Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil
Église abbatiale Saint-Sever

Le mobilier de l'église abbatiale Saint-Sever

Dossier IM40006120 réalisé en 2015

Fiche

Parties constituantes non étudiées verrière, tabernacle, confessionnal, lutrin, prie-Dieu, lustre d'église, horloge, chandelier d'autel, chandelier d'église, ostensoir, croix de procession, croix, aube, chape, dalmatique, ornement, surplis, statue, livre
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Localisation Commune : Saint-Sever
Adresse : place du Tour du Sol

Rien de subsiste actuellement du mobilier médiéval de l'église abbatiale : les destructions successives occasionnées par les incendies de 1360 et de 1442, et surtout les déprédations des troupes protestantes pendant les guerres de Religion (1569) ont eu raison de la totalité du décor non porté de l'édifice. Si la restauration du bâtiment a commencé très peu de temps après l'adhésion de l'abbaye à la congrégation de Saint-Maur (1645), le rétablissement du mobilier semble n'avoir été entrepris qu'un demi-siècle plus tard, bien que des abbés ou des prieurs, tel Placide Duvergier (1662-1663), aient pu occasionnellement offrir quelques meubles et objets. Comme l'indique Dom Dubuisson (Historiae monasterii S. Severi, Livre X), la première véritable campagne d'ameublement intervint sous l'abbatiat de Louis-Claude de La Châtre (1685-1699) qui, malgré sa non-résidence, commanda au sculpteur d'origine montpelliéraine Simon Boisson une chaire à prêcher (achevée en 1700), des stalles, des statues (Vierge à l'Enfant et Sainte Anne) et peut-être la belle clôture des fonts baptismaux frappée de la devise mauriste Pax. L'autel du Rosaire comme le relief ornant l'actuel maître-autel "face au peuple", non documentés mais aussi datables des années 1700, pourraient être liés à la même commande. Plus avant dans le siècle sont installés l'autel-retable des fonts baptismaux, l'important ensemble mobilier de la sacristie, encore intact, et peut-être un jubé, dont proviendraient divers reliefs déposés (toutefois d'une facture disparate).

Transformée en temple de l'Être suprême à la Révolution, mais rendue au culte dès 1795, l'église ne paraît pas avoir beaucoup souffert de ces vicissitudes. Cependant, le décor architectural du chœur et l'intégralité de son mobilier (maître-autel à baldaquin, dais de stalles) sont refaits en 1810 (date portée à la clef de l'arc triomphal). Les autres autels de l'abbatiale (qui en comptait au moins neuf sous l'Ancien Régime) sont acquis dans la seconde moitié du XIXe siècle, en partie auprès de la fabrique toulousaine Virebent (autels de sainte Anne et de saint Vincent de Paul). Dans le même temps, une nouvelle vitrerie est installée grâce aux dons de notables saint-severins : de cet ensemble stylistiquement hétérogène, seules sont signées (hormis un vitrail de Gustave-Pierre Dagrand de 1875, aujourd'hui détruit) les verrières du chœur par le Bordelais Joseph Villiet (1877) et celle, dernière en date, du Toulousain Henri Gesta pour la chapelle des Morts (1923). Le père de ce dernier, Louis-Victor Gesta, avait installé un demi-siècle plus tôt dans les collatéraux une série de verrières inspirées des vitreries cisterciennes. A la fin du XIXe siècle est installé un nouvel orgue par la maison Cavaillé-Coll (1896).

La sacristie et le petit musée d'art sacré attenant conservent quelques objets cultuels antérieurs à la Révolution : les châsses de saint Sever (1782) et de saint Maximien, la belle chapelle d'orfèvrerie parisienne de Michel II Delapierre, datée de 1756-1757 (mais offerte à l'abbatiale seulement en 1860), un rare ciboire du Lyonnais Robert Villette (1723-1725), enfin un encensoir qui pourrait être celui offert par le prieur Duvergier en 1662. Les autres pièces composant le riche ensemble d'orfèvrerie, toutes des XIXe et XXe siècles, sont l'œuvre d'orfèvres parisiens (J.-B.-S. Lefranc, F.-J. Bertrand-Paraud, J.-B. Garnier, P.-H. Favier, M. Thierry, L. Bachelet, Houllier) et lyonnais (Favier frères, H. Nesme). Parmi les pièces parisiennes se détache l'ensemble fourni par Louis Bachelet dans les années 1870, dont un grand ostensoir réalisé sur un dessin de Viollet-le-Duc et offert en 1874 par la baronne de Toulouzette.

Parmi les tableaux, en grande partie des copies de maître (d'après Titien, Rubens, Albani, Murillo), se signalent quelques toiles de valeur, dont un Abraham et les trois anges du XVIIIe siècle, peut-être italien, deux "morceaux de Salon" des années 1840-60 dus à Philippe Comairas et Claudius Jacquand, et une série de portraits de papes de la seconde moitié du XVIIIe siècle provenant du baron de Basquiat-La Houze, ambassadeur de France à Rome et à Naples sous Louis XV.

Les cloches ont, comme la plupart de celles des autres églises chalossaises, connu confiscations (pendant les guerres de Religion) et fontes (pendant la Révolution). L'abbatiale conserve toutefois, de manière exceptionnelle, deux instruments ante-révolutionnaires, fondus respectivement en 1739 et en 1742 par deux Espagnols, Juan de Corrales et Luis de Cabanzo. Deux autres furent exécutés par le Dacquois Jean Delestan en 1816 pour remplacer les cloches saisies sous la Convention. La dernière fut livrée un peu plus tard (1827) par les fondeurs lorrains associés François-Victor Decharme et Jean-Baptiste Perret.

Auteur(s) Auteur : Cassagne P.,
P. Cassagne

Ébéniste à Maubourguet (Hautes-Pyrénées) dans la seconde moitié du XXe siècle sous la raison sociale "Le national, L'Art religieux, P. Cassagne à Maubourguet".


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
ébéniste, signature
Auteur : Manavit Augustin-Dominique,
Augustin-Dominique Manavit

Imprimeur-éditeur à Toulouse dans la première moitié et au milieu du XIXe siècle, documenté 1803-1851.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur, signature
Auteur : Repos Étienne,
Étienne Repos

Imprimeur-éditeur à Digne (5, cours des Arès) et Paris (8, rue Cassette) dans la seconde moitié du XIXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
imprimeur-éditeur, signature
Auteur : Guibbert,
Guibbert

Horloger à Saint-Sever (Landes) à la fin du XIXe siècle.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
horloger, signature
Auteur : Dubois P.-F.,
P.-F. Dubois

Fabricant-marchand d'objets religieux à Lyon (4, quai Jules-Courmont) vers 1900. Il avait repris le fonds de L. Dumont et E. Tête.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant d'ornements religieux, attribution par travaux historiques
Auteur : Vermare André-César,
André-César Vermare (1869 - 1949)
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de statues, signature
Auteur : Marron Marcel,
Marcel Marron

Fabricant de statues ("éditeur") à Orléans.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
fabricant de statues, signature
Auteur : Desvergnes Charles Jean Cléophas,
Charles Jean Cléophas Desvergnes (1860 - 1928)
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
sculpteur, auteur du modèle
Auteur : Gesta Louis-Victor,
Louis-Victor Gesta (1828 - 1894)

Né Victor-Louis Fabre, prend le nom de son beau-père Gesta après 1835. Peintre-verrier à Toulouse, où il fonda la manufacture familiale en 1852.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
peintre-verrier, attribution par source
Auteur : Villiet Joseph,
Joseph Villiet (1823 - 1877)

Peintre-verrier à Bordeaux.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
peintre-verrier

Annexes

  • Liste des oeuvres non étudiées

    Verrière (verrière décorative) [chœur, au-dessus de l'arc triomphal] (ill. 20154001124NUC2A)

    1855. Joseph VILLIET, Bordeaux. Verre transparent coloré, plomb (réseau).

    Verrière en demi-lune à motifs géométriques (cercles) et végétaux stylisés polychromes de style néo-roman.

    Ensemble de 7 verrières décoratives [chœur, baies 101 à 104 ; absidioles, baies 7 et 15 ; transept, bras sud] (ill. 20164001413NUC2A, 20164001414NUC2A, 20154001140NUC2A, 20164001415NUC2A, 20164001416NUC2A)

    2e moitié 19e s. Verre transparent coloré, plomb (réseau).

    Lancettes en plein cintre ; motifs géométriques polychromes (cercles, losanges, quadrilobes, carrés posés sur la pointe) et végétaux stylisés (vigne) en grisaille.

    Ensemble de 10 verrières géométriques [collatéraux] (ill. 20164001418NUC2A, 20164001419NUC2A)

    2e moitié 19e s. Louis-Victor GESTA, Toulouse. Verre transparent incolore, plomb (réseau).

    6 verrières composées de deux lancettes à tête trilobée et oculus de réseau quadrilobés (4 dans le collatéral nord, 2 dans le collatéral sud) ; vitrerie à bornes (octogones reliés par des croix grecques). 2 verrières à lancette simple ; même décor de bornes incolores. 2 verrières à lancette en plein cintre ; décor d'entrelacs incolores de type vitrail cistercien "Aubazine", bordure rouge à rinceaux romans colorés (baies de la façade occidentale).

    [Verrières de type cistercien figurant au catalogue de 1864 de la fabrique toulousaine Louis-Victor Gesta (1828-1894), créée en 1852.]

    Ensemble de 10 verrières géométriques [vaisseau central, fenêtres hautes] (ill. 20164001420NUC2A)

    2e moitié 19e s. Verre transparent incolore, plomb (réseau).

    Oculi quadrilobés à losanges incolores.

    Tabernacle (n° 1) [réserve à l'étage de la sacristie]

    2e moitié 19e s. Chêne teinté faux bois.

    Style néogothique. Porte rectangulaire ; décor peint et doré : croix fleuronnée (sur la porte), fleurs.

    Tabernacle (n° 2) [réserve à l'étage de la sacristie]

    2e moitié 19e s. Chêne teinté faux bois.

    Porte rectangulaire entre deux colonnettes ioniques.

    Ensemble de 5 confessionnaux [collatéraux nord (2) et sud (3)]

    4e quart 19e s. Chêne teinté et ciré.

    Confessionnaux à trois loges. Loge centrale : battant en arc brisé avec claire-voix dans la moitié supérieure ; loges latérales ouvertes en arc brisé, avec accotoir, agenouilloir et guichet à jalousie. Décor de style néogothique : quadrilobe mouluré sur la partir inférieur pleine du battant, remplage gothique à deux lancettes et oculus sur la claire-voie, frise faîtière à trèfles sur les trois loges, croix sommitale sur la loge centrale.

    Lutrin [sacristie]

    19e s. Bois tourné peint faux ébène.

    Base tripode, tige tournée en balustre, pupitre fixe vissé sur la tige.

    h = 148 ; la = 74 ; base : la = 63.

    Paire de prie-Dieu [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Bois tourné et peint en blanc (1er) ou en noir (2e), velours de coton et soie rouge.

    Décor ajouré du dossier : croix fleuronnée, colonnettes en balustre.

    Prie-Dieu [bras sud du transept, chapelle des Morts]

    1980. P. CASSAGNE, Maubourguet. Bois taillé et tourné.

    Marque sur plaque : P. CASSAGNE Maubourguet / L'Art religieux.

    Ensemble de 4 lustres d’église (couronnes de lumière) [chœur] (ill. 20154001139NUC2A, 20164001466NUC2A, 20164001467NUC2A)

    2e moitié 19e s. Bronze et laiton dorés.

    Lustres à deux couronnes de lumière superposées ; couronnes ajourées à décor fondu et estampé de feuilles de vigne et de grappes ; douilles tubulaires à motifs de palmettes et de fleurettes sur fond peint bleu de deux tons ; bobèches en coupe, binets ; support d'accroche des chaînes en forme de couronne royale fleuronnée. Deux paires de tailles différentes : première paire à 20 (couronne inférieure) et dix (couronne supérieure) lumières ; deuxième paire à douze (couronne inférieure) et six (couronne supérieure) lumières.

    État : lustres électrifiés.

    Paire de lustres d’église (couronnes de lumière) [chœur] (ill. 20164001465NUC2A)

    2e moitié 19e s. Bronze et laiton dorés.

    Lustres à couronne ajourée portant douze lumières, avec décor fondu et estampé de feuilles de vigne et de grappes en rinceaux ; douilles tubulaires à motif de tige enroulée d'un ruban ; bobèches en coupe, binets ; support d'accroche des chaînes en forme de couronne royale fleuronnée ; chaînes à motifs d'hexalobes à roseau et de boules ajourées.

    État : lustres électrifiés.

    Lustre d’église [bras sud du transept, chapelle des Morts] (ill. 20154001150NUC2A)

    Milieu 19e s. Laiton doré.

    Lustre à dix lumières sur bras galbés à bobèche et binet fixés à un axe central sommé d'une couronne évasée ; décor de feuilles, canaux et arabesques fondus en relief.

    État : électrifié.

    Horloge [cage de l'escalier de la sacristie, rez-de-chaussée]

    2e moitié 19e s. GUIBBERT, horloger à Saint-Sever. Pin teinté faux chêne, métal émaillé, laiton doré.

    Ensemble de deux armoires à deux battants flanquant une horloge au sol de type comtoise, reliée aux armoires par deux ailerons en bois découpés en volute et surmontée d'un fronton triangulaire ; caisse à deux battants juxtaposés ouvrant respectivement sur le battant et sur le cadran ; ce dernier, émaillé, est entouré d'un encadrement en laiton estampé et doré, à motifs de coquilles, de lambrequins et de palmes.

    Marque (sur le cadran) : Guibbert / à St-Sever.

    Chandelier d’autel [sacristie] (ill. 20154001063NUC2A, 20154001064NUC2A)

    Milieu 18e s. Bois blanc doré à la feuille d'or à l'eau.

    Base de chandelier triangulaire et pyramidale, d'élévation galbée et à faces concaves ; décor en relief dans la masse : cartouche à ove et volutes sur fond quadrillé en reparure sur chaque face, consoles à volute et feuille d'acanthe à chaque angle.

    État : élément d'un chandelier, auquel manquent les pieds en boule, la tige, la bobèche et le binet ; remployé comme socle sur un support moderne en bois peint à la bronzine.

    h = 15 ; la = 17,5 (base du chandelier seule).

    Paire de chandeliers d’autel [sacristie]

    Milieu 19e s. Laiton et bronze (argentés à l'origine).

    Base tripode sur pieds en patte de lion, tige en balustre cannelée, bobèche en base Médicis, broche. Décor en relief estampé : bustes de la Sainte Famille sur les faces de la base.

    h = 50,5 ; la = 15,5.

    Ensemble de 4 chandeliers d’église (vases-candélabres) [tribune du transept, armoire] (ill. 20154001117NUC2A)

    4e quart 19e s. Laiton doré.

    Vases-candélabres à cinq lumières dont une dans l'axe de la tige, à binets et bobèches en corolle de fleur ; base circulaire, vase à panse sphérique et anses. Décor en laiton découpé : lys en bouton et épanouis.

    Paire de chandeliers d’église (vases-candélabres) [tribune du transept, armoire] (ill. 20154001118NUC2A)

    4e quart 19e s. Laiton et bronze dorés.

    Vases-candélabres à huit lumières dont une dans l'axe de la tige, à binets et bobèches en corolle de fleur ; base tripode en forme de feuilles, vase en coupe semi-sphériques à anses et bord festonné. Décor en laiton découpé : lys en bouton et épanouis, feuilles.

    Chandelier d’église [combles] (ill. 20154001067NUC2A)

    Limite 19e s.-20e s. P.-F. DUBOIS, Lyon. Laiton et bronze dorés.

    Style néo-roman. Base triangulaire, statuette formant tige, bouquet de lumières à onze bobèches et binets. Décor : statuette d'ange en pied tenant un écu ; feuilles d'acanthe, palmettes, pommes de pin et volutes sur le pied, volutes rapportées avec feuilles de vigne formant anses à la base de la tige, palmettes sur la bobèche.

    [Le modèle apparaît dans le "catalogue général n°41" du fabricant-marchand lyonnais P.-F. Dubois, qui avait repris le fonds de L. Dumont et E. Tête.]

    Ostensoir (n° 1) [réserve au-dessus de la sacristie] (ill. 20154000793NUC2A)

    1ère moitié 19e s. Laiton et bronze argentés.

    Base circulaire en laiton, tige à nœud ovoïde et collerettes en laiton, gloire en bronze à croix sommitale soudée. Décor gravé sur la base : feuilles lancéolées, bouquets de feuilles. Décor fondu sur la gloire : rayons, nuée.

    h = 36,5 ; la = 16 (gloire) ; d = 12,5 (base).

    État : mauvais état, manque la lunule, le verre de la monstrance ; un rayon de la gloire cassé.

    Ostensoir (n° 2) [déposé au Carmel de Saint-Sever] (ill. 20154000877NUC2A)

    4e quart 19e s. Laiton doré, verre coloré, argent doré (lunule).

    Ostensoir en laiton doré à l'exception de la lunule en argent doré. Base hexalobée sur pieds rapportés, tige tubulaire à nœud torique et collerette, gloire à rayons droits et flammés et croix sommitale soudée. Décor en relief estampé : feuilles (sur la base), crosses végétales (sur la tige), rinceaux (sur le pourtour de la gloire), croix fleuronnée et nimbée (au sommet de la gloire) ; cabochons de verre coloré rouge (faux rubis) et blanc (faux brillants) sur les différentes parties de l'objet ; quatre médaillons circulaires émaillés sur la gloire : les Évangélistes avec leurs symboles tétramorphiques.

    h = 51 ; la = 26 (gloire).

    Poinçons (sur la lunule : poignée et anneau) : garantie gros ouvrages 1er titre (Paris ?) 1838-1973 ; une bigorne.

    Croix de procession [réserve au-dessus de la sacristie]

    2e moitié 18e s. Laiton argenté.

    Élément : seul subsiste le nœud piriforme à décor repoussé (motifs rocaille, chutes de feuilles et côtes).

    Croix (de procession ?) [réserve au-dessus de la sacristie] (ill. 20154001065NUC2A)

    1ère moitié 19e s. Bois blanc peint en faux bois et doré à la mixtion.

    Décor rapporté (collé et embrevé pour les fleurons aux extrémités des bras) : un fleuron à la croisée, une gloire rayonnante (en quatre éléments), des palmettes aux extrémités des bras.

    h = 59 (sans le tenon) ; la = 42,5.

    Porte-croix de procession [réserve au-dessus de la sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Cuir brun.

    Ceinture avec godet pour emmancher l'extrémité de la hampe d'une croix de procession.

    Ensemble de 2 aubes et 2 surplis d'enfant de chœur [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. Coton rouge et bleu, linon.

    Ensemble de 2 chapes [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s.

    A. Damas de coton et soie violet, bougran de taffetas gris (doublure), fil métal doré (passementerie et décor). Décor brodé (chaperon) : monogramme IHS en lettres gothiques textura dans un quadrilobe entouré d'une gloire avec quatre fleurs de lys. Motif de fond du damas : quadrilobes entourant des couronnes d'épines, croix tréflées et grosses fleurs stylisées. Motif du galon système : fleurettes à six pétales, grandes feuilles d'acanthe.

    B. Velours de soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil argenté (passementerie, décor). Décor brodé (chaperon) : Pélican mystique, rinceaux de fleurs stylisées.

    Ensemble de 3 paires de dalmatiques [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. (sauf indication contraire).

    A. Damas de coton et soie blanc, drap d'or (orfrois), satin de coton et soie jaune (doublure), fil de soie polychrome (décor). Décor brodé (orfrois) : feuilles de vigne.

    B. Drap lamé doré, taffetas rouge (doublure), filé or (passementerie, décor). Décor : bandes de galon à motif de cep de vigne avec grappes et feuilles.

    C. Velours de soie noir, bougran de toile noire (doublure), fil métal argenté (passementerie). Dalmatiques assorties à l'ornement noir n° 1 ci-dessous.

    Ensemble de 12 ornements (chasuble, étole, bourse de corporal, étole, voile de calice) [sacristie]

    Limite 19e s.-20e s. (sauf indication contraire).

    A. Taffetas de coton blanc, bougran de taffetas rouge orangé (doublure), tapisserie au petit point polychrome (décor), filé or (passementerie). Décor : médaillons polychromes en tapisserie appliqués, avec monogramme IHS en lettres gothiques textura et croix pattées.

    B. Taffetas moiré de coton et soie blanc, bougran de taffetas rouge orangé (doublure), velours coupé rouge grenat (décor), filé or (passementerie, décor). Décor : médaillons quadrilobés en velours rouge, avec monogramme IHS et trois clous, fleurons.

    C. Drap lamé doré, taffetas rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura dans un quadrilobe.

    D. Drap lamé doré, taffetas rouge (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor brodé en application (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura dans un cercle entouré de rinceaux avec roses épanouies et feuilles de vigne.

    E. Taffetas moiré de coton et soie rouge, velours coupé rouge grenat (orfrois), taffetas rouge orangé (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Décor (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS. Galon façon dentelle.

    F. Damas de coton et soie violet, taffetas violet (doublure), fil doré (passementerie, décor). Motif de fond du damas : réseau de médaillons polylobés à redents avec motifs végétaux stylisés. Décor (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura dans une gloire.

    G. Damas de coton et soie violet, taffetas violet (doublure), fil de soie polychrome (décor), fil métal doré (passementerie, décor). Décor (croix dorsale de la chasuble, "peinture à l'aiguille") : effigie à mi-corps du Sacré-Cœur dans une mandorle, entourée de larges rinceaux en fil doré et orangé, avec grappes et feuilles de vigne et épis de blé.

    H. Damas de coton et soie vert, tapisserie au petit point (médaillon de la croix dorsale de la chasuble), bougran de toile verte (doublure), fil métal doré (passementerie, décor). Motif de fond du damas : réseau de quadrilobes entourant des couronnes d'épines, croix tréflées, grenades. Décor (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura dans une gloire (en paillons dorés), rinceaux de vigne avec feuilles et grappes de raisin, épis de blé (en demi-perles de laiton doré).

    I. Velours coupé vert, bougran de toile verte (doublure), tapisserie au petit point polychrome (orfrois, croix dorsale et colonne pectorale), fil de coton blanc (passementerie). Décor (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS, tiges fleuries de tulipes.

    J. Taffetas moiré de coton et soie noir, bougran de taffetas noir (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor en application (croix dorsale de la chasuble) : à la croisée, un chrisme sur fond quadrillé dans un médaillon circulaire ; dans les bras, des croix tréflées alternant avec des médaillons quadrilobés ornés de monogrammes IHS et de quatre étoiles. Années 1930-1940.

    K. Satin de coton et soie noir, bougran de taffetas noir (doublure), fil métal argenté (passementerie, décor). Décor (croix dorsale de la chasuble) : monogramme IHS en gothique textura. Décor du galon système : feuilles d'acanthe.

    L. Velours de coton et soie noir, tissu synthétique noir (doublure), taffetas argenté (orfrois). Décor (chasuble) : croix dorsale en forme de Y avec à la croisée une croix nimbée et des boutons crucifères. Années 1950.

    État : certaines pièces accessoires manquantes ou non retrouvées.

    Ensemble de 5 statues

    Limite 19e s.-20e s. Plâtre polychrome (sur indication contraire).

    Saint Antoine de Padoue (collatéral sud ; sur socle en bois peint fausse pierre). Sainte Jeanne d'Arc (collatéral nord ; plâtre blanc ; modèle de Charles Desvergnes, édité par "A. VERMARE" [André-César Vermare] ; sur socle en bois orné d'une épée posée en pal). Notre-Dame de Lourdes (bras sud du transept ; sur console en plâtre polychrome à motif de feuille d'acanthe ; adossée à un panneau de bois en plein cintre formant cadre, à bordure en bois doré, le champ du panneau peint d'une fausse tenture, le tympan orné de rinceaux néo-romans ; au bas, un bras de lumière en bronze doré). Sainte Thérèse de Lisieux (collatéral sud ; marque de fabricant sur la base à droite : M. MARRON ORLEANS [Marcel Marron] ; récemment repeinte). Saint François d'Assise (sacristie ; iconographie : livre et crâne aux pieds du saint ; h = 107).

    Ensemble de 2 livres [sacristie]

    A. Missel romain. 1851. Augustin MANAVIT, Toulouse. Titre : Missale romanum / [...] / Tolosae / apud Augustinum Manavit [...] / MDCCCLI. Reliure en carton et cuir de veau brun ; dos à cinq nerfs ; décor frappé à l'or (frise de palmettes sur le bord des plats, croix fleuronnée gaufrée au milieu des plats). Reliure : h = 38 ; la = 28,5 ; pr = 5,5.

    B. Psautier romain. 1859. Étienne REPOS, Paris (vendeur). Titre : Psautier romain / [...] / [armoiries de Pie IX] / Digne, Commission ecclésiastique / Cour des Arès // Paris / Librairie de E. Repos / Rue Cassette, 8 / MDCCCLIX. Reliure en carton et cuir brun ; dos à cinq nerfs ; aucun décor.

    ______________________________________________________________________

  • Œuvre détruite

    Verrière : Sainte Famille dans l'atelier (ill. 19704000215V). Signée et datée "G.P. DAGRAND / BAYONNE // ANNO / DOMINI / [...]" et monogrammée "GD 1875". Autrefois dans la chapelle Saint-Joseph, détruite avec son contenu vers 1995. Le carton avait déjà servi à Capbreton en 1866 et à la cathédrale de Dax en 1874 ; il sera à nouveau utilisé à Saugnacq-et-Muret en 1880 (réf. IM40001694), à Saint-Pierre de Brocas (Montaut) en 1881, etc. - et, hors des Landes, à Castelnaud-de-Gratecambe et Brugnac (Lot-et-Garonne), respectivement en 1875 et 1881.

Références documentaires

Documents d'archives
  • CABANOT Jean, PON Georges. Beatus de Saint-Sever. Manuscrit latin 8878 de la Bibliothèque nationale de France.

    Archives départementales des Landes : Br 4° 2861
  • Réponses aux circulaires de 1905 concernant les bâtiments, meubles et objets (1905) ; intervention de l’État pour la restauration de l'église (1861-1865) et des orgues, peinture de la voûte de la nef (1896-1897).

    Archives départementales des Landes : 70 V 340/11-12
  • Edification d'une croix sur la route N132 ; rapport de police sur les asscociations du Rosaire, du Saint Sacrement etc. (1882).

    Archives départementales des Landes : 70 V 340/4-5
  • Confrérie du Très Saint-Sacrement : statuts de la confrérie établie au XVIe siècle dans l'église paroissiale (1882, 1907).

    Archives départementales des Landes : 70 V 340/8-10
  • Inventaire des biens de la mense et de la fabrique, 1906.

    Archives départementales des Landes : 70 V 340/14-16
  • Dons et legs à la fabrique (1834-1911).

    Archives départementales des Landes : 70 V 340/17
  • Registre paroissial de Saint-Sever.

    Archives paroissiales, Saint-Sever
Bibliographie
  • DU BUISSON Pierre-Daniel. Historiae monasterii S. Severi libri X Tomus primus Auctore D. Petro Daniele du Buisson (1681). Aire-sur-l'Adour : L. Dehez, 1876.

    tomes I et II
  • LERAT Serge (dir.). Landes & Chalosses. Pau : Cairn, 1984.

Périodiques
  • "L'Abbaye de Saint-Sever. Son essor sous la congrégation de Saint-Maur (XVIIe-XVIIIe siècles)". La Voix de Belloc, n° 149, juin 1993.

    p. 8
  • DEGERT Antoine. "Reliquiae San Severianae ou Documents relatifs à l'abbaye de Saint-Sever". Bulletin de la Société de Borda, 1913.

    tome I, p. 1-14
  • "Les Bénédictins et le monastère de Saint-Sever". Bulletin de la Société de Borda. T. 2, 1884.

    tome ii, p. 70-71 Archives départementales des Landes
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Fascianella Linda - Maisonnave Jean-Philippe