Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Île Cazeau

Dossier IA33008884 réalisé en 2014

Fiche

Á rapprocher de

Dossiers de synthèse

Dénominations écart
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Hydrographies Gironde la Dordogne la
Adresse Commune : Bayon-sur-Gironde
Lieu-dit : Île Cazeau
Cadastre : 1819 C1 et C2 ; 2014 C

J. A. Brutails recense les mentions les plus anciennes, dès le 14e siècle, sur l'Ile Cazau ou Cazeau qui apparaît également dans les archives sous le nom d'île Pascal. A cette époque, il est difficile d'identifier avec certitude l'île Cazeau qui fait partie de ces bancs de sable mouvants dans le secteur de l'île de Macau et du Bec d'Ambès. Elle est, semble-t-il, formée par la réunion de deux petites îles au 16e siècle. Ces espaces émergents relèvent de l'abbaye de Sainte-Croix de Bordeaux qui les cède à des particuliers selon un bail à rente. Ainsi en 1545, deux bancs de sable appelés Pissebernard et Bayardeau sont baillés à Pierre de Cazau, greffier de Guyenne. Il est alors nécessaire d'y faire des digues et des plantations pour fixer ces amas. Ce sont ces deux îles qui formèrent à la fin du 16e siècle l'île Cazeau. En 1605, un procès verbal de visite fournit les dimensions de l'île soit 2745 mètres sur 470. Elle s'est progressivement allongée pour mesurer au début du 20e siècle 5300 mètres.

Pendant la Fronde, un fort y est établi vers 1650 afin de contrôler le passage du Bec d'Ambès. Il est signalé sur la carte dressée par P. Du Val en 1659.

L'île reste dans la famille de Cazaux jusqu'au début du 19e siècle.

Elle est officiellement rattachée à la paroisse de Bayon au début du 17e siècle par le cardinal de Sourdis ; cette décision est réaffirmée en 1658.

La carte de 1692 indique l'île et des bâtiments qui y sont construits. Elle était séparée de l'île du Nord par la passe de Garguil empruntée par les bateaux pour remonter jusqu'à Bordeaux. Plusieurs peyrats ou épis ont été aménagés sur ses berges : au milieu du 18e siècle, ils sont dénoncés comme gênant la navigation et entraînant des accumulations de limons qui progressivement empêchent la circulation des bateaux.

L'île est représentée sur le plan cadastral de 1819. Elle est comprise en entier dans la commune de Bayon-sur-Gironde, ce qui n'est plus le cas aujourd'hui : la pointe sud qui s'est allongée dépend désormais de la commune de Macau (rive gauche).

L'île est quadrillée de fossés permettant l'assèchement et l'exploitation agricole des terres. Y est construit un ensemble de bâtiments accessibles depuis un petit chenal par une longue allée. Des fossés en eau entourent deux parcelles au sud de ce hameau. Un moulin à vent est signalé au niveau de ce chenal. Ce dernier semble protégé des courants par un épi ou peyrat. D'autres sont indiqués sur les rives de l'île. Un alignement de logis se trouve au cœur de l'île, accessible par un peyrat aménagé sur la rive ouest de l'île.

L'île a été achetée le 25 novembre 1815 par Auguste Pierlot (1795-1864), sous-lieutenant dans les Grenadiers à cheval de la Garde impériale. Il achète également l'Île aux Vaches et l'Île d'Issan. L'ensemble appartenait alors à Joseph Cazaux. En 1818, Auguste Pierlot avait épousé Anna de Tastet qui finance l'installation de l'horloge et la chaire de l'église.

Les augmentations et diminutions des matrices cadastrales indiquent la construction nouvelle d'une maison en 1849 (parcelle C47bis).

D'après Edouard Guillon (1866), "Il y a enfin dans l'île Cazeaux la propriété de M. Pierlot, au milieu de laquelle est une belle construction perdue dans la verdure luxuriante de ses grands arbres".

Au milieu du 19e siècle, des travaux d’endiguement condamnent la passe de Garguil qui permettait aux bateaux de passer entre l’île Cazeau et l’île du Nord et de rejoindre la Garonne par le bras de Macau. La digue établie entre les deux îles ainsi que celle de Macau dirigent les courants vers la passe du Bec d’Ambès et condamnent le bras de Macau. Tous les efforts se concentrent donc sur la passe du Bec dont il faut maintenir la largeur et la profondeur.

Finalement dans les années 1880, on entame d’importants travaux pour élargir la passe aux dépens de l’île Cazeau toute proche. A cette époque, une vaste exploitation viticole y est établie, autour du château Pierlot, qui produisait quelque 200 tonneaux de vin de palus. Le moulin à vent est indiqué en ruine dès 1870. Il s’agit de d’amputer l’île d’une bonne partie de sa rive est, ce que l’on a appelé "le rescindement de l’île Cazeau". L'île est rognée, plusieurs bassins sont "excavés" , à l’abri d’une digue temporaire puis l’eau gagne ces zones et affleure les nouvelles berges bien rectilignes. Une lithographie d’A. Dorlhiac permet de mesurer l’ampleur des travaux, qui bouleversent profondément cette île. L’entreprise Vernaudon frères engage ce chantier titanesque à partir de 1885 : si certains bâtiments sont dans un premier temps conservés pour loger les ouvriers, d’autres doivent être détruits pour creuser les bassins. Le château est finalement détruit en 1888. De nombreuses machines sont nécessaires pour le dragage et le déblaiement des terres : excavateurs, locomotives et wagons, remorqueurs mais aussi des dragues à refoulement spécialement conçues par les entrepreneurs Vernaudon. La mise en œuvre est laborieuse tandis que les résultats escomptés sont peu probants. Les travaux sont suspendus puis définitivement arrêtés par décision ministérielle du 19 avril 1894 : les entrepreneurs engagent alors une longue procédure, laissant les ingénieurs se déchirer à nouveau sur les solutions à apporter au problème d’envasement.

Au début du 20e siècle, alors que le calme revient sur l’île, les sables et vases extraits lors des travaux ont formé de petits monticules de terre argilo-silicieuse favorable à la culture de l’artichaut et de l’asperge. S’y pratique également l’élevage de vaches laitières et de veaux. Aujourd’hui, on trouve quelques vestiges d’installations laissées à l’abandon.

Période(s) Principale : 16e siècle
Principale : 19e siècle

L'île Cazeau constitue la partie sud des îles Verte et du Nord réunies. Quelques bâtiments en ruine y sont encore repérables. La pointe sud relève de la commune de Macau.

Statut de la propriété propriété privée

Annexes

  • Documentation complémentaire

    AD Gironde, E suppl. 2455 GG.2

    Inhumation de Richard Cottère, prêtre irlandais, décédé à l'île Cazau, "lequel estoit venu dans ce lieu-là pour y célébrer la sainte messe tant que Madame de Casau y ferait séjour pour ses mestives et vendanges (7 octobre 1681).

    AM Bayon-sur-Gironde, Registre de délibérations de la commune, 1790. Exposé de sieur Darquey agent de Madame veuve Saige, 1790/07/05.

    Concernant l'imposition qui a été faite en 1789 pour son île appelée l'île de Casaux ; demande diminution ; 592 journaux en prés, vignes, aubarèdes et terres labourables ; vacants et roseaux.

    AD Gironde, 2 O 777. Installation d'une école sur l'île Cazeau, 1886-1888.

    1886 : volonté de la mairie et des frères Vernaudon, entrepreneurs des travaux de Garonne, de créer une école sur l'île destinée aux enfants des familles (200 et + de 25 enfants) installées provisoirement pour les grands travaux que fait exécuter le service maritime ; proposition d'installation dans le "château", résidence ancien proprio, déjà occupé par ingénieurs du service maritime; refus : rapport ingénieur service maritime 1er juin 1888: château doit être prochainement démoli; arrêté préfet 25 février 1887 d'occuper un vaste local appartenant à l'Etat.

    AD Gironde, SP 2928. Amodiation de l'île Cazeau, bail passé entre l'Administration des Domaines et MM. Vernaudon frères, 1887/02/19.

    Demandent à prendre à bail toutes les parties de l'île Cazeau située dans la Gironde, commune de Bayon, dont l'occupation ne serait pas nécessitée par les travaux en cours d'exécution pour l'amélioration de la Garonne maritime et de la Gironde supérieure au passage du Bec d'Ambès ; à acheter les arbres existant sur l'île ; contenances sur l'île : jardins agréments, bâtiments et dépendance (5 ha), prairies (54ha43), terres labourables (il n'y a que les artichauts qui peuvent être récoltés 73ha07), aubarèdes, vimes et litières (84ha90), vignes (29ha71).

    AD Gironde, SP 2928. Décompte des ouvrages exécutés et dépenses faites au 31 décembre 1890 pour l'amélioration de la Garonne maritime au passage du Bec d'Ambès, 1891/02/15.

    Travaux terminés/travaux non terminés.

    AD Gironde, SP 2928. Mémoire adressé aux conseillers du conseil de Préfecture de la Gironde par Vernaudon frères et Cie, 1896/05/25.

    Contentieux avec l'Etat dans le cadre de l'adjudication des travaux d'amélioration de la Gironde supérieure et de la Garonne maritime, avec notamment ceux du rescindement de l'île Cazeau : le 27 août 1895, demandent le paiement des indemnités qui leur sont dues. Historique : travaux adjugés le 20 juillet 1883, approuvés par une décision ministérielle du 7 août 1883 : Demay déclaré adjudicataire mais à la suite du décès de Demay père, son fils demande le 30 septembre 1884 la résiliation de son marché et son désistement au profit de Vernaudon frères : substitution approuvée par décision ministérielle du 15 décembre 1884 ; les travaux ont commencé en juin 1885. Il existe au Bec d'Ambès, près du confluent de la Dordogne et de la Garonne, trois îles voisines : l'île vertes, l'île du Nord et l'île Cazeau, qui depuis plusieurs années se sont réunies en une seule sont la longueur totale est d'environ 13 km. Travaux d'amélioration de la Garonne maritime et de la Gironde supérieure déclarés d'utilité publique par la loi du 3 août 1881. Modifications apportées par rapport au chaire des charges initial : le rescindement de l'île Verte n'a jamais été fait ; le rescindement de l'île Cazeau devait être fait en deux périodes mais dans l'exécution, on a cru devoir chercher à réaliser d'un seul coup le rescindement et, à cet effet, on a pratiqué dans le renflement à rescinder une série de bassins séparés de la rivière par une partie du massif et séparés les uns des autres par d'étroites bandes de terrains qu'on a appelées des traverses. Problème pour la suite des travaux ; travaux suspendus en 1894. Nous avons demandé à l'Administration par lettres des 21 janvier, 11 février, 1er, 13, 22 et 29 mars 1888 l'autorisation de démolir l'ancien château de l'île Cazeau que l'Administration avait transformé en logements et en bureaux pour ses agents, mais malgré nos réclamations la démolition du château n'a commencé que le 25 juin 1888 et n'était pas terminée en mai 1889 (...).

    AD Gironde, SP2928. Amélioration de la Garonne Maritine et de la Gironde supérieure, passage du Bec d'Ambès, projet définitif, tampon du service maritime de la Gironde daté juillet 1900.

    Devis et cahier des charges : rescindement partiel de l'île Cazeau, de l'île du Nord et de l'île Verte et dragages à effectuer sur les barres du Bec d'Ambès et de Beychevelle. Nouveau lit de la rivière d'une profondeur de 3m au-dessous de l'étiage et nouvelles berges avec un talus de 5 de base pour 1 m de haut. Les travaux seront exécutés en deux périodes distinctes : la première comprendra le rescindement de l'extrémité aval de l'île verte, les dragages sur la barre de Beychevelle et le rescindement d'une partie de l'île Cazeau ; la seconde comprendra le rescindement de l'île du Nord et de la dernière partie de l'île Cazeau ainsi que les dragages sur la barre du Bec d'Ambès si cela est reconnu nécessaire. Déblais de l'île Cazeau : établir le long de la Garonne et de la Gironde une digue en terre dont les dimensions devront être suffisantes pour empêcher l'inondation des fouilles par les eaux du fleuve. A l'abri de cette digue, les déblais seront poussés jusqu'à la cote de 3m au-dessous de l'étiage de manière à réaliser un premier élargissement du lit de 100 m au moins avec rive provisoire parallèle à la rive définitive. Les terres ainsi extraites seront transportées et mises en dépôt en arrière de la ligne d'emprise, sur l'île Cazeau, les alluvions attenantes et les garguils avoisinants. Le niveau de ces remblais sera porté jusqu’à la cote de 9m au-dessus de l'étiage. Le rescindement de l'île Cazeau sera ainsi poursuivi jusqu'à la fin des travaux de rescindement de la pointe aval de l'île verte et des dragages sur la barre de Beychevelle. A ce moment là, une nouvelle digue sera établie sur l'île Cazeau et le massif supportant la première digue sera enlevé au moyen de dragues. Une fois ce dernier travail exécuté, on aura terminé la première période des travaux et livré à la navigation une partie du nouveau lit. Le massif de terre supportant la nouvelle digue établie sur l'île Cazeau devra avoir des dimensions suffisantes pour préserver de l'inondation des eaux du fleuve la deuxième partie à rescinder pendant tout le temps que dureront les travaux. A l'abri de cette nouvelle digue on attaquera les déblais ainsi qu'il est dit précédemment, jusqu’à la limite d'exécution du rescindement fixée par l'article 2 du présent devis. Le massif supportant cette 2e digue sera ensuite enlevé à la drague. Les terres provenant des dragages de ces divers massifs seront déposées soit sur l'îlot de Macau et les alluvions attenantes, soit sur les garguils avoisinants, l'île Cazeau, soit enfin entre les digues de la Garonne et de la Dordogne formant l'éperon du Bec d'Ambès.

    AD Gironde, SP 2928. Rapport d'expertise, 1902/09/22.

    Le 18 juin 1897, les ingénieurs ont fait remarquer qu'avant les travaux, l'île Cazeau était le centre d'une grande exploitation agricole groupée autour d'un château et que les bâtiments de cette exploitation ont été, au début des travaux, utilisés soit par l'entreprise soit par l'Administration ; mention d'un bâtiment servant à l'entreprise comme chai, cuvier et logement d'ouvriers, un puits artésien utilisé par l'entreprise, un bâtiment occupé par les ouvriers de l'entreprise ; 23 mars 1898 : autorisation de démolir les bâtiments ; démolition du château terminée au mois d'août 1888?? ; les entrepreneurs ont exposé que leur première demande relative à la démolition des chais remonte au 26 mars 1886 et qu'ils ont dû réclamer encore le 6 juillet 1889, la démolition de ces mêmes chais et de tous les bâtiments restants. 21 janvier 1888 : MM Vernaudon demandent la démolition du château, du chai, des anciennes chapelles, des bâtiments du régisseur et autres constructions voisines ; le 7 août 1888 : le château a été démoli et une petite construction a été établie avec les matériaux de démolition pour servir aux bureaux de l'Administration ; 23 mai 1889 : restent comme bâtiments : le bâtiment E occupé par l'administration, le bâtiment H servant aux entrepreneurs comme cuvier, chai et logement d'ouvriers, le puits artésien K où l'entreprise puisait l'eau potable pour son personnel ; le bâtiment R occupé par les ouvriers de l'entreprise ; conclusions : la demande de démolir le château a été véritablement formulée par les entrepreneurs, non pas le 26 mars 1886 comme ils ont tenté de l'établir au cours de l'expertise mais seulement le 21 janvier 1888, que la démolition a été terminée le 7 août 1888.

    AD Gironde, 2 O 777. Lettre de M. Daranguise, gérant à l'île Cazeau, 1935/01/28.

    Problème de logement, eau et cheptel pour les métayers de l'île ; 29 familles.

    AD Gironde, 2 O 777. Rapport de la commission sanitaire [1935?].

    Les îles de la région sont de par leur formation même rigoureusement planes. Celle de Cazeaux fait exception à la règle. Des travaux très importants de dragage en Gironde ont nécessité le refoulement des sables et des vases sur les rives immédiates. C'est ainsi que sur plusieurs points de l'Ile des petites collines de terres argilo-siliceuses se sont élevées, favorables à la culture de l'artichaut et de l'asperge, donnant à la surface du sol un aspect exceptionnellement tourmenté. C'est sur le sommet ou les pentes méridionales de ces dunes artificielles que se sont établies les maisons. Presque toutes en bois, les parois extérieures en sont recouvertes soit de papier goudronné, soit d'éverite. Depuis près de deux ans, le propriétaire actuel, M. Puyo, répare les anciens bâtiments ou les remplace par des nouveaux entièrement neufs avec des divisions intérieures plus en accord avec les convenances des habitants. Chaque métayer a sa maison, au centre ou en bordure de la pièce qu'il cultive. Il en existe ainsi plus de 25 réparties sur 245 hectares. Le cheptel nécessaire à la culture est fourni par le bailleur et pris en estimation par le métayer : les bénéfices ou pertes sur ce bétail sont partagés ou supportés par moitié. Seul le bœuf est utilisé pour les labours et les charrois, environ 30 jours par an. Il existe actuellement des bœufs garonnais, garonnais-bazadais, salers, roumains et des sujets de très petit format, appelés bœufs noirs, de race hollandaise croisée. Le propriétaire met également à la disposition de l'habitant une ou deux vaches laitières dont l'exploitation est d'un caractère vraiment spécial à cette petite contrée. Le métayer a pour obligation, d'élever, pour la boucherie, le veau né de l'animal et un deuxième veau acheté comme nourrisson : après quoi, il dispose de la totalité du lait qu'il consomme ou qu'il vend. Bien entendu il bénéficie de la moitié du prix de vente des veaux, et de la moitié du profit de tout le cheptel laitier. Tous ces animaux, visités au pâturage, régime habituel à Cazeaux, ou au labour du vignoble étaient sans exception, au moment de mon expertise, dans un excellent état d'entretien et de travail. Certains même représentaient des sujets de boucherie de toute première qualité. Plusieurs fermes possèdent une étable ; celles qui en sont dépourvues disposent d'une vaste écurie commune en planches avec stalles. Tous les habitants consomment l'eau du puits artésien établi vers le milieu de l'exploitation, à côté de la maison du régisseur. Aucune analyse n'a été faite, d'ailleurs des métayers qui ont vécu à Cazeaux pendant plus de 30 ans ne se sont jamais plaints de l'impotabilité de l'eau ; il semble d'autre part, d'après les renseignements recueillis au cours des conversations faites au hasard de mon enquête que la morbidité n'est pas supérieure à celles du Médoc et de la rive Blayaise, et qu'elle est en tous points comparable. L'école est installée au rez-de-chaussée dans un bâtiment en pierre de style landais à un étage, à 200 mètres environ au nord de l'habitation du régisseur. Ce bâtiment construit en 1856 par les soins des Ponts et Chaussées, à l'occasion des grands travaux de dragage de la passe des navires, a sa façade exposée au midi ; il comporte un préau couvert de 5 à 6 mètres de profondeur, par lequel on accède à droite et à gauche, à des pièces dont disposent les ouvriers, et, au fond, par une baie vitrée d'environ 9m2, à la salle de classe. Celle-ci uniquement éclairée par cette baie est une pièce rectangulaire, au sol cimenté, de 8m sur 6m50 et d'une hauteur de 3m50. L'aération n'est assurée que par une grande cheminée de cuisine. Un poêle à charbon assure le chauffage. Le mobilier scolaire provient de l'école de Bayon où il a été remplacé par du matériel plus moderne. Une cour de jeux non clôturée de 12m sur 10m est installée devant l'école. Les cabinets à tinettes n'ont plus de portes et sont à peu près inutilisables. L'eau de boisson est fournie par le puits artésien. Actuellement 16 élèves fréquentent régulièrement les classes dirigées par une institutrice. La salle d'école, le préau et la cour sont loués par la commune de Bayon pour 1frc par an (...). M. Puyo, propriétaire de l'ile Cazeaux, a décidé en 1934 d'apporter quelques modifications au bail pour l’année 1935. Il a fait établir un projet, dont un article exige rigoureusement le contrôle au départ des artichauts, expédiés exclusivement à un commissionnaire désigné, résidant à Bordeaux, tout métayer qui prétendrait éviter ce contrôle et donner toute autre destination à la marchandise serait considéré comme l'ayant détourné (...). Aussitôt un syndicat des artichautiers exploitants s'est fondé à Cazeaux dont le secrétaire général est M. Daranguisse.

  • Mentions relevées dans les inventaires des Archives départementales de la Gironde

    inventaires en ligne : gael.gironde.fr

    AD Gironde. G 833 Archevêché de Bordeaux. Prieurés.

    5. Le Barp (uni aux Feuillants de Bordeaux) » ; ». - 2,150 l. ; 1,044 l. 13 s. 4 d. - 6. Bayon (uni au même monastère) » ; ». - 1,410 l. ; 519 l. [Expédition originale de l'ordonnance du cardinal de Sourdis, rattachant l'île de Cazau à la paroisse de Bayon.]

    AD Gironde. H 584. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Droits dans la paroisse de Macau ; îles devant Macau. 1027-1694.

    2. Ratification par les religieux du bail à fief consenti par l'abbé à Malevergne, procureur au Parlement, de « moityé de l'isle nouvelle et qui est plus basse que les autres isles de lad. abbaye en la jurisdiction de la baronnye de Macau » ; les religieux entendent que ce bail soit fait aux conditions insérées dans le bail fait à feu Dubreuilh, avocat, de l'île qui est entre l'île occupée par Cazau et l'île dont il s'agit (24 février 1601).

    3. Délibération des religieux : le 26 mars 1596, un acte capitulaire a autorisé l'abbé à bailler à fief « les isles qui estoient nées et formées dans la rivière près de Macau et sorties de la ruine de l'isle de Macau et de l'isle de Casaux » et l'abbé a concédé ces îles ; Jacques François Lazare, sr de Poyane, s'en est emparé, d'où procès, auquel est intervenu Jacques de Carmeil, conseiller au Parlement, « comme ayant achepté les droictz prétendus dudict Poyanne » (29 mars 1610).

    4. Analyse de la ratification, en date du 11 mai 1596, du bail à fief consenti par l'abbé, le 3 du mois précédent, devant Henri Gonderat, notaire, « des deux nouveaux amas de sable, terre et isle, dans la rivière de Gironde, vis-à-vis Roque-de-Teau, vers la coste de Médoc » (s. d.).

    7. Reprise par l'abbé d'« une nouvelle isles, vases et sables, puis naguières formée entre ladicte isle de Casaux et le lieu appellé le Tayet dudict Macau, » laquelle avait été baillée à fief à François Fournier et à Pierre Lamezas, par-devant Pierre Isaudon, notaire, le 13 janvier 1620 (1eravril 1623).

    8. Paiement par l'abbé Pierre d'Ornano à la veuve d'Isaac Duvergier de 888 l., « de pareilhe somme baillée par ladicte damoiselle... audict sieur abbé pour les droictz d'entrée d'une petite isle qui est entre celle de Macau et Casaulx », baillée à fief nouveau à lad. demoiselle, et 362 l. pour dommages, à cause de l'éviction et troubles (22 décembre 1627).

    9. Arrêt du Conseil, visant toute une série de pièces relatives aux îles de Macau, de Cazau et autres : bail à rente, du 5 juin 1545, par le monastère à Pierre de Cazau des vases et sables appelés Pissebernard et Bayardeau, « prochaine de l'isle de Macau, vers le boult du tayet, séparée d'icelluy il y avet lors fort peu de temps » ; quittances de 1570-1573, « par lesquelles appert que lad. isle de Pissebernard et Bayardeau... c'est despuis peu sepparée en deux et trois isles » ; acte du 2 juin 1545(sic),« par lequel il se voict que l'isle dud. Casau est diminuée d'ung tiers » ; procès-verbal du 14 mars 1626, au sujet d'une île qui ne s'est pas encore affermie ni desséchée, « distante de l'isle de Macau de trois cens pas et de celle de Cazau de cinq à six cens pas » ; etc. (25 septembre 1629).

    18. Arrêt du Conseil, visant une requête du 13 novembre 1638, concluant à « la vente d'une ille nouvellement née en la rivière de Bordeaux, au-devant du ruisseau de la Macqueline, à huit cens pas au-dessus de l'ille de Casau » (2 mai 1642).

    AD Gironde. H 585. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Droits divers dans la paroisse de Macau : îles devant Macau. 1483-1690.

    7. Conversion de la redevance due par Pierre de Cazaux pour « la terre lutueuse, vaze et sables appellez Pissebernard et Bayardeau, environnez d'eau..., adjacens à l'isle dud. Macault vers le bout du Tayet et puys naguères séparez d'icelluy, confrontant l'yme de la mer vers Médoc, d'une part, l'yme de la chanaulx et rivière de Gironde et Garonne vers Bourg, d'aultre part, et de l'ung bout à la terre et aubarède de Laurens Perrotheau scize au bout du Tayet, avec lequel se soulloyent cy-devant tenir lesd. lieux, le pertuys appellé le Passot, nouvellement faict par l'impétuosité de la mer, par lequel l'on va de présent de la mer d'Embez au lieu de La Bastide, d'ung bout, et la passe de Margaulx, d'aultre bout » (mai-juin 1545).

    12. Acte reçu par Jeandon, notaire : l'abbé de Salviaty a inféodé à feu Jean Dubreuilh les deux îles. « qui sont joignant et au-desoubz l'isle appellée de Casau » ; la grande île de Macau a été en grande partie enlevée par les courants, mais « lesdictes ruines ont quelque aparance de ce vouloir remettre » et réparer, s'il en est pris soin ; l'abbé d'Ornano, en considération des services rendus au maréchal, son père, baille à fief à Fournier et Lamezas les vases et sables sis en Garonne, vers le Médoc, entre le port d'Issan et le Tayet de Macau (13 mai 1620).

    AD Gironde. H 750. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. « Petit terrier de Gilbert, signé et extraict par Soteau » : extrait par René Soteau des registres de feu Jean Gilbert, notaire royal et greffier de l'abbaye, 1536-1556.

    Bail à fief de « certaine quantité de terre luctueuse et tayet incertain par l'impétuosité et fluissement du fleuve de la Gironde, puys aucuns jours en sa séparée de lad. ysle dudict Macault, envyronnée d'eau, au lieu appelle au Bayardeau et à Pissebernard » ; nécessité de « faire plusieurs foussés pour hausser les terres et complantier aubiers et aultres arbres et deffenses pour la conservation de l'inumdation dudict fleuve, quy de chescun flot et marée la couvre et inunde » ; le bail est contracté au profit de Pierre de Cazau, commis greffier criminel de la maison commune de Bordeaux et greffier de la juridiction de Macau ; confrontations : « De l'ung bout à la terre et aubarède de Laurens Prouteau, seize au bout du tayet, avec lequel lieu se souloyt cy-davant tenir ledict bayardeau de Pissebernard, le pertuis nouvellement faict par l'impétuosité de la mer par laquelle l'on va à présent de la mer d'Ambès au lieu de La Bastide, appellé le Passot, de l'ung bout, et la plasse (sic) de Margaulx, d'aultre bout » ; témoin, Louis de Rostaing, écuyer, seigneur de la tour d'Esquiban (18 novembre 1542 ; fol. 32). - Réduction à une rente fixe du cens dû pour lad. île, qu'il faut défendre par des peyrats, et ensaisinement de Pierre de Cazaulx par l'abbé, « par son annuel abbatial, que luy a mis au doygt » (5 juin 1545 ; fol. 42).

    AD Gironde. H 759. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. Terrier transcrit en 1662. 1572-1607.

    Délibération pour le bail à fief d'îles récemment formées dans le fleuve : « Il y a des sables assanblés en la rivière de Gironde, le long de Macau et plus bas, que les ventz et orages ont là gettés, lesquels prènent dès et puis l'estey de - et vont le long de lad. Rivière vers le bas et par-dessus Blaye, lesquels, en quelques endroitz, font montre de s'arrester et où il y pourroit à l'advenir estre fait de bonnes isles si l'ong y métoit prompte diligence et qu'il y eust bonne mesnagerie ; au contraire et où l'on laissera lesd. Sables en l'estat qu'ilz sont, il est aussy danger qu'ils s'en retourneront comme ils sont venus « (26 mars 1596 ; fol. 203 v°). - Ratification par les religieux du bail à fief consenti par l'abbé à Jean Dubreuilh, avocat au Parlement, de « l'une des deux nouvelles îles de Macau », en face de Roque-de-Thau, vers la côte de Médoc, « laquelle est la plus proche de celle que Me Jean de Casau, esleu pour le Roi en Guienne, tient et occuppe, et plus haut que l'autre nouvelle », confrontant en aval « à l'autre nouveau amas de sable et forme d'isle aud. Sieur appartenante, et par lui réservé un grand passage et travers d'eau, courant de mer entre deux » (11 mai 1596 ; fol. 204 v°).

    AD Gironde. H 765. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. Terrier composé d'expéditions et de copies, 1304-1620.

    Bail à fief d'une île par l'abbé, « seigneur justicier, foncier et direct de la baronnie de Macau et isles dud. Macau et autres isles nés et à naistre sur la rivière de Gironde dès et puis l'estey de la Jalle jusques à Soulac » : « Puis quelque temps quelques sables ont esté portés par les vents et impétuosités de lad. rivière du costé de Médoc, à l'endroit et au devant led. lieu de Macau et despuis led. estey de la Jalle jusques à l'estey de Meyre et en la jurisdiction d'icelluy sieur, lequel amaz a esté faict et s'est arresté vys à vys de Rocque-de-Tau et à l'opposite d'icelle et plus bas que l'isle que Me Hélies Cazau, fils à feu Me Jehan Cazau, quand vivoit esleu en Guienne, tient et occupe, lequel amaz est divisé en deuz et fait la forme de deuz isles, qui sont séparées l'une de l'autre et de celle que led. Cazau occuppe et détient, y ayant entre lad. isle que led. Cazau occuppe et les premiers desd. deuz amaz de sable un grand passaige et entre lesd. deuz amaz de sables et nouvelles isles ung autre grand passaige » ; on concède à Jean de Malevergne, procureur en la Cour, moitié de l'une des deux îles, « laquelle est plus proche de celle que led. Cazau tient et plus haut que l'autre nouvelle de feu Me Jehan Du Bruilh, quand vivoit advocat en la Cour », « laquelle seconde nouvelle isle se confronte de l'un bout à lad. isle ou amaz de terre et sable dud. Du Bruith, un passaige et grand courant d'eau de mer entre deuz, d'autre bout à l'une moitié de la susd. isle, d'un costé de la chenault qui descent de lad. ville de Bourdeaux et va passer au-devant la ville de Blaye et de l'autre costé, vers Médoc, à la chenau qui descent dud. Bourdeaux et va vers Pauliac » ; l'abbé rattache cette île à la juridiction de Macau (16 février 1601 ; fol. 100). - Bail à fief de l'autre moitié de l'île à Pierre Issandon, notaire royal, de la paroisse de Sainte-Croix (23 avril 1607 ; fol. 104).

    AD Gironde. H 769. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. « Premier terrier faict par M. Grenier, notaire royal, pour l'abbaïe Sainte-Croix ». 1615-1629.

    Accord de l'abbé avec les Jésuites au sujet de l'amortissement des fiefs occupés par le noviciat (15 mars 1620 ; fol. 150 v°). - Délibération sur une demande formulée par Denis Cazau, avocat au Parlement : le 18 novembre 1542, par devant Gelibert, notaire, l'abbé a baillé à fief à Pierre Cazau, « greffier de Guyenne », des îles, « terres lutheueuses » depuis peu séparées de l'île de Macau et « appellées Pissebernard et Bayardeau » entre le Passotet la passe de Margaux ; le 5 juin 1545, on lui a accordé une modération de redevances ; après Denis Cazau, l'île a appartenu à feu Jean Cazau, premier élu en Guienne, puis à feu Élie (?), avocat en la Cour, père de Denis ; malgré les peyrats et les levées de terre, le courant a coupé l'île, dont une partie a été récemment concédée par l'abbé : on confirme le requérant en la possession des « terres, vazes lutheueuses et tayet, enciennement appellée Pissebernard et Bayardeau, maintenant l'isle de Cazau », divisée depuis peu par les eaux, « confrontant du bout de hault au bout du tay[e]t près le peyrat de Macau, le Passot faict par la mer entre deux, et du bout de bas à la passe de Margaux » (8 mars 1623 ; pièce détachée, à la fin du volume)

    AD Gironde. H 776. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. Terrier formé de requêtes diverses. 1532-1645.

    Requête de l'abbé sur ce que la garde de nuit placée au moulin de Sainte-Croix prend de la farine pour faire des tourteaux et enlève jusqu'au bois de la charpente pour les faire cuire ; ordre d'informer et notification à trois capitaines, dont Jean Cazau, élu pour le Roi en Guienne (septembre 1574 ; p. 7).

    AD Gironde. H 791. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. Terrier. 1606-1677.

    Reconnaissance par Pascal Poignon, « vissénéchal de Guyenne et Basadois » (20 septembre 1640 ; fol. 157). - Délibération relative aux frais d'un procès plaidé entre le monastère, Denis Cazau, trésorier général de France, le maréchal de Schomberg et Henri Bonnenfan, au sujet d'une île « size au-devant de la Maquelène » (12 novembre 1640 ; fol. 164).

    AD Gironde. H 794. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. « Contracts d'afferme du revenu de l'abbaye », 1665-1691.

    Bail à ferme des revenus de l'abbaye, « non compris les droits de lots et venthes quy pourroint estre deubz pour rayson du décret encommancer, longtemps y a, de l'isle de Cazau » (31 décembre 1684 ; p. 306).

    AD Gironde. H 844. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Propriétés et seigneuries foncières. Lièves extraites des premier et deuxième terriers de Soteau. 1601-1700.

    d'une reconnaissance du 25 avril 1553, par Pierre de Cazau, pour des bois sis dans l'île de Macau (fol. 43 v°) ; - d'une reconnaissance du 24 avril 1553, par Pierre Casau, greffier, pour « toute la terre creuse, vase et sable appellez Pissebernard et Bajardeau, entre deulx eaulx prochains et jacentz l'isle dudict Macau, confrontant... d'un bout à la terre et aubarède de Laurens Peroteau, size au lieu du Tayct, avecq laquelle se soulloient cy-devant tenir lesd. lieux, le partuys, appellé le Passot, nouvellement faict par l'impétuosité de la mer, par lequel l'on va de présent de la mer d'Ambès à La Bastide, de l'un bout, et la passe de Margaulx, d'autre bout » (fol. 47 v°).

    AD Gironde. H 1020. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Droits de justice et droits de seigneurie et de propriété foncières : Macau. ? Xe-1648.

    1. Bail à emphytéose à Jean de Malevergne, procureur au Parlement, de la moitié de l'île sise en face de Roque-de-Tau, en aval de l'île baillée à fief à Jean Dubreuilh et présentement tenue par Élie Cazau (16 février 1601).

    AD Gironde. H 1021. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Droits de justice et droits de seigneurie et de propriété foncières : Macau. 1651-1699.

    2. Requête relative à un bourdieu confrontant « au grand chemin de la Caussade, par lequel on va du bourg de Macau à la rivière » (septembre 1655). - 5. Sentence arbitrale maintenant la grande île de Casaux en la paroisse de Bayon (29 mai 1658). - 22. Analyse de reçus de la redevance due pour l'île de Cazaux alias de Pissebernard et Bajardeau, « laquelle despuis deux ans en ça c'est faicte en deux isles » (1570), « séparée puis trois ans en trois parties » (1571), etc. (1667). - 23. Requête concernant l'« isle de Poyanne, possédée par Mr Me Antoine de Nort, procureur du Roy au bureau des trésoriers de France à Bordeaux » (octobre 1667). - 24. Exposé de divers faits et titres relatifs aux îles de la Garonne : échange du 17 février 1604, par lequel le sr de Mesme céda au sr de Poyanne les îles de Macau et de Mesme, sises en face de Roque-de-Thau, « tirant en bas de l'isle de Cazaux » ; mention de l'île « jouye par le sr de Carmeil, cousin germain dud. sr de Nort » (6 mai 1669). - 28. Acte par M. de Cazau, lequel a été assigné à la requête d'un commissaire « pour la recherche et réformation des... illes » : il expose que les îles de Cazaux ont été baillées à fief à un de ses auteurs, par acte du 6 juin 1545, retenu par Gelibert, notaire (14 février 1674). - 32. Reconnaissance par Pétronille Coullounin, veuve de Denis de Cazaux, trésorier général de France, pour « icelles terres, vazes lutheuses et taye, antiennement appelles Pisse-Bernard et Bajardeau, et à présant l'isle de Cazaux, n'estant et ne faisant antiennement qu'un corps et masse dans la mer et du depuis, par l'impétuozitté et orage d'icelle, ayant été disjoincte et séparée » (1erjuillet 1679).

    AD Gironde. H 1024. Abbaye Sainte-Croix de Bordeaux. Droits de justice et droits de propriété et de seigneurie foncières : Macau. 1401-1790.

    1. Articulés soumis à l'arbitrage de Nolot de Blaye et de Pey Berland, dans une difficulté survenue entre l'abbé et les gens de Macau, relativement aux padouens, droits de civadatge,etc. (XVes.). - 3. Mémoire contre les agissements d'un nommé Labat, qui a fait faire à sa maison des créneaux et des armoiries parlantes (un abbé mitré) et qui a soutenu qu'une de ses vignes était franche : l'abbé requiert « que lesd. carneaulx soint abbattus, comme marque d'affranchissement » (XVIIes.). - 4. Exposé pour l'abbé de ses droits sur les îles occupées par Lazaro de Poyanne ; détails précis sur la formation desd. îles (XVIIes.). - 5. Factum imprimé pour Henri de Sourdis, abbé de Sainte-Croix, intervenant dans un procès entre les sieurs de Cazau, d'une part, Olive de Lestonnac et le sr de Bessay, de l'autre, relativement à des îles (XVIIes.). - 6. Attestation [délivrée par le curé de Labarde] concernant des baptêmes, enterrements et fiançailles d'habitants de l'île des Vaches (XVIIes.). - 8. Mémoire concernant le droit de l'abbé sur le vin trulhisde l'île de Macau : détails sur la fabrication du vin et du pinpin,note sur l'équivalence de cinq bastes et d'une barrique, etc. (XVIIIes.). - 9. Mémoire concernant les droits appartenant à l'abbaye sur les vins « trulhis » dans l'île de Macau : « On ne faisoit pas pour lors de vin trulhis dans l'isle de Macau ; les trulhs ou pressoirs y étoient inconnus : après qu'on avoit coulé le vin, on jetoit une certaine quantité d'eau sur le marc avant de l'avoir sorti des cuves, d'où il se formoit un bon breuvage qu'on appelloit pinpin » (XVIIIes.). - 10. Mémoire historique touchant les îles de Pissébernard et Bajardeau : en 1545, offre de déguerpissement par le sieur de Casau et nouveau bail à fief à de meilleures conditions ; en 1570-1673, quittances portant que lesd. lieux « se divisèrent par l'impétuosité de la mer en deux et puis en troits parties » ; divers documents établissant que ces lieux tenaient jadis au « tayet » de Macau ; procès, soutenus par les srs de Casau contre des donataires, notamment contre le président de Gourgues, ce dernier procès terminé le 27 mars 1643, après 25 ans de procédures, qui ont causé « la ruine totale de la famille (XVIIIes.). - 11. Notes sur l'île de Cazaux : « La chose est si évidante, que lesd. lieux Pissebernard et Bayardeau faisoit jadis partie de l'isle de Macau, qui se voit dans les confrontations d'iceux que lesd. lieux confrontoint à l'aubarède de Laurans Peroteau, sise au tayet de l'isle de Macau » (XVIIIes.)

    AD Gironde. C 4761 Domaine : îles et îlots. 1604-1776.

    Ordonnance des trésoriers de France attribuant à Charles de Schomberg, duc d'Halluin, gouverneur du Languedoc « une isle nouvellement née et formée dans la rivière de Bordeaux au devant du ruisseau de la Maqueline à trois cens pas de l'isle de Casau » (1635). - 4. Ile de Saint-Macaire appartenant au duc d'Epernon (fragment de requête) (1659).

  • Extrait de RAVENEZ Louis-Waldemar. Histoire du cardinal François de Sourdis, 1867

    (...) "Il existait alors à Bourg une abbaye de l'Ordre de saint Augustin, placée sous l'invocation de saint Vincent. Elle avait pour abbé commendataire messire Urbain de Lusignan de Saint-Gelais, évêque de Comminge, qui en touchait les revenus. Le père Mathurin, prieur claustral, était réduit à la portion congrue, et ne disposait que des revenus de Notre-Dame de Bayon, petite paroisse placée sous son patronage, et rapportant 575 livres. Comme ce revenu ne pouvait suffire aux charges qui pesaient sur lui, il profita de la présence de l'archevêque pour le prier d'unir à cette cure l'île de Gazeaux, que la famille noble de ce nom venait de défricher et mettre en culture. Le cardinal chargea l'archiprêtre Mathurin Constantin de faire une enquête à ce sujet ; et comme il fut reconnu que Notre-Dame de Bayon était la paroisse la plus rapprochée, il ordonna que l'île de Cazeaux en ferait désormais partie, et que les habitants seraient tenus d'en suivre les offices".

  • Tombeau de la famille Pierlot au cimetière de la Chartreuse de Bordeaux

    Article de Sud-Ouest : Pierlot enterré deux fois. Cadish, 26/02/2016.

    Tombeau réalisé par l'architecte parisien Félix Duban, publié par César Daly en 1871.

    "Les parois latérales sont sculptées de motifs évoquant la vie des défunts : un sabre, la Légion d'honneur et le mot "Brienne" pour évoquer la bataille au cours de laquelle le colonel Charles-Auguste Pierlot (Paris 1795-Bordeaux 1864) reçut quatorze blessures : visage balafré, main gauche sectionnée, corps criblé de coups de lance ; enfin un écu armorial, des gerbes de blé, des grappes de raisins et les mots "Île Cazeau" pour son épouse Anna Josépha de Tastet (Londres 1796-Bordeaux 1884)".

  • Extraits de l'Histoire complète de Bordeaux, 1857-1858

    p. 20 [1650] : "Trompé encore dans ses prévisions, le cardinal, pour s'assurer de la rivière, fit construire, à l'île Cazau, un fort garni de grosse artillerie, dans le but d'arrêter la flottille que Sauvebœuf conduisait d'Espagne à Bordeaux ; et, espérant endormir encore les Bordelais dans une trompeuse sécurité, il leur fit faire de nouvelles propositions d'accommodement ; il avait, en outre, fait couler à fond deux navires remplis de pierres, dans une branche de la rivière, du côté du Médoc. Tout était inutile ; les Bordelais se tenaient sur leurs gardes. Alors, en désespoir de cause, il ordonna d'attaquer le faubourg Saint-Seurin. Meilleraye distribua son armée en deux corps, qui devaient attaquer la ville à la fois sur deux points différents".

    p. 108 ; [1653] : "Pendant ces divisions intestines de Bordeaux , les affaires du roi et de l'ordre marchaient au gré des amis du bien. L'armée navale avait paru dans les eaux de la Gironde, au mois de février, et avait pris le château de Saint-Seurin, sur la côte de Médoc ; le duc de Vendôme, qui la commandait, avait fait construire un fort dans l'île Cazaux et un autre sur la rive opposée, afin de couper toute communication avec l'étranger par la rivière. Monségur était rentré dans le devoir ; le comte d'Ognon, prévoyant la défaite prochaine des Bordelais, parlait de traiter avec la cour et demandait le bâton de maréchal".

  • Extraits des éditions de Bordeaux et ses vins

    1868, Pierlot : production de 120 à 180 tonneaux : les vins de l'Ile Cazeaux sont plus légers que les vins de palus ordinaires et rappellent un peu le Médoc.

    1874, Vve Pierlot : production de 200 tonneaux.

    1893, fermiers de l'Etat : 50 tonneaux.

  • Etat de section du plan cadastral de 1819

    Section C

    19 : digue ; 20 : chemin de service ; 31 : terre ; 31bis : vivier ; 32 : jardin ; 33 : verger ; 34 : pâture ; 35 : bâtiment rural ; 36 : jardin ; 37 : jardin ; 38 : maison ; 38bis : maison ; 39 : jardin ; 40 : jardin ; 41 : pâture ; 42 : moulin à vent ; 43 : maison ; 44 : jardin ; 45 : vigne ; 47 : vigne ; 47bis, 48, 48bis : maisons ; 63 digue

Références documentaires

Documents d'archives
  • Ponts et chaussées. Navigation, 1749-1765.

    Archives départementales de la Gironde : C 3716
  • Île Cazeau.

    Archives départementales de la Gironde : SP 2928
  • Arrêtés préfectoraux concernant des autorisations d'établissement de cales et "peyrats" sur les rives de la Gironde.

    Archives départementales de la Gironde : SP 2904
  • Dossiers d'administration communale, Bayon-sur-Gironde. Édifices publics et travaux, travaux divers, comptabilité, 1875-1940.

    Archives départementales de la Gironde : 2 O 777
  • Registre des délibérations du conseil municipal, 1790.

    Archives municipales, Bayon-sur-Gironde
Documents figurés
  • Photographie / Lithographie du Rescindement de l'Île Cazeau, J. A. Terpereau, [1889].

    Archives départementales de la Gironde : 8 Fi 10-4
Bibliographie
  • BRUTAILS Jean-Auguste. Les îles de la Basse Garonne et de la Gironde ; contribution à l'histoire de la rivière de Bordeaux. Bordeaux : Gounouilhou, 1913.

  • GUILLON Edouard. Les châteaux historiques et vinicoles de la Gironde. Bordeaux : Coderc, Dégréteau et Poujol, 1866-1869, tomes 1 à 4.

    tome 2, p. 217
  • LABAT Th. Travaux d'amélioration de la Garonne maritime et de la Gironde supérieure. Conférence faite à Bordeaux le 14 mars 1889 ; délibération prise le 17 avril 1889, par la Chambre de Commerce de Bordeaux ; Lettre adressée à la Chambre de Commerce de Bordeaux, le 15 juin 1889. Bordeaux, 1889.

  • O'REILLY Patrice-John (M. l'abbé). Histoire complète de Bordeaux. Bordeaux : J. Delmas, 2 parties en 6 tomes, 1857-1858.

    Tome 3, Partie 1
  • RAVENEZ Louis-Waldemar. Histoire du cardinal François de Sourdis : du titre de Sainte-Praxède, archevêque de Bordeaux, primat d'Aquitaine, abbé de Mauléon et d'Oyrvaux. Bordeaux : G. Gounouilhou, 1867.

  • VIVENS (vicomte de). Nouvelles recherches sur les encombrements toujours croissants de la Garonne inférieure et de la Gironde / Recherches sur les causes de ces encombrements. Bordeaux : Imprimerie et Lithographie de Henry Faye, 1840. (1824).

Périodiques
  • "Appareils de refoulement des déblais employés aux travaux de rescindement de l'île Cazeau (Gironde)". Le Génie Civil, 8 avril 1893.

    En ligne sur Gallica/BnF.

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Conseil départemental de la Gironde - Steimer Claire