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Église paroissiale Saint-Barthélemy

Le mobilier de l'église paroissiale Saint-Barthélemy

Dossier IM40004189 réalisé en 2011

Fiche

Parties constituantes non étudiées autel, crédence, tabernacle, fonts baptismaux, bénitier, lutrin, clôture des fonts baptismaux, banc de fidèles, fauteuil de célébrant, chandelier pascal, lustre d'église, chandelier d'autel, clochette d'autel, croix d'autel, pupitre d'autel, sonnette d'autel, vase d'autel, bassin à burettes, burettes, ciboire, plateau de communion, réserve à eau baptismale, coquille de baptême, aiguière à ablutions, bassin, bassin à ablutions, cuiller à encens, encensoir, navette à encens, santon, croix de procession, croix, reliquaire, chandelier d'église, garniture de dais de procession, chasuble, voile huméral, chandelier, statue, harmonium
Aire d'étude et canton Dax sud
Localisation Commune : Saint-Pandelon

Le mobilier de l'ancienne église de Saint-Pandelon est mal documenté, bien qu'il ait probablement bénéficié des libéralités des évêques de Dax, dont la résidence estivale (actuel château Ducros) était située sur le territoire de la paroisse. Les premières informations précises ne remontent qu'à la première moitié du XIXe siècle. En 1820, Jean Ducros de Bellepeyre, maire du village et peintre amateur, offre à l'église un tableau de saint Barthélemy (partiellement copié d'après le frère André), rare vestige encore conservé du décor de cet édifice (la toile est aujourd'hui marouflée dans le collatéral nord de la nouvelle église). En août 1841, l'évêque Lanneluc en visite pastorale demande le remplacement du maître-autel et de son tabernacle, une nouvelle dorure pour les chandeliers et la croix d'autel, le renouvellement ou la restauration du retable et de son tableau. Dès octobre 1842, le plâtrier dacquois Bertrand Lagrange fournit un nouvel autel de marbre (430 francs) et une garniture en bois doré (108 francs). La rédaction périodique d'inventaires mobiliers par la fabrique permet par la suite de connaître l'enrichissement progressif du vestiaire et des vases sacrés et objets du culte (un ostensoir vers 1851, deux calices entre 1851 et 1854, un chandelier pascal en 1855, etc.) qui correspondent sans doute aux pièces actuellement conservées (par les orfèvres parisiens C. Tonnelier, P. Poussielgue-Rusand, Martin et Dejean, P.-H. Favier). En 1850, le futur général Montenard, allié aux Ducros de Bellepeyre, offre à l'église des reliques de sainte Mérentine (Emerentienne), qui feront l'objet d'un culte local encore vivace au début du XXe siècle. La cloche fondue en 1828 par Decharme et Perret est complétée en 1863 par une autre du Parisien A. Hildebrand ; cette dernière, à nouveau refondue dès 1864 pour cause de fêlure, le sera une troisième fois en 1888 par le successeur d'Hildebrand, son gendre Crouzet, qui fournira une petite cloche supplémentaire à cette occasion. A la fin du siècle, un legs considérable d'Anne Romaine Ducros de Bellepeyre (1811-1897) permet à la fabrique de reconstruire l'église a novo. Achevé en 1903, l'édifice est aussitôt meublé sur nouveaux frais, sans quasiment remployer aucun meuble de l'ancien lieu de culte. Le marbrier Pujol, d'Aire-sur-l'Adour, fournit les autels des chapelles et sans doute le maître-autel (payé 1.300 francs dès mai 1902), les menuisiers Daubin et Marsan les confessionnaux et la chaire à prêcher (celle-ci aujourd'hui disparue). Le décor porté est confié à des artistes bordelais : la vitrerie à G.-P. Dagrant, les peintures murales (particulièrement riches dans la chapelle de la Vierge, conformément à la volonté d'Anne Ducros) aux décorateurs Bonnet et Vettiner. En 1904, la défunte bienfaitrice de la paroisse et sa famille sont ré-inhumés dans cette même chapelle. Dès lors, le décor ne subira plus que des modifications mineures, les plus importantes étant la suppression malheureuse du maître-autel et de la chaire après Vatican II.

Auteur(s) Auteur : Lagrange Bertrand, plâtrier, sculpteur
Auteur : Giscard,
Giscard

Manufacture de sculptures en terre cuite et plâtre, fondée à Toulouse par Jean-Baptiste Giscard (1818-1906), auquel succédèrent, de père en fils, Bernard (1851-1926), Henri (1895-1985) et Joseph (1931-2005).


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fabricant de statues
Auteur : Hildebrand Auguste,
Auguste Hildebrand

Fondeur de cloches actif de 1844 à 1880, reçut de Napoléon III le titre de fondeur de l'Empereur ; fondateur de la fonderie parisienne de ce nom, devenue Crouzet-Hildebrand après qu'Auguste Hildebrand se fût associé son gendre F.-C. Crouzet peu après 1875.


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fondeur de cloches
Auteur : Rodolphe Alphonse, facteur d'harmonium
Auteur : Saint-Pée, charron

Annexes

  • Liste des œuvres disparues.

    Autel (autel secondaire).

    Bois. Selon l’abbé Renaud (1887), ce « petit autel est venu du château, c’est l’autel où les évêques de Dax disaient la messe ». Le château des évêques, vendu à la Révolution, avait été acheté en 1791 par Jean-Jacques Ducros de Bellepeyre, dont les descendants furent les bienfaiteurs de l’église de Saint-Pandelon au XIXe siècle.

    Autel, gradin d’autel et tabernacle (maître-autel).

    Marbre. Fourni en octobre 1842, pour 430 francs, par le plâtrier Bertrand Lagrange, de Dax (qui fit aussi un projet d’autel pour l’église de Téthieu en 1845). Le meuble remplaçait un autel-retable déclaré indécent par l’évêque Lanneluc lors de sa visite pastorale d’août 1841. L’autel de 1842 fut à son tour remplacé (et peut-être détruit) après la reconstruction de l’église en 1901-1903.

    Chaire à prêcher.

    Fournie en avril 1904, avec un confessionnal (conservé), par les menuisiers Daubin et Marsan, de Dax, pour un prix total de 1.050 francs. Supprimée (et sans doute détruite) après le concile Vatican II.

    Reliquaire (châsse) de sainte Mérentine.

    Les restes de la martyre romaine sainte Mérentine (ou Émerentienne), furent remis le 4 novembre 1849 par le cardinal Costantino Patrizi Naro, évêque d’Albano, futur préfet de la congrégation des Rites, sur ordre de Pie IX, au colonel (et futur général) Auguste Montenard (1797-1879), en remerciement de sa défense des États pontificaux contre les troupes garibaldiennes. Montenard, gendre de Jean Ducros de Bellepeyre (maire de Saint-Pandelon et propriétaire de l’ancien château des évêques), offrit à son tour les reliques à l’église Saint-Barthélemy, où elles furent solennellement déposées le 8 septembre 1850. Elles étaient accompagnées d’un « petit vase », « avec l’inscription suivante sur la croix du sépulcre : MERENTINA VIRGO / ANN XXV IN PACE ». Bien que, selon J.-L. Larrère (1992, p. 449), « les reliques de sainte Mérentime (sic) se trouvent toujours à l’église de Saint-Pandelon », elles n’ont pu être retrouvées lors des inventaires de 1992 et 2011.

    Chasuble, étole pastorale, drap mortuaire.

    Acquis en 1890 (registre de la fabrique, 16 juin 1890). La chasuble était « en velours noir brodé d’argent », l’étole « double face, blanche et violette », le drap mortuaire « en velours noir, galon et franges argent mi-fin ».

    _______________________________________________________________________

  • Liste des œuvres non étudiées.

    Autel (maître-autel) [chœur]

    20e s. Pierre reconstituée.

    Table octogonale sur large pied en forme de pilier fasciculé (socle octogonal, tores).

    h = 102 ; la = 175.

    Crédence [collatéral sud]

    1er quart 20e s. Bois taillé et tourné.

    Piétement tourné.

    h = 72 ; la = 85 ; pr = 57.

    Tabernacle [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bois peint et doré.

    Armoire eucharistique parallélépipédique, porte rectangulaire en bois doré ornée d’un monogramme I.H.S. rayonnant (bas-relief).

    h = 48 ; la = 36.

    Fonts baptismaux [collatéral sud, à l’ouest] (ill. 20114001687NUC2A)

    1er quart 20e s. Terre cuite peinte (en blanc).

    Base carrée, pied octogonal, cuve octogonale à bassin intérieur circulaire, avec feuillure. Décor moulé, en relief dans la masse : feuilles et volutes (base), caissons (pied), feuilles d’acanthe (cuve).

    h = 108 ; d = 58.

    État : il manque un couvercle.

    Bénitier [nef centrale, à l’ouest] (ill. 20114001686NUC2A)

    19e s. Pierre (calcaire et granite ?).

    Bénitier de milieu ; vasque ovale à bord mouluré, pied cylindrique (en deux tambours) sur base carrée.

    h= 98 ; la = 79,8 ; pr = 51.

    Ensemble de 2 lutrins [tribune occidentale]

    20e s. Bois tourné.

    Base tripode.

    h = 150 environ.

    Clôture des fonts baptismaux [collatéral sud, à l’ouest]

    1er quart 20e s. Fonte de fer peinte (en marron).

    Plan en quart de cercle ; deux battants mobiles.

    h = 191.

    Ensemble de 46 bancs de fidèles [nef centrale]

    2e moitié 19e s. Chêne.

    Fauteuil de célébrant (n° 1) [chœur] (ill. 20114001627NUC2A)

    1er quart 20e s. Bois taillé et tourné, velours façonné jaune (garniture).

    Pieds tournés en balustre avec traverse d’entrejambes, accotoirs galbés sur supports en balustre, dossier ajouré à petits balustres et montants et traverses cannelés, garniture du dossier et de l’assise en velours jaune. Décor sculpté dans la masse : feuilles d’acanthe (accotoirs).

    h = 96 ; la = 63.

    Fauteuil de célébrant (n° 2) [chœur]

    1er quart 20e s. Bois taillé et tourné, velours façonné vert (garniture).

    Pieds galbés de style Louis XV, dossier à quatre montants galbés supportant un accotoir circulaire garni de velours vert.

    h = 78 ; la = 60.

    Chandelier pascal [chœur]

    Limite 19e s.-20e s. P.-H. DUBOIS, Lyon ( ?). Bronze doré.

    Chandelier pascal fabriqué avec les tiges et les nœuds emboîtés de quatre chandeliers d’autel en remploi (cf. réf. IM40004196).

    h = 109.

    Ensemble de 4 lustres d’église [presbytère (en 1992)]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré.

    Vasques triangulaires de style néo-roman.

    Ensemble de 2 lustres d’église [presbytère (en 1992)]

    Limite 19e s.-20e s. Laiton doré.

    Couronnes de lumières de style néo-roman, à ceinture ajourée (rinceaux).

    Ensemble de 4 chandeliers d’autel et d’une croix d’autel [chœur] (ill. 20114001629NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton et bronze doré.

    Style néo-roman. Pied triangulaire, tige torsadée, nœud torique, bobèche découpée, broche (chandeliers) ; croix fondue d’une seule pièce, sauf le Christ et le titulus (vissés). Décor : pattes de lion, volutes, pommes de pin, rinceaux romans (pied), torsades (tige), fleurons (nœud) ; Tétramorphe en médaillons et fleurs de lys (extrémités des bras de la croix).

    Chandeliers : h = 34 (sans la broche) ; croix : h = 72,8.

    Ensemble de 2 clochettes d’autel [sacristie]

    19e s. Laiton doré.

    H= 17 ; h = 13.

    Pupitre d’autel [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bois fruitier découpé et ajouré, ciré.

    Pupitre à tablette mobile sur charnières ; décor ajouré (I.H.S.).

    Sonnette d’autel [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Bronze doré, acier.

    Sonnette à trois timbres.

    Ensemble de 2 vases d’autel (n° 1) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure.

    Vases balustre. Décor peint doré : monogrammes I.H.S. et M.A.

    h = 30.

    Ensemble de 2 vases d’autel (n° 2) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Porcelaine dure.

    Vases cornet à base ovale et encolure dentelée. Décor moulé en pastillage : rosier fleuri.

    Marques sous la base : 1609 (en creux) ; 61 (en relief).

    Ensemble de 2 burettes et d’un bassin à burettes [sacristie]

    2e moitié 19e s. Verre moulé, laiton argenté.

    Burettes en forme d’aiguière, montures en laiton ; bassin à bord chantourné. Décor estampé sur le bord du bassin et sur les couvercles des burettes : angelots, épis de blé, roseaux.

    Burettes : h = 13 ; bassin : l = 27 ; la = 15.

    État : la burette du vin est un remploi.

    Ciboire [sacristie] (ill. 20114001605NUC2A)

    1ère moitié 19e s. Alliage cuivreux argenté.

    Ciboire entièrement en alliage, coupe incluse ; pied circulaire à cavet, tige en balustre, une bague, coupe basse, couvercle emboîtant à croix sommitale fondue et vissée. Sans décor.

    h = 20,5 ; d = 10,3 (pied) ; d = 9 (coupe).

    État : argenture usée.

    Plateau de communion [sacristie]

    19e s. Laiton argenté.

    l = 24,5.

    Réserve à eau baptismale [collatéral sud, fonts baptismaux] (ill. 20114001687NUC2A)

    Milieu 19e s. Cuivre rouge.

    Récipient circulaire à bord droit, intérieur étamé, extérieur martelé ; couvercle emboîtant à bord enroulé sur jonc et anse sommitale en ruban (vissée).

    h = 17 (sans l’anse du couvercle) ; h = 19 (avec l’anse) ; d = 27.

    Coquille de baptême [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    h = 7.

    Ensemble aiguière à ablutions et bassin à ablutions [chœur] (ill. 20114001628NUC2A)

    4e quart 20e s. Grès peint.

    Ensemble de 2 encensoirs [sacristie]

    2e moitié 19e s. Laiton argenté.

    Décor sur les flancs de la réserve et sur la base : godrons. Couvercle : ajourage en forme d’étoiles et de larmes.

    h = 22,5.

    Navette à encens et cuiller à encens [sacristie]

    2e moitié 19e s. Bronze argenté.

    Style néo-rocaille. Forme en nef ; décor fondu en relief : godrons.

    h = 8.

    Navette à encens [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Alliage argenté.

    Forme sphérique.

    h = 6.

    Ensemble de 11 santons (crèche) [sacristie]

    1ère moitié 20e s. Plâtre polychrome.

    Enfant Jésus, Vierge, saint Joseph, trois rois, deux bergers, âne, bœuf, mouton.

    h. moyenne = 20.

    Croix de procession (n° 1) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton argenté, bronze argenté et doré.

    Style néoclassique. Douille emboîtante en laiton ; nœud en forme d’urne (à décor de palmettes estampées) ; croix en bronze argenté ; Christ, effigie de sainte Madeleine (au revers) et titulus fondus, dorés et rivés ; fleurons double face à épis de blé et grappes de raisin aux extrémités des bras.

    h = 86 (avec la douille) ; la = 38,5.

    État : la hampe est perdue.

    Croix de procession (n° 2) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton et bronze argentés.

    Style néo-17e s. Douille emboîtante en laiton ; nœud en forme d’urne godronnée ; croix en bronze argenté ; Christ, effigie de sainte Madeleine (au revers), angelots au corps phytomorphe (de part et d’autre du nœud) et titulus fondus, dorés et rivés ; fleurons double face à cartouche rocaille aux extrémités des bras ; titulus en forme de cartouche rectangulaire néo-17e siècle à cuirs et volutes.

    h = 85 (avec la douille) ; la = 39.

    État : la hampe est perdue.

    Croix de procession (n° 3) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Bronze peint doré (bronzine).

    Style néo-roman. Croix en bronze argenté, à revers plat ; Christ fondu et rivé ; titulus fondu dans la masse de la croix, à la croisée.

    h = 44 (hauteur actuelle) ; la = 31.

    État : il manque la hampe, la douille et le nœud.

    Croix : Christ en croix [chœur]

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome (Christ, titulus), bois (croix).

    h. totale = 160 environ.

    Reliquaire (médaillon-reliquaire) [sacristie (en 1992)]

    19e s. Bois fruitier peint en noir (cadre), tissu.

    Cadre circulaire en bois noirci ; reliques disposées sur un fond de tissu et accompagnées de leurs authentiques manuscrits : « saint Matthieu », « saint Pierre », « saint Barthélemy », « saint Marc », « saint Jean », « saint Vincent Ferrier », « saint Ambroise », « saint Matthias », « saint Barnabé », « saint Thomas », « saint Antoine abbé ».

    d = 14.

    [Objet repéré en 1992, non retrouvé lors de l’inventaire de 2011.]

    Ensemble de 2 chandeliers d’église [sacristie]

    1er quart 20e s. Laiton et bronze dorés, faux albâtre.

    Chandeliers à sept lumières avec binet et bobèche, tige en faux albâtre.

    h = 36.

    Garniture de dais de procession (du Saint-Sacrement) [sacristie] (ill. 20114001602NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, fil métal doré et argenté (passementerie et décor).

    Ensemble de quatre tentures à l’origine (une seule conservée actuellement) ; galons, franges et décor rapporté en fil métal doré et argenté (en remploi). Motif au centre de la tenture conservée : Pélican mystique ; rameaux, épis de blé, grappes de raisin, roses.

    Éléments du dais de procession (bois doré à la feuille à l’origine, repeint à la bronzine) : motifs d’amortissement angulaires, en forme de « panaches » à feuilles nervurées (h = 18).

    Ensemble de 7 chasubles [sacristie]

    2e moitié 20e s.

    Quatre blanches, une rouge, une verte, une violette.

    Voile huméral [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Drap lamé doré, fil métal doré (passementerie), fil métal doré et argenté (décor).

    Décor : Agneau mystique couché sur le livre aux sept sceaux.

    État : voile actuellement utilisé comme garniture de lutrin.

    Ensemble de 2 chandeliers (n° 1) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige en balustre, bague, bobèche, broche en fer (ajout).

    h = 22,5 (sans la broche).

    Ensemble de 2 chandeliers (n° 2) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige en gaine, bague, binet en vase Médicis. Décor à la molette : frise de cercles fleuronnés et perles (tige).

    h = 23,5.

    État : il manque la bobèche mobile.

    Ensemble de 2 chandeliers (n° 3) [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton doré.

    Base circulaire, tige en balustre, bague, binet en vase Médicis. Décor à la molette : croisillons à fleurettes.

    h = 25,5.

    État : il manque la bobèche mobile.

    Chandelier [sacristie]

    Base circulaire, tige en balustre, bague, binet en vase Médicis. Décor : torsades perlées (tige).

    h = 27,5.

    État : il manque la bobèche mobile.

    Inscription (manuscrite, sur étiquette) : « St-Pandelon ».

    Ensemble de 6 statues

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome (sauf indication contraire).

    Saint Joseph et l’Enfant Jésus (collatéral sud ; plâtre blanc à rehauts polychromes [chairs] ; h = 129, la = 26 ; sur tronc cubique en bois ; autrefois placée sur l’autel latéral nord ; n° 18, inv. 1906 : « Deux statues, l’une de St Joseph revendiquée par M. de Caupenne, de St-Pandelon » [Maurice, comte puis marquis de Caupenne d’Aspremont [1834-1931]). Sainte Thérèse de Lisieux (collatéral nord ; vers 1930 ; h = 130 environ ; marque de fabricant : « Mon GISCARD / TOULOUSE » ; cachet du Carmel de Lisieux ; sur console en plâtre polychrome avec armoiries du Carmel, feuille d’acanthe et roses). Sainte Bernadette Soubirous (collatéral nord ; vers 1935 ; h = 102, la = 28 ; sur console en plâtre polychrome à deux angelots). Sacré-Cœur (clocher ; ill. 20114001642NUC2A). Saint Antoine de Padoue (clocher ; h = 130 environ ; ill. 20114001642NUC2A). Sainte Jeanne d’Arc (clocher ; h = 160 environ [avec l’étendard] ; avec console [déposée] en plâtre polychrome aux armes de la sainte ; ill. 20114001642NUC2A).

    Ensemble de 5 socles (piédestaux) [chapelle nord]

    1er quart 20e s. Bois mouluré.

    Style Art Nouveau. Motifs décoratifs « en coup de fouet ».

    Ensemble de 2 livres [sacristie]

    A. Missel romain. 1925. Titre : « Missale romanum […] Turonibus, Typis Alfredi MAME et filiorum MCMXXV ». Reliure carton et cuir rouge à filets dorés. Inscription concernant le donateur (manuscrite) : « Offert à l’église de Saubusse en souvenir de M. J.B. Lavielle / 1er novembre 1928 ».

    B. Rituel romain. 1866. Titre : « Rituale romanum […] Parisiis Diniae / Apud Ad. LAÎNÉ et J. HAVARD / MDCCCLXVI ». N° 31, inv. 1906 (« un rituel »).

    Harmonium [collatéral sud (en 1992)] (ill. 20114001684NUC2A)

    1er quart 20e s. Alphonse RODOLPHE, Paris. Bois, ivoire.

    Caisse avec clavier à abattant et soufflerie à pédales, surmontée d’une armoire à deux battants. Décor : consoles à feuilles d’acanthe.

    h = 191 ; la = 130.

    Marque de fabricant (sur étiquette) : Alphonse RODOLPHE / facteur d’orgues / PARIS.

    [Harmonium repéré en 1992, non retrouvé lors de l’inventaire de 2011.]

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  • Extraits de documents concernant le mobilier de l'église.

    A.C. Saint-Pandelon : Registre des délibérations du conseil de fabrique de l’église de Saint-Pandelon (1841-1942), cahier broché, non paginé.

    1841 (28 mai) : « Récolement & inventaire en 1841, le 28 May ». Doc. 01.

    1841 (4 juillet) : « Devis pour les grosses réparations nécessaires à l’église ». Devis de 725,48 francs. Doc. 02.

    1841 (30 août) : Ordonnance de François Adélaïde Adolphe Lanneluc, évêque d’Aire, à la suite de sa visite pastorale. « Art. 1° L’autel principal sera changé, ainsi que le tabernacle ; les chandeliers et la croix du maître-autel seront redorés. / Art. 2° Le retable et le tableau du maître-autel seront aussi changés ou tout au moins restaurés, de manière à être en état décent [...] ». Doc. 03.

    1842 (8 octobre) : Reçu de Bertrand Lagrange, plâtrier à Dax, pour prix « d’un autel que je lui [le curé Daverat] ai vendu consistant un tombeau, gradin et tabernacle [...] ». Doc. 04.

    1850 (24 août) : « Procès-verbal de la translation et du placement d’un corps saint, Ste Mérentine martyre, en l’église de St-Pandelon, canton de Dax ». La relique a été remise par le cardinal Patrizi, au nom de Pie IX, « à M. de Montenard, lieutenant-colonel au 17e de Ligne », et a été déposée « dans un appartement du château [Ducros] à St-Pandelon », puis « dans le tombeau de l’autel de la Très Sainte Vierge de ladite église » par le curé B. Daverat, en grand apparat. Doc. 05.

    Transcription du certificat d’authentification de la relique de sainte Mérentine, délivré par Pie IX (en latin et en traduction française). Doc. 06.

    1851 (19 mai) : « Mobilier, récolement & inventaire ». Doc. 07.

    1854 (1er mars) : « Mobilier, récolement & inventaire ». « Chapelle de la Très Ste Vierge. Dans le tombeau d’autel, un Reliquaire renfermant les restes précieux et vénérés de Ste Mérentine martyre » [...]. Ajouts depuis 1851 : « 1° Deux calices dont un vermeil, l’autre plus simple tout argent avec étui, celui de vermeil m’appartient [au curé Daverat] », « un ostensoir idem doré ou vermeil avec boîte bois », « une custode ou St ciboire vermeil avec étui [...] ». Doc. 08.

    1855 (7 mai) : « Inventaire du mobilier de l’église de St-Pandelon et du mobilier de la sacristie ». Aucun changement par rapport à celui de 1855, mais le tableau de l’autel de la Vierge est qualifié (en surcharge au dessus de la ligne) de « grotesque ». Doc. 09.

    1856 (24 juin) : « Inventaire du mobilier de l’église de St-Pandelon et du mobilier de la sacristie ». Signale un nouveau « candélabre semi-doré et peint pour le cierge pascal » (n° 12) et « deux tableaux, un 1er à l’autel de la Très Sainte Vierge et le second aux fonts baptismaux » (n° 20). Doc. 10.

    1863 : « Quête pour la cloche 1863 ». Liste des souscripteurs (parmi lesquels le maire Eugène de Laurens, Mme d’Etchegoyen, Mme de Neurisse de Laluque, le général « de » Montenard, le curé Jean-Baptiste Renaud). Doc. 11.

    1863 (8 février, 23 février et 10 mai) : « Délibération pour l’acquisition d’une cloche en 1863 ». Par le fondeur parisien Auguste Hildebrand. Coût prévu : 1826 f. 65. Doc. 12.

    1864 (17 avril) : « Procès-verbal des démarches, frais et cérémonies concernant la nouvelle cloche fournie à l’église de St-Pandelon par M. Hildebrand, fondeur de S.M. l’Empereur à Paris [...]. » La cloche fournie en 1863, fêlée, a dû être remplacée par A. Hildebrand. Doc. 13.

    1878 (7 juillet) : Projet de construction d’un clocher par l’architecte départemental Alexandre Ozanne ; souscription ouverte. Doc. 14.

    1888 (16 septembre) : « Délibération relative à l’acquisition de deux cloches neuves. » Par la maison parisienne Crouzet-Hildebrand. Doc. 15.

    1888 (13 décembre) : « Délibération relative 1° au compte de deux cloches neuves, et 2° à l’acceptation d’un legs fait par Mme de Gauville. » Mme de Gauville (morte à Bordeaux le 2 mai précédent) était une parente par alliance de Marie Le Pellerin de Gauville, comtesse de Caupenne d’Aspremont (voir réf. IM40004208). Doc. 16.

    1890 (16 juin) : « Délibération relative à l’emploi de l’argent de reste des cloches ». Sera consacré à l’achat d’une « chasuble velours noir brodée d’argent », d’un « drap mortuaire velours noir, galon et franges argent mi-fin » et d’une « étole double face blanche et violette », pour une somme totale de 300 francs. Doc. 17.

    1893 : « Délibération relative à la construction d’un clocher ». Nouveau projet par l’architecte dacquois Victor Sanguinet. Doc. 18.

    1893 (28 décembre) : « Délibération relative à la construction d’un clocher et situation actuelle de ce projet ». Liste des souscripteurs, parmi lesquels : Anne Romaine Ducros (1.000 francs), Mme Detcheverry née Dibarrart d’Etchegoyen (1.000 francs), le maire Léon Lacoin (1.000 francs), Mlle de Neurisse de Laluque (1.000 francs), Mlles Magen (1.000 francs), Mgr Delannoy, évêque d’Aire (300 francs), le marquis Maurice de Caupenne d’Aspremont (300 francs), M. de Gauville (336,55 francs), etc. Le projet est cependant suspendu, en raison du legs annoncé de Mlle Ducros, qui pourrait permettre de « faire une église complète ». Doc. 19.

    1894 (2 décembre) : « Délibération relative au placement de l’argent recueilli par souscription pour la construction d’un clocher ». Placé en dépôt à la Société Générale de Dax. Doc. 20.

    1897 (15 août) : « Délibération relativement à l’acceptation d’un legs fait par Mlle Ducros de Bellepeyre à la fabrique ». Anne Romaine Ducros mourut le 4 septembre suivant. « Je laisse et lègue à la fabrique de l’église de St-Pandelon une somme de cinquante mille francs pour servir à la reconstruction de l’église ; sur ces cinquante mille francs, une somme de quinze mille francs devra être employée plus particulièrement pour la construction de la chapelle & de l’autel de la Vierge ». Doc. 21.

    1898 (11 décembre) : « Séance extraordinaire ». La fabrique renonce à la propriété de la future église, en vertu d’un communiqué du ministre des Cultes. Doc. 22.

    1899 (6 août) : « Séance extraordinaire relative au projet de reconstruction de l’église et du presbytère ». Approbation des plans et devis de l’architecte bordelais Matabon. Le devis de l’église s’élève à 60.000 francs, celui du presbytère à 9.200 francs. L’église sera érigée sur le terrain du Tronquet, offert par la famille Darracq. Demande d’une aide de 11.500 francs à l’État. Doc. 23.

    1902 (9 mars) : « Séance extraordinaire ». « Les travaux de construction de l’église et de presbytère sont en bonne voie d’avancement, les murs du presbytère sont à peu près terminés, l’église est déjà entourée de son socle, les contreforts en pierre de taille et formant socle sont posés, les assises des colonnes intérieures terminées [...]. » L’État a accordé un secours de 9.000 francs. Doc. 24.

    1902 (18 mai) : « Séance extraordinaire ». Le secours de l’État n’a pas encore été versé : vente d’une rente sur l’État de 52.000 francs pour subvenir à l’acompte dû à l’entrepreneur. « 2° Dans le but de témoigner notre reconnaissance à la bienfaitrice de l’église, il conviendrait de transférer le corps de Mlle Anne Romaine Ducros dans la chapelle de la nouvelle église. » « 3° Il y a lieu de s’occuper de l’ameublement de la nouvelle église, tant pour le maître-autel, chaire, confessionnaux, fonts baptismaux, mobilier de sacristie, etc. etc. Il [le président de la fabrique] charge M. le curé de s’en occuper et met à sa disposition la somme de 4.000 francs provenant de souscriptions pour l’église et déposée à la Caisse de la Société générale à Dax [...] ; il approuve le plan et l’acquisition du maître-autel, dont le prix d’achat s’élève à la somme de 1.300 francs y compris les frais de pose ». Doc. 25.

    1906 (2 décembre) : « Séance extraordinaire ». « Nécessité de remplacer, suivant le désir de la population, l’ancien corbillard [...], le plan et devis dressé par M. Saint-Pée charron qui s’engage à faire ce char mortuaire, toutes fournitures comprises, ainsi que trois bancs à dossier pour l’église, le tout, char et bancs pour la somme de 323 francs [...] ». Doc. 26.

    A.D. Landes. 16 J 19. Monographie paroissiale de Saint-Pandelon, par le curé Jean-Baptiste Renaud, s.d. (vers 1887).

    Église construite à une date inconnue, agrandie d’une chapelle de la Vierge en 1830. Elle renferme le corps de sainte Mérentine, vierge et martyre, donné en 1849 par Pie IX au général Auguste (de) Montenard (allié aux Ducros de Bellepeyre, châtelains de Saint-Pandelon), qui l’offre à son tour à l’église le 8 septembre 1850.

    « L’autel principal est en marbre uni, forme tombeau ; il a remplacé l’ancien autel, déclaré peu convenable par Mgr Lannéluc dans sa visite pastorale en 1841. Il a été fourni par M. Lagrange, plâtrier de Dax, il a coûté 430 francs et [a été] placé en 1842. [...] Le petit autel est venu du château, c’est l’autel où les évêques de Dax disaient la messe [...] ».

    Le clocher renferme deux cloches : A) grande cloche (500 kilos) ; inscription : « J’ai été bénite pour la paroisse de St Pandelon en 1863. J’ai eu pour parrain Mr Jean Louis Eugène de Laurens Hercular maire, chevalier de la Légion d’honneur, et pour marraine Mme Vve François Dibarrart d’Etchegoyen, née Caubotte. Mr Jean Baptiste Renaud étant curé. A. Hildebrand à Paris, fondeur de l’Empereur ». B) petite cloche (42 kilos) ; inscription : « Parrain Mr le Comte Angélique de Luppé, chevalier de St Louis. Marraine Mme Anne Daretz née Brocas, 1828. Decharme et Perret, F. »

    A.D. Landes. 2 O 1845 (Église, 1813-1925)

    1901 : translation et reconstruction à neuf de l’église sur un terrain donné (le 4 août 1899) par M. et Mlle Darracq. Architecte : Matabon, de Bordeaux. Entrepreneurs : Ducamp père et fils, de Dax.

    1903 : démolition de la vieille église par Matabon, architecte de la commune. Mars : nouvelle église livrée au culte. 27 décembre : paiement au verrier bordelais G.-P. Dagrant du vitrail de la chapelle de la Vierge (Sainte Anne, patronne de Mlle Ducos, bienfaitrice de l’église) pour la somme de 150 francs.

    1904 (17 avril) : paiement de l’autel de la Vierge et des modifications apportées à l’autel de saint Joseph par Pujol, fabricant d’autels à Aire : 1.481,80 francs. Paiement du solde dû à Daubin et Marsan, menuisiers à Dax, pour fourniture d’une chaire à prêcher et d’un confessionnal : 1.050 francs.

    1904 (10 juillet) : paiement des peintures décoratives de la chapelle de la Vierge à « M. Bonnet, entrepreneur de peintures » : 1.455 francs.

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Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des délibérations du conseil de fabrique de l'église de Saint-Pandelon (1841-1942).

    Archives communales, Saint-Pandelon
  • Monographie paroissiale de Saint-Pandelon, par le curé Jean-Baptiste Renaud, s.d. (vers 1887).

    Archives départementales des Landes : 16 J 19
  • Église, 1813-1925.

    Archives départementales des Landes : 2 O 1845
  • AD Landes. 70 V 334/3. Église et presbytère, reconstruction, deux plans (1900, 1898-1903), transfert des sépultures de la famille Ducros dans l'église (1902-1903).

    Archives départementales des Landes : 70 V 334/3
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique, 9 mars 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 334/6
  • Legs à la fabrique : Duten (1830), Anne Paschaline Romaine Ducros (1899).

    Archives départementales des Landes : 70 V 334/7
Documents figurés
  • Fonts baptismaux. Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1333 W art. 56 / canton de Dax-Sud
  • Bénitier. Diapositive, 1992.

    Archives départementales des Landes : 1333 W art. 56 / canton de Dax sud
Bibliographie
  • CHABAS David. Villes et villages des Landes. Capbreton : D. Chabas. Tome I, 1968 ; tome II, 1970 ; tome III, 1972 ; tome IV, 1974.

    Capbreton, 1968, t. I, p. 341-343
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    t. I, p. 1122
Périodiques
  • SUBES Jacques. "Le château des évêques d'Acqs, Saint-Pandelon (Landes), corrections et compléments". Bulletin de la Société de Borda, Dax, 2002, n° 468.

    p. 512-513
  • LARRÈRE Jean-Luc. "Le général Montenard à Saint-Pandelon". Bulletin de la Société de Borda, Dax, 1992.

    p. 447-460
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Maisonnave Jean-Philippe