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Église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Jean-Baptiste

Dossier IM40007723 réalisé en 2019

Fiche

Parties constituantes non étudiées autel, bénitier d'applique, clôture de choeur, lutrin, meuble de sacristie, armoire de sacristie, canon d'autel, chandelier d'autel, clochette d'autel, sonnette d'autel, chandelier, chandelier d'église, ostensoir, croix de procession, santon, ombrellino de procession, drap mortuaire, tour d'autel, garniture de dais de procession, dalmatique, étole, manipule, statue, livre, cloche, mécanisme d'horloge, document imprimé
Aire d'étude et canton Tartas ouest
Localisation Commune : Laluque

Le mobilier de l'église de Laluque sous l'Ancien Régime est connu sommairement par le procès-verbal de la visite pastorale de l'évêque de Dax Suarez d'Aulan en juillet 1739, qui signale dans le chœur "un tabernacle de bois doré avec deux ailes et une niche au-dessus, le tout assez bon", surmonté de "deux colonnes de bois, dorées, assez bonnes et propres, soutenant un rétable de bois peint fort vieux, et dont la peinture est toute ternie, de même que les quatre tableaux qui sont enchâssés dans ledit retable, qui doivent être changés". La table d'autel en pierre, peut-être médiévale, "paroit sacrée, quoique sans marque de trous de reliques". Dans le sanctuaire, du côté de l’Épître, se trouve le banc de Bernard de Neurisse, baron de Laluque (1696-1739), que l'évêque demande d'ôter en raison de "l’incommodité". Dans l'unique collatéral se trouve un autel "sur lequel il y a un mauvais tabernacle en bois peint et pourri, qu’il faudra brûler, un grand tableau au-dessus représentant Ste Barbe et autre figures". Mgr d'Aulan mentionne enfin des "ornements" et "figures gothiques" peints sur les murs et voûte du chœur (peintures redécouvertes et restaurées en 2007).

A l'exception des peintures signalées, aucun vestige de cet ensemble n'a apparemment survécu à la Révolution. Les inventaires effectués annuellement par la fabrique entre 1830 et 1840 décrivent le contenu de la sacristie et non le mobilier proprement dit. Quelques achats mineurs de meubles et d'objets sont toutefois mentionnés sous la monarchie de Juillet : le doreur Guillaume Lagarde de Saint-Sever livre en avril 1838 un autel "pour la chapelle" ; des ostensoir, croix "processionale", encensoir, bénitier, ornements aux couleurs liturgiques, etc., sont acquis auprès de marchands dacquois (Jeannette Dussaut) ou bayonnais (l'orfèvre Charles-Guillaume Mortet en 1833).

A partir des années 1860, le curé Pierre Lartigau (1853-1882) entreprend l'agrandissement et la rénovation complète de son église. Ces travaux, menés de 1863 à 1875 pour l'essentiel, entraînent la suppression de ce qui pouvait encore subsister du mobilier ancien et son remplacement par un ensemble homogène, en accord avec le style de l'édifice restauré. Des notables locaux offrent ainsi, en quelques années, la plus grande partie du nouveau décor, acquis en majorité à Bordeaux et à Toulouse : confessionnaux en 1871, autels et fonts baptismaux par le marbrier toulousain Barrau en 1872 et 1873, lambris et bancs de chœur, chaire à prêcher et clôture de chœur par la maison bordelaise Larroque en 1873, lustres par la fabrique lyonnaise Dumont la même année, etc. Le chemin de croix sur toile sort de la maison parisienne Chovet. La vitrerie est installée en plusieurs phases : dès 1863, l'atelier des Goussard de Condom fournit des verrières à personnages pour le chœur, qui seront en 1926 déplacées dans les collatéraux et remplacées dans le sanctuaire par de nouveaux vitraux de la maison bordelaise Delmas ; en 1891, le Bordelais Dagrant avait livré les deux roses du nouveau clocher. Le décor peint, quant à lui, est réalisé en deux ou trois campagnes, la première dans le chœur par le même Dagrant (comme peintre) et par le Bayonnais Jules Courtignon en 1873, la dernière par le Bordelais Jean-Henri Bonnet en 1897 pour la partie occidentale de la nef. Cet ensemble n'a guère été modifié depuis lors, à l'exception de l'installation dans le porche d'un monument aux morts de la Grande Guerre (avec une toile de Gaston Gélibert), de la suppression de la chaire après Vatican II et, surtout, de la redécouverte en 2007 des peintures gothiques déjà mentionnées.

La sacristie conserve un vestiaire complet aux couleurs liturgiques, en totalité de la fin du XIXe ou du début du XXe siècle, ainsi qu'un riche ensemble de pièces d'orfèvrerie acquises auprès de maisons parisiennes (P.-H. Favier, Demarquet frères, Poussielgue-Rusand) et lyonnaises (L. Guillat, Favier frères, P.-F. Dubois, L'Art catholique lyonnais).

Auteur(s) Auteur : Mame Alfred,
Alfred Mame (1811 - 1893)

Henry-Armand-Alfred Mame (Tours, 17 août 1811 - Tours, 12 avril 1893), fils d'un imprimeur lui-même issu d'une famille d'éditeurs et de libraires originaires d'Angers (maison fondée en 1778), porta à son apogée les éditions Mame, rachetées en 1980 par Desclée de Brouwer.


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imprimeur-éditeur, signature
Auteur : Lagarde Guillaume, dit(e) Lagarde aîné,
Guillaume Lagarde , dit(e) Lagarde aîné

Doreur à Saint-Sever (Landes), documenté en 1826 (Rion-des-Landes),1831, 1837-1838, 1839 (Laluque) et 1861. Probablement frère de Raymond Lagarde "cadet", menuisier et sculpteur documenté en 1848.


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doreur, attribution par source
Auteur : Dussaut Jeanne dite Jeannette,
Jeanne dite Jeannette Dussaut

Mlle Jeanne dite Jeannette Dussaut, marchande d'ornements à Saint-Vincent-de-Xaintes (Dax), documentée en 1837-1841 (Laluque) et 1847 (Seyresse).


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marchand, attribution par source
Auteur : Ducos Marianne,
Marianne Ducos

Libraire à Dax ("près la cathédrale") dans la première moitié du XIXe siècle, documentée en 1837 (Laluque). "Vend toute sorte de papiers et autres fournitures de bureau, ainsi que des tapisseries" (étiquette publicitaire).


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marchand, attribution par source
Auteur : Mortet Charles-Guillaume, dit(e) Mortet Père,
Charles-Guillaume Mortet , dit(e) Mortet Père (1781 - )

Orfèvre, joaillier et bijoutier bayonnais, né à Caen le 5 juin 1781, fils de l'orfèvre Jean-Marie Mortet (mort avant 1808) et d'Élisabeth Vautier, et neveu de l'orfèvre Charles-François Mortet ou Morlet (1754-après 1809), dont plusieurs œuvres sont conservées à Nerbis et Beylongue (Landes). Son frère Bertrand, né vers 1787 et décédé après le 31 juillet 1833, était également bijoutier résidant à Bayonne à cette dernière date. Charles-Guillaume épouse le 6 juin 1808 à Bayonne Marguerite Josèphe Pillot (1788-avant 1833), fille d'Antoine Casimir Pillot et de Marie Duchemin (parente de l'orfèvre Joseph Duchemin), dont il aura le bijoutier Louis-Martin Mortet (1810-après 1878) [source : Geneanet].

En 1808, Charles Guillaume est actif 1, place Notre-Dame à Bayonne, puis en 1833 au 32, rue Mayour ou Mayor (actuelle rue d'Espagne). Une carte publicitaire donne à cette date la raison sociale "Aux attributs de l'église, Ch. MORTET Père, marchand orfèvre joaillier bijoutier rue Mayour 32". Il livre en mai 1833 un "soleil tout argent" à la paroisse Saint-Esprit (aujourd'hui commune de Bayonne). Sans doute identifiable à l'orfèvre "Morlet" (mauvaise transcription de "Mortet" ?) qui fournit des objets à l'église de Rivière (Rivière-Saas-et-Gourby, Landes) en 1842.


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orfèvre, attribution par source
Auteur : Larroque Bernard,
Bernard Larroque ( - 1870)

Fabricant et marchand de mobilier et d'objets religieux à Bordeaux (9, rue Duffour-Dubergier avant 1860). La maison fut reprise après sa mort par le marchand Buisson (place Pey-Berland avant 1889).


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fabricant de mobilier religieux, attribution par source
Auteur : Lemercier et Compagnie, imprimeur, signature
Auteur : Lemercier Rose Joseph,
Rose Joseph Lemercier (1803 - 1887)

Prénom usuel : Joseph. Né le 29 juin 1803 à Paris, installé imprimeur-lithographe à partir du 5 juillet 1828 (au 2, rue Pierre Sarrazin, puis au 55, rue du Four Saint-Germain, enfin au 57, rue de Seine), mort en 1887. Son neveu Alfred Lemercier lui succède jusqu'en 1901 (source : École nationale des chartes, dictionnaire des imprimeurs-lithographes, http://elec.enc.sorbonne.fr/imprimeurs/node/22685).


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imprimeur, lithographe, signature
Auteur : Desgodets L.,
L. Desgodets

Éditeur à Paris (79, boulevard Saint-Germain) dans la seconde moitié du XIXe siècle.


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éditeur
Auteur : Bent Guillaume, dit(e) Bent jeune,
Guillaume Bent , dit(e) Bent jeune

Fabricant-marchand d'articles religieux, documenté à Toulouse en 1872. Sans doute parent d'Henri Bent, autre marchand établi à Toulouse en 1857.


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fabricant marchand, attribution par source

Annexes

  • Liste des œuvres disparues

    Tombeau de Pierre Daret de Caseneufve (ou Cazeneuve). Pierre, vers 1678. Signalé par l'abbé Pierre Lartigau dans son registre paroissial (1871-1882) : "Au fond de la nef principale, en face la porte d’entrée, se trouve un arceau dans le mur du Nord qui renferme maintenant les fonts baptismaux ; c’est le tombeau de Pierre Daret de Cazeneufve, décédé à Laluque le 29 mars 1679 (sic), muni des sacremens (sic) de l’église et âgé de 74 ans. Une statue qui le représentait était couchée sur le bas de cet arceau, pavé en marbre que l’état de dégradation n’a pas permis de conserver et qui vient d’être enlevée [en 1873] pour faire place à la fontaine baptismale. [...] / En avril 1864, M. Bellier de la Chavignerie, employé honoraire de la bibliothèque impériale à Paris, a écrit à la mairie de Laluque pour demander l’extrait mortuaire de ce noble défunt. Une ordonnance de Monseigneur Le Quien de Laneufville, évêque d’Acqs, qui se trouve au château de Caupenne, avait fait disparoître des églises de son diocèse toutes les statues qui y représentaient des laïques (sic) ; le tombeau de Pierre Daret de Cazeneufve est demeuré vide de la sienne depuis cette époque."

    [Le graveur Pierre Daret (Chalifert en Brie, avril 1605 - Laluque, 29 mars 1678) est connu pour ses gravures de reproduction d'après Jacques Blanchard, Simon Vouet, Eustache Le Sueur, Laurent de La Hyre, Jacques Stella, Claude Vignon ou Charles Le Brun, exécutées entre 1632 et 1652 (pour les œuvres datées). Contraint à s'exiler en province après la Fronde, il s'installe dans les Landes - sa fille unique ayant épousé (à Lahontan le 7 avril 1655) Philibert Archambault du Sault, baron de La Luque, fils du lieutenant-général de Dax et petit-neveu de l'évêque de Dax Jean-Jacques du Sault. Après avoir pris le nom de Daret de Caseneufve (ou Cazeneuve), il meurt chez son gendre au château de Laluque en mars 1678 et est inhumé dans l'église du bourg. Les derniers débris de son tombeau sont enlevés de l'édifice en 1873.]

    Chaire à prêcher. Chêne, style néogothique. Fournie en 1873 pour 1.500 francs par le fabricant-marchand Bernard Larroque, de Bordeaux (rue Duffour-Dubergier). Supprimée à une date inconnue, sans doute dans les années 1960-1970. Certains de ses éléments ont été remployés pour fabriquer un autel "face au peuple" (disparu à son tour avant 2019) et un lutrin.

    ________________________________________

  • Liste des œuvres non étudiées

    Autel (maître-autel) [chœur (en 1990)] (ill. 20194001441NUC1A)

    1871 (élément) et 1985. Bernard LARROQUE, fabricant-marchand à Bordeaux. Chêne ciré.

    Autel-table "face au peuple" constitué en 1985 de la moitié de la cuve de l'ancienne chaire à prêcher (1871) complétée par un plateau moderne. Cuve : décor d'arcatures brisées à réseau d'intrados trilobé.

    [N° 54, inv. 1906 : "Une chaire à prêcher et escalier droit, surmonté d'un abat-voix, adossé au mur et reposant sur un pilier en bois de chêne. La chaire est sculptée avec sujets - 1000." Autel repéré en 1990, supprimé vers 2007 et remplacé par un autel moderne en bois peint en gris, aux pieds tournés en balustre. L'ancienne cuve de chaire n'a pas été retrouvé en 2019.]

    Bénitier d'applique [vaisseau central, mur occidental, au sud] (ill. 20194001222NUC2A)

    3e quart 19e s. Marbre uni blanc.

    Bénitier d’applique à vasque en forme de coquille à côtes.

    h = 20 ; la = 49.

    [Sans doute le "bénitier en marbre blanc" acquis grâce à un legs de Mme François Dupin, née Marie Adèle Soulan, morte à Laluque le 8 février 1857.]

    Clôture de chœur [réserve au sud de l'entrée de la nef] (ill. 20194001224NUC2A et 20194001225NUC2A))

    1873. Bernard LARROQUE, fabricant-marchand à Bordeaux. Fer forgé et fonte de fer peints (en noir).

    Portillon à deux battants et quatre panneaux dormants. Décor : arcature cintrée sur colonnettes (fonte) encadrant des volutes adossées (fer forgé) ornées de pommes de pin, de demi-palmettes romanes et de fleurettes à trois pétales.

    [Clôture acquise en 1873 de la maison bordelaise de Bernard Larroque "à laquelle a succédé la maison Boisson" ; "payée sur place par la fabrique 1.500 francs" en partie grâce à un don de 120 francs de la famille Dassé de Laluque (registre paroissial du curé Pierre Lartigau, p. 63). Déposée dans les années 1980.]

    Lutrin [nef]

    1871 (éléments) et 1985. Bernard LARROQUE, fabricant-marchand à Bordeaux. Chêne ciré.

    h = 135.

    [N° 54, inv. 1906 : "Une chaire à prêcher et escalier droit, surmonté d'un abat-voix, adossé au mur et reposant sur un pilier en bois de chêne. La chaire est sculptée avec sujets - 1000." Lutrin constitué en 1985 avec les panneaux latéraux de l'ancienne chaire à prêcher fournie en 1871 par Bernard Larroque (voir autel).]

    Meuble de sacristie (commode-armoire) [sacristie, mur sud] (ill. 20194001442NUC1A)

    2e moitié 19e s. Pin teinté faux chêne.

    Meuble à quatre corps : commode-chasublier en deux éléments, chacun à deux battants juxtaposés ouvrant sur deux séries de dix tablettes superposées ; à chaque extrémité de la commode, un corps d'armoire à quatre battants (deux paires superposées) ; corniche d'assemblage.

    h = 280 ; la = 320 (dimensions approximatives).

    [N° 31, inv. 1906 : "Un grand meuble de 4m de long, 1m10 de large, 1m10 haut, en chêne, sur lequel existe, à chaque extrémité, une armoire en chêne de 2m de haut, 1m de large et 0m60 de profondeur. Ledit meuble du bas renferme à droite et à gauche une série de dix plateaux - 300. "]

    Armoire de sacristie [sacristie, mur ouest]

    2e moitié 19e s. Pin teinté faux chêne.

    Armoire à six battants, les supérieurs vitrés ; corniche d'assemblage.

    h = 310 ; la = 250 (dimensions approximatives).

    Ensemble de 3 canons d'autel [sacristie]

    2e moitié 19e s. L. DESGODETS, éditeur à Paris, LEMERCIER et Compagnie, imprimeur-lithographe à Paris. Chromolithographie, bois blanc doré à la mixtion (cadres).

    Textes inscrits dans un encadrement plein cintre (trois pour le canon central, un seul pour les canons du lavabo et du dernier évangile) à décor de camaïeu rouge : croix tréflée, calice, croix et couronne d'épines, alpha et oméga, rinceaux, phylactères avec les inscriptions "Gloria in excelsis Deo", "Venite adoremus" et " Pax hominibus".

    Cadres : h = 36 ; la = 50 (canon central) ; h = 31,5 ; la = 24,5 (canons latéraux).

    Lettre des lithographies : Paris, L. Desgodets, Éditeur, 79 Boulevart (sic) St-Germain - N° 5 - Chromo. Lemercier & Cie r. de Seine 57 Paris.

    Canon central : h = 49 ; la = 68,5. canons du lavabo et du dernier évangile : h = 49 ; la = 38.

    Chandelier d’autel [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton argenté.

    Style néoclassique. Base triangulaire à pieds en patte de lion, reliefs sur les faces (Christ portant sa croix, saint Jean l'Évangéliste [d'après Le Dominiquin], triangle trinitaire en gloire).

    h = 14 (actuelle) ; la = 18.

    État : chandelier dépareillé et mutilé (tige, bobèche et broche supprimées).

    Clochette d'autel (n° 1) [sacristie] (ill. 20194001340NUC2A)

    18e ou 19e s. Bronze, bois fruitier (manche).

    Manche en bois équarri tenu par une virole en fer forgé, battant en fer forgé. Décor du vase : triple filet à la faussure.

    h = 24 (avec le manche) ; h = 9 (vase) ; d = 11,6.

    État : vase fendu.

    Clochette d'autel (n° 2) [sacristie]

    19e s. Bronze.

    Clochette en bronze, manche inclus, battant en forme de grelot.

    h = 15 (avec le manche).

    Sonnette d'autel [sacristie] (ill. 20194001342NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Bronze doré et acier chromé.

    Sonnette à quatre timbres ; monture en bronze doré à décor fondu en relief dans la masse : pommes de pin et demi-palmettes romanes.

    h = 12,5 ; la = 19,5.

    Paire de chandeliers [sacristie]

    19e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige en balustre, binet en vase.

    h = 22 ; d = 10,8 (base).

    État : bobèche mobile manquante.

    Chandelier [sacristie]

    19e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige en balustre, binet en vase. Décor guilloché à la molette sur la base, perles sur la collerette.

    h = 22,5 ; d = 11 (base).

    État : dépareillé.

    Paire de chandeliers d’église [collatéral sud, autel de saint Joseph]

    4e quart 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Style néo-roman. Base tripode en forme de feuilles, tige en balustre, rampe de lumières à cinq bobèches et binets ornée de feuilles de vigne fondues.

    h = 36 ; la = 38.

    Ostensoir [sacristie (en 1990)] (ill. 20194001445NUC1A)

    1ère moitié 19e s. Bronze argenté et argent (gloire).

    Base rectangulaire d'élévation pyramidale en cavet, sur pieds en patte de lion ; tige en balustre à volutes et grappes de raisin fondues en relief ; gloire en argent estampé et ciselé, ornée de rayons, nuées et angelots, croix fleuronnée à grappes de raisin.

    h = 43.

    [Sans doute l'ostensoir "dont le soleil seulement (est) en argent", mentionné dans les inventaires des 11 octobre 1830 et 20 juillet 1849. Repéré en 1990, non retrouvé lors de l'enquête de 2019.]

    Croix de procession (n° 1) [sacristie] (ill. 20194001443NUC1A)

    Milieu 19e s. Laiton et laiton argentés.

    Style néoclassique. Douille emboîtante en laiton ; nœud en urne aplatie ; Christ (figuré vivant), titulus (en forme de parchemin déroulé) et fleurons de la croix fondus. Décor : feuilles d'acanthe, grappes de raisin, palmettes, canaux et godrons sur le nœud ; palmettes romaines aux extrémités des bras.

    h = 68,5 (avec la douille) ; la = 27.

    État : manque la hampe.

    Croix de procession (n° 2) [sacristie] (ill. 20194001444NUC1A)

    Milieu 19e s. Laiton et laiton argentés.

    Style néoclassique. Hampe et douille emboîtante en laiton ; nœud en urne ; Christ (figuré vivant), titulus et gloire fondus, embouts des bras fondus et soudés. Décor : ange en vol portant le titulus, deux anges orants (fondus au sable) de part et d'autre du nœud, cœurs sacrés jumelés de Jésus et de la Vierge sur les faces du nœud, feuilles de vigne et épis de blé à la base du montant, gloire rayonnante à la croisée, palmettes romaines aux extrémités des bras.

    h = 80 (avec la douille, sans la hampe moderne) ; la = 45.

    État : hampe métallique remplacée.

    Croix de procession (n° 3) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton argenté, bronze argenté et doré.

    Style néoclassique. Douille emboîtante en laiton ; nœud en urne circulaire ; Christ (figuré vivant), titulus (phylactère déroulé) et effigie de sainte Madeleine (au revers du montrant) fondus et rivés, embouts des bras fondus et soudés. Décor : palmettes romaines aux extrémités des bras.

    h = 84 (avec la douille) ; la = 37.

    État : manque la hampe.

    Ensemble de 20 santons (crèche de Noël) [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Plâtre polychrome.

    Douze grandes pièces (Enfant Jésus, Vierge, saint Joseph, trois mages, trois bergers, ange porte-offrandes, âne, bœuf), huit petites (moutons).

    Hauteur moyenne : 20 cm.

    Ombrellino de procession [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Damas de coton blanc, fil métal doré, laiton doré (croix sommitale).

    Drap mortuaire [sacristie]

    1er quart 20e s. Laiton noire, fil métal argenté (passementerie, décor).

    Décor : croix.

    Ensemble de 6 tours d'autel [sacristie]

    Milieu et 3e quart 20e s.

    1) Dentelle blanche ; 2) Gaze verte (confectionné par les Bernardines du Refuge à Anglet ; inauguré le 11 janvier 1953 [registre paroissial]) ; 3) satin de coton et soie blanc, fil métal doré (passementerie, décor : monogramme IHS, rinceaux et fleurs) ; 4) toile de coton blanche, fil de coton orangé (décor brodé) ; 5) laine et tissu synthétique violet, fil de soie argenté (décor : croix pattées et feuilles) (confectionné par les Bernardines du Refuge à Anglet ; inauguré le 14 novembre 1952 [registre paroissial] ; ill. 20194001453NUC1A) ; 6) satin de coton et soie rouge vermillon, fil de soie doré et argenté (décor : poissons et panier de pains devant un chrisme, grappe de raisin avec feuilles de vigne et épis de blé) (ill. 20194001453NUC1A).

    Garniture de dais de procession [sacristie] (ill. 20194001452NUC1A)

    Limite 19e s.-20e s. Damas de coton blanc, fil métal doré (passementerie, décor) et argenté (décor), bougran de toile noire (doublure).

    Décor des quatre pentes : Agneau mystique, Pélican mystique, triangle trinitaire, colombe du Saint-Esprit (dans des gloires rayonnantes en paillons dorés).

    Paire de dalmatiques dorées [sacristie] (ill. 20194001450NUC1A)

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, bougran de toile violette (doublure), fil métal argenté (passementerie).

    Galon ondé à motif de grandes feuilles dentelées alternant avec des fleurettes à six pétales.

    Paire de dalmatiques noires et leurs manipules [sacristie] (ill. 20194001451NUC1A)

    Limite 19e s.-20e s. Velours de coton et soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil métal doré (passementerie).

    Galon ondé à motif de grandes feuilles dentelées alternant avec des fleurettes à six pétales.

    Ensemble de 3 étoles pastorales [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Satin de coton et soie blanc, fil de coton rouge et blanc (passementerie, décor), tapisserie au petit point (décor rapporté). Décor : croix dans un médaillon quadrilobé en tapisserie.

    B. Gros de Tours fond satin rouge, bougran de toile verte (doublure), fil métal doré (passementerie, décor), fil de coton polychrome (décor). Décor brodé : croix grecques rayonnantes, roses, bleuets, œillets, épis de blé et grappes de raisin. Manquent les houppes.

    C. Velours de coton et soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil métal argenté (passementerie, houppes à tortillons, décor), dentelle blanche (colletin). Décor brodé : croix végétales avec fleurs en bouton et gloire en paillettes dorées.

    Ensemble de 7 étoles [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Damas de coton et soie blanc, fil métal doré (passementerie, décor).

    B. Drap lamé doré, fil métal doré (passementerie, décor).

    C. Satin de coton et soie rouge, fil de coton blanc et vert (passementerie, décor). Décor brodé : croix de Malte, fleurs.

    D. Velours de coton et soie violet, fil métal doré (passementerie, décor), dentelle blanche (colletin). Décor brodé : croix fleuronnée. Galon festonné.

    E. Velours de coton et soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor brodé : croix pattées.

    F. Velours de coton et soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor).

    G. Moire de coton et soie noire, bougran de toile noire (doublure), fil de coton blanc (passementerie, décor).

    [Étoles d'ornements dépareillées.]

    Ensemble de 5 manipules [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A, B et C. Drap lamé doré, fil métal doré (passementerie, décor).

    D. Satin de coton et soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil de coton blanc (passementerie, décor). Décor brodé : croix et entrelacs.

    E. Moire de coton et soie noire, bougran de toile noire (doublure), fil de coton blanc (passementerie, décor).

    [Manipules d'ornements dépareillés.]

    Ensemble de 2 statues

    2e quart 20e s. Plâtre polychrome.

    Notre-Dame de Lourdes (chœur [en 1990] ; h = 109). Sainte Thérèse de Lisieux (collatéral nord, entre les 1ère et 2e travées ; h = 117, la = 35 ; marque de fabricant peinte en noir sur le socle à gauche : M[ais]on GISCARD / TOULOUSE ; cachet du Carmel de Lisieux sur le socle à droite ; ill. 20194001287NUC2A).

    Livre : Missel romain [sacristie]

    1889. Alfred MAME, Tours. Papier, carton, cuir.

    Reliure en cuir rouge doré au fer, dos à cinq nerfs ; tranches dorées, signets en soie moirée rouge, verte, violette et blanche ; impression en noir et rouge. Décor (sur les deux plats de reliure) : croix latine à rinceaux entourée de d'ornements à la moresque. Page de titre : "Missale romanum / ex decreto sacrosancti concilii tridentini / restitutum / S. Pii V. Pontificis Maximi / jussu editum / Clementis VIII. et Urbani VIII. / auctoritate recognitum / accuratissima editio / novis missis ex indulto apostolico concessis aucta / [armes du pape Léon XIII] / Turonibus / typis A. Mame, typographii / EE. ac RR. DD. cardinalis archiepiscopi, et cleri / MDCCCLXXXIX". Planche hors-texte au début du Canon de la messe : Calvaire (lettre : "LDJ").

    Reliure : h = 32,5 ; la = 25 ; pr = 5.

    Cloche de chœur [clocheton du chevet]

    1855. Bronze.

    [Cloche inaccessible lors de l'enquête de 2019. Le registre paroissial de l'abbé Pierre Lartigau mentionne (p. 25) : "La petite cloche du clocheton du chœur, achetée quelques années auparavant, fut bénie le même jour, il [le curé Lartigau] l’avait posée en 1855."]

    Mécanisme d'horloge [clocher] (ill. 20194001364NUC2A, 20194001365NUC2A, 20194001366NUC2A et 20194001367NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Fonte de fer, bronze, bois.

    Mécanisme sur châssis rectangulaire en fonte, lui-même posé sur une plate-forme en poutres de chêne ; système d'engrenage, deux ensembles de roues dentées en bronze ; balancier en laiton. Ensemble contenu dans une armoire en pin à deux battants, vitrée sur des quatre faces.

    État : hors d'état de marche.

    Document imprimé : Diplôme d'érection de la confrérie du Saint Scapulaire dans l'église de Laluque [sacristie]

    1854. Papier, bois, verre.

    Feuillet de papier collé sur carton et présenté sous verre dans un cadre en bois.

    Érection de la confrérie du Scapulaire par François Adélaïde Adolphe Lannéluc, évêque d'Aire et Dax, 18 août 1854.

    [Voir registre paroissial de l'abbé Pierre Lartigau, p. 2 ("Confrérie du St Scapulaire").]

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  • Extraits du registre de la fabrique paroissiale de Laluque (1831-1851) (Archives paroissiales de Laluque)

    P. de garde : "Inventaire des vases sacrés, linge et ornemens (sic) de l'église de Laluque, en l'année mil huit cent trente" (11 octobre 1830). / Un calice en argeant (sic) ; / Une custode en argeant ; / Un ostensoir en métal argeanté ; / Une boïete pour le St viatique en fer blanc ; / un porte-Dieu ; / Les crémières (sic) en plomb ; / Deux ornements de toute couleur, l'un pour les fêtes, l'autre pour les jours ouvriers ; / Deux ornemens noirs, dont l'un un peu usé ; / Une chappe (sic) ; une étolle pastoralle (sic) ; une etolle noire ; / Quatre palles ; deux corporaux ; / Quarante cinq purifcatoires ; / Un voille (sic) ; / Six nappes d'autel ; seize serviettes ; / Huit amits (sic) ; trois surplis ; / Une bannière ; / Un drap mortuaire ; trois cordons ; / Deux missels ; un rituel ; / Un encensoir, une navette ; / Deux croix. / Fait et approuvé, dans la sacristie de l'église de Laluque le 11 8bre 1830. / [signatures] Lafosse pt., Carrère, Labeyrie maire, Nogaro p.tre."

    P. 1 : "Inventaire du mobilier de l'église" (dimanche de quasimodo 1835). / 1° un calice en argent ; / 2° un ostensoir, le soleil en argent ; / 3° une custode en argent dont le pied est en composition ; / 4° une petite boëte en argent pour le St viatique ; / 5° Deux croix processionnelles ; / 6° un instrument de paix ; / 7° Deux encensoirs ; / 8° un goubillon (sic) ; / 9° Deux missels ; / 10° un missel pour les messes des morts ; / 11° cinq vespereaux (sic) ; / 12° Trois petits graduels ; / 13° un processionnal ; / 14° un rituel ; / 15° Deux petits offices des morts ; / 16° un ornement complet de toute couleur ; / 17° un autre id. vieux ; / 18° Deux ornements noirs dont l'un propre et l'autre vieux ; / 19° une étolle pastoralle (sic) usée ; / 20° Deux etolles noires usées ; / 21° Voille (sic) pour la bénédiction du St Sacrement ; / 22° Pentes du dais et quatre bouquets avec leurs pieds ; / 23° un drap mortuaire ; / 24° Deux bonnets usés ; / 25° Quatre aubes ; six cordons, dont deux aubes usées ; / 26° Cinq amits (sic) ; / 27° Deux surplis, l'un en toile et l'autre en coton très usé ; / 28° Deux petites aubes pour les enfants de chœur ; / 29° Deux ceintures et les pèlerines pour les enfants de chœur ; / 30° une garniture rouge pour le devant de l'autel ; / 31° Cinq nappes d'autel toutes comprises bonnes et usées ; / 32° Quatre vingt cinq purificatoires et lavabos ; / 33° Les chrémières en argent. / Le présent inventaire a été fait."

    [Suivent des récolements annuels du mobilier (1836, 1837, 1838, 1839, 1840) : "Le bureau des marguilliers ayant procédé au récolement du mobilier de l'église, l'a trouvé à peu près dans le même état, il n'a eu rien à y ajouter ni retrancher."]

    P. 2 : "Séance du 25 mars 1832. Dépenses. [...] Le 14 mai payé pour échange d'une clochette - 1.70."

    P. 4 : "Séance du 25 mars 1832 [Lafosse curé, Labeyrie maire, Degert président de la fabrique]. / Vu l'indigence et le dénuement presque absolu des objets nécessaires et culte [...]", le conseil de fabrique demande au conseil municipal de subvenir à l'achat de "1° un ostensoir, la somme de - 150 francs ; 2° une boîte pour porter le saint viatique aux malades - 10 ; 3° chrémières pour les saintes huiles - 40 ; 4° une croix processionnale - 80 ; 5° un encensoir - 50 ; 6° un ornement pour les dimanches et fêtes - 150 ; 7° aubes, surplis et autres linges indispensables - 100".

    [Intercalé : carte publicitaire de "MORTET, m[archan]d orfèvre joaillier bijoutier rue Mayour n° 32 à Bayonne, Aux attributs de l'église". Au dos : "Je soussigné déclare avoir reçû de M. le curé de St-Esprit la somme de 270 fr. pour prix d'un soleil tout argent. / Bayonne, le 13e May 1833. / Ch. Mortet Père."]

    P. 29 : "Procès-verbal de vente aux enchères des arbres pins situés au Trucq de la Prebas" (propriété de la fabrique), 22 avril 1838 : pour l'achat probable d'un autel.

    P. 30 : "Séance du conseil de fabrique tenue le 1er avril 1838 [...]. / Séance tenante, le conseil a traité avec le sieur Lagarde doreur à St-Sever pour la confection d'un autel pour la chapelle, moyenant (sic) la somme de quatre cent (sic) francs. Le sieur Lagarde s'est engagé de venir le placer et de peindre toute la muraille du derrière de l'autel. Ont signé Lafosse curé [...]"

    P. 52 : Séance du 2 juillet 1843. La vente de 300 pins autorisée par le préfet "à l'effet de réparer entier le sol de l'église, de réparer sa toiture, réparer une partie de ses murs, restaurer les murs du cimetière [...]" en application des prescriptions de l'évêque lors de sa visite pastorale.

    Même séance : "Le trésorier [Barthélemi Castets] a déclaré qu'il avait fait plusieurs achats d'objets nécessaires [...]. Le 6 mai 1843, payé à M. Bruno pour réparation du calice - 5 f. / Plus le 27 mai 1843, payé aux demoiselles Dussaut deux bannières - 95#60."

    _________________

    [Seconde moitié du registre utilisée tête-bêche : "Réception et liscitation (sic) des comptes des recettes et dépenses du trésorier appuyés des pièces justificatives, depuis le 6 avril 1834 jusqu'au 26 avril 1835."]

    P. 2 : "Le 1er janvier 1835. Compte des dépenses. [...] le dix septembre [...] plus achetté (sic) un bénitier... 0#35 c."

    P. 7 : "... depuis le dimanche de quasimodo 1836 jusqu'au dimanche de quasimodo 1837. / Dépenses [...]. 23 7bre. Plus payé au séminaire pour un processionnal, vespéraux, etc.... 18#80 c. / [...] 18 mars 1837. Plus payé à Jeannette Dussaut pour gallon (sic) d'ornement - 8#20. / 4 juin 1837. Plus payé à Jeannette Dussaut pour garniture d'autel... 17#00."

    P. 8 : "Dépenses de 1837 à 1838. / [...] 22 8bre. Payé au tailleur pour confection d'un ornement... 8#. / 25 8bre. Payé à Mad.e Ducos pour livre des registres... 4#00."

    P. 9 : "Le premier janvier 1839 [...]. Dépenses. Le 24 Xbre. Payé au sieur Lagarde doreur pour l'autel de la chappelle (sic)... 430#00. / Le 25 Xbre. Payé au sieur Dupin blanchisseur de l'église et peintre de l'église... 15#50 c."

    P. 13 : "Compte des dépenses à commencer du premier janvier 1840 jusqu'au 31 Xbre même année. / [...] 18 fév. Payé au sieur Michel Laurent vitrier à Tartas pour deux grands carraux (sic) et dix petits carreaux à lausange (sic) de l'église - 3#. / [...] Le 5 Xbre, payé à Jeannette Dussaut pour le dais - 70#00."

    P. 15 : "Dépenses de l'année 1841. / [...] 4 avril. Art. 4. Payé au sieur Bordessoule, menuisier, pour le travail d'une armoire... 13.50. / [...] 16 id. Art. 10. Payé à la Dame Jeanne Dussaut de Dax pour une chappe (sic) noire, deux étolles (sic) dont une noire, et un surplis...131 f."

    P. 21 : "Compte annuel de la fabrique au dimanche de quasimodo 1845. / [...] 14 mars 1843. Payé pour l'étuif (sic) pour l'ostensoire (sic)... 3#50 c."

    P. 25 : "Dépenses jusqu'au 11 avril 1847. / [...] Un missel diocésain trente-trois fr. 30 c. ... 33,30. / [...] Croix de la Mission... 10,50. / 27 mars. Achat d'un missel pour les morts... 3.00."

    P. 27 : "Dépenses au 30 avril 1848. / [...] Tableaux du chemin de la croix... 225.00."

    P. 30-31 : "Inventaire du mobilier du mobilier (sic) de l'église de Laluque au 20 juillet 1849. / 1° un calice en argent. / 2° un ostensoir dont le soleil seulement en argent. / 3° une custode dont la coupe seulement en argent. / 4° un porte-dieu en argent. / 5° deux croix processionnalles (sic). / 6° un instrument de paix. / 7° un encensoir. / 8° un goubillon (sic) vieux. / 9° trois missels. / 10° deux petits missels pour les messes des morts, un vieux et un neuf. / 11° trois vespéraux. / 12° trois petits graduels. / 13° un processional (sic). / 14° un rituel. / 15° deux petits offices des morts, vieux. / 16° trois ornements en couleur pauvres et vieux. / 17° deux ornements noirs pauvres et assez usés. / 18° une chappe (sic) noire en velours de coton. / 19° cinq aubes dont deux riches et trois ordinaires. / 20° deux surplis. / 21° deux rochers (sic pour "rochets"). / 22° deux étoles communes, une noire et l'autre en couleur. / 23° deux aubes d'enfans (sic) de chœur. / 24° six cordons. / 25° dix amicts. / 26° cinq pèlerines d'enfant de chœur. / 27° cinq couvre-nappes d'autel. / 28° trois nappes d'autel. / 29° deux garnitures de croix. / 30° deux devants d'autel. / 31° sept serviettes bonnes. / 32° cent soixante purificatoires et lavabos. / 33° sept corporaux. / 34° une garniture de dai (sic), propre. / 35° une garniture de balustre. / 36° deux banières (sic). / 37° plusieurs garnitures pour un reposoir. / [signatures] Duvignau, Balbadat, Gensous, Pesquès, Maisonnave, Castets."

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  • Extraits du registre paroissial de Laluque, par l'abbé Pierre Lartigau (1871-1882, Archives diocésaines de Dax, communiqué par l'abbé Dominique Bop)

    Pierre Lartigau : "Registre paroissial prescrit par l’article 280 des statuts. Diocèse d’Aire. Paroisse de Laluque. Doyenné de Rion. Et dans lequel seront inscrits : 1° Les usages, coutumes, traditions de la Paroisse, avec l’indication des Monumens (sic) qui s’y trouvent. 2° Les noms des Curés qui ont gouverné la Paroisse. 3° L’époque des visites Pastorales ; ce qu’elles ont offert de remarquable, avec le nombre des personnes confirmées. 4° L’institution des confréries, l’érection du via Crucis, les concessions d’Indulgences, Autels privilégiés, les Ordonnances spéciales pour la Paroisse, et toutes autres choses dont il est important de garder le souvenir."

    P. 2. "Confrérie du Scapulaire. / Érigée par François Adélaïde Adolphe Lanneluc, évêque d’Aire, à la demande du curé Lartigau, le 18 août 1854."

    P. 3-6. "Naissances et décès dans la paroisse de Laluque depuis l’année 1673 jusqu’à l’an 1800. Les anciens registres se trouvent à la mairie, il n’en existe plus aucun avant cette date."

    P. 6. [A la date de 1800] "L’église était bien meublée à cette époque, soit en autels, soit en linges et d’ornemens (sic), soit en argenterie. Celle-ci fut enlevée, mais les ornemens, les linges, les autels, les statues, et autres mobiliers furent brûlés sur la place publique, m’ont rapporté les anciens de la paroisse."

    P. 6-8. "Noms connus des anciens curés, desservants et vicaires de Laluque ou autres prêtres qui ont signé dans les registres depuis 1666 jusqu’à l’an 1792, époque de la grande révolution française qui fit périr Louis VI (sic) sur l’échafaud et qui aussi ou fit massacrer ou mit en fuite tous les prêtres fidèles à Dieu et à l’Église." [...] [Manque la page 7 avec les neuf premiers curés (1666-1701)]

    "10. de Borda, de Dax, curé en 1701. Lagrède, vicaire en 1701. De Fourcade, vicaire en 1703. Tapian, de Tartas, vicaire en 1709. Bergo, prêtre, signé "loco pastoris" en 1714. Ducaseau, vicaire en 1714. Darrigrand, de Bénesse-Maremne, vicaire en 1718. Joseph de Borda, de Dax, neveu du curé, vicaire en 1718. Bagieu, curé de Bégaar, signe en 1716. Quinorial, curé de Bias, signé en 1722. Destouresse, vicaire de Pontonx, signe en 1722. / 11. Joseph de Borda, de Dax, déjà vicaire, curé en 1724. Cascail, vicaire en 1727. Betbedat, vicaire en 1732. Ducasse, prieur de Gourbera, signe en 1732. / de Morian, curé de Vicq, devient curé en 1733. / Betbedat, déjà vicaire, curé en 1733. Jacques Destouesse, de Pontonx, vicaire en 1739."

    P. 8-9 : "Visite pastorale de Monseigneur Louis-Marie de Suarez-d’Aulan, natif d’Avignon, évêque d’Acqs, le six juillet 1739. / Un tabernacle de bois doré avec deux ailes et une niche au-dessus le tout assez bon. / Crucifix en bois peint, en mauvais état. / Deux colonnes de bois, dorées, assez bonnes et propres, soutenant un rétable (sic) de bois peint fort vieux, et dont la peinture est toute ternie, de même que les quatre tableaux qui sont enchâssés dans ledit retable, qui doivent être changés. / Grande pierre qui forme la table de l’autel, paroissant sacrée, quoique sans marque de trous de reliques. / Sanctuaire éclairé par un jour au midi, l’autre au nord, dont le vitrage est bon. / Voûte de sanctuaire de pierre fort bonne et peinte d’ornemens, figures gothiques. / Banc dans le sanctuaire du côté de l’Epître, appartenant à M. de Neurice, seigneur Baron du lieu, malgré l’incommodité. / Sacristie derrière l’autel, bien éclairée par deux jours. [Note de l’abbé Lartigau : Cette sacristie, dont la porte murée existe encore, avait été transportée en 1763 au midi, dans le lieu même où se trouve la sacristie actuelle, qui a été toute entière rebâtie à neuf en 1871 avec le bas-côté du midi auquel elle est attenante.] / Inventaire des ornemens et des linges, etc. / Tribune en bon état. Dans la nef, murs et lambris en bon état, et des naissances de voûte au haut des piliers qui sont en bonne pierre de taille. / Dans le collatéral, un autel sur lequel il y a un mauvais tabernacle en bois peint et pourri, qu’il faudra brûler, un grand tableau au-dessus représentant Ste Barbe et autre figures. / Le clocher a besoin de réparations. / Le cimetière bien clos de murs n’entoure l’église qu’à demi. / [Le curé interdit par Monseigneur l’évêque de Dax] Enquis des vie et mœurs du curé, il nous a été répondu, par les témoins ci-après, que le vin l’avait tellement abruti qu’il était affaibli de corps et d’esprit, jusqu’au point d’aller jambes nues à l’église, de se montrer dans les foires qui se tiennent dans le dit lieu de Laluque, mugissant comme un bœuf et appelant les uns et les autres pour boire avec lui dans le cabaret, où il va tous les jours, non obstant les défenses que nous lui avons faites plusieurs fois, et autres excès qui nous ont obligé de l’interdire depuis plus d’un an. Le dit curé sachant notre arrivée à ce jourd’hui, nous l’avons trouvé si fort pris de vin, que nous avons été obligé de le faire sortir de l’église à plusieurs reprises. Sur quoi nous nous réservons d’ordonner aujourd’hui qu’il se retirera pour trois mois à Buglose, sans préjudice de procéder contre lui." [Note de l’abbé Lartigau : Ce curé s’appelait Betbedat (aujourd’hui se nom se prononce Batbedat), il ne disait jamais son office, ne faisait aucune prière et allait de maison en maison solliciter quelque tasse de vin, témoignage du vicaire. L’évêque de Dax nommait à la cure de Laluque. La dame du seigneur du lieu avait fait mettre son banc dans le sanctuaire malgré l’incommodité du service de l’autel, personne n’avait protesté : à cette époque, ses titres étaient dans l’église. Monseigneur de Dax fit alors extraire ce banc.]

    P. 10. "Revenus de la cure de Laluque. / Le revenu était de 1200 francs. Vu l’inhabilité du curé, Monseigneur d’Aulan appela son père qui, en sa présence, mit aux enchères et délivra les fruits de la cure pour 1270 francs. […] Il y avait une fabrique affermée alors 290 francs. Le gros décimateur était le curé, le diacre et la fabrique qui, sur ses revenus, faisait 36 francs de rente au chapitre de Dax. [...] Il y avait eu autrefois une confrérie du St Sacrement de l’autel, elle fut rétablie par Monseigneur d’Aulan. [...] / M. Mauriol, curé de Pouy, fut nommé par l’évêque le 5 juillet 1740 pour examiner, clore, arrêter les anciens comptes de la fabrique, ceux de 1738, 1739, liquider les arrérages."

    P. 11. "L’ordonnance à la suite de cette visite a enjoint de faire brûler dans le cimetière le vieux tabernacle du petit autel qui dut être détruit. [...] Ladite ordonnance prescrivit d’acheter les ustensiles manquants et de dégraisser le tableau de Ste Barbe et autres figures. / Batbedat, curé de Laluque, résidant par ordre de Monseigneur l’évêque au Grand Séminaire de Dax, d’où il s’est évadé, et attendu que le dit curé s’est contenté de dire qu’il prenait le nom de sieur Jean Bordes, sans vouloir coucher l’acte du baptême sur les registres, nous l’avons couché en présence de témoins. / Neurisse, prêtre, desservant loco pastoris le 19 décembre 1763. […] » « Ducos, vicaire de Laluque, loco pastoris, en 1744. Lanevère, fait le même service avec Ducos en 1749. Duchâteau, de Dax, vicaire, loco pastoris en 1750.

    14. Ducasse d’Orgas, de Tartas, curé en 1754. La paroisse avait été privée de la présence et de la résidence du curé titulaire pendant 14 ans." [Manquent les pages 12-13.]

    P. 14. "Au commencement de 1792, le service de la paroisse fut fait par un prêtre nommé Lafont [...]. Il fut fait ensuite par M. Solinhac qui n’avait pas prêté serment à la constitution civile du clergé, et qui était demeuré caché dans le pays. / Le 12 février 1792 un nommé Laborde, desservant de Taller et de Boos, signe curé de Laluque jusqu’au 29 mai. [...] Depuis lors Laborde parut encore et continua le service, mais il eut le malheur de prêter serment à la constitution civile du clergé, et il disparut dans la nuit du 9 août 1793, sans que jamais on ait su où il était passé. Depuis la disparition de Laborde aucun prêtre n’a paru dans la paroisse jusqu’à la réouverture des églises en 1801. [...]"

    P. 19-26. "Curés de Laluque depuis le rétablissement du culte en 1801. / 1. Genoux – curé en 1801. Il se tua en 1806 en tombant dans une rigole à son retour de Lesgor. [...]. / 2. Lacassaigne – curé en 1807. [...] Solinhac, curé de Pontonx ci-devant Lazariste de Buglose, fait le service à la fin de 1808. / 3. Barbé, ex-prêtre constitutionnel, curé en 1809. [...] / 4. Ferrer, espagnol, curé en 1819. [...] / 5. Barbé, le même, curé le 5 mars 1820 [...], décédé curé de Luglon en 1832. Il a été curé de Sanguinet en 1806 et de Laluque à deux reprises différentes. [...] / Saucaut, natif de Hagetmau, vicaire de Tartas, curé de Laluque le 1er août 1825. Il n’y reste que jusqu’au 24 Avril 1826. [...] / 7. Labescasse, natif de Lourquen, curé le 25 décembre 1827 (curé de Baigt février 1829, puis du Leuy, puis retiré à Mugron où il est mort le 6 mai 1871 à 75 ans).

    8. Lafosse, natif de Dumes, curé en septembre 1830. Il avait été précédemment de St-Geours-de-Maremne et de Morcens (sic). Il a fait donner une mission en 1845 par les missionnaires de Notre-Dame de Buglose, M. Farthouat, directeur de l’établissement, M. Camiade, décédé curé de Pontonx le 2 avril 1870, et M. Dufau, qui avait quitté la cure décanale de Mimizan pour aller s’installer à Buglose et qui est décédé curé de Labatut le jour de Pâques 9 Avril 1871. [...] / [Fonte de la grande cloche] Ce bon curé de précieux souvenir a fait fondre la grande cloche. L’église alors avait deux petites cloches ; elles furent fondues toutes les deux pour faire la grande qui demeura seule. Il a fait fondre aussi la cloche de Boos. [...] / Cet excellent ecclésiastique a gouverné la paroisse 19 ans ; à la fin de juillet 1849, le service de Boos lui étant devenu trop pénible, il demande à se retirer et fut transféré à Argelos, doyenné d’Amou, puis à Monget, doyenné de Hagetmau. Là, il s’est totalement démis de ses fonctions pour cause d’infirmités, et il s’est retiré à Dumes, sa paroisse natale, où il est mort le 4 septembre 1872, âgé de 78 ans. [...]

    9. Duvigneau, natif de Dax, ancien vicaire de St-Loubouer et de Souprosse, curé en 1849. [...] Il demanda et obtint la cure d’Herm, où il se retira le deux février 1853.

    10. Pierre Lartigau, natif de Caupenne, doyenné de Mugron, ancien vicaire de Gamarde, de Tartas et de Soustons, ci-devant curé de Mailhas, doyenné de Roquefort, et simultanément curé de Giscos, doyenné de Captieux, diocèse de Bordeaux, paroisse limitrophe de Mailhas. Curé de Laluque le 2 février 1853. / Il a bâti le presbytère en 1855, il a appelé les sœurs dans la paroisse à la St-Martin 1857, ce qui lui a valu une guerre à outrance de la part du conseil municipal qui n’a fini que le 30 Avril 1871 [...]. Il a fait construire le nouveau cimetière en 1862.

    [Restauration de l’église de Laluque] Il a fait construire la voûte de la nef principale de l’église de Laluque en 1864, il a fait construire les bas-côtés du Midi et du Nord, ainsi que les sacristies, en 1771 (sic). On trouvera dans le registre des délibérations de la fabrique toute l’opposition qu’il a rencontrée de la part du conseil municipal, soit pour la construction de la voûte de la nef principale à partir du 10 mai 1860, soit pour la construction du bas-côté Nord à partir du premier janvier 1865, soit pour la construction du Midi à partir du 25 7bre 1864. Il entendait toujours au fond de son cœur une voix qui lui disait : restaure l’église. C’est pour obéir à cette voix qui ne pouvait venir que du ciel, qu’il s’est donné tous les mouvements en conséquence, et que le ciel a bien voulu finir par favoriser du succès le plus complet. [...]"

    "Il a posé la seconde cloche qui porte son nom en 1866, elle avait été donnée avec les dalmatiques noires par Jean Labeyrie, ancien maire de Laluque et propriétaire à Pascoualic, décédé le 24 juillet de la même année, et avait été baptisée solennellement le 17 juin précédent par lui-même, assisté de M. l’abbé Camiade, curé de Pontonx, et de M. l’abbé Destribats, curé-doyen de Rion qui, avant la cérémonie, adressa une belle allocution au peuple. Le donateur institua parrain et marraine de la cloche son fils Labeyrie, propriétaire à Cazenave, et sa fille Marie Labeyrie, mariée à Martin Villenave, propriétaire au Coâte, qui donnèrent, le parrain le nouveau voile du St Sacrement, qui a coûté 25 francs, et la marraine une jolie aube, manche noire, qui a coûté 25 francs également. La cloche, qui ne pèse que 104 kilos, coûta 470 francs.

    [Petite cloche du chœur] La petite cloche du clocheton du chœur, achetée quelques années auparavant, fut bénie le même jour, il l’avait posée en 1855. Les dalmatiques noires qui avaient coûté 70 francs, furent étrennées pour le service funèbre du donateur. [...]

    Indépendamment de son concours à l’église de Buglose, M. l’abbé Lartigau emmenait tous les ans sa paroisse en pèlerinage à l’église de Buglose le dimanche dans l’octave de l’Assomption ou le dimanche précédent. [...]

    [Érection d’un nouveau chemin de la croix le 14 juin 1881] Il a établi un nouveau chemin de la croix et il l’a érigé le 14 juin 1881, assisté de 14 prêtres des environs, parmi lesquels l’abbé Godard, chanoine honoraire de Bayonne, missionnaire apostolique et curé de St-Esprit-Bayonne. Il prêcha éloquemment les 14 stations."

    P. 49. [Horloge] "L’horloge a été achetée par la commune en 1862 et lui appartient."

    P. 52. [Bénédiction du nouveau cimetière en 1863] "Le lendemain de la confirmation, 20 mars 1863, le nouveau cimetière fut béni par le vénérable abbé Bousquet, assisté par M. le curé de la paroisse et par M. l’abbé Lauburguet, curé d’Arengosse [...]"

    [Guérison miraculeuse par l’intercession de St Joseph] "Dans le mois d’avril 1864, Ambroisine Relai, enfant de l’hospice de Dax, jeune fille de 13 ans, demeurant à Lafargue, fut atteinte d’une maladie très grave que l’on crut être pulmonaire. [...] Se croyant perdue et ne recevant plus aucune espérance de secours humains, se tourna toute entière vers ses chères maîtresses d’école [les Sœurs de Marie] et invoqua avec ardeur le secours de leurs prières. Ces bonnes religieuses [...] pleines de confiance en St Joseph, l’invoquèrent en sa faveur. [...] La jeune malade, se trouvant un peu mieux le matin de cette mauvaise nuit, et depuis ce moment elle est toujours allée de mieux en mieux [...] et, à la grande admiration de toutes les personnes qui l’avaient soignée, elle est parfaitement guérie. [...] J’ai [le curé Lartigau] tellement cru à une guérison miraculeuse que dès ce moment, j’ai résolu fermement et fortement de dédier à St Joseph le bas-côté du Midi en action de grâces d’un si insigne faveur, et pour exciter à jamais la dévotion de la paroisse à son égard.

    [Dédicace des deux autels au Nord et au Midi] Le bas-côté du Midi, dédié à sainte Barbe en 1739 et plus tard à la Sainte Vierge, a été rebâti tout entier en 1870 et en 1871, avec le bas-côté du Nord qui n’avait avant cette époque jamais existé. Pour lors, en les dédiant tous les deux à la fois, j’ai dédié celui du Nord à la Sainte Vierge et celui du Midi à saint Joseph, pour être plus conforme à la règle ou à son esprit, Stetit Regina a dextris tuis."

    [Établissement de la confrérie du St Rosaire] "Établissement de la confrérie du très-saint Rosaire, le dimanche 27 9bre 1864, par M. l’abbé Portes, lazariste au berceau de St Vincent-de-Paul. [...] / Diplôme de la confrérie du très-saint Rosaire (daté du 2 novembre 1864, par Mgr Epivent)."

    P. 55. [Visite de l’église par Monseigneur Epivent et déclaration de Sa Grandeur portant qu’il y avait nécessité de construire le bas-côté Nord pour agrandir l’église.] "Après la cérémonie de la confirmation, Monseigneur fit une visite de l’église tant à l’extérieur qu’à l’intérieur, pour voir de quel côté il y avait moyen de l’agrandir, et enfin, après avoir tout examiné, tout pesé, il déclara dans une belle allocution qu’il adressa à la paroisse, qu’on ne pouvait agrandir l’église qu’en l’élargissant par la construction du bas-côté au Nord, correspondant à celui du Midi existant déjà, et qu’il allait agir en conséquence auprès de l’autorité compétente, et ainsi in confirma tout ce que la fabrique et le curé avaient fait depuis plus de 4 ans, non obstant les incessantes difficultés que l’opposition municipale avait occasionnées depuis le 18 juin 1865. [...] Auprès le dîner auquel assista la fabrique, avec le clergé ci-dessus, ainsi que M. le marquis Gustave de St-Martin [de Saint-Martin-Lacaze], de Soustons, juge de paix de ce canton, et noble ami de M. l’abbé Lartigau, curé de la paroisse, Monseigneur alla rendre visite à M. le maire de Laluque. [...]"

    P. 56. "Mémoire sur les affaires de Laluque et leurs véritables causes, le 31 mai 1871, et envoyé à l’évêché d’Aire le 21 décembre de la même année 1871" (mémoire sur les longues tribulations du curé de la paroisse, imputables à "la conduite ignoble de l’instituteur, mari de l’institutrice").

    [Souffrances à cause de l’église] "Les souffrances à propos de l’église ne sont arrivées qu’à partir du 1er janvier 1865. Réunies aux premières et terribles comme elles, elles ont failli me faire perdre la tête. Que de papiers j’ai dû écrire !! Que de nuits blanches j’ai dû passer la plume à la main !! J’ai eu à combattre à cet égard contre le maire de Laluque, contre la sous-préfecture de St-Sever, contre la Préfecture des Landes, contre la commission des bâtiments civils, contre même l’architecte départemental, qui avait fini par me dire, en présence du maire opposant, "des voûtes en ogives ne peuvent pas se faire". "Monsieur, lui répondis-je, ce mot n’est pas français, je n’entends pas qu’on me dise qu’elles ne peuvent pas se faire ; étudiez bien la question de pouvoir les faire." "Quoi, ce n’est pas français, reprit-il, je vais vous faire un lambris comme à St-Vincent-de-Tyrosse ou à St-Paul-lès-Dax." "C’est une saloperie, répliquai-je, je veux des ogives en briques, je ne sortirai pas de là." Je n’en suis pas sorti, et les ogives ont été accordées. Elles sont faites en ce moment. Ainsi, si j’ai remporté la victoire, ce n’est qu’à la pointe de l’épée. Il est donc bien naturel que je me réjouisse de voir à terre le colosse qui me suscitait tant d’embarras [Ulysse Dupin, maire de 1852 à 1871]. La nouvelle loi municipale n’est que provisoire, c’est vrai, mais l’essentiel ici pour mes gens était d’attraper le pouvoir, et il sera bien difficile à l’ex-maire de le reprendre. Nous le savons, s’il a réussi jusqu’ici dans les élections, c’était à raison du prestige de son écharpe ; on ne le craindra plus. D’ailleurs, si les rois arrivent, comme c’est probable, puisqu’ils ramènent la religion, on n’abandonnera pas des gens moraux pour des gens immoraux ; tout espoir de retour est donc complètement illusoire, et ma joie tout-à-fait assurée. / Cependant, je possède mon âme dans un calme parfait. Je ne cherche ni à me prévaloir de mon triomphe, ni à humilier les vaincus. Je ris dedans, oui, dehors non. J’agis à l’extérieur comme dans l’ancien état, et je me contente de concentrer toute ma joie en moi-même, je me garderai bien d’augmenter l’irritation qui est déjà fort grande. La colère est à son comble ; si donc je ne surveillais pas mes paroles, je serais lapidé. [...]"

    [Texte intercalé sur les élections municipales d’avril 1871] Le curé Lartigau fait prier les Sœurs d’Anglet (Bernardines) pour le succès de son camp contre "le tyrannique maire" [Ulysse Dupin]. "La Sainte Vierge a daigné m’exaucer, les bons paysans ont secoué le joug qui pesait sur eux depuis de longues années. [...] Quel châtiment du ciel ? Comme il est flagellé !!! Il se disait éternel sur le trône, et voilà son sceptre brisé !" / "Élections municipales du 30 avril 1871. Consummatus est, tout est consommé. Le nouveau conseil municipal est installé. L’ancien maire impérialiste est renversé. M. Cardenau [Bernard] a pris sa place, et M. Castets, chef du parti des Sœurs, est devenu adjoint, la majorité du conseil est favorable à la cause. J’ai été poursuivi à Laluque pour deux motifs seulement, à propos des Sœurs et à propos de l’église. Si l’évêché a eu des peines jusqu’ici sur le succès de ces deux bonnes œuvres, il n’en aura plus désormais. La restauration de l’église avance [...]."

    Mention d’un legs fait par Mme François Dupin (son mari, conseiller municipal, était frère aîné du maire Ulysse Dupin) : "Morte le 8 février 1858, elle avait laissé 500 francs à l’église pour l’achat d’un lustre et d’un bénitier en marbre blanc."

    P. 57. "Appeler des sœurs que les particuliers demandent et payent, travailler à l’agrandissement de l’église avec les seuls deniers de la fabrique sont [...] des actes de vertus dignes de tous les éloges. [...]"

    P. 58. [Maisons de Boos et de Laluque, composant la paroisse depuis 1801, existantes le premier janvier 1878] "[...] Maisons de Laluque, Bourg et ses environs. 1. L’église, propriété communale, restaurée en 1864 et 1870. 2. Le presbytère, local de la fabrique bâti en 1855. [...]"

    P. 63. "Histoire, antiquité et restauration de l’église de Laluque. / Il est impossible de savoir à quelle époque remonte la construction d’une première église à Laluque. Ce qui est certain, c’est qu’il en existait une au dixième siècle sous le nom de Sanctus Johannes de Leluke (lucus), comme on lit dans l’ouvrage e M. Dompnier de Sauviac de Dax. Le mot Lucus, qui signifie bois sacré, semble dire qu’il pourrait y avoir à Laluque un temple bâti par les Druides, qui habitaient les lieux solitaires, et que de là peut être le nom de lucus. [...] / Cette église avait-elle été saccagée, comme tant d’autres, par les Normands du 9ème siècle, ou par les Sarrazins du dixième siècle ? On ne le sait pas, mais cela paraît probable. L’église actuelle date du onzième ou du douzième siècle. L’abside, remarquable par la solidité de ses murs bien conservés, où il a fallu faire usage de coins de fer pour pratiquer des ouvertures, l’arc-triomphal du sanctuaire, entièrement romans, indiquent cette date. [Note en marge : Cette abside, au lieu d’être droite selon l’usage, est inclinée dans sa partie supérieure, en mémoire de l’attitude du Christ penchant la tête sur la croix. La date que je signale pour la construction de l’église est corroborée par cette même abside inclinée, en mémoire de l’et inclinato capite tradidit spiritum, que l’on remarque dans les églises du huitième au douzième siècle, telle que la cathédrale de St-Lucien de Coire (Suisse), qui est du huitième siècle. Notre-Dame de Paris et d’autres œuvres merveilleuses de l’art gothique ont imité ce symbolique et rare biais.] Au-dessous de l’entablement extérieur, une belle couronne de plusieurs figures d’animaux bien travaillées, en bon état, paraissant représenter les péchés capitaux, parmi lesquels une tête tenant un baril qui semble indiquer le péché de gourmandise, désigne la même époque de construction ; ainsi, l’on dirait qu’on n’a bâtit (sic) alors que pour remplacer les ruines de la vieille église de l’époque. / L’église actuelle formait dès le début une vaste et longue nef romane, voûtée en plein-cintre, les traces demeurent encore. L’arc-triomphal, qui partait des fondemens (sic), existe toujours. Cette nef a subi depuis plusieurs modifications. Elle a été, on ne sait à quelle époque, rétrécie de plus d’un mètre de chaque côté, en laissant toutefois subsister les commencemens de murs de la largeur primitive, et elle n’est plus romane. La voûte, complètement détruite par un incendie, a été reconstruite au commencement du 14ème siècle avec des ogives gothiques. En 1871, on a sérieusement agité la question d’abattre les murs de la nef actuelle et de les reconstruire avec la largeur primitive. Deux propriétaires (Castets et Cardenau) ont offert un don généreux de mille francs à cet effet ; mais la commission municipale d’alors a redouté et refusé le reste de la dépense communale, prétendant que cet élargissement était inutile.

    Du reste, telle qu’elle est en ce moment, l’église est régulière et tout-à-fait suffisante. La nef aurait été plus belle sans doute avec la largeur primitive ; la grosseur des piliers aurait disparu, mais cette idée est arrivée trop tard. Les murs des chapelles latérales étaient déjà construits, et l’on a eu peur qu’elles devinssent trop étroites en leur enlevant en faveur de la nef un espace qui aurait pu leur faire tort. On s’est contenté, pour faire accorder l’arc-triomphal primitif avec les ogives actuelles, d’en construire sous le premier un second de peu d’épaisseur, qui ne le dépare en rien, et de le faire reposer de part et d’autre sur des consoles ornées d’une belle sculpture et revêtues d’une remarquable peinture.

    [Incendie de l’église de Laluque] Les traces de l’incendie qui a emporté la belle nef romane de l’église de Laluque n’ont jamais disparu. Non seulement la voûte, mais toutes les toitures s’effondrèrent et brûlèrent sur le pavé de l’église. Les murs sont tous brulés dans la profondeur de deux centimètres depuis le carrelage jusqu’à leur sommet. On remarque dans la toiture du bois noirci par le feu ; on utilisa tout ce qui fut bon comme cela se pratique encore aujourd’hui.

    J’ai d’abord cru que l’église, à part son abside et son sanctuaire qui n’ont jamais reçu aucune avanie, qui ont traversé 7 ou 8 siècles sans souffrir aucune détérioration, avait été incendiée par les huguenots qui ont détruit l’ancienne église de Buglose. Mais non : j’ai fait fouiller dans les archives départementales des Landes à Paris, et j’ai trouvé le testament d’Arnaud Ramond, vicomte de Tartas, dont voici un extrait qui m’a été remis par M. Vielle, décédé à la fleur de son âge docteur en médecine à Castets [...], qui fait remonter l’incendie à une époque plus reculée. – Extrait du testament d’Arnaud Ramond, vicomte de Tartas, mars 1312 – ... et plus voulons que soit faite amende à l’église de Laluque, qui fut arse au temps de la guerre, nous procurant et aidant comme elle fut arse selon que l’on trouvera pour vérité quel dommage y a esté donné." Certifié conforme à l’original qui se trouve à Paris. D. Vielle.

    Un document si précieux jette un grand jour sur l’église de Laluque : il précise l’époque de l’incendie. De plus, non seulement Arnaud Ramond a ordonné à ses héritiers de la réparer, mais encore il a laissé par ce même testament deux cents sols aux églises de Rion, de Lesgor, de Beylongue, de Mimisan (sic), et a encore ordonné à ses héritiers de réparer l’église de St-Pierre, transformée en grange en 1801, a été démolie il n’y a que quelques années. La belle maison Maniort a été bâtie sur son emplacement avec les débris de la démolition. Elle était plus grande que celle de St-Jean qui seule demeure et à laquelle son titre a été annexé, de sorte que ces deux anciennes paroisses n’en forment plus qu’une aujourd’hui sous le double titre de St-Pierre et de St-Jean de Lier.

    Les mêmes archives départementales à Paris portent encore qu’Édouard premier, roi d’Angleterre, a donné, l’an 1279, à Vital de Caupenne, les biens qu’il possédait à Laluque. [...]

    L’église de Laluque était en même temps une citadelle, et voilà ce qui occasionna cet incendie. Les voûtes de pierre servaient de forteresse comme l’indiquent clairement encore les créneaux du chœur et les meurtrières du clocher, qui sont parfaitement bien conservés. On remarque même l’emplacement du canon dans une (de) ces meurtrières. Ses murs sont les murailles d’une citadelle ; ils ont un mètre dix centimètres d’épaisseur. Le dessus de la voûte de la nef principale, qui servait de caserne, était une plate-forme couverte par le toit, comme l’est encore le dessus de l’église de Rion, sa sœur et voisine, comme l’est encore le dessus des chapelles qui environnent le chœur de l’antique cathédrale de Dax. La porte du clocher, qui donnait sur cette voûte existe toujours, bien travaillée, bien conservée. On se barricadait sur cette voûte, derrière cette porte, à gros verrous, dont le temps n’est pas encore parvenu à détruire les traces dans le mur. [...] / De plus, une autre porte séparait la voûte de la nef de la voûte du sanctuaire, elle existe encore. On descendait sur la voûte du sanctuaire par trois marches de pierre, qui n’ont pas encore disparu. Sur cette voûte du chœur, tout le long des créneaux, se trouve un joli chemin de ronde, en très bon état, caché par la toiture, d’où l’on s’est probablement battu. [...]

    La porte d’entrée de l’église, toute traversée en long et en large par de solides ceintures de fer, qui date probablement de la construction de l’église, a existé jusqu’en l’année 1872. Elle présentait un cachet d’une telle vénération d’antiquité (sic) qu’on aurait presque été tenté de la baiser par respect, disait dans un sermon, le 13 9bre 1868, un savant religieux prémontré de Notre-Dame d’Afrique, le révérend Père Marie-Augustin. Dégradée par le temps, elle n’a pu soutenir aucune réparation et on a dû forcément la remplacer en 1872.

    On ignore qui a construit l’église de Laluque. Puisqu’elle date du onzième ou douzième siècle, elle pourrait bien avoir été bâtie par les templiers, qui n’ont été détruits qu’au concile de Vienne 1312. On croit qu’ils avaient des couvens (sic) dans le Béarn, ils auraient donc pu avoir des succursales dans notre contrée. Les voûtes de l’église de Laluque étant de pierre, ils pouvaient facilement caserner sur elles. [...] Toutefois, l’église de Laluque, puisqu’elle servait de citadelle, a pu être bâtie par les Anglais eux-mêmes, qui, voulant se maintenir dans le pays, ont dû nécessairement construire ça et là des forts, comme la tour de Pouyalé dans la paroisse de St-Aubin qui date de leur époque, et à Caupenne la château-vieux dont il ne reste que quelques fondements, appartenant au château actuel. [...] Quelquefois ces saints édifices servaient à deux fins, d’église à l’intérieur et de citadelle sur les voûtes, comme à Laluque et à Rion où l’on voit encore l’endroit du mur où la cheminée était apposée. Le dessus, je l’ai vu moi-même, de l’ancienne sacristie de Rion, qui donnait vers le midi, servait de prison ; on y descendait par la voûte du sanctuaire. La nouvelle toiture de l’église de Rion, son clocher et la chapelle vers le midi, ont été construits en 1867 et en 1868. Le dessus de la vieille église de Lesgor est également tout crénelé, les voûtes servaient de citadelle comme à Rion et à Laluque, et elle n’a été probablement bâtie que par les Anglais. [...]

    Le dommage qui fut fait à l’église de Laluque au temps de la guerre dont parle le testament [d’Arnaud Ramond de Tartas] a-t-il été complètement réparé selon les intentions du testateur ? Non, évidemment non, elle n’a jamais été rendue à son état primitif. […] La façade de l’entrée de l’église a été laissée dans un état de mutilation la plus navrante. On en avait caché les horreurs par un vieux porche qu’on avait construit sur quatre colonnes devant la porte. Ce n’est qu’en 1872 que ce vilain portique a été enlevé, que cette façade a été rebâtie toute entière et remplacée par une nouvelle façade romane, surmontée d’une belle couronne de plusieurs figures symboliques bien sculptées, parmi lesquelles les faces des quatre évangélistes avec la présente inscription française pour l’intelligence de tout le monde : Ici est la maison de Dieu et la porte du ciel.

    La voûte première, non plus, n’a jamais été rendue. Les piliers de l’intérieur destinés à la recevoir furent reconstruits jusqu’à sa naissance seulement. Des nervures gothiques furent apposées en pierre dans le mur pour former des ogives de même style, voilà tout ; l’ouvrier s’est arrêté là. Au lieu de rebâtir l’ancienne voûte de pierre, on attacha provisoirement, sans doute, un lambris aux poutres de la toiture. C’était extrêmement laid. Il y avait un réservoir de poussière sur les chapiteaux demeurés vides, qu’il était impossible de faire disparaître à cause de leur hauteur. Ce hideux état est demeuré jusqu’en 1864. A cette époque, la voûte a été reprise à sa naissance, continuée selon le style commencé et achevée, non en pierre, il est vrai, mais en briques faites sur les lieux. Et voilà l’explication du style gothique dans les ogives, magnifiques après tout, quoique le reste de l’église soit roman.

    [Coût de ce travail] Ce beau travail a été fait à frais communs avec la commune et avec la fabrique. La commune a fourni... 5330 francs... et la fabrique... 2237 francs et 15 cent. / 7487 francs 15 c. Il est dû tout entier à la fabrique ; pour l’obtenir, il lui a fallu observer toutes les formalités légales indiquées dans les articles 94 et 95 du décret du 30 Xbre 1809. Le bureau des marguilliers l’a d’abord demandé au conseil de fabrique du 6 mai 1860. Celle-ci a examiné cette demande dans une séance extraordinaire le 17 mai suivant, et l’a, par l’intermédiaire de la Préfecture, renvoyée au conseil municipal, en vertu d’une délibération du même jour. M. le Maire [Ulysse Dupin] refusa seul de signer cette délibération, ce qui fut un vrai malheur pour l’église et une cause de grandes contestations entre les deux conseils. Deux camps se formèrent, six membres du conseil de fabrique en faveur de l’église, qui ont toujours marché d’accord, et le conseil municipal tout entier contre elle avec son chef en tête. La réponse du conseil municipal se fit attendre plus d’un an pour refuser cette voûte par délibération du 18 août 1861, qui autorisa seulement M. le maire à recrépir et à blanchir l’église. S’il n’avait fallu que ce travail, la fabrique n’aurait rien demandé à personne. Mais il était ridicule et tout-à-fait insignifiant, aussi elle le rejeta par une nouvelle délibération du 6 8bre 1861, et persista fortement à demander la voûte qui fut enfin accordée par la Préfecture le 11 mai 1863, et exécutée l’année suivante ; le conseil municipal avait fini par se rendre et il céda.

    Le reste de l’église offrait un bien pénible spectacle. Dans le sanctuaire, à côté de l’arc-triomphal, on avait haché le commencement des murs de la nef, c’était affreux. Aujourd’hui, ce mauvais état a disparu. L’église dès le principe avait deux tribunes superposées. La première existe toujours, la seconde ne conserve plus que la porte murée, qui touche la voûte actuelle, ce qui prouve que la nef primitive était bien plus élevée.

    Les murs de la nef principale qui avaient souffert dans l’incendie ont été démolis de quelques mètres dans leur partie supérieure. La preuve en est dans la porte du clocher, qui donnait sur la voûte. Cette porte dépasse maintenant la moitié de la toiture actuelle, tandis que primitivement elle était nécessairement toute entière au-dessous de la toiture, comme l’indiquent les trous des gonds, ce qui montre encore que la toiture était bien plus élevée qu’aujourd’hui. On ne descendait pas dans la voûte première de la nef principale, comme on descendait dans la voûte du sanctuaire, elle était à niveau de la porte qui y conduisait, tandis que la voûte actuelle est un mètre plus bas.

    Le clocher non plus, ce phare indicateur du port éternel, ne s’est jamais relevé de ses décombres. Il fut recouvert en tuile sans même rebâtir les croisées qui demeurent encore moitié démolies. Monseigneur de Suarez-d’Aulan, évêque d’Acqs, dans sa visite pastorale du 6 juillet 1739, avait ordonné qu’on y fît des réparations. Le dessus de la tour est toujours dans un état permanent de ruine, cachée par le toit. Cette tour avait cinq portes, la première au rez-de-chaussée, la seconde à la première tribune, la troisième à la seconde tribune, la quatrième donnait sur les voûtes, la cinquième conduisait aux cloches et à la seconde plate-forme qui paroit avoir existée (sic) sur la toiture. Cette cinquième porte à moitié détruite qui touche actuellement le toit, démontre d’une manière claire et incontestable que le clocher et la tour étaient également dès l’origine bien plus élevés qu’aujourd’hui. Ils avaient peut-être encore dix mètres de hauteur. Ce qui pourtant est bien regrettable d’avoir perdu est, c’est la seconde plate-forme que les vieilles peintures de la coupole du sanctuaire semblaient, à n’en point douter, représenter sur la toiture de la nef principale, allant du clocher au clocheton du chœur, qui existe encore et autour duquel se trouvait également une autre plate-forme, environnée d’un grillage en fer. Les pignadas n’existant pas alors, de ces plates-formes sur le toit on pouvait porter la vue bien loin. Comme il est souverainement fâcheux que tant de beautés aient été détruites pour toujours...

    Les dommages faits à l’église de Laluque n’ont donc jamais été réparés en entier. Tout a été commencé et rien n’a été fini ; ce n’est qu’en 1864 que les travaux ont été repris.

    [Reconstruction du clocher] Le clocher a été reconstruit en... / Ici relater la reconstruction du clocher, de la tour et le remaniement de la toiture de la nef, quand tous ces travaux seront exécutés, et y ajouter leur coût." [Cette partie n’a jamais été complétée]

    "Motif pour lequel la voûte primitive n’a jamais été reconstruite : [Résumé de la guerre de Cent Ans en Gascogne ; le siège de Tartas en 1441 et sa destruction par Talbot ; la politique des d’Albret, vicomtes de Tartas, entre les rois de France et d’Angleterre.]

    "[...] Cette célèbre maison [d’Albret] est montée sur le trône avec Henri IV. L’ancienne maison royale des Bourbons de France est aujourd’hui l’unique héritière de cet ancien Arnaud-Ramond, vicomte de Tartas. Par conséquent, puisqu’elle est remontée sur le trône avec Henri V [Texte écrit en 1873 : la restauration du comte de Chambord paraissait imminente.], il semble qu’il y ait un juste motif de s’adresser au roi pour obtenir un secours, afin de pouvoir achever honorablement la réparation de notre vieux monument, dans le cas où la commune ne pourrait pas subvenir à toute la dépense.

    L’abside ne recevait primitivement le jour que par cinq étroites ouvertures. Plus tard on en avait élargi deux énormément pour obtenir la lumière. Ces irrégularités viennent d’être détruites. Cinq grandes croisées d’égale dimension ont été construites et ornées de beaux vitraux faits à Condom, représentant le bon pasteur, St Jean-Baptiste, patron de la paroisse, St Pierre et St Paul, les deux fermes et inébranlables colonnes de l’Église [En marge : Le vitrail noir représente l’ancienne ferrure du Moyen âge.]

    La coupole du sanctuaire vient de recevoir une splendide peinture. Comme elle est belle, élevée et spacieuse, la fabrique a voulu l’enrichir d’une magnifique décoration représentant le baptême de Notre-Seigneur. Il y avait anciennement des peintures, mais on n’a pu découvrir la nature de ces peintures. Seulement les peintres décorateurs, M. Courtignon et M. Dagrand de Bayonne, qui ont fait les présentes peintures en 1873, ont cru y remarquer le Dôme de Ste-Sophie de Constantinople. Il n’a pas été possible de les restaurer. / [En marge : Anciennes peintures gothiques] Monseigneur de Suarez-d’Aulan, évêque d’Acqs, dans le procès-verbal de la visite pastorale du 6 juillet 1739, parle des anciennes peintures gothiques, qu’il dit se trouver en bon état. Ces peintures étaient du 15ème siècle. Elles représentaient la passion de Notre Seigneur entre les croisées avec la pendaison de Judas. Il y avait 16 tableaux qui ont été écrasés, dénaturés et détruits en 1793. Ils ont été découverts en gratant (sic) les murs en 1873. La pendaison de Judas, l’arbre et Jésus devant Pilate se lavant les mains, étaient bien conservés, mais les autres étaient tellement détériorés qu’il a été impossible de les réparer. Tout avait été mutilé, et même tout avait à peu près disparu.

    [Sacristie primitive] La sacristie primitive était bâtie au-dehors, derrière le maître-autel ; la porte murée apparaît encore. Le procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur d’Aulan en fait mention. En 1763, elle fut déplacée et transportée le long de la chapelle du midi. Construite en lambris, elle a été plafonnée cent ans après en 1873. Elle a été totalement reconstruite à neuf en 1871.

    [Tombeau de Pierre Daret de Cazeneufve] Au fond de la nef principale, en face la porte d’entrée, se trouve un arceau dans le mur du Nord qui renferme maintenant les fonts baptismaux ; c’est le tombeau de Pierre Daret de Cazeneufve, décédé à Laluque le 29 mars 1679, muni des sacremens (sic) de l’église et âgé de 74 ans. Une statue qui le représentait était couchée sur le bas de cet arceau, pavé en marbre que l’état de dégradation n’a pas permis de conserver et qui vient d’être enlevé pour faire place à la fontaine baptismale. On voit de pareils tombeaux dans presque toutes nos vieilles cathédrales, représentant leurs anciens évêques. On remarque dans St-André de Bordeaux les statues de l’illustre Monseigneur d’Aviau et de l’éminent cardinal de Cheverus, et dans l’église de St-Seurin de Bordeaux on voit la statue de Monseigneur Dusaut, évêque d’Acqs, décédé dans cette ville. [...] / En avril 1864, M. Bellier de la Chavignerie, employé honoraire de la bibliothèque impériale à Paris, a écrit à la mairie de Laluque pour demander l’extrait mortuaire de ce noble défunt. Une ordonnance de Monseigneur Le Quien de Laneufville, évêque d’Acqs, qui se trouve au château de Caupenne, avait fait disparoître des églises de son diocèse toutes les statues qui y représentaient des laïques (sic) ; le tombeau de Pierre Daret de Cazeneufve est demeuré vide de la sienne depuis cette époque. Une statue dans le sanctuaire de la belle église de Caupenne, près la porte de la sacristie, représentant le Baron Decès, seigneur du lieu, dont la tombe paroît encore marquée sur le carrelage, disparut à la suite de cette ordonnance épiscopale.

    [Bas-côté vers le midi] L’église de Laluque n’a eu jusqu’ici qu’un bas-côté vers le midi. Il était dédié à Ste Barbe avant la révolution de 1791, comme il conste d’après le procès-verbal de la visite pastorale de Monseigneur d’Aulan, évêque d’Acqs, le 6 juillet 1739. On ignore l’époque de sa construction. Cependant, il paroît avoir été bâti au commencement du 14ème siècle, époque de la reconstruction de la nef principale. Le mur extérieur, sans aucun contrefort, s’en allait tombant de vétusté. Il y avait deux vieilles croisées romanes et deux autres d’une construction désordonnée, sans goût aucun ; c’était ignoble. Là encore, on a eu l’intention de construire une voûte de pierre ; tous les commencemens avaient été préparés en conséquence. Les arcs doublots (sic) partaient des fondemens et étaient attachés aux piliers de la nef. Des culots sculptés, destinés à recevoir la naissance des ogives, étaient apposés dans le mur, et s’y trouvent encore cachés entre le toit et la nouvelle voûte. On voit des nervures de pierre incrustées dans le pilier du sanctuaire. Néanmoins, on se contenta de construire un lambris attaché à des poutres qui reposaient sur les culots, et on ferma avec des planches la moitié des trois arceaux, chose qui était extrêmement laide. Il est possible que les héritiers d’Arnaud-Ramond, vicomte de Tartas, qui ont reconstruit la nef, ont (sic) à la même époque construit ce bas-côté du midi, pour remplacer la seconde tribune qu’ils supprimèrent et l’ont laissé dans la pénible situation où nous l’avons trouvé, en attendant sans doute de pouvoir y construire une voûte de pierre, lorsqu’on la reconstruirait à la nef principale.

    [Reconstruction du bas-côté au midi] Maintenant cette chapelle du Sud a été toute entière rebâtie à neuf en 1871 avec une voûte et des ogives pareilles à celle de la grande nef. En fouillant pour poser les nouveaux fondemens, on a trouvé cachés sous terre les fondemens d’un autre mur renversé qui avait précédé celui qui vient d’être démoli. Avec cette chapelle a été en même temps reconstruite la belle sacristie attenante du midi à la même hauteur que la chapelle elle-même pour toute solidité et pour toute régularisation extérieure. / [Coût de cette dépense] Ce beau travail a été fait également à frais communs avec la fabrique et la commune. La fabrique a fourni... 2500 francs. La commune a donné... 4000 francs. De plus, pour construction de la façade, de la porte et autres travaux supplémentaires, la commune a fourni... 3500 francs. Total : 10.000 francs. / Autant était triste autrefois le spectacle de cette vieille chapelle en ruines, autant son aspect extérieur est beau aujourd’hui. Elle est ornée d’un bel entablement, de jolies ouvertures et de solides contreforts. Aucune dépense n’a été regrettée pour lui donner tout l’embellissement désirable.

    [Bas-côté vers le Nord, ses difficultés et enfin sa construction] Toutefois, l’église de Laluque, telle qu’elle a été jusqu’ici, sans bas-côté vers le Nord, était, non seulement irrégulière, mais insuffisante pour contenir toute la population, qui était forcée de stationner dehors la plus grande partie des dimanches de l’année, surtout aux fêtes solennelles, et que quelquefois le mauvais temps forçait à se retirer. La route agricole a agrandi le bourg de Laluque, le chemin de fer a emmené du monde, la commune de Boos a été annexée à la paroisse, de façon que l’église était réellement devenue trop restreinte depuis quelques années : tous les fidèles réunis ne pouvaient se trouver une place convenable. Aussi méditais-je depuis long-temps de bâtir un bas-côté vers le Nord [...]. C’est ici que sont venues toutes les contradictions, ces armes terribles de l’enfer pour empêcher les œuvres de Dieu de s’établir, et même pour les détruire. A peine ce hardi projet a-t-il été mis que jour, que Satan lui a suscité la plus violente opposition. L’administration municipale a soulevé les difficultés les plus rebutantes et a fortement repoussé ce glorieux travail dont pourtant plus tard l’exécution s’est montrée si facile. Mais j’avais bien pris mes mesures. Heureusement, le conseil bien composé de la fabrique, j’aime à le dire à sa louange, a tout de suite fait à mon projet l’accueil le plus favorable. Il l’a toujours soutenu de toutes ses forces, et voyant l’impossibilité de ne (sic) jamais rien obtenir à cet égard du mauvais vouloir de l’autorité communale, que, loin de là, il a fallu constamment combattre, elle a pris toute cette construction à sa charge. Elle s’est procuré les fonds en conséquence, grâce à un pignadar dont elle est propriétaire. Elle a vendu quelques arbres à un prix élevé ; elle a eu plusieurs années heureuses en revenus à propos de la dernière et grande hausse des résines de 1862, 1863 et 1864, qui se sont vendus jusqu’à 300 francs la barrique, et avec tout cela elle est venue à bout de cette grandiose entreprise. [...] Le 25 7bre 1864, la fabrique a demandé deux devis séparés, l’un pour le Nord à ses frais, et l’autre pour le Midi aux frais de la commune. Le 1er janvier, elle a renvoyé les travaux du Midi à cette dernière qui avait plus que les fonds suffisants. Elle a pris pour elle le devis du Nord et a, par délibération du même jour, demandé à la Préfecture l’autorisation de la construire.

    [Opposition du conseil municipal à la construction du bas-côté Nord] Le conseil municipal, appelé à émettre son avis, l’a complètement refusé le 18 juin 1865, prétendant d’un côté, que l’église tout entière croulerait en perçant les murs du Nord pour faire les trois arceaux nécessaires, à cause de la profondeur du ravin près lequel il fallait bâtir le bas-côté, et d’un autre que les ressources de la fabrique seraient insuffisantes pour faire un pareil travail. Il s’y est opposé de toutes ses forces et il a fortement demandé que les fonds de la fabrique fussent affectés à la restauration de bas-côté du Midi, afin de lui enlever toute possibilité de construire le Nord. De là entre les deux conseils une grande contestation qui a couru tout le pays, et qui a duré plus de 5 ans. Le conseil de fabrique, sûr de son fait, appuyé d’ailleurs sur le haut témoignage de l’honorable M. l’architecte départemental qui a toujours prétendu que la construction du Nord n’offrait aucun danger pour le vieux édifice, n’a jamais dévié de sa première idée [...]. Le conseil des bâtiments civils, qui siège à Mont-de-Marsan, deux fois saisi de cette orageuse affaire, a deux fois émis le vœu que la fabrique restaurât le Midi, avant d’entreprendre la construction du Nord. Le conseil de fabrique, inébranlable dans sa première résolution, n’a écouté aucun avis de qui que ce soit et n’a pas cessé un seul instant de poursuivre la demande de la construction du Nord. Enfin, M. le Préfet des Landes [En marge : Charles de Perbeyre], désireux de terminer ce vieux et fatiguant (sic) différend, a envoyé M. le Sous-Préfet de St-Sever sur les lieux le 14 Août 1869, afin qu’il examinât le théâtre des difficultés, qu’il entendît les deux parties et qu’il prît une décision. M. le Sous-Préfet [En marge : le vicomte Gazan de la Peyrière], après avoir examiné l’église au-dedans et au-dehors, a appelé à la mairie les représentans (sic) des deux conseils, et après les avoir tous entendus, il a décidé que la fabrique serait autorisée à bâtir le Nord à ses frais, et que la commune reconstruirait le Midi – moyennant une subvention de 2500 francs de la part de la fabrique. La commune n’avait nul besoin de ce secours, mais la fabrique, heureuse d’en finir, s’est empressée d’acquiescer à la demande de M. le Sous-Préfet, et sa décision a été acceptée de part et d’autre. [...] Enfin, le 14 mars 1870, la commune a été autorisée à reconstruire le Midi, et le 14 avril suivant la fabrique a été autorisée à construire le Nord. Ainsi s’est terminée cette longue et opiniâtre contestation. Dieu, qui voulait la construction du Nord, a fait tout tourner à l’avantage de la fabrique. Ce bas-côté vers le Nord, qui n’avait jamais existé, a été construit en 1871 à ses seuls frais, avec une voûte et des ogives pareilles aux deux autres nefs, sans rencontrer, je suis heureux de pouvoir le dire, aucune des difficultés si souvent mises en avant par la formidable opposition qu’elle a eu à combattre. Il a coûté 10.000 francs. Aujourd’hui, tous les esprits sont contens (sic) ; la commune est fière d’une pareille construction, et toute la population est satisfaite de trouver une place convenable dans l’église.

    [Construction de la sacristie du Nord] La sacristie du Nord, attenante à ce bas-côté, a été bâtie en 1872, aux frais de la commune, et a coûté... 804 francs 90 cent.

    [Ornementations intérieures et armoiries épiscopales aux clefs de voûte] Après avoir construit le Nord de ses deniers, la fabrique n’a rien négligé pour faire donner dans l’intérieur de l’église toutes les ornementations que comporte le nouvel édifice. Elle a orné le sanctuaire d’une décoration toute brillante d’or. Elle a apposé de beaux vitraux à ses vingt croisées. Elle a embelli tous les culots d’une belle sculpture. Elle a donné une belle chaire gothique dans le style de la nef. Elle a doté d’armoiries épiscopales toutes les clefs de voûte. On remarque dans la nef principale les clefs pontificales du noble prisonnier du Vatican, de l’immortel Pie IX, l’éternel désespoir de ses persécuteurs ; du révérendissime Monseigneur Lannéluc, évêque d’Aire le 29 Xbre 1839, qui m’a confié la paroisse le 12 janvier 1853, dont le nouveau diocésain portera le nom jusqu’à la fin des temps, et de l’illustrissime Monseigneur Epivent, évêque d’Aire le 30 juillet 1859, un des plus vaillans (sic) défenseurs des droits du St-Siège, qui aujourd’hui administre si heureuse (sic) le diocèse. / Dans la chapelle du midi brillent les armoiries du savant Monseigneur Le Pape de Trévern, évêque d’Aire en 1823, dont les discussions amicales honoreront à jamais sa mémoire, mort évêque de Strasbourg en 1842 ; du très pieux Monseigneur Savy, évêque d’Aire en 1827, qui a sacré mes mains en 1837, décédé démissionnaire en 1842 pour cause d’infirmités, dont ses saints statuts rendront son souvenir impérissable dans le diocèse, et du docte Monseigneur de Suarez d’Aulan, évêque d’Acqs en 1739, auteur du beau catéchisme enseigné dans son ancien diocèse. / Enfin, dans la chapelle du Nord figurent les armoiries du très-zélé Monseigneur Hiraboure, évêque d’Aire et de Dax en 1857, mort victime de la confession à Gamarde le 24 juin 1859, et du très-doux Monseigneur Le Quien de Laneufville, évêque d’Acqs en 1770, confesseur de la foi dans les mauvais jours de 1793, décédé évêque de Poitiers en 1805. / Puis, pour couronnement de toutes ces belles armoiries, la fabrique a voulu qu’un bel ostensoir décorât la dernière clef de voûte avec le nom du curé restaurateur de l’église, pour perpétuer à jamais sa mémoire dans la paroisse reconnaissante."

    [En marge : "La sacristie du Nord a été bâtie par la nouvelle administration municipale [maire : Bernard Cardenau] qui a remplacé celle qui a fait opposition si acharnée. Aux élections municipales du 30 avril 1871, la population s’est levée en masse pour mettre de côté l’ancienne autorité locale et pour en élire une nouvelle qui est toute favorable à l’église. C’est ainsi qu’il arrive toujours envers les persécuteurs de l’église. Lorsque l’heure de Dieu sonne, un coup de vent les renverse et les foudroie."]

    [Zèle et dons des habitans (sic) pour orner l’église] "Les habitans aussi ont rivalisé d’ardeur pour aider puissamment la fabrique à l’ornementation de l’église. Les dons sont venus en abondance et avec largesse [En marge : Le nouveau conseil municipal a fait cadeau d’un maître-autel en marbre blanc qui a coûté 3000 francs. C’est ainsi qu’on a généreusement rendu à la fabrique les 2500 francs qu’elle lui avait donnés pour la reconstruction du bas-côté du midi. Le vandalisme de 1793 y avait détruit un autel de marbre qui avait été sacré par un évêque de Dax. Le conseil municipal de 1873 l’y a rendu, qu’un évêque d’Aire y a sacré également le 14 mars 1874. Les deux autels latéraux en marbre blanc pareil à celui du maître-autel, les deux belles statues de la Ste Vierge et de St Joseph, apposées dans leurs niches respectives, une grande lampe et deux petites lampes latérales, toutes les trois selon le style de l’église, la Ste table en fer du maître-autel, les fonts baptismaux, le bénitier en marbre, tout cela, dont le prix est porté au chapitre mobilier de l’église, a été donné avec la plus grande générosité. Chaque famille importante a voulu noblement faire honneur à la restauration et à l’agrandissement de son église. [...] / C’est ainsi, grâces à Dieu, que l’antique église de Laluque est sortie de la poussière et de l’oubli où elle dormait depuis bien des siècles. [...] / On le voit maintenant, l’église de Laluque est un vrai monument qui était digne de toute attention et de tout appui. [...] Mes grandes peines ne sont rien maintenant qu’elles ont été couronnées d’un succès plein et entier. Personne ne m’enlèvera, ni au moment de la mort, ni jamais, la gloire inestimable, le bonheur insigne, de laisser par mes soins les plus pénibles une belle église à la paroisse : Gaudium vestrum nemo tollet a vobis. [...]

    La grande nef a été recarelée (sic) à neuf en 1873. Les deux chapelles latérales ont été carrelées en 1872. Le chœur a été carrelé en 1873. Le carrelage pris à Toulouse a coûté… 329 francs 65 cent. La main d’œuvre a coûté… 70 francs."

    [Caveau sous le maître-autel] "La partie du maître-autel qui donne vers le midi est toute entière posée sur un caveau comblé avec du sable. Il y a des ossemens (sic) sous la partie qui donne vers le Nord. On ignore à qui a appartenu ce caveau. Il a pu appartenir aux seigneurs du lieu ou aux fondateurs de l’église, ou aux curés de la paroisse. Il y a un autre caveau à côté du premier pilier qui touche l’autel de St Joseph, dans l’intérieur de la grande nef, qui a appartenu à l’antique maison de Sescouse, aujourd’hui Cardenau."

    [Peintures avec leur signification symbolique. Qualité des peintres.] "Les peintures de la coupole et de tout le sanctuaire ont été faites par M. Courtignon, né à Paris, actuellement à Bayonne et peintre de la cathédrale de cette ville. Il a fait son tour de France, il a fait des peintures dans beaucoup de cathédrales, notamment à Reims, sous la présidence du cardinal Gousset, archevêque de cette ville, à Rouen, à Boulogne, à Alby (sic) sous Monseigneur de Gerphanion, à Fréjus sous Monseigneur Jordany, etc. Il a fait encore les peintures de la chapelle impériale de la Villa-Eugénie de Biarritz. / Les personnages ont été faits par M. Dagrand, peintre-verrier à Bayonne, artiste distingué. La fabrique, qui voulait orner dignement la coupole et tout le sanctuaire, n’a pas hésité de confier ce beau travail à de pareils hommes. / L’arceau de fleurs, qui sépare les personnages de la coupole d’avec les étoiles, représente la foi, l’espérance et la charité. Les trois épis droits au-dessus de la foi représentent la Sainte Trinité, les deux épis penchant vers la terre représentent le judaïsme et le protestantisme, qui meurent faute de la sève vivifiante qui donne la vie – comme le catholicisme. Les pampres et les raisins verts représentent l’espérance ; les fleurs rouges représentent la charité. Les couleurs rouges entre les croisées, représentant le velours cramoisi, avec les monogrammes de St Jean et des fleurs d’or, signifient son ardente et brillante clarté, lacens et ardens. Les peintures vertes au bas de l’arc-triomphal représentent les peintures du Moyen âge. Les aubes, au lieu d’être unies comme maintenant, étaient attachées avec des nœuds et des cordons pendans (sic) sur les épaules. / [Coût des peintures] Tout ce magnifique travail a coûté à la fabrique la somme de deux mille francs."

    [Déblai de l’ancien cimetière et remblai derrière l’église.] "La commune a déblayé le vieux cimetière en 1873. Les terres ont été transportées en grande partie derrière l’église, le long du ruisseau, pour consolider l’édifice, faire un joli chemin de ronde et fermer la place qui l’entoure. Ce travail lui a coûté 768 francs."

    "Dégagement des abords de l’église. Devis estimatif." [feuillet intercalé]

    P. 64. "Second inventaire le premier janvier 1878. Mobilier de l’église"

    [Renouvellement du mobilier de l’église] "Avant 1792, l’église était riche en ornemens (sic), en linges et en argenterie. Celle-ci fut volée, et le reste fut brûlé sur la place publique. Les deux autels furent détruits, chose très-regrettable pour le maître-autel de marbre qui avait été sacré sur place. Deux nouveaux autels furent construits en bois après 1801 ; celui du midi fut alors dédié à l’immaculée conception, tandis que précédemment il était dédié à Ste Barbe ; le maître-autel demeura dédié à St Jean Baptiste, comme il l’avait toujours été. En 1872 ces deux autels ont été mis de côté et remplacés par des autels en marbre, pour faire honneur aux deux nouvelles constructions du Nord et du Midi. Le bas-côté Nord a été dédié à l’immaculée conception de la Ste Vierge, pour qu’elle se trouvât à droite de Notre-Seigneur, Stetit regina a dextris tuis, et le bas-côté Sud a été dédié à son très-chaste époux St Joseph, patron de l’église universelle, en mémoire d’une guérison miraculeuse par sa puissante intercession, arrivée dans la paroisse an avril 1864, comme il est dit plus haut dans le présent registre.

    [Maître-autel] Maître-autel en marbre blanc d’Italie, donné par la commune en 1873, fait à Toulouse par M. Barreau (sic), marbrier de la métropole St-Étienne de cette ville, payé sur place... 2800 francs. / Frais de la pose... 200 francs. / La croix et les chandeliers donnés à la fabrique en 1876... 450 francs.

    [Autels latéraux] Deux autels latéraux en marbre blanc d’Italie, faits en 1872 par le même ouvrier ci-dessus, donnés par les sieurs Jean Poudens, Président de la fabrique, propriétaire au Bas ; Barthélemi Castets, trésorier de la fabrique, propriétaire à Gouadet, et Barthélemi Dassé, conseiller municipal, propriétaire à Berdot, tous trois négociants associés en résines, payés sur place... 1400 francs. / Frais de la pose par les mêmes... 200 francs.

    [Croix et chandeliers de l’autel de la Ste Vierge] La croix et les chandeliers de l’autel de la Ste Vierge, donnés par Jeanne Poudens, épouse de Barthélemi Castets, pris chez Guillaume Bent jeune à Toulouse en 1872... 220 francs.

    [Croix et chandeliers de l’autel de St Joseph] La croix et les chandeliers de St Joseph proviennent des anciens autels de l’église avant sa restauration.

    [Sainte table du maître-autel] La sainte table en fer du maître-autel a été donnée par la famille Dassé à Berdot et a coûté... 120 francs.

    [Carrelage du chœur pris chez Veilhac [Reilhac ?] à Toulouse] Carrelage du chœur, donné par la fabrique a coûté…. 329 francs 65 cent. / Port de la gare à l’église et frais de pose... 70 francs.

    [Boiserie du chœur en chêne] Boiserie du chœur en chêne, faite par [blanc] payée par la [blanc].

    [Grand lustre gothique] Lustre gothique pour le maître-autel venu de la maison Dumont de Lyon, donné par testament devant maître Desbordes, notaire à Tartas, de feue (sic) Madame François Dupin, née Marie Amélie Soulan de Lévignacq, décédée le 8 février 1858, payé sur place... 450 francs.

    [Lampes gothiques] Deux lampes gothiques pour les deux chapelles latérales, données par Marthe Dégert, veuve Poudens au Bas, prises chez Guilhaume Bent jeune à Toulouse, payées sur place... 220 francs.

    [Chaire gothique dans le style de la nef] Chaire gothique faite à Bordeaux par la maison Larroque en 1873, à laquelle a succédé la maison Boisson, payée sur place par la fabrique... 1500 francs.

    [Bénitiers] Bénitier en marbre blanc donné par la même Dame François Dupin... 50 francs. / Bénitier-coquillage, donné par le sieur Germain Croutré, capitaine de navire, décédé jeune sur mer, près Marseille en 1868. Il a donné à Notre-Dame de Buglose une bannière qu’il avait fait faire à la Chine et qu’il avait fait vœu d’y apporter s’il faisait une heureuse traversée. Il mourut d’une maladie prise sur mer deux ans après. Un de ses frères, Louis, était mort en Chine quelque temps auparavant. N’ayant pas de la fortune, ils trouvèrent la mort là où ils étaient allés la chercher.

    [Fonts baptismaux] Fonts baptismaux en marbre blanc, donnés par Bertrand Dufau, propriétaire au Chauflou, fournis par M. Barreau (sic), l’ouvrier ci-dessus de Toulouse... 150 francs.

    [En marge : Tableau de St Jean Baptiste vieux et restauré.]

    [Grillage pour les fonts fermer (sic)] Grillage en fer pour les fermer, fourni par une souscription entre les propriétaires... 140 francs. / Tableau de St Jean Baptiste redoré et nétoyé (sic)... 25 francs.

    [Statues de la Ste Vierge et de St Joseph] Statues de la Ste Vierge et de St Joseph pour les deux autels latéraux, prises à Lyon, provenant de Champigneul (sic) de Metz, payées sur place 300 francs. / Port par le chemin de fer... 44 francs. / Socles pour les recevoir avec port... 122 francs. / Ces deux statues ont été données, la statue de St Joseph par Madame Cardenau, née Armande Cassoulet de Peyrehorade, et la statue de la Sainte Vierge par feue (sic) Madame Dupin, née Élisabeth Branères de Pontonx, veuve d’Augustin Dupin, décédée le 7 avril 1865, qui au lit de la mort avait verbalement laissé deux cents francs à cet égard. Madame Cardenau a tout payé, statue, port et socle... 333 francs.

    [Bénédiction solennelle des statues de la Ste Vierge et de St Joseph et leur introduction dans l’église le 4 janvier 1874.] Ulysse Dupin, son fils, a donné cent francs. Céline Lauga, seconde femme de son autre fils François Dupin, qui l’a épousée le 14 mai 1873, a donné les cents (sic) francs pour le compte de son mari. Les autres cinquante francs proviennent de quelques dons faits à l’église, avec lesquels on a soldé également leur port, le socle et le port du socle. / Ces statues ont été portées à l’église solennellement le 4 janvier 1874. C’était un jour de dimanche. M. le curé en fit une fête religieuse pour la paroisse. On en trouvera le compte-rendu ci-après.

    [Bel ostensoir en vermeil] Bel ostensoir en vermeil, donné par Mademoiselle Louise de Laluque, fille du dernier Baron de Laluque, décédée à Tarbes le 26 janvier 1874 à l’âge de 94 ans, pris chez M. Candelon à Tarbes... 10.000 francs (sic). Elle a donné cet objet en souvenir du nom de la paroisse qu’elle portait. [Feuillet intercalé : faire-part de décès de Marie-Louise de Neurisse de Laluque]

    [Lampe devant le St Sacrement] Lampe à brûler devant le St Sacrement avec glace et clocheton, achetée en 1852... 17 francs 50 cent.

    [St ciboire en vermeil] St ciboire en vermeil donné par M. l’abbé Lartigau, curé de la paroisse, en 1874... 300 francs. Il a été béni et étrenné par Monseigneur l’évêque le jour de la consécration de l’église. Il est sorti de la même fabrique que le bel ostensoir.

    [Christ devant la chaire] Christ devant la chaire, venu de Toulouse, en terre cuite, donné en 1874 par la famille Villenave de Pascoualie, dont la mère est Marie Labeyrie... 150 francs. Vendu par M. Candelon de Tarbes.

    Souscription pour payer le grillage des fonts baptismaux et le tableau de St Jean Baptiste qui ont coûté... 165 francs. / Catherine Batbedat, la vieille mère de la famille Pébideau qui s’appelle Villenave... 165 francs. / Duvigneau au Cavalier, Dominique... 20 francs. / Villenave, Joseph, à Chapeou... 20 francs. / Cabiro, Jean, à Lepaille... 20 francs. / Françoise Maubay, épouse de Jean Lartigue à Luquet et mère de cette famille... 20 francs. / Duvigneau, propriétaire à Duvigneau... 5 francs. / Lartigue, propriétaire à Bilan... 5 francs. / Jean Nogaro, propriétaire à Leburle... 5 francs. / Jean Gentous, propriétaire à Minec... 5 francs. / Bonnefond, propriétaire à Larquier... 5 francs. / Jean Labat, propriétaire à Larquier... 5 francs. / Cassiède et Larrieu, propriétaires à Jeantoulet... 5 francs. / Jean Taris, propriétaire à Machacq... 5 francs. / Labats, propriétaire et épicier au Bourg... 5 francs. / Total... 165 francs."

    "Compte-rendu de la bénédiction solennelle des statues de la Vierge et de St Joseph le 4 janvier 1874. Extrait de l’Écho religieux de Pau, dimanche 18 janvier 1874. [...]"

    [16 mars 1874. Consécration de l’église.] Extrait de l’Écho religieux de Pau, le dimanche 22 mars 1874. Discours de Louis d’Oro de Pontonx, doyen de Peyrehorade, chanoine honoraire d’Aire, vicaire général d’Alger (mort en 1877 à 55 ans) : souligne "la reconnaissance qu’elle [la paroisse de Laluque] devait à la persistance du pasteur qui a obtenu une si magnifique restauration, non obstant (sic) l’opiniâtre opposition qu’il a dû subir pendant plusieurs années, et son obligation de prier pour lui lorsqu’il serait allé devant Dieu rendre compte de son saint et redoutable ministère. [...]". "Enfin est arrivé le moment où, les portes de l’église s’étant ouvertes, Sa Grandeur est venue chercher processionnellement les saintes reliques que quatre prêtres ont portées sur leurs épaules à l’autel consacré après avoir fait le tour de toute l’église. La grande et majestueuse cérémonie s’est enfin terminée par la bénédiction du St ciboire en vermeil donné par M. le curé de la paroisse pour cette circonstance [...]." [En marge : "L’église de Laluque est la dernière que Monseigneur Epivent ait consacrée. Il est mort le 22 juillet 1876. Il a été inhumé à Buglose sur sa demande dans la chapelle du St Rosaire le 27 suivant."]

    [Discours à Monseigneur à propos de la consécration de l’église.] "[...] Avec tout cela, j’ai le regret d’avoir à vous le dire, il nous reste encore une grande construction à faire. Le clocher est toujours là, réclamant sans cesse sa couronne. Cette couronne, Monseigneur, que Votre Grandeur veuille en demeurer bien convaincue, lui sera bientôt rendue. La commune prépare les fonds à cet effet, il l’aurait même déjà, si ceux qu’elle avaient (sic) réservés à ce grand travail, n’avaient pas été employés à une œuvre nationale (15.000 francs avaient été cédés à l’État pour l’aider à payer à la Prusse son indemnité de guerre de 5 milliards, contractée en 1871 après la chute de Napoléon III) [...]."

    P. 68. "Année jubilaire. Jubilé universel de l’an de grâce 1875. [...]"

    P. 74. [Nouveau chemin de la croix (1881)] "Le nouveau chemin de la croix, pris à Lyon dans la maison [blanc], a coûté 1550 francs. Il est en rapport avec le reste du monument de l’église. Il a été érigé solennellement le 14 juin 1881 par M. le curé de la paroisse. Il avait à cette occasion célébré ses noces d’argent pour ses 28 ans de résidence à Laluque malgré une opposition opiniâtre pour le faire disparaître, qu’il s’était attirée par la restauration complète de l’église. Il avait invité un clergé nombreux. [...] La cérémonie de l’érection du chemin de la croix fut magnifique. Les tableaux furent bénis par le vénérable supérieur de Buglose [l’abbé Lamaison]. Le prédicateur des stations fut l’abbé Godard [curé de Saint-Esprit de Bayonne, missionnaire apostolique], prêcha 15 fois, avant la cérémonie, aux 14 stations et après la cérémonie. Le doyen de Rion [l’abbé Destribats] prit l’étole et la chappe (sic) violette et présida à l’érection de toutes les stations. [...]

    Pour payer le nouveau chemin de la croix, la caisse de la fabrique étant vide alors, le curé proposa une souscription le jour de la Noël 1880 et demanda 1200 francs à la paroisse. Cette souscription a donné la somme de 1300 francs ; le restant fut payé par la fabrique. Voici les noms de tous les souscripteurs. / Lartigau, curé de la paroisse... 100 francs. / Cardenau, maire de la commune... 100 francs. / Neurrisse, gendre de M. Dupin... 100 francs. / Jean Baptiste Poudens au Bas... 250 francs. / Sa grand-mère, veuve Poudens... 50 francs. / Dassé à Berdot... 100 francs. / Castets à Berdot... 50 francs. / Maisonnave, Père, au Bourg... 100 francs. / Maisonnave, fils, au Bourg... 100 francs. / Dufau, Barthélemi, à Chauflou... 50 francs. / Veuve Dufau, sa mère... 50 francs. / Madame Céline Dupin aîné... 50 francs. / Villenave à Pascoualie... 30 francs. / Veuve Duvigneau au Cabalier... 20 francs. / Cabiro à Lapaille... 20 francs. / Veuve Catherine Batbedar à Pébideau... 20 francs. / Ramas à l’église, parmi les colons... 20 francs. / Gensous à Minec... 10 francs. / Maubay à Bouilloumer (?)... 10 francs. / Villenave à Chaperou... 10 francs. / Labat à Larquier... 5 francs. / Pebideau, Villenave... 5 francs. / Maubay à Lebioque... 5 francs. / Nogaro-Leburle... 5 francs. / Batbedat-Lacoste... 5 francs. / Mathieu Lesbats... 5 francs. / Veuve Puyo-Greffies... 5 francs. / Lartigue à Belau... 5 francs. / Calliède à Dupouy... 5 francs. / Poudens à Laquier... 5 francs. / Suzotte-Petit... 2 francs. / Taris à Marhacq... 3 francs. / Nolibois à Lestriquès... 3 francs. / Total... 1300 francs."

    [L’abbé Pierre Lartigau mourut subitement à Laluque le 5 mai 1882 à l’âge de 72 ans (il était né à Caupenne en 1810).]

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  • Extraits du registre paroissial de Laluque et Boos (fin XIXe-XXe siècles, Archives paroissiales de Laluque)

    - "Février 1906. Protestation de M. le Curé de Laluque [François Destremau] contre l'inventaire des biens meubles et immeubles de son Église. / [...] Au nom de tous les bienfaiteurs généreux et très-chrétiens, je proteste contre l'inventaire de mon Église et des biens qui appartiennent à cette Église. Ces biens ne sont pas à l'État. Plusieurs des biens meubles n'appartiennent même pas à la fabrique, mais aux fidèles de la Paroisse qui entendent les revendiquer s'ils devaient être détournés de leur vraie destination. / Je fais donc les plus expresses réserves sur l'Église et sur tous les meubles. Je désigne en particulier : lustres, statues, chemin de croix, Ste table, appliques, Christ en face de la chaire, les deux autels latéraux, les petites cloches appendues au clocher. [...]"

    - "1953. Améliorations diverses dans l'église au cours des années 1950-51-52 et 1953. [...] Électricité. Dès son arrivée dans la paroisse, le nouveau curé a tenu à parfaire l'éclairage électrique. Et c'est ainsi qu'il a fait électrifier les 6 grands chandeliers du maître-autel [...] / Carillon. L'église jusqu'à l'heure (sic) n'avait ni horloge ni cadran horaire dans l'intérieur ; un carillon "Ave Maria de Lourdes" y fut placé le 11 juin 1950 ; auparavant, une quête fut faite aux 2 messes d'un seul dimanche qui donna la somme de 15000 f. Elle permit ainsi de couvrir largement la dépense qui ne se montait qu'à 9.300 f. [...] / Cloches. En 1951, 2 cordes supplémentaires ont été mises aux cloches [...]. / Ornements. Jusqu'à l'heure (sic), aucun ornement gothique ne se trouvait dans notre église ; aussi bien le nouveau pasteur était-il dédidé à lui en donner quelques-uns. Le 1er, "le blanc", a été étrenné le 15 août 1951. Le 2e, "le vert", a été étrenné le 20 janvier 1952. Le 3e, "le rose", a été étrenné le dimanche de Laetare (23 mars 52). Ces 3 ornements gothiques ont coûté la somme globale de 33.000, qui a été supportée par l'église et par une quête faite le 27/1/52 qui a donné la somme de 21000 f. / Devants d'autel. Ici, aussi, pénurie dans notre église. C'est ainsi qu'un devant d'autel blanc devait en somme être utilisé pour tous les dimanches et jours de fêtes de l'année. Le 14 nov. 1952 apparaît le devant d'autel "violet". Le 11 janvier 1953, c'est le "vert". Et enfin, le dim. de la Pentecôte, c'est naturellement le "rouge" que nous étrennons. Ces 3 devants d'autel ont été confectionnés à la maison des religieuses d'Anglet. Ils ont coûté la somme globale de 50.000 f. [...]"

  • Articles de presse en rapport avec la restauration et la consécration de l'église de Laluque (1874), le jubilé et la mort de l'abbé Pierre Lartigau (1881-1882)

    1. Article extrait de : LÉcho religieux des Pyrénées et des Landes. Semaine religieuse des diocèses de Bayonne, Tarbes et Aire-Dax, janvier 1874, p. 45-46.

    "Une fête à Laluque-des-Landes. / [...] Gare de Morcenx, 5 janvier 1874. / Le digne curé de la paroisse, bien connu des lecteurs de l’Écho religieux, a consacré 20 ans de sa vie sacerdotale à restaurer l’antique église de Laluque, monument du onzième siècle qui a servi de forteresse pendant le Moyen âge. [...] Le zélé pasteur a rencontré pour cette belle œuvre, qui fera à jamais son honneur et sa gloire sous les obstacles, toutes les contrariétés possibles de la part de l’ancienne administration municipale, pendant plusieurs années. Aujourd’hui vainqueur de toutes les difficultés sans nombre, il voit avec une joie et un orgueil légitimes ce vieil édifice debout, devenu un des plus beaux du diocèse. / Tous les travaux qu’il a conduits avec goût et intelligence. Après avoir refait la voûte de la nef principale en 1864, on vient de construire à neuf, en grande partie avec les deniers de la fabrique, deux harmonieux bas-côtés au nord et au midi, avec deux belles sacristies jumelles. Rien ne manque à la décoration intérieure. Toutes les clefs de voûte sont ornées de belles armoiries épiscopales, et tous les culots revêtues de jolies sculptures. Les peintures de la coupole et du sanctuaire, faites par MM. Courtignon et Dagrand, de Bayonne, sont magnifiques : elles représentent, à la coupole hardie et aérienne, le baptême de N.S. avec plusieurs grands personnages, et sur les murs du spacieux sanctuaire l’on dirait de riches tapis de velours, tous parsemés de fleurs d’or et des monogrammes de St Jean Baptiste, patron de la paroisse, d’or également. Le carrelage du sanctuaire, venu de Toulouse, est un bel imitatif du marbre. Les trois autels de marbre blanc, la balustrade de fer pleine d’or, les lampes, la chaire, les fonts baptismaux, les statues des autels de la Ste Vierge et de St Jacques (sic), les vitraux de ses croisées, tout cela, dû en grande partie à la générosité des fidèles, est riche et beau. [...]"

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    2. Article extrait de : L’Écho religieux des Pyrénées et des Landes. Semaine religieuse des diocèses de Bayonne, Tarbes et Aire-Dax, 29 mars 1874.

    "Consécration de l’église de Laluque / La paroisse de Laluque se souvient encore et se souviendra toujours de la belle fête de la translation des statues de la Sainte-Vierge et de St Joseph dans son église, le 4 janvier 1874. Mgr l’Evêque d’Aire et de Dax vient de lui en accorder une autre plus belle et plus magnifique encore. Sa Grandeur en tournée pastorale, le 16 mars, dans cette paroisse, pour récompenser le zèle inébranlable du pasteur à restaurer et à agrandir cette antique église, et aussi pour reconnaître la noble générosité des habitants à l’orner si richement, lui a accordé les honneurs insignes de la consécration épiscopale, non seulement du beau maître-autel, mais encore de l’église entière. / Arrivé la veille par le chemin de fer, Monseigneur, accueilli à la gare par M. le Maire et les autres notables de la commune, a été porté directement à l’église pour y faire la visite ordonnée par le Pontifical avant la consécration épiscopale. L’église était splendidement illuminée. [...] Sa Grandeur a hautement complimenté la paroisse, qui était là toute entière, fière de posséder quelques instants l’éminent premier Pasteur du diocèse, et lui a déclaré que très-volontiers, pour lui témoigner toute sa reconnaissance, elle consacrerait l’église entière le lendemain. [...] Le lendemain, la cérémonie de la consécration s’est accomplie solennellement. [...] / Sa Grandeur est venue chercher processionnellement les saintes reliques que quatre prêtres ont portées sur leurs épaules à l’autel consacré après avoir fait le tour de toute l’église. La grande et majestueuse cérémonie s’est enfin terminée par la célébration pontificale de la sainte Messe et par la consécration des enfants. [...] / Un assistant." [En réalité, l'abbé Lartigau lui-même]

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    3. Article extrait de : L’Écho religieux des Pyrénées et des Landes. Semaine religieuse des diocèses de Bayonne, Tarbes et Aire-Dax, 1881, p. 476-477.

    "Une double fête à Laluque. [...] touchante fête dont l’église et le presbytère de Laluque étaient naguère le théâtre. C’était le 14 juin [...]. Depuis 28 ans, M. l’abbé Lartigau évangélise cette importante paroisse avec un zèle ardent et opiniâtre que n’ont pu abattre ni les années, ni les mille obstacles suscités par l’esprit du mal. [...] / Depuis quelques années, l’église réparée par les soins intelligents de son ange gardien, fait l’orgueil de la paroisse et l’admiration des étrangers. Avec ses deux bas-côtés neufs, ses trois belles voûtes ogivales, ses dix-huit baies romanes fières de leurs gracieux vitraux, sa magnifique chaire, ses élégants confessionnaux, la sévère boiserie du sanctuaire, ses trois superbes autels en marbre blanc, avec sa riche décoration, en un mot, bien en harmonie avec l’architecture du monument, l’église de Laluque est sans contredit la plus belle des églises rurales de la contrée. [...] / Un beau chemin de croix manquait à son église restaurée. Le curé a fait appel à la générosité des fidèles, et un beau chemin de croix de 1.600 francs couvre aujourd’hui les parois rajeunies du saint temple. [...] / Un invité." [En réalité, l’abbé Lartigau lui-même]

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    4. Article nécrologique de l’abbé Pierre Lartiguau, curé de Laluque. Extrait de : L’Écho religieux des Pyrénées et des Landes. Semaine religieuse des diocèses de Bayonne, Tarbes et Aire-Dax, 1882.

    "Chronique landaise. / Nous recommandons aux suffrages de nos pieux lecteurs le repos de l’âme de M. l’abbé Pierre Lartigau, curé de Laluque, décédé subitement le 5 mai à l’âge de 72 ans. [...] / Pierre Lartigau naquit à Caupenne en 1810, ordonné prêtre en 1837, il fut successivement vicaire de Tartas et de Soustons, et puis curé de Maillas et de Laluque. C’est en 1853 qu’il prit possession de cette dernière cure. / Pendant ces 30 années, ce digne prêtre a vraiment transformé la paroisse, tant au point de vue des améliorations matérielles qu’au point de vue spirituel. Laluque lui doit un joli presbytère, un bel établissement des Servantes de Marie et l’une des plus jolies églises du diocèse. / Nulle part le bien ne se fait sans difficultés. Les œuvres de Dieu sont plus particulièrement même marquées au coin de la contradiction. M. Lartigau l’éprouva maintes fois. Il était admirable à entendre, ce bon vieillard, quand, avec une simplicité d’enfant qui était un des traits caractéristiques de sa nature franche et droite, il racontait à ses confrères les longues luttes qu’il avait dû soutenir pour mener à bonne fin ses divines œuvres, surtout la restauration de son antique église. [...] Il bénissait Dieu de ses triomphes et n’avait jamais un mot amer contre les adversaires qui lui avaient suscité tant de difficultés et d’embarras. [...] / Aux grands concours de fidèles et aux veilles des fêtes de la Vierge, M. Lartigau avait son confessionnal à la chapelle de Buglose. [...] / Une des grandes joies et des plus douces consolations qu’avait éprouvées, sur la terre, l’âme si sacerdotale de M. l’abbé Lartigau, ce fut l’insigne honneur de la consécration, accordé à son église. Mgr Epivent, touché de la grande foi, de l’ardente piété et du zèle infatigable déployés par le vénérable prêtre dans ses longs travaux de restauration si heureusement accomplis à travers mille obstacles, avait bien voulu lui accorder cette marque d’estime et de bienveillante condescendance. [...] / Il aimait l’étude et se plaisait aux recherches historiques. Il a laissé un travail sur le Pouvoir temporel des Papes, qui lui a coûté du temps, des soins minutieux, et qui pourtant n’est pas sans mérite. Il avait encore une grande foi et un grand amour au cœur : il espérait et désirait voir, avant de mourir, une restauration monarchique d’après le principe traditionnel. Un jour, à la vue du château de Pau, ses yeux se mouillèrent de larmes. "Oh ! s’écria-t-il, avec quel bonheur je reverrai Pau, quand le Maître de ce château aura bientôt repris possession de son domaine, quand le Roi sera dans son Palais !..." Le bon prêtre est mort sans avoir assisté à la régénération de son pays. [...]"

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  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique de Laluque, 24 février 1906 (AD Landes, 70 V 170/10)

    "Inventaire des biens dépendant de la fabrique paroissiale de Laluque.

    L'an mil neuf cent six, le vingt-quatre février à dix heures du matin, En présence de MM. Lestremau, desservant de Laluque, Taris, Président du conseil de fabrique, Maisonnave trésorier, Jn Bte Poudens et Dassé, membres de la fabrique. / Nous soussigné, Planche, percepteur à Tartas, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le Directeur des Domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique paroissiale de Laluque.

    Chapitre [I]. Biens de la fabrique de Laluque. / Dans la sacristie. / 1. Un ostensoir en argent, haut. 0m60 - 120. / 2. Un ciboire en argent, haut. 0m20 - 20. / 3. Un calice en argent avec la patène, haut. 0m30 - 50. / 4. Un thabor en bois doré, haut 0m20 long 0m40 - 1. / 5. Un ornement complet composé de : une chasuble, un manipule, une étole, un voile de calice, une bourse en soie noire garniture broderie soie blanche - 50. / 6. Le même que l'article précédent, blanc dessus brodé or - 50. / 7. Le même que l'article 5 mêmes objets en soie rouge brodé or - 50. / 8. Le même que l'article 5 mêmes objets en soie blanche brodé soie or couleurs - 50. / 9. Le même que l'article 5 mêmes objets en soie jaune brodé soie et or - 50. / 10. Le même que l'article 5 mêmes objets en soie, violet brodé argent - 50. / 11. Le même que l'article 5 mêmes objets en moiré noir, lamé d'argent et galon - 50. / 12. Une chape soie blanche broderie soie jaune - 40. / 13. Une chape soie verte, garniture soie blanche et argent - 40. / 14. Une chape drap or lamée or - 100. / 15. Une chape damas brodée or - 50. / 16. Une garniture catafalque velours noir, galon et glands argent et soie noire - 100. / 17. Six surplis dont 2 garnis de dentelles à 2 f. - 12. / 18. Dix nappes d'autel à 2 f. - 20. / 19. Huit aubes blanches un voile à 3 f. - 24. / 20. Dix purificatoires à 0 f. 25 - 2,50. / 21. Quatre garnitures d'autel en voile à 5 f. - 20. / 22. Huit soutanes rouges en laine pour enfants de chœur à 2 f. - 16. / 23. Un ornement d'église pour enterrement en laine noire çà 5 f., laine argent - 5. / 24. Une aube avec guipure (1) - 10. / 25. Une exposition du St sacrement avec St Esprit argent fin, galon et franges d'or mi-fin - 125. / 26. Deux dalmatiques à 15 f. l'une (1) Ces trois articles sont revendiqués par M. J. Labeyrie - 30. / 27. Un encensoir argenté avec sa navette - 10. / 28. Une douzaine manuterges à 0 f. 25 - 3. / 29. Trois corporaux fil à 0.75 - 2.25. / 30. Trois pales fil à 0 f. 50 - 1.50. / 31. Un grand meuble de 4m de long, 1m10 de large, 1m10 haut, en chêne, sur lequel existe, à chaque extrémité, une armoire en chêne de 2m de haut, 1m de large et 0m60 de profondeur. Ledit meuble du bas renferme à droite et à gauche une série de dix plateaux - 300. / 32. Une échelle double en bois blanc de 11 gradins - 5. / Dans le sanctuaire. / 33. Un maître-autel complet en marbre blanc, son marchepied en marbre rouge, scellé au sol. 1° Panneaux de devant avec colonnes. 2° Table d'autel. 3° Tabernacle et sa porte en métal bronze. 4° Retable et ses panneaux. 5° Exposition. Toutes ces pièces formant l'autel, le marchepied est de 3 gradins, long du ht en bas 3m s/ 1,50 long. / 34. Deux grands chandeliers sur le retable cuivre doré à 8 f., 0m80 de haut - 16. / 35. Deux chandeliers moyens sur le retable cuivre doré à 5 f. à 0m50 de haut - 10. / 36. Deux chandeliers en cuivre doré sur le retable de 0m40 de haut - 6. / 37. Une croix métal doré à l'exposition de 0m60 de haut - 20. / 38. Deux canons d'autel de 0m30 de haut sur 0m20 de large à 2 f. - 4. / 39. Une console marbre blanc de 0m30 de long scellé au mur. / 40. Un pupitre de lutrin en bois de chêne - 30. / 41. Une lampe veilleuse en cuivre doré - 20. / 42. Une stalle à 3 places avec accoudoirs scellée au mur, en bois de chêne à droite du chœur. / 43. Une stalle garnie d'un fauteuil, la stalle scellée au mur, le fauteuil recouvert de cuir - 10. / 44. Un prie-dieu en bois de chêne - 10. / 45. Une grande boiserie en chêne de 3m de haut scellée au mur et entourant le chœur. / 46. Quatre bouquets fleurs artificielles en papier à 1 f. - 4. / 47. Une grille de communion en fer forgé, 10m s/ 0m70. Revendiqué par M. Dassé Barthélemy, scellée au sol et au mur. / Nef et bas-côtés. / 47 bis. Une statue du Sacré-Cœur en stuc de 1m de haut - 25. / 48. Une statue de St Antoine de Padoue en stuc de 1m de haut - 25. Revendiquées par M. Maisonnave, les deux reposant sur consoles scellées au mur. / 49. Une statue de St Vincent de Paul en stuc de 1m10 haut. Revendiquée par Jeanne Dupin. / 50. Un autel à gauche en marbre blanc, complet, s/ marchepied marbre rouge scellé. / 51. Un autel droit en marbre blanc complet s/ marchepied marbre rouge scellé au mur. Les articles 50 et 51 sont revendiqués par M. Castets, Dassé et Poudens. / 52. Une statue de la Vierge plâtre doré de 0m90 de haut - 10. / 53. Quatorze tableaux de chemin de croix en stuc, personnages en relief. Revendiqué dans la protestation et par les personnes suivantes : MM. Dassé Jn Bte 100 f., Poudenx Jn Bte 250 f., Maisonnave Hypolite 100 f., Castets 100 f., Vve Neurisse 150, Maisonnave Dominique 100 f. Le reste a été fourni par souscription publique. / 54. Une chaire à prêcher et escalier droit, surmonté d'un abat-voix, adossé au mur et reposant sur un pilier en bois de chêne. La chaire est sculptée avec sujets - 1000. / 55. Un lustre cuivre doré à 6 lumières, revendiqué par M. Poudenx - 20. / 56. Un Christ en stuc, en face la chaire, de 1m50 haut sur croix de bois blanc en chêne de 2m50 de haut, revendiqué par la famille Villenave à Pascoualies. / 57. Grand lustre de la nef à 20 lumières, 1m20 de haut, revendiqué par la famille Dupin - 80. / 58. Deux confessionnaux en bois de chêne à 60 f. - 120. / 59. Un bénitier marbre blanc donné par la famille Dufau, revendiqué par elle, scellé au mur. / 60. Un tronc bois de chêne scellé au mur. / 61. Un lustre à 5 lumières, revendiqué par M. Poudenx. / 62. Cinq bancs bois de pin à 0 f. 50 - 2.50. / 63. Un harmonium donné par Mme Vve Neurisse, cet objet se trouve dans le chœur et revendiqué par la donatrice - 200. / 64. Un harmonium dans la nef - 200. / 65. Trente chaises à 0 f. 25 - 7,50. / Tribune. / 66. Une grille en bois de 4m50, scellée au mur. / Clocher. / 67. Une grosse cloche de 1m de diamètre donnée par la commune - 500. / 68. Une cloche de 0m40 revendiquée par la fabrique - 250. / [...] / L'église de Laluque de construction récente est bâtie sur un terrain de la contenance de 4 ares 50 centiares."

    [Suivent la protestation du curé et celle de la fabrique.]

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre de la fabrique de Laluque (1831-1851).

    Archives paroissiales, Laluque
  • AP Laluque. Registre de la paroisse de Laluque et Boos (1901-1962).

    Archives paroissiales, Laluque
  • Registre de la confrérie du Saint Scapulaire de Laluque (1854-1916).

    Archives paroissiales, Laluque
  • Registre de la confrérie du Saint Rosaire de Laluque (1864-1906).

    Archives paroissiales, Laluque
  • Registre paroissial de Laluque, par l'abbé Pierre Lartigau (1871-1882).

    Archives diocésaines, Dax
  • Église (XIXe-XXe siècles).

    Archives départementales des Landes : 2 O 1018
  • AD Landes. 70 V 170/6. Acquisition d'objets et d'ornements pour le service du culte (1833).

    Archives départementales des Landes : 70 V 170/6
  • Réponse à la circulaire de mai 1905 concernant les bâtiments ; renseignements sur l'église et le presbytère

    Archives départementales des Landes : 70 V 170/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (24 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 170/10
  • Legs à la fabrique (1850-1858) : Arnaud Dassé (1850) ; Marie-Adèle Soulau épouse Dupin (1857-1858).

    Archives départementales des Landes : 70 V 170/11
Documents figurés
  • Cuve de chaire à prêcher remployée en autel. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Meuble de sacristie : détail de la partie gauche. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Deux ostensoirs. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Croix de procession n° 1. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Croix de procession n° 2. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Deux tours d'autel. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Garniture de dais de procession : deux pentes. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Paire de dalmatiques dorées. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
  • Paire de dalmatiques noires. Diapositive, 1990.

    Archives départementales des Landes : 1338 W 292
Bibliographie
  • SOUSSIEUX Philippe, OLMI Geneviève, LABORDE André. Laluque en Pays landais. 2001.

Périodiques
  • LÉcho religieux des Pyrénées et des Landes. Semaine religieuse des diocèses de Bayonne, Tarbes et Aire-Dax.

    janvier 1874, p. 45-46 ; mars 1874 ; 1881, p. 476-477 ;1882
  • OLMI Geneviève. "L'église de Laluque. Son histoire d'après le registre de l'abbé Lartigau". Bulletin de la Société de Borda, 1975, n° 359, p. 339-354.

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe