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Hôtel

Dossier IA24001307 inclus dans Ville de Montignac réalisé en 2012

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées jardin, fontaine
Dénominations hôtel, demeure
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : quartier de la Pégerie
Adresse : rue Daumesnil
Cadastre : 1813 C 39 ; 2011 AP 307, 308

Hôtel particulier constitué de plusieurs corps de logis, bâti dans le quartier de la Pégerie, le bourg de Montignac situé sur la rive gauche de la Vézère. Le corps de logis nord est le plus ancien, datant du milieu du XIVe siècle : un vestige d'un cordon mouluré à hauteur d'appui de fenêtre (comparable, parmi d'autres, à celui de la maison du 70 rue de Juillet) est encore en place dans la façade nord, près d'un raccord vertical dans la maçonnerie, l'extrémité orientale originelle du bâtiment. La façade est tournée du côté de la Vézère et vers l'emplacement de l'ancien pont de Montignac qui débouchait à proximité immédiate. De plan rectangulaire et présentant une façade ornée tournée vers le pont, la maison est "l'ostal et l'ort dal chap del pon" ou la "maison noble" située "au bout du pont de Montignac" que mentionnent plusieurs textes de 1323 jusqu'au XVIe siècle (la destruction du pont par les protestants a lieu en mars 1580). Cette maison aurait été détenue successivement par Bertrand de Cenzelis (ou Cenzelas), garde du sceau du châtelain de Montignac (en 1325 et 1332), qui pourrait être le commanditaire de la construction ; puis par Orbira de Crimirac (1401-1402), par Hélias Pradel (1427) ; et encore par Antoine de Beaulieu, qui rend hommage pour elle au nom de son épouse, Brandelis Du Chesne, à Alain d'Albret (1479). La façade nord, autrefois ouverte sur la place à l'extrémité du pont (devenue ensuite la cour intérieure de l'hôtel, puis un jardin), a été fortement remaniée à plusieurs époques, d'abord au XVIIIe siècle (les ouvertures sont caractéristiques de ce siècle), puis au XIXe siècle : la partie droite (ouest), avec portes-fenêtres en plein-cintre au rez-de-chaussée, fenêtres à plate-bande en arc segmentaire à l'étage et lucarne ornée de piédroits à volutes et d'un fronton à coquille, date d'une campagne de travaux d'agrandissement du XVIIIe siècle ; la partie principale, avec portes-fenêtres et fenêtres rectangulaires, correspond à un rhabillage du mur au XIXe siècle. Les autres corps de logis, qui doublent (voire triplent) en profondeur le corps de logis primitif, datent du XVIIIe siècle au vu des caractéristiques de leurs fenêtres. Un autre bâtiment (disparu) prolongeait également le corps principal au nord-est (plan cadastral ancien), avec un passage cocher situé entre les deux pour servir d'accès à la cour intérieure de l'hôtel, l'actuel jardin en bord de Vézère. En 1813, l'hôtel appartient au riche propriétaire Pierre Deveaux. Il a été divisé en deux parcelles par la suite ; elles appartiennent toutes deux au propriétaire actuel.

Période(s) Principale : milieu 14e siècle , (?)
Principale : 18e siècle
Principale : 1er quart 19e siècle

Hôtel implanté sur la rive gauche de la Vézère, dans le quartier de la Pégerie. Le corps de logis principal adopte un plan rectangulaire allongé, doublé en partie en profondeur par un second corps de logis. Le vaste jardin qui borde le logis est soutenu par un puissant mur maçonné et couronné à l'ouest par une balustrade pour former une terrasse qui domine les berges et offre des vues larges sur la rivière. Le propriétaire actuel a meublé la demeure avec des pièces de provenance diverses : dalles du château de Mensignac, cheminées provenant d'une maison de Sarlat et de la commanderie de Sergeac, portes du château du Sablou à Aubas.

Murs calcaire
pierre de taille
Toit ardoise
Étages 2 étages carrés, étage de comble
Couvertures toit à longs pans
Techniques sculpture
Représentations tête

Nous n'avons pas pu visiter l'intérieur.

Statut de la propriété propriété privée
Intérêt de l'œuvre à signaler

Références documentaires

Documents d'archives
  • Rôle des revenus en argent et en nature appartenant au duc d'Orléans dans la châtellenie de Montignac perçus par Giraud de Bonis, receveur, 1427.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : E 779
  • AD Pyrénées-Atlantiques. E 780. Hommage rendu à Alain d'Albret par Antoine de Beaulieu, au nom de Brandelis Du Chesne, sa femme, pour la maison noble qu'elle possédait au bout du pont de Montignac, 1479.

    Archives départementales des Pyrénées-Atlantiques : E 780
Documents figurés
  • Plan cadastral de la commune de Montignac. Dessin, encre et aquarelle, par Lafargue, 1813 (deux exemplaires, l'un conservé aux Archives départementales de la Dordogne, l'autres aux Archives municipales de Montignac).

    Section C, 1ère feuille, éch. 1/2500, 1813 (3 P 3/3215). Archives départementales de la Dordogne : 3P3 3210-3228
  • Plan d'alignement des rues de Montignac, 1835-1836 (AM Montignac).

    1ère feuille Archives municipales, Montignac
  • Extrait du plan de la ville et environs de Montignac le Comte, s.d. (vers 1750, avant 1758).

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 1108
Bibliographie
  • FOURNIOUX, Bernard. Montignac au Moyen âge : histoire du peuplement et de l’occupation du sol. Périgueux : Bernard Fournioux, 2002.

    p. 49.
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel - Ferlier Ophélie - Pagazani Xavier