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Église paroissiale Saint-Laurent

Lambris de revêtement des chapelles de la Vierge, de saint Joseph et des fonts baptismaux

Dossier IM40005878 réalisé en 2014

Fiche

Dénominations lambris de demi-revêtement
Aire d'étude et canton Mugron
Adresse Commune : Mugron
Adresse : place Frédéric-Bastiat
Emplacement dans l'édifice absidiole nord (chapelle de la Vierge) ; absidiole sud (chapelle de saint Joseph) ; collatéral nord, chapelle des fonts baptismaux

Les archives de la paroisse conservent un traité de gré à gré du 30 avril 1874, signé par les menuisiers mugronnais Louis Baillet et Prosper Harambure "fils", pour la réalisation "d'une boiserie au pourtour de la chapelle de la Ste Vierge [...] dans le même genre et style que la boiserie qu'ils viennent d'exécuter pour la chapelle de St Joseph qui doit leur servir de modèle". Ce modèle offrait lui-même une version simplifiée du lambris posé dans le chœur de l'église par le menuisier local Roch Larrère en 1867-1869 (réf. IM40005877). Le traité de 1874 précise que devait être pratiquée dans la partie nord du lambris de la chapelle mariale une petite porte "donnant accès dans le parc de Madame veuve Domenger", qui payait le prix du lambris. Cette concession avait été accordée par la fabrique en septembre 1864 contre la cession par Mme Domenger de quelques mètres de son jardin afin d'augmenter la superficie de la future église. De plus, Blanche d'Antin avait entièrement financé la construction de l'église avec son défunt mari Bernard-Roch Domenger, disparu en 1865. La propriété du couple, nommée Chantilly (actuel hôtel de ville de Mugron), jouxte le flanc nord de l'église.

Un second document, un métré du 25 mai 1874 signé des mêmes menuisiers, concerne "les boiseries faites aux fonds [sic] baptismaux" pour une somme totale de 483,48 francs. Ce travail, non mentionné dans le contrat d'avril, fut apparemment ajouté au projet initial. De fait, le lambris actuel de la chapelle baptismale est identique à celui de la chapelle de la Vierge.

Le lambris de la chapelle de saint Joseph (absidiole sud), premier travail de Baillet et Harambure dans l'église, est actuellement dissimulé par une tenture. Baillet, désormais seul, devait encore livrer en avril 1882 le grand tambour de la porte occidentale de l'église (réf. IM40005875).

Période(s) Principale : 3e quart 19e siècle
Dates 1874, daté par source
Lieu d'exécution Commune : Mugron
Auteur(s) Auteur : Baillet Louis,
Louis Baillet

Menuisier à Mugron dans la seconde moitié du XIXe siècle, associé à Prosper Harambure.


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menuisier, attribution par source
Auteur : Harambure Prosper,
Prosper Harambure

Menuisier à Mugron dans la seconde moitié du XIXe siècle, associé à Louis Baillet. Sans doute parent du menuisier Bernard Prosper Harambure (né à Mugron le 4 avril 1863) et peut-être de l'horloger mugronnais Louis Harambure.


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menuisier, attribution par source
Personnalité : Domenger d'Antin Blanche,
Blanche Domenger d'Antin , né(e) d'Antin (1805 - 1899)

Blanche d'Antin (an XIII - 1899), fille aînée de Jean-de-Dieu d'Antin, baron de Sauveterre, maire de Mugron, préfet des Basses-Pyrénées (1770-1844), et de Marie-Victoire de Castelnau (1768-?) ; épouse en 1832 Bernard-Roch Domenger, conseiller général des Landes (1785-1865) ; bienfaitrice de l'église de Mugron.


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donateur, attribution par source

Le lambris néogothique, en chêne et châtaignier teintés, règne sur les pans coupés et les pans droits des deux absidioles (chapelles de la Vierge et de saint Joseph) et sur les murs ouest et nord de la chapelle baptismale, seulement interrompu par les colonnes-dosserets soutenant la voûte. Du côté nord du lambris de la chapelle mariale, un battant dissimulé parmi les panneaux ouvre sur une porte dérobée (qui donnait accès à la propriété de Blanche d'Antin-Domenger, bienfaitrice de l'église).

Catégories menuiserie
Matériaux chêne, mouluré, petit cadre élégi, tourné, décor en bas relief, décor dans la masse, décor rapporté, ciré
Mesures h : 194.0
Iconographies ornementation, ornement architectural, remplage, frise, quadrilobe, pinacle
Précision représentations

Le lambris est divisé en panneaux sculptés de remplages gothiques (arcs en tiers-point à intrados trilobé surmontés de petites lancettes et d'une frise de quadrilobes) ; au-dessus, un bandeau d'attique à réseau ajouré est amorti d'une frise faitière découpée et de petits pinacles à flèche.

États conservations oeuvre dissimulée
Précision état de conservation

Le lambris de la chapelle de saint Joseph est actuellement dissimulé par une tenture.

Statut de la propriété propriété de la commune

Annexes

  • Transcription du traité avec les menuisiers Louis Baillet et Prosper Harambure pour le lambris de la chapelle de la Vierge (30 avril 1874) et du métré du lambris des fonts baptismaux par les mêmes (25 mai 1874)

    I. Traité du 30 avril 1874 :

    "Traité. 30 avril 1874. Entre les soussignés, / Mr Batistant Édouard, président de la Fabrique de l'église de Mugron, agissant en cette qualité et pour le compte de ladite Fabrique, suivant l'autorisation du Conseil, d'une part / ET MM. L. Baillet et Prosper Harambure, menuisiers, demeurant les deux à Mugron, agissant de concert et avec solidarité de leur part aux effets ci-après, d'autre part. / A été convenu ce qui suit. / Les dits sieurs Baillet et Harambure fils, s'obligent conjointement et solidairement, d'exécuter, fournir tous matériaux et mettre en place, une fois jusqu'à la Toussaint prochaine, une boiserie autour du pourtour de la chapelle de la Ste Vierge dans l'église paroissiale de Mugron, sans vides, ni intervalles que celui des colonnes existantes, depuis la base du mur jusqu'à la hauteur des fenêtres ou embrasure, devant avoir cette boiserie un mètre quatre vingt dix centimètres environ de hauteur, avec la galerie qui doit la couronner ; ledit pourtour ayant environ vingt mètres quelques centimètres de circonférence ou circuit. / Cette boiserie sera en bon bois de chêne sec et pur cœur, les desseins qui y seront ajoutés en saillie seront et pourront être en bon bois sec de châtaignier, également pur cœur. Le tout tel et dans le même genre et style que la boiserie que les mêmes entrepreneurs viennent d'exécuter pour la chapelle de St Joseph, qui doit leur servir de modèle. / Convenu qu'à la porte qui donne accès dans le parc de Madame Veuve Domenger, ces Messieurs en ajouteront une nouvelle intérieurement, avec mêmes desseins et panneaux que le reste de la boiserie, dont elle sera une dépendance et suite, qui devra s'harmoniser parfaitement avec le reste de la boiserie, en suivant les mêmes desseins, de façon qu'au coup d’œil il n'y apparaisse rien de disparate ni d'irrégulier. Les entrepreneurs outre la main d’œuvre fourniront aussi le bois et ferrure pour cette porte, même une targette pour la fermer, d'un bon goût. / Le plan de cette boiserie signé par nous, est en mains des entrepreneurs, et au jour de la réception de leur travail, mis par eux en place, ils exhiberont ce plan, pour que le conseil de fabrique s'assure par son examen s'ils s'y sont conformés, ainsi que de la bonne et soigneuse exécution de cette boiserie. Les entrepreneurs passeront un double vernis [...] ou bien à l'huile cuite, le tout proprement fait. / Cette entreprise est faite à raison de trente six francs par mètre carré, soit pour l'exécution et tous matériaux, mais toujours à prix fait pour le tout moyennant sept cents francs, qui seront payés aux entrepreneurs par le trésorier de la dite Fabrique, sur un mandat du président, de l'argent de Madame Veuve Domenger, qui a bien voulu ajouter cette nouvelle libéralité en faveur de notre église, dû à la réception dudit travail, mis en place. / Toutefois, si les entrepreneurs avaient besoin d'argent avant le terme fixé ci-dessus, dès qu'ils auraient exécuté la moitié au moins de cette boiserie, ils auraient droit au tiers de la somme de sept cents francs et le surplus à la fin. / Les mêmes entrepreneurs s'obligent à placer ladite boiserie parachevée, ainsi que la porte, une fois jusqu'à la Toussaint prochaine, sous peine de supporter une perte de dix francs par chaque mois de retard depuis cette fête, et tout mois commencé, cette pénalité sera acquise à la fabrique. Fait double à Mugron le trente Avril 1874. / [signé] J.E. Batistan Harambure Prosper Baillet Louis."

    II. Métré du 25 mai 1874 :

    "Métré des boiseries faites aux fonds [sic] baptismaux par MMrs Harambure et Baillet, menuisiers à Mugron. / Longueur développée 6m89 / Hauteur 1m95 - 13m43 / à raison de 36 f. le mètre carré monte à la somme de ci - 483 f. 48. / Donné mandat à Mrs Baillet et Prosper Harambure le 25 Mai 1874. Boiserie des fonds baptismaux."

Références documentaires

Documents d'archives
  • Traité avec les menuisiers Louis Baillet et Prosper Harambure pour le lambris de la chapelle de la Vierge, 30 avril 1874, et métré du lambris des fonts baptismaux par les mêmes, 25 mai 1874.

    Archives paroissiales, Mugron
  • Registre paroissial de l'église de Mugron (1842-1950) ("Diocèse d'Aire, paroisse de Mugron, doyenné de Mugron. Registre paroissial de l'église de Mugron à commencer du 25 août 1842").

    années 1867 (p. 49), 1910 et 1912 Archives paroissiales, Mugron
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