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Lazaret de Trompeloup, dit lazaret Marie-Thérèse

Dossier IA33008654 réalisé en 2013

Fiche

Appellations Lazaret Marie-Thérèse, Trompeloup
Parties constituantes non étudiées chapelle, embarcadère, mur de clôture, infirmerie, cimetière, château d'eau
Dénominations lazaret
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : les Prairies de Saint-Vincent
Cadastre : 2015 OA 1951 ; 1825 A5 1620
Précisions autrefois sur commune de Pauillac

Pour se prémunir de toute contagion par voie maritime, un système de mise en quarantaine est établi en Gironde au début du 18e siècle : les bateaux sont interceptés et mis au mouillage à Patiras.

En application de l’instruction du 22 pluviôse an IV (11 février 1796), le Département de la Gironde et l’Administration maritime mettent en place un "bureau maritime conservateur de la santé à Pauillac". Ce bureau se compose "d'un membre de l'administration municipale, de l'officier des classes de la marine du lieu, d'un officier de santé connu et d'un interprète en langue américaine." Puis, le ministère de la Marine autorise le 17 brumaire an IX (8 novembre 1800) l’établissement d’un lazaret provisoire. Se pose alors la question de son emplacement : l'île de Patiras, servant déjà de poste de quarantaine, est envisagée, mais les inondations fréquentes rendent l'établissement d'un lazaret peu probant.

En 1821, l’épidémie de fièvre jaune frappe l’Espagne et conduit le gouvernement à réagir en créant une commission d’enquête. Plusieurs lois en découlent : l’ordonnance du 27 septembre 1821 qui établit un cordon sanitaire pour filtrer le passage aux frontières terrestres de la Catalogne et met en place une surveillance accrue de la façade maritime méridionale du pays ; la loi du 3 mars 1822 relative à la police sanitaire complétée par l’ordonnance du 20 mars 1822 ; enfin, l’ordonnance du 7 août 1822.

Pour choisir les emplacements des lazarets à construire, une deuxième commission est créée, rattachée au ministre de l’Intérieur. Le rapport qu’elle produit en 1822 fait état de la priorité d’installer un lazaret dans l’estuaire. C'est l'ordonnance du roi du 16 janvier 1822 qui établit le lazaret sur la plage de Trompeloup près Pauillac ; deux possibilités sont envisagées, au sud et au nord du chenal dit de Saint-Vincent : c'est finalement cette dernière option qui est choisie. Les travaux doivent être réalisés rapidement ; des constructions provisoires sont donc préconisées dans un premier temps. La question de la propriété des terrains et de l'indemnisation des propriétaires est source de discussion avec les habitants des hameaux de Mousset et d'Anseillan d'une part, et avec la commune de Saint-Estèphe d'autre part.

En mars 1822, les plans de l'architecte départemental Alexandre Poitevin sont préférés à ceux de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Il se réfère aux modèles gravés accompagnant le rapport de la Commission sanitaire centrale publié en 1822, ainsi qu'à l'ouvrage de Louis Bruyère, édité entre 1823 et 1828. Le plan du lazaret de Trompeloup fait partie des édifices étudiés dans l'ouvrage de Charles Gourlier (et autres) "Choix d'édifices projetés et construits en France depuis le commencement du XIXe siècle", paru entre 1825 et 1850.

Il faut construire rapidement pour que le lazaret soit opérationnel au plus vite ; en attendant des constructions définitives, des baraquements provisoires sont installés. Les travaux du lazaret provisoire sont adjugés à l'entrepreneur Guillaume Escarraguel, le 15 avril 1822 : les murs d'enceinte sont édifiés ainsi que le "bâtiment de l'Administration" et la chapelle, complétés par des baraques en bois : les travaux sont en grande partie terminés dès le mois d'août 1822. En 1824, le coût d'une construction définitive est évalué : 12 pavillons sont notamment projetés pour accueillir les occupants des navires en quarantaine. Les fonds sont finalement alloués en 1825 et les plans de Poitevin peuvent être réalisés. En 1825-1826, la question de la distribution des appartements du logement de l'Administration à construire est débattue. En 1828, la construction d'une caserne destinée à un poste de douaniers est également confiée à Poitevin et à l'entrepreneur Escarraguel.

Dès 1831, les murs d'enceinte du lazaret, à proximité du chenal de Saint-Vincent, menacent de s'effondrer. La même année, l'édification de nouveaux magasins pour le stockage des marchandises des bateaux en quarantaine, et d'un débarcadère est envisagée. Des projets sont proposés par l'architecte départemental Adolphe Thiac.

A partir de 1832, le percement d'un nouveau canal pour l'écoulement des eaux des marais de Lafite est envisagé au nord du lazaret, afin de résoudre les problèmes causés par la proximité et l'envasement du chenal de Saint-Vincent.

De nouveaux travaux sont engagés au lazaret en 1837-1838, sous la direction d'Adolphe Thiac, concernant le réseau hydraulique et de nombreuses réparations, notamment à la toiture de la chapelle.

Un plan daté 1842 indique les bâtiments existants à cette époque.

Entre 1846 et 1849, l'état d'envasement de l'ancien chenal de Saint-Vincent depuis le percement du nouveau chenal au nord pose des problèmes de salubrité pour le lazaret ; le curage est réclamé à cor et à cri.

En 1851, les registres de délibérations de la commune de Pauillac évoquent la suppression du lazaret de Trompeloup : "ce vaste local garni de 8 pavillons et d'un bâtiment considérable entouré de murs élevés se trouve sans emploi" ; la commune propose l'installation d'un dépôt de remonte. Une partie du lazaret est remise au Domaine pour les services sanitaires ; puis l'ensemble est réaffecté au lazaret par un décret de Napoléon III en 1857.

Toutefois en 1858, des plans sont réalisés par l'architecte Bonnore pour déplacer le lazaret. Finalement, ils ne sont pas mis en application et d'importants travaux de restauration des bâtiments existants sont engagés sous la direction de l'architecte A. Labbé, entre 1873 et 1875. Un débarcadère et de nouvelles constructions sont également prévus sur le site agrandi. Un château d'eau est construit. C'est un décret du président de la République qui déclare d'utilité publique l'agrandissement du lazaret de Trompeloup, le 8 février 1876.

Entre 1911 et 1915, le débarcadère est en partie reconstruit en ciment armé. En 1917, la base américaine pour la construction d'hydravions est installée à Trompeloup. Les bâtiments du lazaret accueillent des prisonniers allemands et servent également d’hôpital militaire.

En 1926, le lazaret est désaffecté.

Les bâtiments sont à nouveau occupés en 1937 par les réfugiés espagnols.

Le site est bombardé pendant la Seconde Guerre mondiale, puis l'ensemble est définitivement détruit pour permettre l'extension du site de la raffinerie de pétrole de Pauillac à la fin des années 1960.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Principale : 2e moitié 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Poitevin Pierre Alexandre
Auteur : Thiac Joseph-Adolphe,
Joseph-Adolphe Thiac (1800 - 1865)

Formé par père, Pierre-Jean-Baptiste, ingénieur-architecte, il est l'élève de maîtres parisiens Huyot et Guénepin (1919-1821). Il achève ses études par un voyage en Italie en 1824. Ses commandes privées à Bordeaux sont nombreuses : hôtels Barennes, Pairier et Bouscasse sur les allées de Chartres entre 1835 et 1843. En 1835, il est chargé de la construction du bazar bordelais. Architecte du département de la Gironde de 1830 à 1855, il mène les travaux d'entretien, de restauration et de construction des édifices civils et religieux : agrandissement de la préfecture (hôtel de Saige), prisons départementales. Il réalise les tribunaux de Blaye et de Lesparrre et, à Bordeaux, deux bâtiments majeurs : le Palais de Justice (1831-1846) et l’institution des sourdes et muettes de la rue Abbé-de-l'Epée (1834-1870). S'ajoute à cette riche carrière architecturale une intense vie publique : membre de la Commission des Monuments historiques en 1840, Thiac est également conseiller municipal puis adjoint au maire.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Labbé Pierre-Auguste,
Pierre-Auguste Labbé (1825 - 1881)

Architecte du département de la Gironde à partir de 1855. Il eut 4 fils et une fille. Deux de ses fils sont également architectes : Jean-Louis, né en 1847, et Pierre-Albert, né en 1848.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Escarraguel Guillaume,
Guillaume Escarraguel (1er avril 1778 - 21 mai 1863)

1778 (Lasserre-de-Prouille, Aude) - 1863 (Pauillac). Souvent nommé Escarraguel père dans la documentation.


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entrepreneur de maçonnerie, attribution par source
Auteur : Maurin Albert,
Albert Maurin

Architecte à Bordeaux.


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architecte, attribution par source

Aucun vestige du lazaret n'est conservé de nos jours.

Les documents d'archives permettent de le situer au nord du chenal de Trompeloup, sur le site du dépôt pétrolier de Pauillac. Ce chenal constituait encore au début du 19e siècle la limite entre les communes de Pauillac et de Saint-Estèphe, le lazaret étant donc implanté sur cette dernière.

A distance de la Gironde, le site était clos de murs et cerné d'un "chemin de ronde" de protection. Les bâtiments étaient répartis dans un vaste carré de 130 mètres de côté, de manière symétrique de part et d'autre d'un axe central marqué par la porte d'entrée, la chapelle et le pavillon de l'administration.

Une fois passée la porte d'entrée à l'est, deux bâtiments se faisaient face abritant le logement "des préposés à l'assainissement des marchandises et la salle de fumigations" et le logement "des commis aux écritures et du portier".

Au nord de l'axe principal un pavillon, la buanderie accompagnée d'un logement et les infirmeries ; en pendant au sud, deux "magasins et un espace libre pour déposer et assainir les marchandises" étaient disposés parallèlement.

En progressant à l'ouest, on trouvait la chapelle construite au milieu d'une "grande place plantée d'arbres" : de part et d'autre, dans des espaces compartimentés, étaient installés au nord les "pavillons des quarantenaires en patente brute" (c'est-à-dire infectés) surveillés par deux logements de gardiens ; au sud, les "pavillons des quarantenaires en patente nette" (c'est-à-dire non infectés, donc en simple observation) également contrôlés par des logements de gardiens.

Enfin dans la partie ouest du site se trouvait le pavillon d'Administration encadré de la "cantine et du logement du cantinier", complété par deux édifices abritant le "portier et le dépôt des lettres et paquets venant de terre" d'une part et la "salle pour baigner les quarantenaires à leur sortie du lazaret", d'autre part.

Sur le site étaient répartis des "robinets donnant de l'eau (...) au moyen de tuyaux de conduite".

Les plans et élévations conservés permettent de connaître l'aspect de ces bâtiments ; la chapelle figure également sur des cartes postales du début du 20e siècle : on observe d'ailleurs qu'elle diffère légèrement des plans de Poitevin avec un fronton triangulaire que l'architecte n'avait semble-t-il pas prévu dans un premier temps. Une autre carte postale donne un point de vue depuis le débarcadère avec le magasin construit sur les bords de la Gironde par Adolphe Thiac.

Couvrements
États conservations détruit
Statut de la propriété propriété de l'Etat

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde. 5 M 77. Extrait des registres des délibérations de la municipalité de St Estèphe, 26 avril 1792.

    Article 1er du titre 2 du décret de l'assemblée nationale des 20, 22 et 23 novembre sur la formation par les municipalités d'un état indicatif du nom des différentes divisions de leur territoire ; la municipalité de St Estèphe a fait au mois de janvier 1791 (?) la division en 9 sections ; projet d'une division en 14 sections ; 9e = portion de Pey Croc.

    BNF, cabinet des estampes, série F21, carton n°1884, dossier 46 : pavillon des déclarations, plan général, élévations (an X-1854).

    AD Gironde, 5 M 75, Rapport de l'ingénieur chirurgien, an 9 (1800-1801).

    Isle de Patira cultivée en son entier savoir en gros et menu grains dans sa partie nord et en prairie dans sa partie sud ; elle comporte un seul établissement à son extrémité nord occupé par 6 personnes (...).

    AD Gironde, 5 M 75, Différents documents détaillant la construction du lazaret de Pauillac, an 11 (1802-1803).

    AD Gironde. 5 M 77. Établissement d'un lazaret à Pauillac : explication du plan et aperçu de la dépense, par Pierrugues, 13 novembre 1817.

    Éviter les endroits marécageux, les lieux bas et exposés aux vents humides, et par conséquent les positions découvertes aux vents du nord au dus par l'ouest, les vents pluvieux venant sur la Gironde de cette demi-circonférence de l'horizon ; cette donnée principale exclua la rive orientale du fleuve et les îles qu'il renferme et nous rejetait sur la rive gauche ; mais par une circonstance heureuse, cette côte occidentale élevée et seiche aux environs de Pauillac est abritée de l'ouest, par une butte assez considérable et les mouillages d'une bonne tenue y mettent les navires à l'abri de tout danger ; avantage de la proximité même de la ville de Pauillac pour les commerces comme boucherie, boulangerie, greniers, pharmacies ; avantage de la rade où 30 navires peuvent tenir à l'ancre ; projet d'établir une batterie sur la côte de Pradine qui servira à maintenir la police dans la rade et à empêcher les infractions aux règlements sanitaires. Son enceinte rectangulaire est entourée d'un double mur. L'espace qui les sépare est un chemin de ronde de 7 mètres de largeur. Au milieu de la face antérieur s'ouvre un chenal de 10 mètres de largeur, bordé de deux quais le long desquels sont 12 magasins pour recevoir les marchandises d'autant de navires ; au dessus de ces magasins seront les logements des équipages ; et derrière on a réservé de vastes cours pour les fumigations et les autres opérations de ce genre. Ces magasins placés de 6 en 6 sur chaque rive du chenal ont 30m de longueur sur 10m de largeur et par conséquent une capacité égale à celle des plus grands navires ; au fond du chenal est une vaste cour, au centre de laquelle sont les bâtiments destinés aux hôpitaux, au logement des administrateurs, des employés, etc. Enfin 4 tours placées aux quatre angles de l'enclos seront construites et élevées de manière à servir de corps de garde, de casernes, de vigies. (...) Matériaux de construction prévus : pierre de Bourg ; évaluation du coût des travaux : 365.200 frcs.

    AD Gironde. 5 M 77. Instructions adressées à Messieurs les maires des communes du littoral de l'océan (lois sanitaires), par le préfet de la Gironde, Tournon, 24 octobre 1819.

    Concernant les épidémies, les naufrages, etc.

    AD Gironde. 5 M 77. Ministère de l'Intérieur, administration générale des hospices, lettre au préfet : Questions relatives à des emplacements pour établir les lazarets, 29 novembre 1821.

    Île de Patiras et Pointe du Verdon envisagées : questionnaire.

    AD Gironde. 5 M 77. Réponse au questionnaire par la commission sanitaire établie à Pauillac, 9 décembre 1821.

    [réponses tendancieuses et peu objectives : île de Patiras nettement préférée par la commission au Verdon] ; on concède que l'air doit y être meilleur qu'à Patiras où le terrain est marécageux.

    AD Gironde. 5 M 77. Ordonnance du Roi établissant un lazaret sur la plage de Trompeloup près Pauillac, 16 janvier 1822.

    AD Gironde. 5 M 77. Transmission de l'ordonnance royale créant le lazaret au préfet , 12 février 1822.

    Nécessité d'acquérir les terrains nécessaires : un carré de 200 mètres par côté ; évaluation de la dépense à faire et choix de l'emplacement.

    AD Gironde. 5 M 77. Département de la Gironde, procès-verbal de la reconnaissance de l'emplacement du lazaret à construire sur la Gironde, 27 février 1822.

    Examen de l'emplacement adjacent à la chapelle de St Vincent ou Trompeloup, à droite du chenal dit de St Vincent qui reçoit les eaux du marais de Lafitte et du Breuil ; terrain susceptible d'être couvert par les eaux des fortes marées d'équinoxe ; installer l'enceinte du lazaret à 150m de distance du bord de la rivière, là où le terrain commence à s'élever en pente douce ; idem, l'enceinte doit être éloignée de 240 m du chenal de St Vincent ; terrain actuellement planté en vignes et autres natures de culture ; terrain évalué à 5000 frcs l'hectare soit pour les quatre hectares nécessaire 20.000 frcs ; Examen du terrain sur la rive gauche du chenal, après avoir traversé le chenal sur un pont éclusé à 600 m de distance de la rivière : éminence qui n'est point cultivée, couverte de bruyère de la nature des landes, à l'abri des inondations, éloignée de 300 m de la rive du fleuve, mais accessible par le chenal de St Vincent qui le borde et qui peut recevoir des embarcations de 30 tonneaux dans la partie inférieure à l'écluse. Cette position limitée au sud par le chenal de St Vincent est bordée des trois autres côtés par une grande étendue de terrains vacants en pâturage ; ces terres appartiennent à une communauté d'habitants de St Estèphe : l'indemnité pour la surface occupée par l'établissement du lazaret sera très peu considérable. En ce moment l'éminence est traversée diagonalement par un chemin qui conduit dans la prairie, mais il serait facile de changer ce chemin en le faisant contourner au-dessus de la butte à l'ouest ; ce chemin est d'ailleurs très peu fréquenté ; emplacement au nord du chenal préféré par la commission.

    AD Gironde. 5 M 77. Observations générales sur la construction du lazaret à St Vincent de Trompeloup, rive gauche de la Gironde, par l'ingénieur en chef au département de la Gironde, 4 mars 1822.

    Mode de construction qui doit être rapide ; constructions en murs de parpain, en pierre de Roque ; au lieu des bâtiments isolés au milieu des cours, on propose de construire des bâtiments adossés aux murs de clôture. Ces bâtiments seraient établis en forme de hangards supportés par des piles en maçonnerie, soit ouverts soit fermés. Puis on pourrait après un laps de temps remplacer successivement les hangards adossés aux murs par les bâtiments isolés au milieu des cours avec un système de construction plus monumental ; les matériaux serviraient aux nouvelles constructions, on laisserait subsister les murs de clôture (...). Le mur de clôture extérieur formant chemin de ronde pourrait être remplacé provisoirement par une palissade en planches ou par un large fossé qui formerait une bonne clôture ; dépense prévue pour l'installation du Lazaret : 130.000 frcs.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre au ministre de l'intérieur : présentation des projets de lazaret provisoire, 5 mars 1822.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du Ministère de l'Intérieur, administration générale des communes et des hospices (…), des établissements sanitaires au préfet concernant la construction d'un lazaret provisoire en bois à Trompeloup, mars 1822.

    Construction temporaire en bois préconisée dont la dépense serait peu considérable et dont les matériaux pourraient d'ailleurs servir en grande partie à la construction du lazaret définitif.

    AD Gironde. 5 M 77. Extrait des registres des arrêtés du sous-préfet : enquête de commodo et incommodo dans les villages de Mousset et d'Anseillan au sujet de la vente à l'Etat des terrains du Pey du Croc, 27 mars 1822.

    Terrain du Pey du Croc qui fait partie du territoire de la commune de St Estèphe, communal joui par les habitants de Mousset et d'Anseillan, commune de Pauillac.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835, Délibération relative à la question de propriété du tènement ou Pey-du-Croc pour l'installation d'un lazaret sur la plage de Trompe Loup, 1822/03/28.

    Ordonnance du Roi du 16 juillet 1821 ; Prétention des habitants des villages de Mousset et Anseillan (Pauillac), or ces parcelles figurent dans l'état de section de la commune de St Estèphe ; enquête pour établir les droits des habitants de St Estèphe sur ce terrain (notaire Me Roux).

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du Ministère de l'Intérieur, administration générale des communes et des hospices (…), des établissements sanitaires au préfet : approbation de l'emplacement et du projet proposés pour la construction du lazaret provisoire, 28 mars 1822.

    Préférence pour l'emplacement préconisé au nord du chenal et pour les plans de Poitevin, par rapport à ceux de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées. Observations de la commission sanitaire sur les plans de Poitevin auxquelles il doit se conformer : construction des murs d'enceinte et non de palissades provisoires ; faire de front les travaux de construction des bâtiments et les travaux relatifs au service des eaux.

    AD Gironde. 5 M 77. Lazaret provisoire à établir sur une éminence auprès du chenal de St Vincent, en aval de Pauillac sur la Gironde : devis et cahier des charges par Poitevin, 6 avril 1822.

    Ce lazaret sera enceint d'une muraille de 5m de hauteur et composé de baraques et des barrières en bois, suivant le plan et les détails ci-annexés. Les baraques seront en bois de sapin du nord , à l’exception de la couverture qui sera en planches de Christian ; état estimatif de la fourniture ; mention de l'autel au milieu du grand passage ; Cale de débarquement : projet non étudié ; Façons des baraques et barrières, y compris la fourniture des clous ; état estimatif des travaux de maçonnerie pour la construction du mur d'enceinte extérieure et des dés d'un mètre de hauteur sur lesquels les baraques doivent être établies ; estimation totale de la dépense : 200.000 frcs.

    AD Gironde. 5 M 77. Extrait des registres des arrêtés du Préfet de la Gironde décidant l'acquisition du terrain pour la construction rapide du lazaret provisoire, 12 avril 1822.

    AD Gironde. 5 M 77. Procès-verbal d'adjudication des travaux de construction d'un lazaret provisoire à Trompeloup près Pauillac, 15 avril 1822.

    Escarraguel pour les travaux de maçonnerie.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre au préfet de Lecoutre de Beauvais, directeur du lazaret : examen des travaux exécutés à Trompeloup, 18 avril 1822.

    Construction des murs d'enceinte ; matériaux et ouvriers en nombre suffisant ; bâtiment destiné à l'Administration est achevé (…) ; 71 maçons sur le chantier et 40 charpentiers.

    AD Gironde. 5 M 77. Rapport de Poitevin à Monsieur le Préfet de la Gironde sur la situation des travaux du lazaret de Trompeloup au 15 mai 1822, 17 mai 1822.

    Chaux et moellon n'arrivent que lentement et il n'y a sur le chantier que 29 maçons.

    AD Gironde. 5 M 77. Lazaret provisoire de Trompeloup : devis pour la couverture en tuile des baraques du lazaret provisoire de Trompeloup, dressé en exécution de la lettre de M. le Préfet adressée à l'architecte du département soussigné Poitevin, le 17 mars 1822, 21 mai 1822.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre de l'inspecteur Durand à M. le comte sur les travaux en cours au lazaret, 8 août 1822.

    Lenteur des travaux ; pb du manque de matériaux mais les bois sont arrivés ; la baraque de l'administration est terminée, les travaux nécessaires à la chapelle seront terminés demain ; les barrières qui séparent les quarantenaires sont finies, il reste encore à faire celles qui doivent séparer les magasins ; 5 baraques de gardien sont montées, celles destinées au commis aux écritures ne sont pas encore commencées (...) ; manque d'ouvriers ; espère que les travaux seront terminés à la fin du mois.

    AD Gironde. 5 M 77. Construction du lazaret : murs d'enceinte, s.d. [1822].

    Matériaux : planches de Nerva et de Christian.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre au sous-préfet concernant l'achat du terrain sur lequel est construit le lazaret, 26 juillet 1823.

    Revendication de propriété par la commune de St Estèphe et par les habitants de Mousset et Anseillan.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du Conseiller d'Etat de l'Administration générale (…) des établissements sanitaires au préfet concernant les observations relatives au projet de lazaret définitif de Trompeloup, 11 décembre 1823.

    L'intention du ministre a toujours été que les constructions provisoires élevées à Trompeloup fussent remplacées plus tard par un établissement complet et définitif mais les sommes considérables qu'exige la création de divers établissements de la même nature sur le littoral de la Manche et de l'océan et sur quelques autres points de la frontière d'Espagne lui imposant l'obligation d'en éviter la dépense en un certain nombre d'années ; ajournement de locaux définitifs envisagé mais nécessité en revanche de construire le bâtiment devant servir de caserne ou de corps de garde pour les douanes.

    AD Gironde, 4 N 236, État des travaux à exécuter au lazaret Marie-Thérèse, à Trompeloup, pendant l'exercice 1824, 29 décembre 1823.

    Projet de construction définitive s'élevant à 209097 f 28c.

    AD Gironde, 4 N 236, État des travaux et dépenses fait au lazaret provisoire Marie Thérèse à Trompeloup pendant l'exercice 1823, 29 décembre 1823.

    Chemin et débarcadère (pas finis) ; fournitures de lits, tables, câbles pour le sauvetage.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre au ministre de l'intérieur : discussion entre les deux communes de Pauillac et St Estèphe sur la propriété du terrain, 22 janvier 1824.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du conseiller d'Etat au préfet concernant les constructions projetées au lazaret et les observations du conseil supérieur de santé, 13 mars 1824.

    Construction de quatre pavillons, contenant chacun 16 lits ; le conseil demande une toute autre distribution pour les logements des quarantaines pour pouvoir accueillir plus de navires en quarantaine : 12 pavillons demandés mais plus petits avec un préau suffisant et pouvant recevoir jusqu'à 94 personnes mais provenant de 12 navires en quarantaine à la fois et sans communications entre ces divers quarantaines ; buanderie et infirmerie également à ajouter.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du préfet au procureur du roi concernant la propriété des terrains du lazaret revendiquée par les habitants d'Anseillan, 16 mars 1824.

    Procédure engagée concernant la propriété du terrain dit du Pey du Croc.

    AD Gironde. 5 M 77. Conseil supérieur de santé, projet de constructions définitives à faire au lazaret de Trompeloup sur la Gironde, 29 mai 1824.

    Projet de Poitevin : 4 pavillons trop importants et pas suffisants ; nécessité de construire 12 pavillons mais de plus petites dimensions pour recevoir un plus grand nombre de navires ; absence de buanderie et d'infirmerie ; auberge pas nécessaire mais cuisine et dépôt de provisoire ; indications données par le conseiller d'Etat, membre du conseil supérieur de santé.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du syndic des co-propriétaires du terrain du Lazaret au préfet, 6 juillet 1824.

    Droit de propriété de ces terrains qui repose sur une reconnaissance féodale en date du 24 juin 1747 laquelle en relate une antérieure du 17 octobre 1684 et un bail à fief du 3 janvier 1525 (…) ; fixation des limites des communes de Pauillac et St Estèphe faite en 1790 par les deux municipalités : le terrain était auparavant dans la commune de Pauillac et se trouva enclavé dans celle de St Estèphe ; en 1822, le maire de St Estèphe prétendit à la propriété de ce terrain ; le préfet demande l'envoi en possession provisoire du terrain, accordé par jugement du 18 avril 1822 ; les co-propriétaires des terrains attaquèrent ce jugement par voie d'opposition le 5 juillet 1822 ; contentieux.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Revendication des habitants de Mousset et Anseillan de la propriété du tènement du Pey du croc contre la commune de St Estèphe à l'effet de recevoir du gouvernement le prix de l'évaluation qui sera faite du terrain sur lequel le lazaret a été élevé, 29 juillet 1824.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre au sous-préfet par le maire? Cougouilhe, concernant l'acquisition par l'Etat du terrain du Pey du Croc et de l'expropriation pour cause d'utilité publique, août 1824.

    Contestation des habitants des villages de Mousset et Anseillan dès le 5 juillet 1822 ; un jugement du 4 août 1825, confirmé par un arrêt du 22 janvier 1827, déclara que la commune de St Estèphe n'avait aucun droit sur le susdit terrain ; estimation des terrains faites en juillet 1824, confirmée par un arrêt du 13 mars 1829 ; nouvelle estimation réalisée sur le droit de pâturage et de pacage.

    AD Gironde. 5 M 77. Rapport du directeur du lazaret au préfet sur les inconvénients de la distributions des appartements de la maison destinée à l'habitation de l'administration du lazaret, 24 décembre 1825.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du directeur du lazaret au préfet concernant la distribution des appartements du logement de l'administration du lazaret, 15 février 1826.

    Plans.

    AD Gironde. 5 M 77. Département de la Gironde, situation des travaux du lazaret Marie Thérèse au 2 mai 1826, par Poitevin, 2 mai 1827.

    Pluies presque continuelles qui ont régné depuis l'époque où l'on aurait pu reprendre les travaux ont considérablement nui à leur activité.

    AD Gironde. 5 M 77. Préfecture de la Gironde : état de situation des travaux faits jusqu'au 31 décembre 1827 pour la construction définitive du lazaret Marie-Thérèse par le sieur Lamarque sous la direction d'Alexandre Poitevin, architecte du département, 15 janvier 1828.

    Reconstruction du débarcadère au confluent du chenal St Vincent et d'une digue en pilots et palplanches pour éviter l'éboulement des terres ; fonds alloués en 1825 pour la construction définitive du lazaret ; idem en 1826 et 1827 ; coût des travaux : 343.670, 35 frcs.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis des travaux à faire pour la construction d'une caserne destinée à un poste de douaniers à Trompeloup, près Pauillac, par Poitevin, 16 mai 1828.

    Maçonnerie en pierre et moellons des carrières de la Roque et de Bourg ; vu et approuvé le 12 juin 1828.

    AD Gironde. 5 M 78. Procès-verbal d'adjudication des travaux de construction d'une caserne destinée à un poste de douaniers à Trompeloup près Pauillac, 25 août 1828.

    Escarraguel père.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Cession d'un terrain appartenant à la commune en avant du lazaret près du pont pour y construire une caserne propre à recevoir un poste de douanier, 16 septembre 1828.

    Le conseil municipal propose un autre emplacement à l'ouest et à la gauche du lazaret ; finalement 1ère proposition acceptée le 23 septembre 1828.

    AD Gironde, 4 N 236, État de situation des dépenses faites au 31 décembre 1828 pour la construction définitive du lazaret Marie-Thérèse sous la direction d'Alexandre Poitevin, architecte du département, par le sieur Lamarque, 1er janvier 1829.

    AD Gironde. 5 M 78. Reconnaissance des lieux et des travaux de construction de la caserne des douaniers par le directeur du lazaret, 23 mars 1829.

    Longueur de façade est-ouest de 22m22, profondeur nord-sud de 11m55, hauteur de 4m66, couverte de tuiles creuses en forme de pavillon ; vestibule, 3 chambres, cuisine, petit chai, 2 lieux d'aisance à part.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du sous-préfet au maire de Pauillac concernant la valeur du terrain occupé par le lazaret, 5 septembre 1829.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1823-1831, Arrêté du préfet daté du 6 de ce mois concernant le mouillage le plus propice devant le lazaret Marie Thérèse de manière à ce qu'il y ait sûreté pour les bâtiments en quarantaine et garantie suffisante de l'observation du règlement sanitaire, 19 novembre 1829.

    Le mouillage doit partir du chenal neuf jusqu'à celui de Padarnac ; le meilleur mouillage se trouvant entre la chapelle de Trompeloup et le chenal de Padarnac.

    AD Gironde. 5 M 80. Lettre de la commission syndicale des marais de Lafitte, German et du Breuil au préfet concernant le port de St Vincent, s.d..

    Port devenu inaccessible depuis l'installation du lazaret ; doivent se reporter sur celui de St Estèphe, en mauvais état ; demandent en compensation l'établissement d'un nouveau port avec une écluse à l'embouchure du grand chenal de ceinture établi par la commission au nord du marais pour le dessèchement.

    AD Gironde. 5 M 80. Commission syndicale du Marais de Lafite, German et du Breuil : nouvelle réclamation pour un port en remplacement de celui de St Vincent pris par le Gouvernement, 6 mai 1830.

    AD Gironde. 5 M 81. Inventaire général des meubles et effets appartenant au lazaret de Trompeloup, 20 janvier 1831.

    Indication du mobilier de la chapelle.

    AD Gironde. 5 M 80. Ponts et Chaussées, Avis de l'ingénieur ordinaire soussigné, A. Deschamps, sur les moyens à prendre pour prévenir la chute des murs d'enceinte du lazaret de Trompeloup qui sont frappés par les courants du chenal de St Vincent, 17 février 1831.

    Le chenal de St Vincent qui avait été primitivement ouvert en ligne droite près de son embouchure présente maintenant dans cette partie de nombreuses sinuosités produites par des variations continuelles dans la direction des courants (…). On pourrait prévenir ces effets en ayant soin de relever les éboulements et de curer annuellement le canal pour le débarrasser de tous les obstacles qui existent dans son lit et c'est probablement à ce défaut d'entretien que l'on doit attribuer les dégradations produites par les eaux du chenal de St Vincent près des murs du lazaret de Trompeloup. Les éboulements s'étendent maintenant jusqu'à moins de 10 m de cet édifice, et une digue en bois qui avait été construite il y a 5 ou 6 ans pour le protéger se trouve maintenant contourné par les eaux et déjà en partie détruite. Solution préconisée : rectifier le cours des eaux en leur ouvrant un nouveau lit et de le curer annuellement et de prévenir par des clayonnages et de piquetages les éboulements dans les talus et tout changement dans la direction primitive du courant.

    AD Gironde. 5 M 78. Rapport de la commission chargée de l'examen des projets des nouveaux magasins et d'un débarcadère au lazaret de Trompeloup, 9 septembre 1831.

    Magasins destinés à recevoir les marchandises placées sous le régime de la patente brute ; frais considérables pour traverser près de 300 mètres d'un chemin que la mauvaise saison va rendre impraticable ; autre destination à donner aux anciens magasins exposés au vent ; préférence donnée au 3e projet d'A. Thiac : un seul magasin divisé en 7 parties par des murs épais ; mur d'enceinte indispensable ; pour que les marchandises soient ventilées, le magasin ne sera clos que par des persiennes ; débarcadère qui conduit à ce magasin : 40m de long sur 6,66m ; Plan.

    AD Gironde. 5 M 78. Lazaret de Trompeloup, débarcadère, devis, 2e projet (exécuté), par l'architecte du département A. Thiac, 28 septembre 1831.

    Devis dressé conformément à la lettre de l'Intendance sanitaire en date du 9 août 1831 et suivant les indications et dimensions données par le lieutenant de port de Pauillac ; bois de sapin du nord, bous de pin du pays pour les pilotis ; 96 pilotis prévus ; montant de la dépense : 12.487, 86 frcs ; Plan de Thiac.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis, par A. Thiac, architecte du département, des travaux à faire pour la construction d'un magasin destiné au dépôt des marchandises apportées par les navires soumis à des quarantaines de rigueur, dressé conformément à la lettre du 9 août 1831 et suivant les indications données par l'intendance sanitaire, 28 septembre 1831.

    Plans de Thiac.

    AD Gironde. 5 M 78. Procès-verbal d'adjudication des travaux de construction d'un débarcadère et de nouveaux magasins, 12 janvier 1832.

    Escarraguel père.

    AD Gironde. 5 M 81. Engagement d'Escarraguel fils aîné pour confectionner les tentes portatives destinées au service sanitaire, 14 février 1832.

    AD Gironde. 5 M 80. Ponts et Chaussées, rapport de l'ingénieur A. Deschamps à l'appui du projet d'ouverture d'une portion de canal et de construction d'une écluse au nord du lazaret de Trompeloup, 25 mars 1832.

    Le chenal de St Vincent situé sur la rive gauche de la Gironde reçoit et conduit dans ce fleuve les eaux du marais du Breuil et de Lafitte. Une écluse à vanne placée à 700m environ du rivage empêche l'introduction des eaux de la marée. Toute la partie du chenal situé au-dessous de l'écluse servait autrefois de port aux communes de Pauillac, St Estèphe, Cissac et Vertheuil et de refuge aux embarcations surprises par la tempête ; mais depuis l'établissement du lazaret sur la butte de Trompeloup près de l'embouchure du chenal, l'entrée en est interdite et les bateaux employés à l'exportation des produits de cette contrée se trouvent privés de ce moyen d'accès. Les communes intéressées et la commission syndicale des marais ont demandé l'ouverture d'un nouveau port au remplacement de celui qui leur a été enlevé et dont elles jouissaient depuis un temps immémorial. Si la justice veut que l'on accueille favorablement une pareille demande, d'autres motifs tendent aussi à démontrer la nécessité d'ouvrir un nouveau canal au nord du lazaret. Etat actuel des marais du Breuil et de Lafite : deux canaux de ceinture et un canal central liés entre deux par des fossés plus ou moins larges servent au dessèchement des marais du Breuil et de Lafite. Toutes les eaux vont se réunir dans un seul et même canal dit chenal de St Vincent situé au-dessous de la route départementale de Pauillac à Lesparre (...). En 1825 ou 1823?, la compagnie des marais et les communes voisines désirant augmenter le nombre de voies d’écoulement afin d'assainir le pays et sentant surtout la nécessité de remplacer le port dont elles étaient privées, se décidèrent à faire prolonger à leurs frais le canal de ceinture situé au nord du marais ; elles établirent un pont en maçonnerie sur ce canal et une écluse avec vanne d'ebe? et portes de flot. Ces ouvrages qui ont été probablement dirigés par des personnes peu versées dans ces sortes d'entreprises n'ont point répondu à l'attente des propriétaires. le radier de l'écluse étant établi à 4m02 au-dessus des basses eaux de la Gironde, tandis que le fond du canal se trouve en amont à 3m30, une tranche d'eau reste stagnante et comme souvent en été la marée ne s'élève pas à plus de 3,50m à 4m au-dessus de l'étiage, il en résulte qu'il est impossible de renouveler ou rafraîchir cette eau pendant des mois entiers à l'époque des plus grandes chaleurs. La position de l'écluse a été mal choisie, elle devait être placée beaucoup plus près du fleuve car la chute de 1m de hauteur d'eau au plus que l'on pouvait obtenir au moyen de la vanne placée conte le pont, étant évidemment insuffisante pour enlever les dépôts qui se forment dans une portion du canal de 6 à 700 m de longueur humectée chaque jour par les eaux vaseuses de la Gironde. Le canal ouvert au nord du lazaret de Trompeloup par les soins de la commission syndicale des marais du Breuil et de Lafite devait donc être obstrué en peu de temps. C'est en effet ce qui est arrivé ; les portes de flot sont maintenant retenues en aval par un dépôt de vases qui s'élève à près de 1m de hauteur au-dessus du radier et elles ne peuvent plus fonctionner. Le fond du canal situé au-dessous de l'écluse et qui devait servir de port n'étant point débarrassé, par des chasses journalières, des dépôts qui s'y forment, s'exhausse de plus en plus et sera bientôt au niveau du rivage. Aussi disparaitront successivement la majeure partie des travaux exécutés par la compagnie sans qu'il en soit résulté le moindre avantage pour l'amélioration du marais et l'assainissement de la contrée. Le canal de St Vincent est donc encore dans l'état présent des choses, la seule voie d'écoulement qui puisse servir au dessèchement, mais elle est insuffisante à cause de l'irrégularité de son cours particulièrement au-dessous de l'écluse. Par cette cause et celles que nous venons d'indiquer, il existe constamment pendant l'été au fond de ce canal de ceux de ceinture et de tous les fossés qui les unissent, une tranche d'eau croupissante qui produit des exhalaisons pestilentielles et occasionne chaque année des maladies au lazaret et dans les communes voisines. Le radier de l'écluse placé sur le chenal de St Vincent a été établi à 2m40 au-dessus des basses eaux de la Gironde ; cette hauteur n'est pas trop considérable puisque les terrains les plus bas du marais sont à 5m au moins au-dessus du même niveau ; mais cette écluse comme celle construite par la commission syndicale a l'inconvénient de se trouver à une trop grande distance du fleuve. Les dépôts limoneux qui se forment dans la partie du canal situé en aval et les éboulements qui ont lieu sur les talus lorsque la marée qui les a humectés se retire, occasionnent de nombreuses sinuosités qui doivent nécessairement nuire beaucoup à l'écoulement des eaux. D'un autre côté pour déblayer un chenal aussi tortueux il faut y établir chaque jour un fort courant qui contribue encore à augmenter les dégradations sur les talus. Par suite des changements survenus dans le cours naturel et primitif des eaux, le courant passe depuis quelques années près de l'angle sud-est des murs d'enceinte du lazaret et y occasionne de grands éboulements. Un revêtement en charpente avait été établi pour les arrêter mais cet ouvrage vient d'être contourné et détruit en grande partie, de sorte que la chute de l'angle attaquée des murailles est imminente si on ne s'empresse de changer la direction du cours actuel des eaux. Solution préconisée : ouvrir un nouveau canal au nord du lazaret, à peu près dans le prolongement du canal du centre des marais (...) ; l'écluse serait placée à 100m de la laisse des hautes eaux dans l'intérieur des terres ; toute la partie du canal située en aval jusqu'au lit du fleuve servirait de port et de refuge pour les embarcations. On établirait près de l'écluse un terre-plein élevé au-dessus des plus hautes eaux qui servirait au dépôt des marchandises. Les communications par terre auraient lieu par une levée qui existe déjà en partie sur le bord de la gironde et du canal du nord jusqu'au pont construit par la commission et les communes à l'extrémité d'un chemin vicinal (...).

    AD Gironde. 5 M 80. Lettre de l'ingénieur en chef des Pont et Chaussées, Billaudel, au préfet à propos du projet de nouveau canal à ouvrir au nord du lazaret de Trompeloup pour le dessèchement des marais du Breuil et de Lafite, 5 avril 1832.

    Trois directions possibles.

    AD Gironde. 5 M 80. Commission syndicale du Marais de Lafite, German et du Breuil : concernant projet de canal dans l'intérieur des marais de Lafite, à leur extrémité, 22 juillet 1832.

    Validation des plans des ingénieurs Billaudel et Deschamps pour le tracé du nouveau chenal ; 3 options pour la direction à donner au canal du centre ; préférence pour le tracé le plus direct ; convient pour l'établissement du port qu'ils réclament depuis si longtemps.

    AD Gironde. 5 M 80. Lettre du ministre secrétaire d'Etat au Département du Commerce et des Travaux Publics au préfet concernant le projet d'un nouveau chenal destiné à l'assainissement du lazaret, 28 janvier 1833.

    Compris avec, écluse, pont pour remettre la rive gauche en communication avec le pont situé sur le canal St Vincent au sud-ouest du lazaret et renforcement des berges.

    AD Gironde. 5 M 80. Rapport de l'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées A. Deschamps à l'appui su second projet de canal de dessèchement à ouvrir au nord du lazaret de Trompeloup, 10 juin 1833.

    La commission syndicale demande que le canal de dessèchement dont le projet a été approuvé par M. le Ministre soit rendu navigable pour le libre passage des bateaux : augmentation de l'ouverture de l'écluse et des deux ponts prévus ; projet qui doit être adapté et évalué par l'ingénieur ordinaire ; commission syndicale des marais qui doit participer financièrement pour ces modifications.

    AD Gironde. 5 M 80. Déclaration des propriétaires sur les propriétés desquels doit passer le chenal, concernant le tracé de ce chenal que l'on propose de faire au nord du lazaret, 30 juillet 1833.

    Jean-Baptiste Pierre, conducteur des Ponts et Chaussées ; estimation du prix pour les terrains : 3460 frcs l'hectare.

    AD Gironde. 5 M 78. Reconnaissance par A. Thiac, architecte du département, des travaux exécutés au lazaret pour la construction d'un débarcadère et de nouveaux magasins par le sieur Escarraguel père en vertu de l'adjudication qui lui fut consentie le 12 janvier 1832, 24 août 1833.

    AD Gironde. 5 M 80. Rapport de l'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées A. Deschamps que les changements qu'il convient d'apporter au projet du canal et de l'écluse de Trompeloup, 30 mai 1834.

    Eboulements qui se sont manifestés dans les fouilles du canal de Trompeloup, particulièrement dans l'endroit où l'écluse doit être établie ; travaux nécessaires pour assurer les fondations de l'écluse.

    AD Gironde. 5 M 77. Ordonnance du Roi Louis-Philippe instaurant l'ouverture du lazaret de Trompeloup aux navires provenant des échelles du levant et des côtes de la Barbarie, sur les deux mers, 11 septembre 1834.

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre donnant connaissance d'une ordonnance du Roi en date du 4 avril qui supprime la quarantaine d'observation, imposée jusqu'ici aux provenances des états unis d'Amérique, en patente nette, par application de l'art. 32 et 33 de l'ordonnance du 7 août 1822, 13 avril 1835.

    Concernant les balles de coton provenant de Louisiane ; disposition étendue aux arrivages des Antilles (ordonnance du 11 juin 1835).

    AD Gironde. 5 M 77. Lettre du directeur du lazaret, Casimir Barthez aux membres de l'Intendance sanitaire, concernant la contenance des terrains du lazaret, 9 décembre 1836.

    Question de la contenance discutée par rapport à l'indemnité réclamée par les ayant-droits : réclament 18ha en plus.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du directeur du lazaret à l'architecte concernant les travaux en cours au lazaret, 12 mai 1837.

    Travaux qui sont loin d'être terminés : les portes du parloir ne sont pas en place, les grilles ne sont ni peintes, ni assujetties, la chaussée pour joindre le débarcadère n'est pas commencée et les approches en sont impraticables ; le fossé, l'écluse sont achevés, le premier depuis un an mais la porte n'est pas encore en place, il en résulte envasement et éboulement ce qui n'aurait pas eu lieu si ce travail avait été terminé en temps utile.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du directeur du lazaret aux membres de l'Intendance sanitaire concernant la couverture en plomb de la chapelle, le réservoir et les tuyaux qui portent l'eau de la pompe dans les pavillons, 29 mars 1838.

    Toiture en plomb percée de petits trous provenant des vers de la charpente ; modifier la couverture (cuivre, ardoise, carton enduit?).

    AD Gironde. 5 M 78. Devis des travaux à faire au lazaret de Trompeloup pour le changement du système hydraulique, 14 août 1838.

    Conduits en plomb, pompes aspirantes : l'une sera mue au moyen d'une machine à vent ; comble de la chapelle : actuellement couvert en plomb, sera recouvert en feuilles de zinc.

    AD Gironde. 5 M 78. Adjudication de divers travaux à faire au lazaret soit aux bâtiments soit pour la réparation d'une chaussée ou chemin de communication entre le débarcadère et la partie intérieure de l'établissement suivant le projet dressé par M. l’architecte du département sous les dates des 9 août et 1er octobre dernier s'élevant en totalité à la somme de 6.484 frcs, 8 novembre 1838.

    Escarraguel père.

    AD Gironde. 5 M 78. Adjudication des travaux de plomberie à exécuter au lazaret de Trompeloup conformément au cahier des charges dressé par l'architecte du département le 14 août dernier + restaurer la couverture de la chapelle, 8 novembre 1838.

    Morel, Courtarie et Cie.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis des travaux à faire pour l'établissement de deux bassins construits en bois de chêne et garnis de plomb laminé, 6 mai 1839.

    Bassin de 1m50 de hauteur sur 1m15 de largeur, construction d'une petite charpente en bois du pays recouverte de zinc.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du directeur du lazaret aux membres de l'Intendance sanitaire pour demander l'ouverture d'une porte dans la façade est du mur d'enceinte pour que les vivres et les charrettes puissent arriver sur la prairie en passant par le chemin de ronde et sans traverser l'établissement, 17 mai 1839.

    AD Gironde. 5 M 78. Reconnaissance générale par A. Thiac des travaux exécutés par le sieur Escarraguel pour l'appropriation des bâtiments en vertu du marché qui lui a été consenti le 8 novembre 1838, 18 avril 1840.

    Travaux de maçonnerie aux pavillons des quarantenaires n°1, 3, 4, réfection des cheminées, des croisées, des murs, etc ; travaux de terrasse, clôture de la prairie, angle sud du mur d'enceinte ; élargissement du chenal, établissement de pieux autour de l'écluse, réparation de la chaussée servant de communication entre le débarcadère et le lazaret ; réparation des toitures, travaux de carrelage et de menuiserie, de serrurerie et de peinture ; construction d'une citerne : pour conduire les eaux de l'évier dans la citerne, il a été construit un canal en pierre de Bourg en place d'un conduit en plomb ; montant général des travaux : 6689,21 frcs.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre de Escarraguel père, au préfet concernant les réparations faites au lazaret et achevées, 16 août 1840.

    AD Gironde. 5 M 78. Reconnaissance, par A. Thiac, des travaux exécutés au lazaret de Trompeloup pour le changement de système hydraulique de cet établissement par les sieurs Morel, Courtarrie et Cie en vertu du marché qui leur a été consenti le 8 novembre 1838, 10 septembre 1840.

    Moulin qui fait fonctionner l'une des pompes, couverture en zinc surmontée d'une girouette ; combles de la chapelle et couverture en zinc ; construction de deux bassins.

    AD Gironde. 5 M 78. Rapport à l'Intendance sur les réparations des bâtiments du lazaret, s.d. [1840?].

    Devis présenté le 28 mars 1838 par A. Thiac ; nouveau devis demandé avec travaux omis dans l'ancien devis (travaux de terrassement, réparation de toitures, construction d'une citerne et autres travaux) ; travaux de terrassement qui consistent à faire des travaux à l'ancien chenal, à l'angle sud-est de ce chenal servant de clôture au lazaret, travaux à faire à l'écluse construite en 1836 par suite de l'éboulement de terres, etc.

    AD Gironde. 5 M 78. Délimitation des terrains restant au service sanitaire, procès verbal, A. Thiac, s.d..

    Délimitation de la clôture du nouveau lazaret suivant les lignes rouges du plan ci-joint qui renfermeraient le grand magasin, les bâtiments de la consigne et le nouveau cimetière ; l'enceinte en bois serait par conséquent établie à 15m du mur de clôture du magasin pour se prolonger parallèlement au dit mur jusqu'à la rencontre des perpendiculaires AB-CD portées à 10m des pavillons EF.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre de l'inspecteur du lazaret aux membres de l'Intendance sanitaire, 6 octobre 1841.

    Réparation de l'arceau du pavillon n°7 : pavillon qui fléchit en plusieurs endroits ; vices de constructions pour l'ensemble des constructions du lazaret : fondations reposant sur l'argile ; demande une visite de l'architecte Thiac.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis estimatif des travaux divers de réparations à exécuter dans le lazaret de Trompeloup (mur de clôture, bâtiments, lavoir, débarcadère), A. Thiac, 30 octobre 1841.

    AD Gironde. 5 M 78. Reconnaissance par A. Thiac, des travaux exécutés par le sieur Danjou entrepreneur en continuation du marché qui lui a été consenti le 7 juillet 1842, 6 octobre 1843.

    Concernent le bureau de déclaration et de santé, le grand magasin, le grand mur d'enceinte, réparation des grilles de bois de chêne, lavoir, restaurant, etc.

    AD Gironde. 5 M 80. Lettre de l'inspecteur du lazaret au directeur : observations sur le chenal St Vincent, 1er juin 1846.

    Depuis que ce chenal a été reporté au nord du lazaret, l'ancien lit situé au sud ne reçoit plus que quelques infiltrations qui le tiennent à l'état de fossé ; peu à peu comblé par les vases déposées lors des marées ; mention des quarantaines qui sont à la veille d'être sinon totalement supprimées au moins singulièrement modifiées.

    AD Gironde. 5 M 80. Lettre du directeur du lazaret aux membres de l'Intendance sanitaire, 18 juillet 1846.

    A cette époque reculée, il existait un moulin à eau à l'embouchure du chenal et tout au près de la chapelle de Trompeloup. Son lit était assez large et assez profond dans cette partie pour permettre aux chaloupes de remonter jusqu'au point qui relie le chemin de Mousset à celui qui conduit sur le bord du fleuve, en traversant le Jonqua et les prairies avoisinantes et qui se trouve actuellement occupé par le pont de la Douane ; chenal alors unique mais insuffisant : on creusa plus tard un second chenal du côté de Marbuset auquel on donna le nom de Chenal Neuf ; mais ce nouveau chenal se combla peu à peu et depuis de longues années il n'existe plus ; le chenal de St Vincent redevient l'unique chenal, à l'époque où le lazaret est construit ; cours qui avait été dévié car chenal non entretenu (vestiges de fondations du moulin à eau et d'une embarcation retrouvés à quelque distance du chenal sur les possessions de Lafite) ; mais les chaloupes pouvaient encore remonter le chenal jusqu'au pont de la douane ; partie du chenal redressée par Poitevin pour préserver l'angle sud-est du lazaret ; mais entretien insuffisant donc éboulements ; solution de creuser un nouveau canal au nord du lazaret ; nécessité de conserver le chenal de St Vincent pour l'écoulement des eaux venant des villages de Pauillac (Mousset, Anseillan...) ; le poste de la douane de Trompeloup situé sur le bord de l'ancien chenal de St Vincent réduit à l'état bourbeux et toujours entouré d'une eau croupissante, a fait des malades dans toutes les saisons de l'année.

    AD Gironde. 5 M 80. Rapport de l'ingénieur ordinaire des Ponts et Chaussées, sur le curage du chenal de St Vincent et sur les contestations relatives à ce curage, 6 mars 1847.

    Maladies et fièvres en Médoc ; état d'encombrement et de dégradation dans lequel on laisse dépérir l'ancien chenal de St Vincent.

    AD Gironde. 5 M 80. Rapport de l'ingénieur en chef concernant la contestation entre le syndicat des marais de Lafite et du Breuil et le lazaret de Trompeloup au sujet du curage de l'ancien chenal de St Vincent, 26 août 1849.

    Rappel de l'historique ; une fois le nouveau chenal créé au nord du lazaret, celui de St Vincent cessa d'être curé et entretenu par la commission syndicale et le mauvais état dans lequel il a été laissé depuis cette époque a souvent provoqué les plaintes de l'intendance sanitaire du lazaret de Trompeloup ; ce chenal est aujourd'hui presqu'entièrement comblé par les vases que les eaux bourbeuses de la Gironde y ont déposées ; des exhalaisons malsaines s'y développent pendant les chaleurs de l'été. Les habitants du lazaret en éprouvent la funeste influence ; de là les plaintes nombreuses de l'intendance sanitaire. Décision : le curage de l'ancien chenal de St Vincent doit être effectué par les propriétaires riverains et l'administration sanitaire du lazaret doit être tenue de faire ce curage à moitié frais avec les propriétaires de la rive opposée dans toute la partie du cours d'eau qui sert de limite aux dépendances de cet établissement.

    AD Gironde. 5 M 80. Rapport de l'ingénieur Ordinaire des Ponts et Chaussées sur les contestations relative au curage du chenal de St Vincent, entre le directeur du lazaret de Trompeloup et le syndicat du marais de Lafitte, German et le Breuil, 24 mai 1849.

    Rappel de l'historique et des divergences entre le lazaret et le syndicat du marais ; le régisseur du domaine de Lafitte a comblé une partie de l'ancien chenal, BE et ouvert un fossé BA de communication perpendiculaire au chenal du centre, mais qui est fermé à son extrémité A ; la partie CD de l'ancien chenal, beaucoup trop large pour le débouché des eaux qui y passent maintenant tend à se combler lentement par les vases apportées par les eaux de flot. Plan.

    AC Pauillac, Registre de délibérations 1848-1861, Projet de réutilisation des bâtiments du lazaret, 9 juin 1851.

    Par suite de la suppression du lazaret de Trompeloup, ce vaste local garni de 8 pavillons et d'un bâtiment considérable entouré de murs élevés se trouve sans emploi, ainsi que la vaste prairie qui existe entre cet établissement et la rivière ; proposition d'établir un dépôt de remonte, à cause de la proximité du Bas-Médoc, contrée qui fournit d'excellents chevaux à la cavalerie, à cause de la disposition bien entendue des bâtiments pour y pratiquer des écuries, à cause de la bonté et de l'abondance des eaux bien que le terrain soit très élevé, à cause des pacages situés au bas de l'établissement dans une vaste et excellente praire, à cause de la proximité de la rivière.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du ministre de l'agriculture et du commerce au préfet : remise du lazaret au domaine et appropriation d'une partie de ce lazaret au nouveau service, demande de devis et renvoi de pièces, 30 août 1851.

    AM Saint-Estèphe, Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862, Délibération relative au communal du lazaret, 1853/12/18.

    A l'époque où le gouvernement s'empara d'une partie du communal pour la construction du lazaret, les habitants de Mousset et Anseillan constitués par titre usufruitiers de communal demandèrent et obtinrent une indemnité.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour approprier au logement des quarantenaires le magasin construit sur le bord de l'eau, par l'architecte du département, A. Thiac, octobre 1855.

    5 arceaux sur les grandes arcades du magasin seront fermés.

    AD Gironde. 5 M 78. Décret de Napoléon III sur la réaffectation au service du lazaret de Trompeloup les terrains et constructions ayant fait partie des objets remis au domaine en 1851 et qui sont indiqués par la teinte rose et les lettres G, H, I, J, P sur le plan ; les immeubles A, B, C, D et K, L, M, N teintés en jaune au même plan seront remis au Domaine, 22 avril 1857.

    AD Gironde. 5 M 78. Procès-verbal de remise de domaines entre MM. Barthez directeur de la Santé et Normand, receveur des domaines intérimaire, 2 juin 1857.

    Vu le décret du 22 avril 1857 qui ordonne le réaffectation au service du lazaret de Trompeloup des terrains et constructions situés sur le bord du fleuve précédemment remis à l'administration des domaines en exécution du décret du 10 février 1850 et le retour du domaine des terrains et bâtiments réservés en 1851 pour les besoins du service sanitaire : les terrains et constructions qui doivent demeurer affectés au service du lazaret de Trompeloup en vertu du décret ci-dessus consistent dans un emplacement entouré d'une palissade en bois et renfermant un corps de bâtiment originairement destinés à servir de magasins pour le dépôt des marchandises. Cet emplacement est situé au milieu d'une vaste prairie et limité par le fleuve du côté de l'est (...). L'accès des lieux est difficile, il n'y a pas de porte pratiquée à la clôture en bois pour permettre de pénétrer à l'intérieur ; on y arrive par une chaussée qui traverse la prairie et passant dans l'intérieur du local, marque d'une teinte grise sur le plan, va rejoindre le chemin public qui conduit à Mousset. La clôture de l'emplacement n'est pas complète, la palissade en bois qui en tient lieu n'a jamais été terminée, elle est en assez mauvais état, une partie est renversée sur le sol, l'autre menace de tomber (...). A l'intérieur, il n'y a pas d'eau potable, il faut l'aller chercher dans la partie du lazaret déjà remise au domaine en 1851 et marquée d'une teinte grise sur le plan (...). Nous avons reconnu que les immeubles qui doivent faire retour au domaine sont dans un assez bon état de conservation (teinte jaune sur le plan) : deux pavillons enclos de murs et portant les n°3 et 4, 2 magasins, également entourés de murs qui en dépendent, un logement destiné au portier de l'est, le tout situé dans l'enceinte murée déjà remise au domaine en 1851, et enfin un cimetière entouré de murs situé dans la partie nord de la prairie.

    AD Gironde. 5 Z 73. Lettre du préfet au sous-préfet sur le projet de déplacer le lazaret de Trompeloup, 15 janvier 1858.

    A Padarnac sur des terrains communaux.

    AD Gironde. 5 Z 73. Lettre du préfet au sous-préfet à propos des études réalisées par M. Bonnore pour la construction d'un nouveau lazaret, 13 juillet 1858.

    AD Gironde, 5 Z 168, Lettre du préfet au sous-préfet : vente aux enchères publiques des herbes existant sur les prairies du lazaret et de l'ancienne batterie de Trompeloup, 18 mai 1865.

    AD Gironde. 5 M 78. Procès-verbal de remise à l'administration des Domaines de l'ancienne chapelle de Trompeloup avec le terrain y attenant et le chemin d'accès, 9 avril 1873.

    Nous sommes transportés à l'ancienne chapelle de Trompeloup où étant nous avons reconnu de concert les limites des terrains occupés par cette ancienne chapelle avec le terrain y attenant et le chemin d'accès qui étaient affectés au service des phares par un décret du 1er février 1865 et qui sont devenus inutiles à ce service ; ancienne chapelle dépendant autrefois de la batterie de Trompeloup + prairie ; ancienne chapelle sur laquelle avait été établi un phare.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre de l'ingénieur en chef des Ponts et Chaussées au préfet adressant le procès-verbal de la remise à l'administration des Domaines de l'ancienne chapelle de Trompeloup faite par M.B. Pierre, conducteur des Ponts et Chaussées, conformément à l'arrêté préfectoral du 17 mars 1873, 16 avril 1873.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour restaurer le pavillon de l'administration et y apporter quelques modifications, par A. Labbé, architecte départemental, 19 juillet 1873.

    AD Gironde. 5 M 78. Ponts et Chaussées, établissement d'un débarcadère au lazaret de Trompeloup, projet, détail estimatif des travaux, par l'ingénieur ordinaire Baumgartner, 8 janvier 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire un magasin dans la partie nord-ouest du lazaret, par l'architecte du département, A. Labbé, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour agrandir un pavillon de quarantenaires dans les enclos 1 et 2, par l'architecte du département, A. Labbé, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire une nouvelle buanderie, par l'architecte du département, A. Labbé, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour exécuter les murs de clôture intérieurs et extérieurs, par l'architecte du département, A. Labbé, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire une maison d'habitation pour gardes titulaires, par l'architecte du département, A. Labbé, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire un restaurant dans la partie triangulaire sud-ouest du lazaret, par l'architecte du département, A. Labbé, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire un pavillon pour passagers de 3e classe, par A. Labbé, architecte départemental, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire un pavillon pour passagers de 1ère classe, par A. Labbé, architecte départemental, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour construire un pavillon en bois, par A. Labbé, architecte départemental, 30 juin 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Lettre du service sanitaire au préfet concernant l'agrandissement du lazaret de Trompeloup, 15 septembre 1875.

    Partie sud du lazaret agrandie : grand emplacement triangulaire situé en dehors de l'enceinte actuelle, deux grands bâtiments pour quarantenaires de 1ère et 2e classes donnant ensemble 128 places ; un autre bâtiment plus petit pour 32 quarantenaires, un bâtiment pour restaurant, un château d'eau pour la distribution de l'eau dans la partie sud du lazaret, enceinte n°1 agrandie, un grand bâtiment pour 48 quarantenaires de 1ère et 2e classes, un chalet pour 48 quarantenaires de 1ère classe, enceinte n°2 et 5 agrandies ; partie nord du lazaret : enceinte du lavoir, enceinte n°3, enceinte nord-ouest. Total : 1.070.000 frcs + acquisition des terrains nécessaires ; l'ensemble de ces travaux procurerait 548 places nouvelles ; les bâtiments actuels ainsi que les baraques récemment élevées donnent 244 places ; les tentes permettent de porter ce nombre à 344 : les 548 places nouvelles assureraient ainsi un total de 892 places ; développement considérable pas nécessaire ; projet divisé en deux phases ; acquisition des terrains.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour exécuter les murs de clôture, par l'architecte du département, A. Labbé, 15 novembre 1875.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis des travaux à exécuter pour l'installation du château d'eau avec pompe à manège, des conduites hydrauliques, des anglaises et lavabos, d'une citerne et d'un bassin d'alimentation des bains par l'eau de rivière, par l'architecte du département, A. Labbé, 15 novembre 1875.

    Creusement d'un puits de 11m de profondeur et de 2m de diamètre intérieur, construit en pierre de la Roque ou de petit Bourg, socle de la tourelle de 1m de hauteur en pierre de gros bourg, construction de la tourelle en pierre de petit Bourg, couverture en pierre dure au niveau du sol du puits avec regard, construction d'un aqueduc pour loger l'arbre de couche du manège, construction du pavillon pour renfermer le bassin, couverture conique en zinc, pompe, manège en fonte.

    AD Gironde. 5 M 79. Décret du Président de la République : déclaration d'utilité publique l'agrandissement du lazaret de Trompeloup, 8 février 1876.

    L'administration est autorisée à faire l'acquisition des terrains nécessaires.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour l'appropriation des salles de bains et la consolidation du bâtiment qui les renferme, par l'architecte du département, A. Labbé, 17 juin 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour agrandir et approprier le parloir, par l'architecte du département, A. Labbé, 17 juin 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour doubler les cabinets d'aisance des enclos 1, 2, 3 et 4, et approprier ceux qui existent, par l'architecte du département, A. Labbé, 17 juin 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis de la dépense à faire pour consolider les planchers du premier étage du bâtiment de l'administration, par l'architecte du département, A. Labbé, 21 septembre 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour améliorer le grand réfectoire du côté nord pour 1ère classe, par l'architecte du département, A. Labbé, 31 octobre 1876.

    Le bâtiment dont il s'agit est celui qui a été récemment construit entre les enclos 3 et 4 pour dortoir de 32 lits pour passagers de 3e classe.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis de la dépense à faire pour compléter l'infirmerie du bord du fleuve en y organisant un logement de gardien et une chambre de sûreté, par l'architecte du département, A. Labbé, 31 octobre 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis de la dépense à faire pour compléter la reconstruction totale de la grille formant la clôture ouest de la cour centrale, par l'architecte du département, A. Labbé, 31 octobre 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Devis estimatif de la dépense à faire pour restaurer les pavillons des enclos, 4, 3 et 5, par l'architecte du département, A. Labbé, 15 novembre 1876.

    AD Gironde. 5 M 79. Remplacement des portails des enclos, exposé, A. Labbé, 3 février 1877.

    Dans son état précédent chacun des enclos du lazaret ne possédait qu'une entrée donnant sur la grande cour centrale ; les portails nouveaux seront à deux vantaux seulement.

    AD Gironde. 5 M 79. Lettre du ministre de l’agriculture et du commerce au préfet sur la situation des travaux à Trompeloup en 1876, 21 février 1877.

    L'architecte doit fournir les dépenses pour l'année 1876 et ne l'a toujours pas fait ; menace de remplacer Labbé par un autre architecte.

    AD Gironde. 5 M 79. Lazaret : agrandissement et restauration, mémoire des travaux de terrassement et de maçonnerie exécutés sous la direction de M. A. Labbé, architecte du gouvernement par J. Bonnamy et Chaumont, entrepreneurs de travaux publics, demeurant à Bordeaux, rue Naujac, n°20, 31 décembre 1879.

    AD Gironde. 5 M 79. Lazaret : mémoire des travaux de distribution d'eau dans la partie sud par Paul Laborde entrepreneur de travaux hydrauliques demeurant à Bordeaux 68 rue Croix de Seguey, sous la direction de M. Labbé, architecte du gouvernement, 20 décembre 1881.

    AD Gironde. 5 M 78. Rapport de l'architecte Gaston Labbé, au sujet des travaux prévus au devis du 6 novembre 1911 relatif à la réfection d'une partie du débarcadère, 13 novembre 1911.

    Propose d'adopter le béton armé (au lieu du bois) ; proposition de travaux par étape.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis estimations travaux à exécuter pour la reconstruction de la partie du débarcadère attenant à la Terre, d'après le plan annexé ; reconstruction en ciment armé, par l'architecte du lazaret Albert Maurin, 21 décembre 1912.

    Plan.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis et cahier des charges pour adjudication : réfection à neuf d'une partie de la tête d'estacade en rivière d'après le plan annexé du 21 décembre 1912, par Albert Maurin, 21 décembre 1912.

    En bois de pitchpin et sapin du nord rouge.

    AD Gironde. 5 M 78. Devis estimatif des travaux à exécuter pour la réfection à neuf d'une partie de l'estacade en rivière, d'après plan annexé, par Albert Maurin, 21 décembre 1912.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du Ministre de l'Intérieur au préfet de la Gironde concernant la réfection du débarcadère du lazaret de Trompeloup et le paiement d'un 2e acompte à l'entrepreneur des travaux, 13 octobre 1914.

    Travaux autorisés par une décision du 24 octobre 1913 jusqu'à concurrence d'une dépense de 16766, 25 frcs suivant devis fourni par M. Vialla, entrepreneur à Bordeaux.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du Ministre de l'Intérieur à M. le Directeur du service sanitaire maritime à Pauillac : réception des travaux effectués en 1915 aux estacade et débarcadère du lazaret de Trompeloup, 16 janvier 1915.

    AD Gironde. 5 M 78. Lettre du ministre du travail, de l'hygiène, de l'assistance et de la prévoyance sociale à M. le Préfet : désaffectation du lazaret de Trompeloup, 28 septembre 1926.

    Le lazaret de Trompeloup étant devenu inutile par suite de l'amélioration sanitaire de nos colonies et pays de protectorat et les formalités de la quarantaine n'ayant plus, comme conséquence à être appliqués, j'ai l'honneur de vous faire connaître que je propose la désaffectation de cet établissement et la remise de l'immeuble à l'administration des domaines.

  • Extrait de Itinéraires à Royan et à Arcachon, ou Bains de mer du bassin de Bordeaux, 1856

    p.66

    "Nous passons devant une petite chapelle et sous la redoute de Trompeloup.

    Puis, devant le marais de Lafite, qui sépare la commune de Pauillac de Saint-Estèphe, dont le sol paraît absolument le même ; aussi y trouve-t-on d'excellents vins.

    Puis enfin, devant le Lazaret de Trompeloup, qui a aussi son embarcadère sur le fleuve.

    C'est un bâtiment placé au milieu d'un parc bien planté, bien ombragé, enclos de murs élevés, et destiné à recevoir les voyageurs arrivant de pays infectés de maladies contagieuses.

    Le Lazaret fut bâti à grands frais sous la Restauration ; mais, depuis lors, il a été à peine utilisé, et, à cette heure, depuis bien des années, il paraît abandonné. Les quarantaines imposées se sont faites sur les navires mêmes.

    On se demande à quoi sert le Lazaret, et s'il ne conviendrait pas mieux de le rendre à la culture en le vendant, pour en retirer ainsi un capital aujourd'hui enfoui et sans produit, tout en supprimant la dépense des employés ; car il n'en doit pas manquer, et des mieux rétribués, puisqu'il n'y a rien à faire qu'à vivre en rentier et au soleil, dans une belle et vaste habitation. En France, on ne pose pas une pierre, qu'on y place un employé pour la garder! (...)"

Références documentaires

Documents d'archives
  • Bâtiments départementaux mobilier départemental, Lazaret Marie-Thérèse de Trompeloup, 1822-1864.

    Archives départementales de la Gironde : 4 N 236
  • Fonds de la sous-préfecture de Lesparre-Médoc, Adjudications, prairies du Lazaret et ancienne batterie de Trompeloup (1856).

    Archives départementales de la Gironde : 5 Z 168
  • Projets d'établissement de lazaret sur l'île de Patiras, 1802-1804, et d'un établissement provisoire en rade de Pauillac, 1817.

    Archives départementales de la Gironde : 5 M 75
  • Police sanitaire maritime, Lazaret de Trompeloup, Bâtiments : construction, agrandissement, entretien, mobilier : lazaret provisoire Marie-Thérèse, 1821-1823 ; lazaret de Trompeloup : acquisitions de terrains, procès avec la commune de Saint-Estèphe, projet définitif de construction, 1821-1836.

    Archives départementales de la Gironde : 5 M 77
  • AD Gironde. 5 M 78. Police sanitaire maritime, Lazaret de Trompeloup, Bâtiments : construction de magasins, d'un débarcadère : projets, plans, devis, correspondance, réparations, 1828-1922.

    Archives départementales de la Gironde : 5 M 78
  • Lazaret de Trompeloup (ou lazaret Marie-Thérèse), Bâtiments : travaux d'agrandissement et de restauration : devis estimatif et mémoires des entrepreneurs, 1875-1882.

    Archives départementales de la Gironde : 5 M 79
  • Police sanitaire maritime, Lazaret de Trompeloup, Bâtiments : Chenaux : ouverture d'un chenal pour l'assainissement du lazaret, achat de terrains, 1833-1850.

    Archives départementales de la Gironde : 5 M 80
  • Lazaret de Trompeloup (ou lazaret Marie-Thérèse), Bâtiments : inventaires du mobilier, 1828-1847.

    Archives départementales de la Gironde : 5 M 81
  • Registre de délibérations du conseil municipal, 1823-1831.

    Archives municipales, Pauillac
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1811 à 1835

    Archives municipales, Saint-Estèphe
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1835 à 1862.

    Archives municipales, Saint-Estèphe
Documents figurés
  • Recueil [des plans] des édifices construits ou restaurés par Alexandre Poitevin, architecte du département de la Gironde et de la ville de Bordeaux, 1829.

    Bibliothèque municipale, Bordeaux : Ms 620
  • Plans d'édifices publics des bâtiments civils : Lazaret, construction d'un magasin, 1830.

    Archives nationales, Paris : F/21/1884 ; jaquette 1221
Bibliographie
  • Le guide ou conducteur de l'étranger à Bordeaux, département de la Gironde, seconde édition. Bordeaux : Fillastre et neveu éditeurs, 1827.

    p. 442
  • AKA, Michel. Une île de l'estuaire. Cussac-Fort-Médoc : Société Archéologique et Historique du Médoc, 2011.

  • ERNST. Itinéraires à Royan et Arcachon ou bains de mer du bassin de Bordeaux. Bordeaux : P. Chaumas libraire, 1856.

    p. 66
  • GOURLIER Charles, BIET Léon-Marie Dieudonné, GRILLON Edme-Jean-Louis, TARDIEU Eugène. Choix d'édifices publics projetés et construits en France depuis le commencement du XIXe siècle. Paris : Louis Colas, 1825-1850, 3 volumes.

    volume 2, p. 21, planches 101-102
  • JOUANNET, Vatar François. Statistique du Département de la Gironde. Bordeaux : La vigne jeune imprimeur, 1837, tomes 1 et 2.

    p. 81-82
  • MOUCHEL, Guy. Pauillac (Mémoire en images), tome 2. Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2007.

    p. 61-70
  • MOUCHEL Guy. Le canton de Pauillac. Saint-Cyr-sur-Loire : A. Sutton, 2005.

    p. 21-30
Périodiques
  • DUBUC François. « La peste, les maladies pestilentielles, le rôle des Lazarets en général et de celui de Pauillac en particulier ». Les Cahiers Médulliens, 1997, n° 27.

  • LAGET Pierre-Louis. "Les lazarets et l’émergence de nouvelles maladies pestilentielles au XIXe et au début du XXe siècle", In Situ [revue en ligne], 2002.

    https://insitu.revues.org/1225

Liens web

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