terre de Larbey Poyloault, l'a léguée à son fils Bernard-Boch-Marie Domenger, maire de Mugron et conseiller général, décédé le 14 avril 1865. Sa veuve, dame Blanche d'Antin-d'Ars, possède encore Larbey Poyloault. Nous ne saurions affirmer que Larbey ait été le siège d'une foire, dont l'usage du moins n'aurait pas été renouvelé depuis 50 ou 60 ans. Ne peut-on pas supposer que M. de la Houze, lorsqu'il était gouverneur de Grenade en Marsan, a favorisé cette petite ville de l'établissement de marchés et foires encore subsistants ? Ce n'est qu'une hypothèse. Cet homme d'esprit trop oublié était né à Saint-Sever-Cap en 1722, fils aîné de noble André de Basquiat, seigneur baron d'Arthos et de la Houze, et de Mlle du Vacquier d'Aubaignan. Il mourut à Bagnères-de-Bigorre vers 1793, après une longue et brillante carrière diplomatique. Il avait épousé dame Élisabeth Fabre de Favens, dont il n'eut point d'enfant. Après les nombreuses publications où le baron de Basquiat de la House est mentionné (Nobiliaire de Guienne, tome I, pages 433, 435, et tome II, pages 447, 450, 451 ; Armorial des Landes, tome II, pages 61, 485, 489 et 490), il serait oiseux d'entrer dans de plus amples détails. La famille conserve à St-Sever un buste de bronze de Matthieu de Basquiat, un grand portrait à l'huile et un cierge orné des armoiries peintes du noble diplomate, témoignage de sa présence à la fête de la Chandeleur à Rome. Il était qualifié de son vivant : "Matthieu, des anciens chevaliers de Basquiat et Engomez de la province de Guipuscoa, en Espagne, haut et puissant seigneur, baron, haut-justicier de Sainte-Eulalie, Sainte-Araille, seigneur de la Houze, Espaigne, La Mirande et Bonnegarde, baron de Larbey, Baigts et Poyloault (1), chevalier des ordres royaux hospitaliers du Mont-Carmel et de St-Lazare, chevalier de l'ordre de Malte, chargé d'affaires du roi près les cours de Parme, des Deux-Siciles, d'Espagne, du Saint-Siège, de Danemark et Norvége, etc., etc." - Baron C. DE CAUNA.

    Au moment même où venait de paraître la Question de M. T. de L. sur l'historiette de Morellet, je trouvais la même historiette, contée avec autant et plus d'esprit, et non moins de malice, dans les Caractères et anecdotes de Chamfort (presqu'à la fin). Je me contente d'indiquer ce récit, qui ferait double emploi avec celui de l'abbé Mords-les. Mais je ne puis m'empêcher de faire sur ce dernier quelques remarques, dont je laisse l'appréciation au lecteur. Le corps saint donné par le pape (Chamfort nomme Clément XIV, à qui Basquiat avait rendu quelques services) est baptisé, selon l'usage, d'un nom qui indique la sainteté, Prosper, nom qui n'avait pas de célébrité particulière en Chalosse. Mais la circonstance "d'un nom vénéré dans le pays" faisait bien dans le conte. — Le rusé gascon voulait débiter son "mauvais vin", dit le conteur. Malheureusement pour la bonne foi de ce dernier, le cru de Larbey est justement-estimé, et comme seigneur du lieu, le baron de la Houze ne devait pas être fort empêché de faire vendre ses denrées. La foire de Larbey est encore très probablement une invention, puisque depuis le commencement de ce siècle il n'y en a pas le moindre souvenir, au témoignage décisif de M. de Cauna, que nous remercions vivement de sa substantielle réponse, mais qui ne pouvait être pris au dépourvu, sur un des noms les plus honorables de la noblesse des Landes. Conclusion : ne nous étonnons pas qu'on ait prêté aisément au spirituel gascon (il était assez riche pour cela), et méfions-nous toujours un peu de l'Esprit dans l'histoire. L. C.

    (1) Les cartes de Cassini placent les lieux de Sainte-Eulalie, Espaigne, la Houze, entre Saint-Sever et Grenade. Larbey, Baigts et Poyloault sont près de Mugron.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Monographie paroissiale de Larbey, par le curé Jean Harambure, s.d. (vers 1883-1890).

    Archives départementales des Landes : 16 J 16 b
  • Église, presbytère, cimetière (1837-1925).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1032
  • Église : secours de l'État pour réparations (1865), réparation du clocher et de la toiture du porche (1884-1885), secours de l'État pour acquisition d'ornements (1885).

    Archives départementales des Landes : 70 V 175/3
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 23 février 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 175/7
  • Registre de la confrérie du Saint-Sacrement (1722-1773, 1833-1883).

    Archives paroissiales, Larbey
  • Registre de la confrérie du Saint-Sacrement (1721-1738).

    Archives paroissiales, Larbey
  • Registre des délibérations de la fabrique de Larbey (1837-1883).

    Archives paroissiales, Larbey
  • Liasse de documents divers.

    Archives paroissiales, Larbey
Documents figurés
  • Autel "face au peuple". Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 194
  • Ensemble de trois ornements dorés. Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 194
  • Ensemble de deux ornements rouges. Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 194
  • Ensemble de quatre ornements (un blanc, un vert, deux violets). Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 194
Bibliographie
  • CABANOT Jean, MARQUETTE Jean-Bernard, SUAU Bernadette. Guide pour la visite de quelques églises anciennes de Chalosse. Amis des Églises anciennes des Landes. Dax : Barrouillet, 1987.

    p. 29-31
  • CHAMFORT Sébastien-Roch Nicolas, dit. Maximes et pensées, caractères et anecdotes. Paris : GF-Flammarion, 1968.

    p. 317
  • MORELLET André. Mémoires. Paris, 1823.

    tome 1, p. 78
Périodiques
  • Revue de Gascogne.

    tome I, 1860, p. 460 (Procès-verbal des églises du diocèse d'Aire)

Liens web

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