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Église paroissiale Saint-Gilles

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Gilles

Dossier IM40006706 réalisé en 2017

Fiche

Parties constituantes non étudiées verrière, confessionnal, bénitier d'applique, clôture de choeur, fauteuil de célébrant, dais de procession, canon d'autel, chandelier d'autel, chandelier d'église, croix d'autel, pupitre-thabor, sonnette d'autel, thabor, navette à encens, chemin de croix, chape, ornement, voile huméral, statue, estampe, cloche
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Localisation Commune : Montgaillard

L'église du bourg de Montgaillard, ancienne chapelle castrale des seigneurs de Beynac, puis des marquis de Castelnau-Tursan, devenue le siège de la paroisse après 1802, n'a conservé aucun vestige de son mobilier ante-révolutionnaire. Les seuls éléments mobiliers anciens actuellement présents dans l'édifice proviennent de l'ancienne église paroissiale (et priorale) Saint-Gilles, d'où ils furent transférés après sa désaffectation définitive à la fin des années 1930. Outre un petit tabernacle rocaille de la seconde moitié du XVIIIe siècle, les plus importants sont des fragments du lambris-retable du chœur, commande du curé Daniel Filhot en 1657, et le maître-autel lui-même, devenu autel de la Vierge après sa réaffectation dans l'église du bourg.

Presque tous les autres meubles et œuvres d'art sont contemporains de la restauration-reconstruction de l'église du bourg en 1849-1852 ou postérieurs de quelques décennies. Le maître-autel, don des époux Poydenot, fut installé en 1849-1850 par le marbrier saint-severin Alexandre Spazzi, l'autel de saint Gilles (et la statue qui le couronnait) par son frère cadet Louis Spazzi en 1854 - le même Louis avait fourni en 1851 le tombeau du maître-autel de la vieille église, devenu, on l'a dit, autel de la Vierge après son transfert au bourg. D'autres acquisitions, non documentées, ont probablement lieu à la même époque : fonts baptismaux, bénitier, chaire à prêcher (aujourd'hui démantelée), lustre d'église "de l'adoration du saint sacrement" (Cauzier-Lahaye, vers 1863), etc. Les deux cloches sont refondues en 1855. Trois copies de tableaux de maîtres (Titien, Mignard, C. Van Loo) sont offertes dans la seconde moitié du XIXe siècle par l'État (1854 et 1870) et par Arthur Poydenot, fils des donateurs du maître-autel. Enfin, plusieurs statues de série sont données en 1887 et au tournant du siècle. Un monument du jubilé de l'Immaculée Conception, œuvre probable du marbrier Charles Spazzi, est inauguré en 1904. La sacristie conserve enfin quelques pièces d'orfèvrerie, toutes du XIXe siècles, sorties des ateliers parisiens de Demarquet frères et J.-P.-A. Dejean.

Le XXe siècle apporte peu de modifications à cet ensemble. Les peintures ornementales réalisées sur les murs de l'église vers 1880-1900 (faux damas et niches feintes), sont remplacées dans l'entre-deux-guerres par un cycle consacré à la vie du Christ : deux scènes évangéliques dans les collatéraux par le peintre bordelais Louis Gouillaud, copiées d'après Heinrich Hofmann en 1937 ; l'année suivante, deux autres scènes, créations originales du Bayonnais André Trébuchet dans le chœur. Le dernier ajout en date est une verrière de Gérard Dupré pour la baie axiale du chœur en 1983. Le mobilier a été en grande partie restauré entre 2010 et 2016, en même temps que l'intérieur de l'église.

Auteur(s) Auteur : Desvergnes Charles Jean Cléophas,
Charles Jean Cléophas Desvergnes (1860 - 1928)
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sculpteur, auteur du modèle
Auteur : Maison de la Bonne Presse,
Maison de la Bonne Presse

Maison créée à Paris (5, rue Bayard) en juillet 1873 sous l’impulsion du père Emmanuel d’Alzon (1810-1880), fondateur en 1845 de la congrégation des Augustins de l’Assomption. Elle édita Le Pèlerin dès sa création, puis La Croix à partir de 1880. L'entreprise devient le groupe Bayard Presse en 1969.


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imprimeur-éditeur, signature

Annexes

  • Liste des œuvres non étudiées

    Ensemble de 8 verrières [collatéraux, baies 1 à 8]

    20e s. Verre transparent peint, plomb (réseau).

    Baies libres en arc brisé. Décor : losanges colorés (bleu, orange pâle ou foncé, rose) ; harmonie colorée différente dans chacun des collatéraux en fonction de la luminosité (plus sombre et orangée au sud, plus claire et rosée au nord).

    Confessionnal [collatéral sud, 3e travée]

    2e moitié 19e s. Chêne teinté et verni.

    Style néogothique ; trois loges sur plan rectangulaire ; loge centrale saillante avec battant à claire-voie (remplages à deux lancettes et rose de réseau) ; loges latérales avec accotoir, agenouilloir et guichet à jalousie ; frise faîtière à trèfles régnant sur la corniche.

    Paire de bénitiers d'applique [vaisseau central, porte occidentale]

    2e moitié 19e s. Marbre gris-rosé.

    Vasque à bord saillant, à demi-encastrée dans un niche du mur en arc brisé ; bénitier nord plus grand et à bord doublement mouluré ; bénitier sud plus petit et à moulure simple.

    Clôture de chœur [déposée] (ill. 20174001126NUC2A)

    2e moitié 19e s. Fer forgé peint (en noir et doré).

    Clôture de plan droit avec portillon central à battants jumelés. Décor : arcs brisés entrecroisés, agrafes végétales dorées.

    [Déposée dans une annexe contre le flanc sud de l'église.]

    Fauteuil de célébrant [chœur]

    1er quart 20e s. Bois fruitier.

    Pieds antérieurs tournés en balustre gainé, pieds postérieurs en sabre, dossier incurvé en gondole faisant corps avec les accotoirs ; garniture de l'assise en velours rouge.

    h = 94 ; la = 58.

    Dais de procession [déposé] (ill. 20174001127NUC2A)

    2e moitié 19e s. Bois peint (en rouge), bois blanc doré à la mixtion.

    Montants et traverses en bois peint ; montants en forme de balustres tournés à bagues ; quatre vases d'amortissement angulaires en bois blanc doré à la mixtion, avec décor d'apprêt gravé (feuilles).

    Vases : h = 19.

    [Les montants et traverses du dais sont déposés dans une annexe contre le flanc sud de l'église ; les vases d'amortissement ornent le socle d'une statue de l'Immaculée Conception dans le collatéral sud.]

    Ensemble de 3 canons d'autel (n° 1) [sacristie]

    Milieu 19e s. Gravures au burin coloriée à la gouache, laiton doré (cadres).

    Décor des estampes : monogramme IHS entouré d'anges ; ange musicien jouant de la lyre et ange tenant un livre, entourés de rinceaux.

    Ensemble de 3 canons d'autel (n° 2) [sacristie]

    1938. Chromolithographie, bois doré (cadre).

    Chromolithographies sous verre dans des cadres en bois mouluré à décor rapporté, peint faux or.

    Le texte de chaque canon (en trois colonnes pour le canon central, une seule pour les canons latéraux) est inscrit dans des cadres en plein cintre à décor polychrome de feuilles rouges et bleues, de cabochons et d'entrelacs ; une vignette rectangulaire horizontale au bas de la colonne centrale du grand canon représente la Cène (d'après Léonard de Vinci) ; des lunettes cintrées au sommet des canons latéraux, illustrent respectivement l'Agonie du Christ au jardin (canon du lavabo) et la Résurrection (canon du dernier évangile).

    Lettre au bas du canon central : MAISON BOUASSE-LEBEL, Impr-Editr - N° 137 - 27, rue Saint-Sulpice, Paris - Made in France. Inscription (au-dessus de "N° 137") : Concordat cum originali - Lutetiae Parisiorum, dit XXe februari 1938 - V. DUPIN, v.g. Numéro (sur les canons latéraux) : N° 137.

    [Un exemplaire identique, étudié, à l'église de Fargues, commune voisine de Montgaillard.]

    Ensemble de 6 chandeliers d’autel [chœur, maître-autel] (ill. 20174000436NUC2A et 20174000437NUC2A)

    2e moitié 19e s. Laiton estampé et doré, bronze doré.

    Style néogothique. Base triangulaire sur pieds en sabot, tige tubulaire, nœud torique, bobèche à bord festonné, broche. Décor : croix fleuronnées dans des quadrilobes (faces de la base), palmettes (angles de la base), torsades (tige), feuilles d'eau (nœud).

    h = 61 (sans la broche).

    Ensemble de 2 chandeliers et d'une croix d'autel [chœur, maître-autel]

    2e moitié 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Style éclectique. Base triangulaire ajourée ; tige cannelée ; broche (chandeliers) ; croix : Christ et titulus fondus et rivés.

    Décor : rinceaux ajourés (base) ; Christ (de type "roman") figuré vivant au moment de l'invocation au Père ; titulus en forme de parchemin déroulé.

    Chandeliers : h = 45,5 (sans la broche).

    Ensemble de 2 croix d'autel [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Base ovale en laiton avec décor à la molette, tige en forme de vase ; croix en bronze fondue au sable (revers plat) avec Christ, titulus et gloire fondus et rivés, fleurons fondus dans la masse de la croix et repercés.

    Christ représenté mort, la tête penchée sur l'épaule droite, les pieds cloués l'un à côté de l'autre reposant sur le suppedaneum, le perizonium retenu par une corde avec pan flottant sur la hanche gauche ; titulus en forme de cartouche rectangulaire à cuirs découpés ; gloire de rayons à la croisée ; feuille d'acanthe à la base du montant ; fleurons ajourés à volutes d'acanthe affrontées et palmette aux extrémités des bras ; frise de godrons sur la base et de palmettes à l'antique sur le nœud en vase.

    État : il manque la partie supérieure du montant et le titulus de la première croix, la base et la tige de la seconde sont démontées.

    [Nombreuses croix identiques à Solférino (réf. IM40002088), Arjuzanx (réf. IM40002144), Maillères (réf. IM40002987), Saint-Cricq-Chalosse (réf. IM40003653), Onard, Vicq-d'Auribat, Doazit, Hauriet, Toulouzette, Audignon, Fargues et à l'église Sainte-Eulalie de Saint-Sever, etc.]

    Paire de chandeliers d’église (candélabres) [collatéral sud, autel de la Vierge]

    4e quart 19e s. Régule.

    Style néo-roman. Base triangulaire ajourée, tige en balustre sur vase, bouquet de cinq lumières à branches chantournées superposées, avec bobèches mobiles et binets en vase.

    h = 58.

    Pupitre-thabor (n° 1) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré, verroterie colorée verte, faux émail.

    Pieds en rinceaux, médaillons circulaires faux émail (croix tréflée blanche sur fond bleu), huit cabochons de verre.

    Pupitre-thabor (n° 2) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton et bronze dorés.

    Pieds en patte de lion, faces ajourées (réseau à rosaces).

    Sonnette d'autel [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Bronze doré et acier chromé.

    Sonnette à quatre timbres.

    Thabor [sacristie] (ill. 20174001101NUC2A)

    Milieu 19e s. Bois blanc doré à la mixtion.

    Plan rectangulaire, élévation galbée, revers creux. Décor rapporté en plâtre : Pélican mystique (au centre de la face), angelots en haut relief (aux angles antérieurs), frise de godrons (sur la traverse supérieure).

    h = 21 ; la = 42.

    État : les quatre pieds ont été coupés ; dorure en mauvais état.

    Navette à encens [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze argenté.

    Navette en forme de nef, à base ovale, anse recourbée en volute, couvercle avec bouton de prise fondu. Décor : frise de laurier (base), bouquet de roses et cannelures (couvercle).

    h = 8 ; la = 14,5.

    Chemin de croix [collatéraux] (ill. 20174001061NUC2A)

    Milieu 20e s. Plâtre polychrome.

    Style néo-roman. Cadre architecturé (arc en plein cintre, gâble, pinacles, croix sommitale) ; scènes en bas et demi relief.

    h = 150 ; la = 74.

    [Un "nouveau chemin de croix" fut installé à l'église par "l'Œuvre des Campagnes" à l'occasion d'une mission en février-mars 1955. Il s'agit peut-être de la série actuellement en place.]

    Chape [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré.

    Ornement doré [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, bougran de toile rouge (doublure).

    Voile huméral [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, toile de coton rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor), laiton doré (fermail).

    Décor brodé : rinceaux.

    Ensemble de 6 statues

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome (sauf indication contraire).

    Vierge à l'Enfant (plâtre blanc ; collatéral sud, mur est, au-dessus de l'autel ; sur console en plâtre blanc ; don de Mlle Lestage). Sacré-Cœur (collatéral sud, mur occidental [autrefois dans le chœur, au nord, déplacée en 1937] ; sur console en plâtre polychrome à feuilles grasses et fleurs dorées). Saint Antoine de Padoue (terre cuite polychrome ; collatéral sud, 2e travée ; sur console en plâtre polychrome à enroulements feuillagés et feuilles perlées). Sainte Thérèse de Lisieux (collatéral sud, 2e travée ; sur console en plâtre polychrome à enroulements feuillagés et feuilles perlées). Saint Jean-Baptiste (porche ; sur console en plâtre polychrome à enroulements feuillagés, raisins et pommes de pin ; n° 76, inv. 1906 ["A droite du tableau (de la Mise au tombeau), une statue de St Jean Baptiste, à gauche, une statue de St Antoine, ces deux statues revendiquées par M. Guiu, notaire à Montgaillard qui les a données en 1889"]). Saint François d'Assise (porche ; sur console en plâtre polychrome à enroulements feuillagés, raisins et pommes de pin).

    Ensemble de 6 estampes (lithographies) [sacristie]

    2e moitié 19e s. et 1ère moitié 20e s. Lithographies, cadre en bois peint faux or, faux bois et faux ébène.

    A. Notre-Dame du Perpétuel Secours. Titre : "NOTRE-DAME DU PERPÉTUEL SECOURS / Image miraculeuse vénérée à Rome dans l'église Saint-Alphonse". Lettre : "BOUASSE-LEBEL - 11004 - 22, RUE ST SULPICE, PARIS". Avec privilège du pape Pie X (1903-1914). Cadre peint faux or.

    B. Calvaire avec sainte Madeleine. Inscription : "Reproduction interdite". Cadre peint faux or.

    C. Sacré-Cœur de Jésus. Cadre peint faux or.

    D. Sacré-Cœur de Marie (pendant du précédent). Cadre peint faux or.

    E. Sacré-Cœur de Marie. Chromolithographie. Lettre : "Maison de la Bonne Presse, 5 rue Bayard, Paris". Cadre peint faux bois.

    F. Saint Antoine de Padoue et l'Enfant Jésus. Chromolithographie, cadre peint faux ébène.

    Ensemble de 3 cloches [clocher]

    Non vues. Selon la monographie paroissiale de 1887, le clocher renfermait alors "deux cloches de 1855".

    _______________________________________________________________________

  • Procès-verbal de l'état des églises du diocèse d'Aire en vertu des lettres clauses de Charles IX, roy de France, en date du 5 octobre 1571" (dans Revue de Gascogne, 1860, tome I, p. 319)

    [p. 319] PRIEUR DE MONTGAlLLARD. Le Prieur de Montgaillard est dépendant de l'abbaye séculière et auparavant régulière ordre de St Benoit de Me St Gilles au Diocèse de Nîmes est a la collation du dt Abbé, et est tenu d'aider ou de faire aider le curé du dt Montgaillard a dire les messes parroissialles et administrer les sacremens et autres services divins. — En est Prieur Me Jean Duvignau clerc Mtre ezarts étudiant à l'université de Paris en la faculté de théologie et fait faire le service par un Sacristain qu'il y a commis — Si est ce qu'il y est troublé en la possession et y a procès par devant le Senechal des Lannes au siège de St Sever entre Messire fortis Castay complaignant et le dt Duvignau et Me Dominique de Laborde opposant.

    [p. 320] MONTGAILLARD BOULIN. L'eglise parroissialle de Montgaillard et annexe de Boulin est a la collation de l'Eveque D'Aire et a cure d'ames. En est curé Me Bernard de Ceta prêtre Bachelier en droit chanoine D'Aire, qui réside au dt Aire, et va souvent faire le service et exhorte les peuples, et l'endoctrine au St Evangile. Selon la détermination de notre Mère Ste Eglise Catholique et Romaine et y tient deux vicaires gens de bien savoir est Me Jean de Lalanne et Dominique de Tris qui y font tous les jours le divin Service et administrent les Sacremens comme était accoutumé. L'église parroissialle de Montgaillard et aussi la chapelle qui étoit dans le lieu, ont été ruinées et découvertes, les autres églises démolies — les ornemens joyaux et livres pillés et emportés par les gens de guerre des Vicomtes — Les fruits du dt curé es années 1569 et 1570 jusques à la publication de la paix ont été pris par ceux de la Garnison que le S' de Montaman tenoit et la ville de S' Sever et par un nommé Seris trésorier de la cause en la dte ville, en sorte que le curé n'en a rien joui.

  • Extraits de documents concernant l'église Saint-Gilles de Montgaillard et son mobilier (AP Montgaillard)

    - Projet de construction d'un hangar contre le flanc sud de l'église, s.d. (avant 1852). Ill. 20174001175NUC2A.

    - Délibération du conseil municipal, 9 novembre 1890 : en février 1881 a été donnée l'autorisation d'ouvrir une porte sur la façade sud-ouest de l'église ; les travaux, longtemps interrompus, ont été repris et achevés en 1890.

    - Délibération du conseil de fabrique, 17 mars 1884 : acceptation, autorisée par décret ministériel, d'un legs de 7.000 francs consenti par Denis Lamothe à la fabrique.

    - "Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 22 février 1906 (copie). / N° 4927/25 [...] Commune de Montgaillard, canton de St Sever. / Inventaire des biens de la fabrique de Montgaillard, dressé en exécution de la loi du 9 Xbre 1905. / L'an 1906, et le 22 février, à 1h 1/4 du soir, en présence de MM. 1° l'abbé Moncade, curé de Montgaillard, 2° de Laporterie, président du bureau des marguilliers, demeurant le premier à Montgaillard, le second à St Sever, Nous soussigné, Gaillard, sous-inspecteur des domaines à Mont-de-Marsan, dûment commissionné et assermenté, spécialement délégué par le directeur des domaines à Mont-de-Marsan, avons procédé ainsi qu'il suit, à l'inventaire descriptif et estimatif des biens de toute nature détenus par la fabrique de Montgaillard. / Désignation des biens (église de Montgaillard). / Chapitre Ier. / 1° Meubles. / Dans l'unique sacristie se trouve une armoire fine contenant / 1° deux ornements blancs - 40 f. / 2. Deux ornements noirs, usés - 30. / 3. Deux ornements rouges, l'un est usé - 35. / 4. Un ornement violet - 20. / 5. Deux vieux draps mortuaires - 20. / 6 vases sacrés : un ostensoir doré - 110 / 7. un calice doré - 25. / 8. un petit ciboire argenté - 10. / Linge. / 9. Six nappes d'autel - 18 f. / 10. 4 id. de communion - 20. / 11. Quatre dessus d'autel - 4. / 12. 4 pales et corporaux - 15 f. / 13. 84 purificatoires - 20. / 14. 38 manuterges - 4. / 15. 30 amicts - 15. / 16. 15 essuie-mains - 10. / 17. 7 aubes - 40 f. / 18. 14 surplis - 30 f. / 19. Douze surplis d'enfants de chœur - 10 f. / Report : 464. / 20. Douze aubettes d'enfants de chœur - 10 f. / Objets divers. / 21. Quatre missels et un rituel - 25 f. / 22. Un encensoir et une navette - 5 f. / 23. 10 bouquets - 1 f. / 24. Cinq étoles de diverses couleurs - 10 f. / 25. Un prie-Dieu - 5. / 26. Une planche de confessionnal - 2. / 27. Une pendule de campagne - 15. / 28. Un tableau de la Ste Vierge - 10. / 29. Deux paires de burettes en verre - 1 f. // Arrière-sacristie. / 30. Une armoire mobile - 50 f. / 31. 4 candélabres à 5 branches - 20 f. / 32. 13 chandeliers simples - 10. / 33. Neuf porte-bouquets assortis - 5. / 34. Une seconde armoire mobile - 30. / 32 bis. Quatorze bouquets d'autel - 10 f. / 33 bis. Trois canons d'autel - 10. / 34 bis. Un habit de suisse - 40. / 35. Panache de dais - 5. / 36. Une 3e armoire mobile - 15. / 37. Six soutanes rouges d'enfant de chœur - 20. / 38. Trois soutanes noires id. - 10. / Report : 775. / 39. 10 surplis d'enfants de chœur - 10. / 40. Un encensoir - 5 f. / 41. Un bénitier - 2. / 42. Un porte-missel - 1. / 43. Une lanterne ordinaire - 0,50. / 44. Une 4e armoire mobile, vieille - 10. / 45. 2 tapis d'&autel - 25. / 46. Une 5e armoire - 10. / 47. Un ornement noir et un voile de bénédiction - 50. / 48. Un ornement violet - 30. // 49. Un ornement doré usé - 20. / 50. Un ornement blanc - 25. / 51. Un ornement rouge, une bannière et une chape - 100 f. / 52. Une 6e armoire - 20. / 53. Quatre chapes rouge, noire, violette et blanche - 100. / 54. Deux chandeliers pour acolytes - 1 f. / 55. Un drap mortuaire - 20. / 56. Trois Christ en bois - 1. / 57. Une statue en plâtre de la Vierge - 5 f. / 58. Un bureau - 10 f. / Sanctuaire. / 59. Un autel en marbre fixe supportant : / 59 (sic) Une croix en cuivre doré - 10. / 60. Six grands chandeliers - 30. / Report : 1240, 50 / 61. Six chandeliers plus petits en bois doré - 12. / 42. Deux anges - 10 f. / 63. Dix porte-bouquets assortis - 5. / 64. Dix chandeliers simples - 5 f. / 65. Un tapis - 5. / 66. De chaque côté de l'autel, une statue : St Joseph et Sacré-Cœur - 30. / 67. Autour des statues, des appliques et porte-bougies - 2. / 68. Une clochette - 0,50. / 69. 4 appliques - 10. / 70. 2 lampes de sanctuaire - 5. // 71. Une lampe de sanctuaire au milieu du chœur - 10 f. / 72. Une croix de procession - 10. / 73. Un fauteuil pour célébrant, en mauvais état - 1 f. / 74. 6 tabourets en bois - 10 f. / Nef : / Une chaire en bois fixe. / 74 bis. Trois lustres en cristal, grandeur moyenne - 100 f. / 75. Au-dessus de la porte d'entrée, un tableau représ. la mise au tombeau - 20. / 76. A droite du tableau, une statue de St Jean-Baptiste ; à gauche, une statue de St Antoine (ces deux statues sont revendiquées par M. Guiu, notaire à Montgail[lard], qui les a données en 1889). / Bas-côtés de gauche. / Report : 1513 f. / Un autel fixe surmonté / 77. d'une statue de St - 30 f. / 78. Une croix en bois - 1. / 79. Quatre chandeliers en bois doré - 1. / 80. Un pupitre et deux grands livres de chant - 20 f. / 81. Une croix de procession abîmée - 2 f. / 82. Un vieil harmonium - 100. / 83. Un petit lustre - 5. / 84. Un confessionnal mobile - 50. / 85. Un bois de dais - 1. / 86. Un bois de dais - 10. // 87. Un tableau de St Luc - 10 f. / 88. Les fonts baptismaux sont entourés d'une grille en fer. / Bas-côtés de droite / Autel de la Vierge surmonté d'une / 88 bis. Statue sur socle - 20 f. / 89. Une croix simple - 3 f. / 90. Quatre petits chandeliers - 1 f. / 91. Cinq bouquets assortis - 1 f. / 92. Un petit lustre - 3 f. / 93. Un grand Christ - 20 f. / 94. Un confessionnal mobile - 30 f. / 95. Un groupe en terre cuite représentant la descente de croix - 50 f. / Report : 1871. / 96. Un tableau de la Vierge - 10. / 97. Dans l'église un chemin de la croix ordinaire - 5. / 98. Dans l'église, 150 chaises en paille - 75 f. / 99. Dans l'église, 10 bancs de bois - 10 f. / 100. Au clocher, deux cloches, une grande et une petite. / Total : 1971. / II. Immeubles. / Une parcelle de terre de 40 ares 01, située à Labourdette (commune de Montgaillard, n° 527 s[ecti]on 7 du plan cadastral). Le terrain provient d'un legs fait à la fabrique par M. de Laporterie, décédé à St-Sever, au cours de l'année 1872. La valeur est d'environ - 800 f. [...]"

    Église de St Gilles. / Chapitre II. Biens dont la fabrique n'a que la jouissance. / Sacristie. Néant. / Sanctuaire. / Autel en bois surmonté d'un dôme doré le tout fixe. / 1. Sur l'autel une croix - 1. / 2. 4 chandeliers - 2 f. / 3. Un petit crucifix - 1. / 4. 4 bouquets - 1. / Dans le chœur sont : 6 stalles en bois fixe, revendiquées par Mme la Marquise de Castelnau. / 5. Un dessus d'autel - 0,50. / 6. Un devant noir - 1. / 7. Un lustre en bois - 0,50. / Report : 7. / 8. Un tableau détérioré - 1. / Bas-côté unique : un autel fixe surmonté / 9. d'une statue de la Vierge - 1. / 10. Petite table - 1. / 11. Tableau de l'Assomption - 5. / 12. Un confessionnal - 10. / 13. Un vieux corbillard - 5. / 14. Une armoire très vieille - 2. / La chaire est en pierre, fixe. / 15. Un vieux chemin de croix - 2. / 14. 25 chaises - 11. / 17. 5 bancs de bois - 1. / Total 45 f.

    L'église de Montgaillard a une surface de 4 ares environ et d'une valeur de : 100 f. Elle est revendiquée par Mme Gourg de St-André dans une note ainsi libellée : / Mme Jeanne-Marie-Mathilde de Castelnau-Tursan, née à Royan le 19 juin 1885, épouse autorisée de Mr Gourg de St-André avec qui elle est domiciliée au château de Robert à Montgaillard, agissant comme seule et unique héritière du Marquis de Castelnau-Tursan, demande acte de ce qu'elle revendique, comme étant sa propriété exclusive et personnelle, l'église et la chapelle paroissiale de Montgaillard qui faisait partie dans la seconde moitié du XVIIIe siècle du château de Castelnau-Tursan. / L'église et la chapelle de Montgaillard avaient été apportées en dot par Julie-Constance de Beynac, fille de Pierre de Beynac, seigneur de Montgaillard, par son mariage avec Pierre-François, marquis de Castelnau, en 1658 [sic pour "1758"], et le 11 Juin... De ce mariage est issu Mathieu, marquis de Castelnau-Tursan qui a eu pour fils Vincent, marquis de Castelnau-Tursan, père de la dame Gourg de St-André. / En conséquence, Mr le sous-inspecteur de l'enregistrement est requis de mentionner à la suite de l'inventaire de l'église de Montgaillard la revendication de la dame Gourg de St-André à telles fins que de droit et pour valoir en tant que de besoin sous toutes réserves, généralement quelconques et protestations de droit. / Signé : de Gourg de St-André / Mathilde de Castelnau-Tursan, épouse Gourg de St-André.

    L'église de St-Gilles, annexe de la précédente, et située à 150 mètres environ, est très ancienne. Sa superficie est de deux ares, et la valeur du terrain de 20 f. L'édifice semble appartenir à l'État. [...]

    Observations d'ordre général. Mr Moncade et Mr de Laporterie nous ont lu chacun une protestation que nous avons annexée après l'avoir revêtue de la mention "ne varietur". / MM. Moncade et de Laporterie, requis par nous de déclarer qu'à leur connaissance il n'existe pas d'autres biens susceptibles d'être inventoriés que ceux portés au procès-verbal, ont refusé de faire cette déclaration. En conséquence, nous avons clos le présent inventaire contenant six rôles. 22 février à 5 h du soir, et après lecture faite, nous l'avons signé seul, les comparants ayant refusé de le revêtir de leur signature."

    - Mission de février-mars 1955 : nouveau chemin de croix fourni à l'église par "l'Œuvre des campagnes".

  • Extraits de documents concernant l'église Saint-Gilles de Montgaillard et son mobilier (AD Landes, séries o et 70 V 230)

    - Lettre du receveur au sous-préfet de Saint-Sever, 12 septembre 1825 : "[...] Le porche établi près de l'église de Montgaillard étant reconnu menacer ruine et rétrécir le chemin public, Mr le maire peut en faire opérer la démolition, sauf à la commune de s'occuper de la reconstruction sur un autre point si elle reconnue nécessaire."

    - Lettre du sous-préfet de Saint-Sever au préfet des Landes, s.d. (1825) : "[...] Le mauvais état du porche existant de l'église et la difficulté que le maire éprouve à obliger la fabrique de le réparer [...], le desservant, dans l’intérêt du service du culte, désirerait que ce porche n'existât plus."

    - Devis estimatif des réparations à faire à l'église de Montgaillard, par l'architecte Destenave de Saint-Sever, 30 mai 1847 : "Maçonnerie ordinaire et de pierre de taille à faire à neuf [...]. - Pour voûter l'église d'une autre manière et démolition de la toiture et en reconstruction pour la nef. / - En pierres à y changer. / - En construction à neuf de la charpente de la toiture du bas-côté." "Plan général de l'église", "coupe de l'église par un plan vertical, le tout à l'échelle d'un cm pour mètre".

    - Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Montgaillard, 30 mai 1847 : "L'an 1847 et le 30 mai [...]. Mr le Président a dit que la toiture de l'église du Bourg (de Montgaillard) menaçait ruine, qu'il y avait même danger dans la demeure. {...]"

    - Projets de reconstruction de l'église de la commune de Montgaillard, 1848 (par Destenave) : trois plans (élévation principale, coupe en travers, coupe horizontale).

    - Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Montgaillard, 2 août 1848 : "L'an 1848 et le 2 août [...]. Dans le premier devis, les travaux à exécuter se bornaient à réparer la toiture, refaire les murs, le plafond en entier, à établir deux bas-côtés avec dix colonnes en pierre de taille et enfin construire le clocher, le tout menaçant ruine."

    - Extrait du registre des délibérations du conseil municipal de la commune de Montgaillard, 3 août 1848 : "L'an 1848 et le 3 août [...]. On est obligé de refaire la toiture à neuf, de reconstruire une grande partie des murs, de faire les colonnes du deuxième bas-côté en pierre de taille et de construire immédiatement le clocher. En d'autres termes, il faut reconstruire l'église en entier presque."

    - Rapport de l'architecte du département des Landes sur le devis présenté par M. Destenave pour la construction d'un bas-côté et la modification du sanctuaire de l'église de Montgaillard, 13 mars 1849 : critique un second devis du 15 décembre 1848 pour la construction du bas-côté gauche et les changements à opérer au sanctuaire. "A ce devis sont jointes trois feuilles de dessins exprimant le plan et coupes de l'église avec les changements à opérer". "Les arceaux du bas-côté projeté, dont les piliers n'auraient que 0,40 m, suivant la longueur de la nef, produiraient un mauvais effet vis-à-vis de ceux du bas-côté opposé qui ont de 0,90 m à 1,10 m ; il est indispensable de les établir symétriquement."

    - Secours accordé par le ministre de la justice et des cultes à la commune de Montgaillard pour réparation de l'église, 4 septembre 1849 : 100 francs.

    - Lettre du préfet des Landes au sous-préfet de Saint-Sever, 19 mai 1854 : "Objet. Tableau exécuté par Mme de Saint-Marcel représentant la Vierge, accordé par le ministre d'État à l'église de Montgaillard."

    - Secours accordé par le ministre de la justice et des cultes à la commune de Montgaillard pour achat d'ornements, 23 juin 1883 : 300 francs.

    - Lettre du maire de Montgaillard au préfet des Landes, 11 mai 1905 : indique qu'il existe dans la commune 1) une église dite de Saint-Gilles, ancienne église paroissiale, 2) une église servant actuellement au service de la paroisse, autrefois chapelle au service du marquis de Baylac [sic pour Beynac], restaurée vers 1848 aux frais des habitants de la commune et avec, dit-on, secours de l'État.

  • Monographie paroissiale de Montgaillard, 1887 (Archives diocésaines de Dax)

    - Il y avait autrefois deux églises et une chapelle seigneuriale. L'une de ces églises, sous le vocable de saint Jean, n'existe plus ; elle était située dans un lieu proche de l'Adour.

    - Saint-Gilles, au bourg, avait trois chapelles orientées au levant : celle de droite dédiée à Notre-Dame de Pitié, celle de gauche à Notre-Dame de l'Assomption, celle du milieu à Saint-Roch. En 1836 puis en 1841, les habitants sont invités par leur évêque à réparer Saint-Gilles et à rétablir la voûte de la nef principale détruite en 1559 (sic). Ils n'en firent rien. En 1854, la chapelle seigneuriale devint église paroissiale. A partir de cette date, Saint-Gilles fut délaissé et dépouillé des quelques tableaux et statues qui s'y trouvaient. On démolit une chapelle latérale en 1881. Saint-Gilles ne servait en 1887 qu'aux offices des morts.

    - Archéologie. Il y avait au bourg une chapelle seigneuriale, il y en avait une autre au château Robert. La chapelle du bourg est l'église où se font les offices de la paroisse (sauf les funérailles). Le feu du ciel détruisit il y a une soixantaine d'années la chapelle et une partie du château Robert.

    - Description de l'église du bourg. / 1° Extérieur. Maçonnerie en moellons bruts, angles en pierre de taille provenant des carrières de Fargues ou d'Audignon. Murs plats, seule la façade du couchant est appuyée par des contreforts : "ils n'offrent ni bas-reliefs, ni signes lapidaires, ni inscriptions, ni moulures, ni écussons, ni gargouilles, ni modillons." / 2° Le clocher, de forme carrée, a une superficie de 9 m et une hauteur de 25 m. Il possède deux cloches fondues en 1855. / 3° Le porche "n'existe pas, à moins qu'on veuille décorer de ce nom les 9 m superficiels qui sont sous le clocher. Le portail qui y donne accès du côté du nord ne présente aucune particularité." / 4° Intérieur. "La forme générale est un carré long terminé à l'extrémité orientale par un hémicycle où se trouve l'autel de la nef principale (car il y en a trois). La nef principale mesure 28 m de long, 3,35 de large ; elle est ogivale et divisée en travées bien distinctes avec des arcs doubleaux bien marqués. Elle n'est ni en pierre, ni en briques, ni uniquement en bois, mais en lattis de châtaignier réunis par un mélange de chaux et de sable rouge. Elle est peinte. Peints aussi sont les murs et les colonnes. Ni les clefs de voûte ni les chapiteaux n'ont des écussons ni des ornements qui méritent description." [...] "Les nefs latérales, au nombre de deux, sont séparées de la nef principale par les piliers et les arcades qui soutiennent la voûte. Comme la voûte de la grande nef, les voûtes de la nef principale sont en lattis enduit de mortier." [...] "Deux autels à l'extrémité orientale de ces deux nefs, l'un dédié à saint Gilles, l'autre à la Sainte Vierge. Il y en a un troisième en face de la porte d'entrée, il est dédié à Notre-Dame de Pitié. [...] Le chœur n'a pas à l'entrée un arc triomphal. Son fond est circulaire, les murs en sont décorés. Des boiseries presque plates, sans valeur archéologique, en bois de peuplier, tapissent les murs du sanctuaire et de l'église à la hauteur de 1,30 m. La voûte est ogivale. L'autel, en marbre de diverses couleurs, massif, sans élégance et nullement du style de l'église, n'offre rien qui puisse le rattacher à un siècle comme pour son architecture. Il porte deux anges adorateurs nus qui ne sont ni en bois ni en marbre, seulement en plâtre ; ils sont peints." [...] 5°. "La sacristie, placée du côté du midi, a une voûte romane. Elle est en pierre, ne présente rien de remarquable sauf une magnifique table de marbre qu'on dit rare, la couleur en est assez variée. Cette sacristie fut bâtie en 1774 par M. Barrière, curé de la paroisse."

  • Extraits des notes de l'abbé Vincent Foix sur Montgaillard (AD Landes. II F 915)

    [Les notes commençaient à la page 19, qui a disparu.]

    [p. 20] Saint-Gilles devait être un prieuré. En 1569, les protestants ruinèrent l'église paroissiale et une autre chapelle (Revue de Gascogne, 1860, p. 320). Le prieuré valait 2000 livres de rente au XVIIIe siècle (Cazauran, p. 119). Le 4 avril 1531, un prêtre bailla à ferme, au nom de Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux, à Johan Noguer, marchand de Saint-Sever, "los fuis et rendes du priorat de Montgaillard" pour 430 francs bordelais (Arch. des Landes, H 50).

    [p. 21] Église Saint-Gilles. La visite épiscopale du 23 mai 1756 indique qu'à gauche, sous un collatéral voûté, s'ouvrait la chapelle de Notre-Dame de l'Assomption dont le tableau était fort crasseux. Autre chapelle dédiée à Notre-Dame de Pitié ouvrant le collatéral de droite. Il y avait une chapelle de saint Roch. Le tableau représentant l'Immaculée Conception existe encore à Saint-Gilles dans la chapelle du midi dédiée à la Vierge (Monographie de Montgaillard).

    Le curé Daniel Filhot (1657) restaura l'église et y fit placer des boiseries encore conservées. Elles portent sur deux cartouches les armes d'un évêque d'Aire et le chiffre du curé restaurateur (M. Daugé, Arch. Soc. de Borda).

    Depuis trente ans on ne fait plus d'offices à Saint-Gilles. En 1854, on restaura l'ancienne chapelle seigneuriale du bourg de Notre-Dame. Elle sert aujourd'hui d'église paroissiale. Saint-Gilles n'est plus qu'une ruine. Une des chapelles latérales a été démolie, le reste va périr qui ne sert plus que pour les offices des morts (Monographie de Montgaillard).

    [p. 22] Découvertes archéologiques. En réparant en 1886 l'église qui dépendait du prieuré, on a trouvé dans le tombeau de l'autel que l'on démolissait, au-dessous de la pierre sacrée, un vase à goulot en terre cuite de couleur gris de cendre et dans l'intérieur de ce vase des ossements humains mêlés à des débris d'une châsse en bois ornée de sculptures mérovingiennes ou carlovingiennes analogues à celles découvertes à Dax avec les ossements attribués à saint Vincent de Xaintes.

    Une ancienne pierre tombale provenant du cimetière qui entoure l'église porte en relief sur les deux côtés les attributs ou la profession de laboureur ayant un aspect franchement gallo-romain.

    A l'extérieur de l'abside on voyait un bandeau seigneurial aux armes de la famille de Montgaillard et d'une autre qui lui était probablement alliée... C'étaient peut-être celles d'un prieur, elles étaient accolées à celles d'un Montgaillard et écartelées aux 1 et 4 d'or, aux 2 et 3 de gueules, à chaque un besant de sable (Dufourcet, Les Landes, p. 263).

    En 1889, M. Joseph de Laporterie découvrit dans les ruines de la chapelle Notre-Dame de Pitié, sur le côté ouest de l'église Saint-Gilles, une pierre cylindrique haute de 40 à 45 cm et ayant de 28 à 30 cm de diamètre, creusée à l'une de ses extrémités pour recevoir une urne funéraire ou même directement des cendres... C'est évidemment un tombeau d'un genre spécial et remontant à l'époque gallo-romaine (Rev. de Borda, 1889, LXXVIII et LXXIX).

    [p. 22 bis-23] Noms de certains prieurs de Montgaillard. Jean de Saint-Orens, signalé en 1513, était moine bénédictin de Saint-Sever (A.D. Landes, H 49). Charles de Gramont, archevêque de Bordeaux, 1531 (A.D. Landes, H 50). Jean Pontac, abbé de Nerbis et prieur de Montgaillard, 1694-1724.

    [p. 23] L'église paroissiale de Montgaillard avait pour annexe Boulin et pour dépendance la chapelle de Notre-Dame de Pitié qui est aujourd'hui paroissiale. L'église paroissiale était de collation épiscopale.

    [p. 23 bis-24] Liste des curés de Montgaillard.

    [p. 29-30] Chapelle de Notre-Dame de Pitié de Montgaillard. Église paroissiale actuelle ou église du bourg. La monographie la dit seigneuriale sans preuve. Elle existait déjà au XVIe siècle, puisqu'elle fut ruinée par les protestants (Rev. de Gascogne, 1860, p. 320). Elle fut visitée le 23 mai 1756 : autel en maçonnerie non garni. Le banc du seigneur était dans le sanctuaire du côté de l'Évangile. La confrérie du Saint-Sacrement fondée en 1646 y fonctionnait. Aujourd'hui, c'est une église à trois nefs depuis l'importante restauration de 1854. Autels consacrés à saint Gilles, à la Vierge et à Notre-Dame de Pitié (Monographie de Montgaillard). L'ordonnance épiscopale du 1er juillet 1756 porte entre autres qu'on donnera du jour aux fonts baptismaux et qu'on y placera un tableau de saint Jean-Baptiste, qu'on mettre une rampe au degré de la chaire à prêcher (Daugé).

    [p. 31] Un texte de 1369 (Du Buisson, 2, 212-217) prouve qu'il existait à Montgaillard une abbaye Saint-Martin dont les abbés étaient laïques et mariés. On ne sait où était cette église Saint-Martin, mais sûrement sur le territoire de la paroisse ou de la seigneurie. Il ne faut pas la confondre avec Saint-Martin de Geulos ou avec Saint-Jean du Tort. L'abbaye Saint-Martin existait encore en 1452 (A.D. Landes, H 66,p. 214).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Dossier "église (1774-1955)".

    Archives paroissiales, Montgaillard
  • Église de Montgaillard. Réparations (1842, 1846-1849, 1851).

  • Conflit entre la fabrique et la famille de Castelnau au sujet des places occupées dans l'église par la famille Poydenot (1901-1902).

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/3
  • Réponse à la circulaire de mai 1905, renseignements sur les églises et le presbytère.

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/4
  • Église : secours de l'État pour réparation et acquisition d'ornements (1849, 1883).

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (22 février 1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 230/9
  • Legs à la fabrique (1840-1884) : Fauthoux veuve Pafau (1840-1852), Dominique Denis Lamothe (1856-1884), Jean Bonnecarrère (1867).

  • Monographie paroissiale de Montgaillard, 1887.

    Archives diocésaines, Dax
  • Service du patrimoine et de l'Inventaire. Dossier de pré-inventaire de l'église de Montgaillard, 1969.

    Service du patrimoine et de l'Inventaire, région Aquitaine
Bibliographie
  • AD Landes. II F 904. Notes de l'abbé Vincent Foix : vieux clochers, vieilles églises.

    Archives départementales des Landes : II F 915
Périodiques
  • CAZAURAN Jean-Marie (abbé). "Pouillé du diocèse d'Aire", Bulletin de la Société de Borda. Dax, 1884, p. 21-34, 97-119, 201-216 ; 1885, p. 131-162, 229-244, 255-286 ; 1886, p. 1-29, 281-283.

    1884, p. 97-119
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe