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Le Fort du Verdon et les anciennes batteries de la Pointe de Grave

Dossier IA33003906 inclus dans La Pointe de Grave réalisé en 2012

Fiche

Parties constituantes non étudiées casemate, enceinte, fossé
Dénominations fort
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Adresse Commune : Le Verdon-sur-Mer
Lieu-dit : la Pointe de Grave
Cadastre : 2013 AB 4

Le fort du Verdon succède à une série d’éléments défensifs construits à cet emplacement stratégique de l’embouchure de l’estuaire depuis la 2e moitié du 18e siècle.

Une carte de 1756 indique l’emplacement prévu pour la construction de la batterie de la Pointe de Grave et celle de Guette l’Amy à Royan. Édifiée en 1757 mais aussitôt menacée d'engloutissement par l’érosion de la côte, elle est ainsi décrite dans un document daté 1768 : "La batterie de la pointe de Grave est aussi ruinée, mais on en découvre encore quelques vestiges comme des fascinages, palissades dont il ne paraît plus que les pointes. Le fossé qu’on dit y avoir été fait est entièrement comblé". Elle est entièrement détruite en 1780 et doit être reconstruite en 1793 et en 1799.

La carte de Belleyme levée en 1774-1775 n’indique que les ruines du Fort de Girofle, qui défendait la passe sud côté océan, et celles du Fort de Chambrette, côté estuaire. Un mémoire de 1793 de Daux de Lescout et Bazignan rappelle que "pour défendre l’entrée de la rivière l’ancien gouvernement avait fait construire dans cette partie trois batteries : la première à la pointe de Gérofle […], la deuxième à la pointe de Grave et la troisième établie à la Chambrette".

Devant la menace anglaise, les décrets du 17 août 1811 réorganisent la défense de la Gironde. La batterie de la Pointe de Grave est en cours de construction dans les années 1810-1811 ; elle complète les dispositifs de la rive droite à Suzac, Royan, Terre Nègre et la Coubre. Encore inachevée, elle fait l'objet de modifications : une partie est détruite et une enceinte de maçonnerie est ajoutée. Elle est également équipée d’une tour servant de réduit. Ces dispositifs devaient être renforcés par batteries flottantes, avec un navire stationnaire.

Le 10 décembre 1813, le mur d’enceinte n’est pas tout à fait terminé, il arrive juste au niveau des créneaux. La tour est également inachevée. Le mur de contrescarpe et le chemin couvert restent à faire. L'établissement des palissades est en cours.

En application d’une décision du maréchal Soult, prise le 11 février 1814 à Sauveterre, le général Baron L’Huillier donne l’ordre d’entreprendre les derniers travaux de défense. Il s’agit pour l’essentiel d’achever les travaux de palissades.

L’entrée des navires anglais dans l’estuaire a lieu le 27 mars 1814 : la batterie de Grave est incendiée, la tour est arasée et les fossés comblés en 1815.

Des vestiges de la tour sont toutefois encore conservés sous la dune de la Pointe.

Le fort du Verdon fut construit en 1877-1878, en complément du fort du Chay et de la batterie de Suzac, établis sur la rive droite de 1873 à 1878. Les dates 1877 et 1888 sont inscrites sur une arcade dans la cour principale. Il abritait jusqu’en 1940 une garnison variant de 10 à 15 soldats. Le fort fut occupé par les Allemands pendant la Seconde Guerre mondiale et devint le Stützpunkt 332 dans leur dispositif défensif avec une batterie de DCA.

Aujourd’hui, il accueille les colonies de vacances des enfants de militaires.

Période(s) Principale : 4e quart 19e siècle
Dates 1877, porte la date
1888, porte la date

Le fort présente un plan polygonal entouré de fossés et de murailles. Il est cantonné au nord-ouest et au nord-est de bastions. L'entrée est au sud, formant un retrait dans la muraille. Cette muraille retient des levées de terres qui dissimulent des casemates voûtées.

Murs calcaire moellon
pierre de taille
terre
Statut de la propriété propriété de l'Etat

Annexes

  • Archives sur les anciennes batteries de la Pointe de Grave

    AD Gironde, C 2058 : Armement des batteries. Extrait de la dépense à faire pour les appointements des officiers marins, la solde et la subsistance des bombardiers et canonniers de marine nécessaires pour l'armement des batteries dénommées cy après pendant sept mois et demy de campagne du premier avril au 15 novembre 1759, 3 mars 1759 :

    Scavoir :

    Batterie de Pauillac : 1 capitaine de navire, 1 second capitaine de navire, 4 lieutenants, 1 second canonnier.

    Tromploup (sic) : 6 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix que cy dessus, 1 ayde canonnier.

    La Mareschalle : 6 officiers idem que cy dessus, 1 ayde canonnier.

    Castillon : 6 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix que l'autre part, 1 ayde canonnier.

    Goulée : 6 officiers pour un mois, 1 second canonnier.

    By : 1 capitaine, 2 lieutenants, 1 ayde canonnier.

    La pointe de Grave : 1 capitaine, 2 seconds, 9 lieutenants, 1 maître canonnier, 1 second canonnier, 2 aydes canonniers, 2 bombardiers.

    Soulac : 1 capitaine, 1 second, 1 lieutenant, 1 ayde canonnier, 2 aydes canonniers.

    Le Verdon : 3 officiers des mêmes grades et aux mêmes prix, 3 aydes canonniers.

    Paté de Blaye : 1 capitaine, 1 second, 1 lieutenant, 1 ayde canonnier, 2 aydes canonniers.

    La Teste de Buch : 1 capitaine, 1 lieutenant, 2 aydes canonniers.

    Tour de Cordouan : 1 capitaine de confiance, 2 seconds.

    (...) Le nombre des officiers pour ces batteries paroît fort, cependant il y en a eu plusieurs pendant la campagne dernière qui auroient été totalement dégarnies si l'on avait eu soin d'y faire passer des officiers des batteries voisines, attendu les maladies ordinaires au pays causées par le mauvais air qui y règne pendant l'été.

    AD Gironde, C 387. Correspondance du subdélégué de Blaye avec l'intendant concernant la vente des bois provenant de la batterie de la pointe de Grave, 1780-1781.

    -lettre du 10 novembre 1780 : "J'ai bien reçu la lettre que vous m'avés fait l'honneur de m'écrire le 7 de ce mois, au sujet des effets provenant de la démolition des corps de garde et poudrière de la batterie de la pointe de Grave.

    D'après les ordres que j'ay reçus de M. le maal [maréchal] de Mouchi de faire démolir les corps de garde, et de faire transporter en magasin les matériaux qui pourroient être de quelque utilité, on avoit commencé à emmagasiner ce qu'il y avoit de meilleur et qui pourroit être employé aux fortiffications ou ses dépendances, procuroit le moyen d'en tirer le meilleur parti, en conséquence on avoit fait transporter en magasin 83 planches depuis 6 jusqu'à 15 pieds de long et 2 bancs (...).

    -État des matériaux provenant de la démolition des corps de gardes et poudrières de la batterie de la pointe de Grave, transportés à Blaye, 10 novembre 1780.

    AD Gironde, C 688. Correspondance du subdélégué de Pauillac (Gironde) avec l'intendant, relative à la démolition de la batterie de la pointe de Grave, 1779-1780.

    -Lettre de Bontemps, du 14 août 1779 : "Monseigneur, Je fus vivement sollicité de me rendre au Verdon mardy dernier, par les habitants de ce lieu, même par Mr l'officier du Corps Royal du Génie employé à la construction des barraques, corps de garde et poudrière de la batterie de la pointe de Grave, pour y terminer certains petits différents qui tendoient à troubler le bon ordre (...).

    J'ai trouvé encore en arrivant au Verdon quatre canonniers invalides qu'on a envoyé pour la garde des munitions. Ces pauvres gens sont dans aucune espèce ny de fourniture ny d'autres secours, ils doivent lundy prochain ce loger dans le corps de garde de la batterie. J'ai ordonné de leur fournir la paille nécessaire pour les coucher, quatre linsseuls, deux couvertes de laine, deux serviettes ou essuye main, car autrement les linsseuls leur en serviroient, quatre assiettes, un plat à soupe, un pôt, une crûche, le tout de terre, et quatre cuilliérs (...)".

    -Lettre concernant la démolition de la batterie de la Pointe de Grave, 6 septembre 1780 : "Il est ordonné aux officiers municipaux [?] de Blaye et aux syndics des paroisses depuis Blaye jusqu'à la pointe de Grave de faire fournir à M. le ch. de Bazignan, capitaine d'artillerie, chargé de faire procéder à la démolition de la batterie établie audit lieu de la pointe de Grave, le nombre d'hommes et ouvriers, de chevaux, de voitures et de bateaux dont il aura besoin pour cette opération à la charge d'en payer les journées au prix actuel des lieux, les dits officiers municipaux [?] et syndics feront également fournir au dit officier un logement gratis dans les lieux où il sera obligé de séjourner".

    -Lettre de Bontemps, 14 octobre 1780 : "Monsieur, Je reçus le 6 du courant les ordres que vous m'avez fait l'honneur de m'adraisser le 3. Je partis soudain pour me rendre au Verdon suivant vos désirs. A mon arrivée, à ce poste, j'ai trouvé le sieur Lagarde occupé à la conservation des effets transportés à la Chambrette, provenant de la démolition de la batterie de Pointe de Grave, et qui attendait des gabarres pour les faire charger (...)."

    -Lettre à M. Bontemps, 17 mai 1781 : "Je joins ici M. copie du marché qui a été passé avec le sieur Lagarde pour le transport des canons et autres effets de la batterie de la pointe de Grave (...)".

    AD Gironde, C 2060. Intendance de Bordeaux, Affaire militaire. Fortification. Correspondance concernant la construction de la batterie de la pointe de Grave, 1781.

    -Lettre du garde-côte à M. le Maréchal de Mouchy, 27 janvier 1781 : "Monseigneur, J'ai l'honneur de vous envoyer cy joint un état dressé par le sieur Clément Deville, commissaire d'artillerie, et dans lequel la dépense qu'a occasionné la construction d'une batterie pour la défense de la côte à la pointe de Grave est portée à 3003# 11s 7. Sur quoi il reste à payer 2313# 16s 7. (...)"

  • Mémoire sur le voyage que M. de Roquepiquet, Godefroi et moi avons fait dans le Médoc, au Verdon, à la Pointe de Grave, et sur la cote de Royan… 1768, SHD Vincennes 1VD62, pièce 3

    Nous sommes partis de Bordeaux le 20 septembre 1768 dans un cabriolet qui a coûté 15# par jour. Nous avons dîné à Castelnau de Médoc. On compte 5 lieues de Bordeaux à Castelnau, nous les avons faites en 6 heures de temps. Le chemin est partout sur le sable et il y en a beaucoup en certains endroits ce qui fatigue les chevaux. C’est d’ailleurs un grand chemin bien aligné.

    Castelnau est un petit bourg ou village de 2 à 300 feux assez mal bâti et point pavé. Il y a un château presque ruiné qui était autrefois une forteresse du pays. Sa figure est quarrée, flanquée au dehors par deux grandes tours rondes dont une a tombé en entier et a entraîné le côté où elle était attachée. Au côté opposé est la porte défendue par des créneaux et mâchicoulis qui sont dans une grande tour quarrée (sic) qui affleure ce même côté et ne saille point du tout. Cette porte est couverte par un ouvrage quarré (sic) qui est séparé du corps de place par un fossé. En voici la figure à peu près.

    [dessin]

    Le logement du château est en fort mauvais état, il n’y a que les écuries qui ayent quelque apparence. Les fossés du château sont secs ceux des côtés et pleins d’eau aux deux autres par deux petits ruisseaux dont celui qui passe le plus près des écuries est dit-on assez poissonneux.

    Castelnau est le chef-lieu d’une terre où il y a 9 paroisses. Elle donne environ 15000# de rente : le duc de Duras l’a achetée cette année à Mde de Senau, et l’a payée 360000#. La gabelle y est établie.

    Il y a peu d’auberges à Castelnau et elles y sont mauvaises. Celle où nous avons dîné a la croix blanche pour enseigne : on n’y trouve que du mouton et des poulets qu’il faut égorger sur le champ.

    De Castelnau à St Laurent, il y a 2 lieues que nous avons fait en 3 heures et un quart de temps ; il y a beaucoup de sable aux approches de St Laurent. Nous avons soupé et couché à ce bourg chez la veuve Fabien qui y tient une assez mauvaise auberge.

    Ce bourg est presque aussi considérable que Castelnau. M. de Brassier en est seigneur. Il y a un fort joli cloché à l’église de la paroisse. Il y a aussi un couvent de religieux de la Trinité dont la communauté est de 4 prêtres et 2 frères. Ils y jouissent dit-on de 7 à 8 mille livres de rente. Les denrées de cette paroisse consistent en vins qui n’y sont pas aussi bons que le long de la Garonne, en seigles, froment, millade, bled d’Espagne. Beaucoup de pins dans les sables.Le 21 septembre 1768De St Laurent à l’Esparre, il y a 3 lieues que nous avons faits en 4 heures de temps. Nous y avons dîné chez Lafite ou Lahite aubergiste qui traite assez mal et fait payer assez bien.Il y a un château qui avait cinq petits côtés flanqués par des tours, et ses fossés pleins d’eau, il est presque tout ruiné à l’exception d’un bâtiment pour un concierge et les prisons : il y reste aussi une grande tour quarrée (sic) fort élevée à mâchicoulis, qui vraisemblablement servait de donjon à ce château. Il y a une petite pièce au haut de cette tour, ce qui est sans doute un droit du seigneur. Cette petite pièce est sur un angle de la tour dirigée contre la ville. Cette tour sert d’arsenal à la garde côte du pays.

    Il y a actuellement 1300 fusils, les tentes, marmites et nécessaires pour armer la garde côte. On y envoye tous les mois du Fort Médoc une escouade de 8 hommes et un caporal tirés de la compagnie d’invalides qui y est en garnison. Il y a environ 6 lieues du Fort Médoc à Lesparre.

    Lesparre est la capitale du Médoc. Elle était autrefois murée mais les murs en sont démolis à plusieurs endroits. Il y a un marché tous les samedis et 4 foires dans l’année. Il y a un couvent de cordeliers qui ont un fief ou terre de mission, mille écus de rente. Ils y sont 3 prêtres et un frère.

    Lesparre est une terre composée de 36 paroisses, elle appartient à M. le Duc de Grammont qui dit-on ne peut pas l’aliéner. Elle est affermée aujourd’hui 45000# non compris les droits et lots ( ?) et rentes qui dit-on montent [montent] à presque autant.

    De Lesparre à St Vivien, 3 lieues que nous avons fait en 4 lieues de tems. Point d’auberge mais un mauvais cabaret chez la veuve Brion. Nous y avons couché répandus en différentes maisons de ce bourg pour y trouver des lits.

    St Vivien est un bourg d’environ 50 feux dépendant de la seigneurie de Lesparre. La paroisse est une annexe de cette de Vensac. Les habitants en sont lâches, mous et mutins. Le sindic n’y est point du [tout] obéi et nous ne pûmes y trouver des chevaux pour aller à Soulac. Il fallut y aller avec la voiture malgré les mauvais chemins qui depuis Lesparre ne sont plus alignés et sont fort étroits en certains endroits. D’ailleurs, la voye des charrettes ordinaires du pays est plus étroite que celle des voitures, ce qui fait courir risque de verser dans les endroits où les ornières sont profondes. L’entrée et la sortie de St Vivien est boueuse, les roues de la voiture y étaient jusqu’à l’essieu. Cela prouve la paresse des gens du pays. M. Morin, gentilhomme, a beaucoup de biens dans ce pays là et y habite dans les temps de la récolte. C’est le seul honnête homme qui y puisse voir. Sa maison est dans le bourg.

    Le 22 septembre 1768

    De St Vivien à Soulac 2 lieues que nous fîmes en 3 heures de temps. Soulac est un petit hameau où il n’y a qu’un mauvais cabaret chez Hourcade. Nous y dînâmes et le sindic de cet endroit nous procura des chevaux pour aller au Verdon. Il y a à Soulac le Vieux, c’est-à-dire un peu plus près des dunes, une maison qui appartient à Mde Daret et où l’on pourrait être logé commodément. Le chemin de St Vivien à Talais est sablonneux et malgré cela boueux en certains endroits. Il n’est point aligné et la voye des charriots du pays est trop étroite pour les voitures. C’est la même chose de Talais à Soulac mais le terrain est plus gras, marécageux et souvent plein d’eau dans l’hiver, ce qui le rend impraticable et oblige de faire de grands tours. Si ce terrain était coupé par de grands fossés il serait aisément desséché et donnerait un grand revenu.

    De Soulac au Verdon, on compte une lieue en suivant le chemin ordinaire. Nous en fîmes près de trois en passant à travers les dunes, et nous arrivâmes en suivant la côte au Fort Gérofle. Ce fort n’était qu’une batterie qui est entièrement ruinée et dont il ne reste aucun vestige : nous remarquâmes que cette batterie était placée dans une anse qu’on a cru sans doute susceptible de débarquement. On aurait pu la placer plus avantageusement en l’approchant un peu de la pointe de Grave, à une des pointes qui forme cette anse, d’où elle la flanquerait en même temps que la côte vers la pointe de Grave. Pour mieux défendre encore cette anse, il faudrait placer encore une autre batterie à la pointe l’autre pointe qui forme cette anse. La mer n’est jamais bien belle dans cet endroit là et la passe des vaisseaux pour entrer en rivière est fort près de cette côte. La batterie de la pointe de Grave est aussi ruinée, mais on en découvre encore quelques vestiges comme des fascinages, palissades dont il ne paraît plus que les pointes. Le fossé qu’on dit y avoir été fait est entièrement comblé.

    Le fort ou batterie de la Chambrete (sic) m’a paru assez bien placé pour flanquer une anse où la côte est extrêmement plate, découvre beaucoup et est très favorable à une descente.

    Nous fûmes couchés au Verdon après avoir fait la tournée de la côte. Le Verdon est un petit hameau composé de 4 à 5 maisons, il y a une chapelle dédiée à St Nicolas où il y a un cordelier pour aumônier. On lui donne 8 à 9 # de revenu. Les habitants du Verdon sont mous et paresseux comme le reste des médoquins : un peu au delà du Verdon en allant ver la pointe est un petit hameau dépendant du Verdon où il y a un pont sur un chenal ; ce pont s’appelle le pont de Pinet. Un peu plus loin est Grave autre hameau de deux maisons : c’est l’endroit le plus près de la pointe. Il n’y a point de barque au Verdon pour passer de l’autre côté sur la côte de Saintonge. Lorsqu’on veut y aller on allume du feu et les barques qui sont de l’autre côté viennent prendre les passagers. Nous fûmes obligés d’en allumer pour passer à Royan et il nous vint une barque de St Georges que nous payâmes 6# ce qui est le prix ordinaire.

    23 septembre 1768

    Nous avons levé la carte des bords de la Garonne et des batteries qu’on avait faites dans la dernière guerre. Il y a peu de ressources au Verdon soit pour y vivre, soit pour coucher. A peine pûmes nous y trouver 4 mauvais lits qu’on nous fit payer fort cher. Quant à la nourriture, on n’y trouve que des poulets et quelques poissons parce que les habitants de cet endroit sont presque tous pêcheurs. Nous y achetâmes 20 solles (sic) pour 30 sols.(…)

Références documentaires

Documents d'archives
  • Correspondance du subdélégué de Blaye avec l'intendant concernant la vente des bois provenant de la batterie de la pointe de Grave, 1780-1781.

    Archives départementales de la Gironde : C 387
  • Correspondance du subdélégué de Pauillac (Gironde) avec l'intendant, relative à la démolition de la batterie de la pointe de Grave, 1779-1780.

    Archives départementales de la Gironde : C 688
  • Armement des batteries. Extrait de la dépense à faire pour les appointements des officiers marins, la solde et la subsistance des bombardiers et canonniers de marine nécessaires pour l'armement des batteries dénommées cy après pendant sept mois et demy de campagne du premier avril au 15 novembre 1759, 3 mars 1759.

    Archives départementales de la Gironde : C 2058
  • Intendance de Bordeaux, Affaire militaire. Fortification. Correspondance concernant la construction de la batterie de la pointe de Grave, 1781.

    Archives départementales de la Gironde : C 2060
Bibliographie
  • BARTHOU, Jacques. "La défense de l'estuaire de la Gironde au Premier Empire". Actes des 1er et 2e colloques du Conservatoire de l'estuaire de la Gironde. Blaye : Ed. Confluences, 1994.

    p. 77-96
  • CHAILLOT Roger. Petite histoire du Verdon et de la Pointe de Grave. [S.I.] : R. Chaillot et Louis Jung, 1974.

    p. 55-60
Périodiques
  • « A propos du Fort de Grave ». Histoire et traditions du Verdon, Juillet 1997, n°5.

    p. 20-22
  • PETIT Jean-René. « Les cartes nous renseignent : les anciens forts du Verdon ». Histoire et traditions du Verdon, Février 1998, n°6.

    p. 2-13
  • PETIT Jean-René. « Le dernier fort de la Pointe de Grave ». Histoire et traditions du Verdon, Juin 1998, n°7.

    p. 19-25
  • PETIT Jean-René. « Les anciens forts du Verdon, quelques documents ». Histoire et traditions du Verdon, janvier 1999, n°8.

    p. 23-26
  • PETIT Jean-René. « Les forts du Verdon au XVIIIe siècle ». Histoire et traditions du Verdon, Juillet 1999, n°9.

    p. 12-16
  • PETIT Jean-René. « Les forts disparus du Verdon ». Histoire et traditions du Verdon, Janvier 2000, n°10.

    p. 18-21
(c) Conseil départemental de la Gironde ; (c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Steimer Claire