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Église paroissiale et abbatiale Notre-Dame de Maylis

Le mobilier de l'église paroissiale et abbatiale Notre-Dame de Maylis

Dossier IM40005847 réalisé en 2015

Fiche

Parties constituantes non étudiées dalle funéraire, autel, bénitier d'applique, lutrin, banc de fidèles, croix, orgue
Aire d'étude et canton Mugron
Localisation Commune : Maylis

La construction d'une nouvelle église de pèlerinage à Maylis entraîna aussi le renouvellement complet de son mobilier. Seule la vieille statue de Notre-Dame de Maylis (réf. IM40005866), pièce maîtresse de l'ancien lieu de culte, fut installée un temps dans le chœur, avant d'être remplacée dès le mois d'août 1883 par une nouvelle sculpture dessinée par le chanoine Ramazeilles et exécutée par le fabricant parisien Verrebout. Le mobilier proprement dit et les décors furent installés dans la décennie qui suivit l'achèvement de l'édifice : le maître-autel monumental, écrin de la statue de la Vierge, la mosaïque de l'Arbre de Jessé (réalisée par le Toulousain Pugibet sur le dessin du curé Piraube) qui le surmontait, les mosaïques des chapelles du Sacré-Cœur et de saint Joseph, la clôture du sanctuaire et sans doute le chemin de croix en pierre par l'Union artistique de Vaucouleurs datent tous de 1883. Les deux autels latéraux (payés 800 francs chacun) furent livrés en 1892 par les Ateliers Saint-Hilaire de Poitiers (Beausoleil, directeur). Le mobilier en bois (deux autres autels, chaire à prêcher, stalles de célébrants et d'acolytes, ainsi que les huit confessionnaux nécessaires pour cet important pèlerinage marial) fut confié au jeune menuisier-sculpteur mugronnais Édouard Cazalis. Le décor porté (hors mosaïques), sans doute en raison de difficultés de financement, ne fut réalisé qu'un peu plus tard. Le verrier bordelais Gustave-Pierre Dagrant fournit ainsi un ensemble exceptionnel de 42 verrières en deux temps (1898-1899 pour celles du chœur, des absidioles et du transept, 1903 pour celles des collatéraux et des fenêtres hautes de la nef et du clocher). Plusieurs notables et ecclésiastiques locaux participèrent à leur achat. Des peintures murales par le décorateur bordelais Ernest Leduc complétèrent cet ensemble autour de 1900. Enfin, le clocher fut progressivement doté d'une demi-douzaine de cloches par les fondeurs Crouzet-Hildebrand (1878), Dencausse, Bollée (1909 et 1978).

En 1946, le sanctuaire et le couvent attenant sont confiés aux bénédictins du Mont Olivet (olivétains), qui font construire quelques années plus tard dans les collatéraux deux petites chapelles dédiées aux saints anges et à saint Joseph, toutes deux ornées de statues (1955 et 1961) par le célèbre sculpteur Henri Charlier, lui-même oblat de la congrégation.

La quasi-totalité du mobilier néogothique de la nouvelle église, conçu en harmonie avec son architecture, a été détruite ou dispersée en 1975, à l'occasion d'une restauration générale de l'édifice. Ne subsistent donc in situ que le décor porté (verrières et sculptures ornementales, mais non les mosaïques de Pugibet) et quelques œuvres plastiques insignes, comme la Vierge de pitié et le Christ crucifié du XVe siècle acquis par les olivétains dans les années 1950, ainsi que les œuvres commandées par eux à H. Charlier. Si les confessionnaux d'Édouard Cazalis ont trouvé une nouvelle affectation dans plusieurs églises des environs (Argelos, Cazalis, Doazit, Labastide-Chalosse, Laurède), les autels, la chaire, les clôtures, etc., pourtant propriété de la commune, ont apparemment disparu sans laisser de traces et ne sont plus connus aujourd'hui que par des photographies anciennes.

Le vestiaire et les linges liturgiques (par les bénédictines olivétaines de Poyanne), propriété des religieux, n'ont pas été recensés lors de l'enquête de 2015. Très peu d'objets cultuels sont réputés appartenir à la commune. Parmi ses possessions incontestables, seul un spectaculaire ostensoir de la maison parisienne Demarquet frères a pu être étudié (réf. IM40005850). En revanche, un autre ostensoir par P. Poussielgue-Rusand, offert par Napoléon III et présenté à l'exposition montoise sur le Second Empire en 1979, n'a pas été retrouvé.

Auteur(s) Auteur : Ateliers Saint-Hilaire,
Ateliers Saint-Hilaire (1855 - )

Ateliers fondés à Poitiers en 1855 par l'abbé Besny (décédé en 1860), sculpteur appartenant aux pères oblats de Saint-Hilaire de Poitiers. Ils sont, en 1865, repris par Amand Multon et Louis-Amédée Charron (sculpteur). En 1872, Multon vend ses parts dans l'affaire à Adolphe Beausoleil (architecte). Les Ateliers sont ultérieurement repris par Pelletier.

Les Ateliers Saint-Hilaire étaient réputés pour la production d'autels et autres meubles d'église en pierre, bois, marbre ou albâtre, de style roman ou gothique.


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fabricant de mobilier religieux, attribution par source
Auteur : Cazalis Édouard,
Édouard Cazalis (1865 - 1922)

Menuisier et sculpteur, né à Poyanne (canton de Montfort-en-Chalosse), installé à Mugron.


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sculpteur, menuisier, attribution par source
Auteur : Union internationale artistique - Institut catholique de Vaucouleurs,
Union internationale artistique - Institut catholique de Vaucouleurs

L'ancien Institut catholique de Vaucouleurs, fondé en 1865 par Martin Pierson (1836-1900), prend le nom d'Union internationale artistique en 1881.


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fabricant de mobilier religieux, attribution par source
Auteur : Leduc Ernest,
Ernest Leduc

Peintre-décorateur à Bordeaux dans la première moitié du XXe siècle.


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peintre, décorateur, attribution par source
Auteur : Pugibet,
Pugibet

Mosaïste à Toulouse dans la seconde moitié du XIXe siècle.


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mosaïste, attribution par source
Auteur : Debierre Louis,
Louis Debierre (1842 - 1920)

Facteur d'orgue et d'harmonium à Nantes, actif de 1863 à 1919.


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facteur d'orgues, attribution par source

Annexes

  • Documents concernant l'église de Maylis et son mobilier (AD Landes, 2 O 1247)

    AD Landes, 2 O 1247 : Église, presbytère, cimetière (1837-1922)

    (en gras, les mentions concernant la nouvelle église)

    - 1856 (octobre) : fourniture de deux cloches par les fondeurs François-Dominique Delestan, de Dax, et Jean Malet, de Samadet.

    - 1866 : conflit entre la commune et les missionnaires lazaristes de Buglose, en charge du sanctuaire de Maylis (une brochure est éditée en 1868).

    - 1868-1872 : construction d'une nouvelle église, contre la volonté du maire de Maylis.

    - 1881 : début de la restauration de la vieille église par les missionnaires de Buglose.

    - 1883 : refonte d'une cloche fêlée.

    - 1887 : querelle entre la commune et les missionnaires de Buglose (propriétaires de la nouvelle église) au sujet de la possession du mobilier de l'ancienne église.

    - 1887 (18 juillet) : inventaire du mobilier de la vieille église Notre-Dame de Maylis : "ornements, encensoir, 2 croix de procession, 1 vestiaire, 1 statue de saint Joseph, 1 statue de la Sainte Vierge (l'Assomption), 1 statue de la Sainte Vierge surmontant le maître-autel, 1 chaire, 1 chemin de croix, fonts baptismaux en pierre, 3 confessionnaux, 1 bénitier en pierre, 2 croix en bois doré (maître-autel et autel latéral), 4 chandeliers (autel latéral), 6 chandeliers (maître-autel), 2 cloches, 2 bancs en bois, 1 prie-Dieu, 1 lutrin, 2 chandeliers en cuivre, 2 grandes statues de saint Paul et saint Antoine, 2 canons d'autel, 166 chaises..."

    - 1892 : La nouvelle "chapelle" fut construite "sur un terrain appartenant à la maison de retraite des prêtres du diocèse [...], la nue propriété de cet édifice continuera d'appartenir à la susdite maison de retraite". L'évêque d'Aire, Mgr Delannoy, propose de faire don de la nouvelle église à la commune.

    - 1896 : transfert du titre curial à la nouvelle église.

    - 1906-1922 : démolition de la vieille église. Le petit autel et son retable sont mis en vente le 12 avril 1908 pour 50 francs, ne trouvent pas acquéreur et sont remis en vente.

  • Liste des oeuvres disparues

    Maître-autel. 1883. Pierre et marbre polychrome. Meuble de style néogothique ; autel-tombeau avec arcature en arc brisé (effigies en bas relief du Christ bénissant des Évangélistes) ; tabernacle à ailes ; exposition architecturée à tourelles octogonales ajourées, gâbles fleuronnés et niche centrale (abritant la statue de Notre-Dame de Maylis). Son aspect est connu par des cartes postales (IVR72_20164001178NUC1A) et une photographie de Raymond Labat, photographe à Dax (vers 1950, IVR72_20164000678NUC2A).

    Autels secondaires du Sacré-Cœur et de saint Joseph. Marbre. Par les Ateliers Saint-Hilaire d'Angoulême, 1892.

    Autels secondaires de saint Michel et de Jeanne d'Arc, chaire à prêcher, 24 stalles de célébrant et d'acolytes. Chêne. Par Édouard Cazalis, menuisier-sculpteur à Mugron, 1892. Les stalles, encore présentes dans le chœur en 1992, ont été supprimées depuis cette date.

    Chemin de croix. Pierre. Par l'Union artistique de Vaucouleurs.

    Mosaïque : Arbre de Jessé. Par le mosaïste Pugibet, de Toulouse, d'après un dessin du curé Martin Marie Piraube, 1883 (payée 1000 francs). Dans le chœur, près de la statue de Notre-Dame de Maylis.

    Peintures murales. Par Ernest Leduc, peintre à Bordeaux, vers 1900. Dans le chœur : arcature gothique avec tentures feintes au registre inférieur, bandeau médian à rinceaux sous les fenêtres, grands bouquets de lys au registre supérieur, dans les entre-fenêtres.

    Tableau : Baptême du Christ. Par Ernest Leduc, peintre à Bordeaux, vers 1900. Au-dessus des fonts baptismaux.

  • Liste des oeuvres non étudiées

    Dalle funéraire (de l'abbé Augustin Marie Gorce) [chapelle des saints anges]

    1962. Pierre.

    Dalle dressée contre le mur. Épitaphe (gravée) : HIC JACET EXPECTANS BEATAM / SPEM ET ADJUVENTUM DOMINI SUB / PENNIS SANCTORUM ANGELORUM / REVERENDI[SSI]MUS AC DILECTI[SSI]MUS DOM[I]NUS / AUGUSTINUS MARIA GORCE ABBAS / FUNDATOR ET PATER MONASTERUM / MAYLISIENSIS CONGREGATIONIS / OLIVETANAE O.S.B. MDCCCXCII - MCMLXII / PULVIS ERAT ET IN PULVEREM / REVERSUS EST SUBVENIAT / ILLI TUA COMPASSIO O MARIA (traduction : Ici repose dans l'heureuse espérance en l'aide du Seigneur, sous les ailes des saints anges, le très révérend et très aimé seigneur Augustin Marie Gorce, abbé, fondateur et père du monastère de Maylis, de la congrégation olivétaine dans l'ordre de saint Benoît, 1892-1962. Il était poussière et est retourné à la poussière. Secours-le de ta compassion, ô Marie).

    h = 80 environ.

    Autel (maître-autel) [chœur]

    Vers 1960. Marbre d'Arudy.

    Dimensions approximatives : h = 100 ; la = 180.

    Autel [chapelle des saints anges]

    Vers 1960. Pierre.

    Dimensions approximatives : h = 100 ; la = 180.

    Bénitier d'applique [vaisseau central, entrée]

    Vers 1880. Pierre.

    Vasque circulaire.

    la = 28.

    Lutrin [chœur]

    Vers 1970. Benoît CONSTANTIN, moine de Maylis. Cerisier sculpté.

    Support constitué par une statue en ronde-bosse d'un "moine porte-livre" (ou de saint Benoît ?).

    h = 135 environ.

    Ensemble de 20 bancs de fidèles [nef]

    1er quart 20e s. Chêne ou châtaignier.

    Décor sculpté des terminaux : fleurs de lys.

    Croix : Christ en croix [sacristie] (ill. 20154090225NUC2A)

    18e ou 19e s. Bois fruitier.

    Croix moderne.

    [Propriété des moines olivétains ?]

    Orgue [vaisseau central, tribune] (ill. 20154000858NUC2A, 20154000859NUC2A, 20154000860NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. Louis DEBIERRE, facteur d'orgues à Nantes. Bois, étain, ivoire.

    Composition : un seul clavier de cinq jeux et demi (Bourdon 16 [ajouté en 1946], Bourdon 8, Dessus de flûte 8, Nazard 2 2/3, Clariton [dessus] 8, Basson [Basse] 8).

    Orgue créé par le facteur nantais Louis Debierre (1842-1920, actif de 1863 à 1919) pour la couvent des ursulines d'Aire-sur-l'Adour, transporté à Maylis après l'expulsion des religieuses consécutive à la loi sur les congrégations et installé dans la tribune en 1946 par le facteur Billères, d'Agen (source : Jacques Roisin, Nomenclature des orgues des Landes, s.l., 1979, p. 4).

  • Liste des oeuvres déplacées

    Ensemble de 8 confessionnaux. Chêne, par Édouard Cazalis, menuisier-sculpteur à Mugron, 1892. Dispersés à l'occasion de la restauration intérieure de l'église en 1975, ils ont été retrouvés dans des paroisses voisines : Argelos (2 confessionnaux, canton d'Amou, réf. IM40001517), Cazalis (2 confessionnaux, canton d'Hagetmau, réf. IM40003447), Saint-Jean d'Aulès à Doazit (canton de Mugron, réf. IM40005638), Saint-Martin du Mus à Doazit (réf. IM40005657), Labastide-Chalosse (canton d'Hagetmau, réf. IM40003546) et Laurède (canton de Mugron, réf. IM40005780).

Références documentaires

Documents d'archives
  • Projet d'érection de Maylis (annexe de Larbey) en succursale (1840-1844).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/2
  • Église : jouissance (1907).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/5
  • Inventaire des biens dépendant de la fabrique (1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/9
  • Budget de la fabrique (1894) ; comptes de gestion de la fabrique (1894-1906).

    Archives départementales des Landes : 70 V 210/10-11
Bibliographie
  • PIRAUBE Martin Marie, abbé. Notre-Dame de Maylis (diocèse d'Aire). Bordeaux, 1861.

  • LABARRÈRE Antoine. Histoire de N.-D. de Maylis. Bordeaux : veuve Justin Dupouy et Compagnie, 1864.

  • DAUGÉ Césaire. Notre Dame de Maylis, son histoire & pèlerinage. Aire-sur-l'Adour : Laffitau et Labonne, Imprimerie centrale, 1936.

  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

    p. 1097
  • Notre-Dame de Maylis, son sanctuaire, son abbaye. Lyon : Lescuyer et Fils, 1962.

  • Frère Emmanuel Marie. Abbaye Notre-Dame de Maylis. Oullins : Baulieu, 2013.

  • ROISIN Jacques. Nomenclature des orgues des Landes. S.l., 1979.

    p. 4
Périodiques
  • Petite revue catholique du diocèse d'Aire et de Dax.

    1870, p. 229-230 (projet d'agrandissement) ; 1871, p. 85 (quêtes pour la construction du sanctuaire)
  • Écho religieux des Pyrénées et des Landes, Pau.

    1873 (p. 318, 669-670, 686-687, 696, 734
  • ALAIN Père. "Esquisse historique sur l'église de Maylis". Bulletin de la Société de Borda, 1981, 1er trimestre.

Liens web

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