Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Hôtel

Dossier IA24003144 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Parties constituantes non étudiées porche, puits
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Monpazier (commune) - Monpazier
Adresse Commune : Monpazier
Adresse : 7-7bis-7ter rue Saint-Joseph
Cadastre : 1845 SU 314, 326, 327 ; 1986 AC 229, 236, 237

Il est difficile de restituer l'évolution de cet édifice, qui résulte manifestement de l'agrégation de plusieurs constructions initialement distinctes. L'élévation nord, qui longe la rue de l'Ormeau-du-Pont, conserve le départ d'un arc situant sa construction à la fin du Moyen Âge (datation confortée par l'existence d'un pontet, lui même médiéval, adossé au bâtiment). Des ouvertures chanfreinées côté "carreyrou" laissent penser que les parcelles voisines, au sud, sont peut-être aussi déjà bâties. La partie nord semble profondément reconfigurée au milieu du 17e siècle, par l'ajout d'une entrée monumentale tournée vers la rue Saint-Joseph ; il semble que les bâtiments voisins soient intégrés à l'édifice à cette époque et que des modifications - résultant peut-être d'une volonté d'harmonisation - soient alors apportées aux façades orientales. L'ensemble subit de nouvelles modifications à l'époque contemporaine, qui ne facilitent pas l'analyse du singulier programme résidentiel qui semble avoir été déployé ici.

Période(s) Principale : Fin du Moyen Age
Principale : milieu 17e siècle
Principale : 19e siècle, 20e siècle

L'édifice est situé à l'angle nord-est du "moulon" qui jouxte la place des Cornières à l'est. Les constructions anciennes longent le "carreyrou" tandis que des jardins, dans lesquels ont été établis des remises ou des garages, occupent près de deux tiers des parcelles du côté de la rue Saint-Joseph. Il est difficile de confronter cette occupation parcellaire avec le lotissement régulier médiéval, tant ce dernier semble chahuté ici.

Les rares vestiges médiévaux sont concentrés dans les élévations nord et ouest. Du côté de la rue de l'Ormeau-du-Pont, se devine encore la naissance d'une ancienne arcade près du débouché du "carreyrou". Donnant sur cette ruelle, plusieurs ouvertures présentent un encadrement chanfreiné datant peut-être de la fin du Moyen Âge. Rien n'indique que tout cet ensemble soit déjà unifié et les maigres vestiges ne permettent pas de restituer l'organisation de l'édifice à cette époque. D'importantes modifications semblent intervenir au 17e siècle : mise en place d'une circulation unifiée (beaucoup d'anciennes portes condamnées apparaissent), alors que l'élévation ouest est largement repercée, par une belle porte en plein-cintre aux claveaux rehaussés d'un bossage notamment. Ces réaménagements s'accompagnent par la création de jardins, le creusement d'un puits (à moins qu'il ne soit plus tardif ?) et, surtout, par l'établissement d'un accès monumental dans le prolongement de l'élévation ouest, avec la construction d'un porche sur colonnes débouchant dans la rue Saint-Joseph par un portail en plein-cintre à pilastres et entablement (aujourd'hui transformé en garage, les colonnes sont fossilisées dans les murs latéraux et visibles de part et d'autre). A l'intérieur, de grandes cheminées sont conservées dans la partie centrale de l'édifice : l'imposant manteau repose sur des jambages peu saillants surmontés de corbeaux en quart-de-rond.

Murs calcaire moellon
Toit tuile creuse
Étages 1 étage carré
Couvertures toit à longs pans
Techniques sculpture
Représentations fleur
Précision représentations

Les claveaux à bossage de porte plein-cintre percée dans l'élévation sont ornés de motifs floraux. Ce décor est proche de celui observé au couvent des Récollets et à la maison de Charité.

Cet ensemble est intéressant à plusieurs égards. D'abord, il s'agit d'un programme résidentiel sans équivalent dans Monpazier pour le 17e siècle. Par l'ampleur de la construction (ou de la fusion alors opérée), par son emprise (espaces bâtis et non-bâtis) ou encore par la monumentalité de l'entrée, cet édifice se rattache à la catégorie des hôtels urbains, à une époque où les constructions privées commencent tout juste à s'affranchir des fortes contraintes urbanistiques en vigueur du 13e au 16e siècle dans l'agglomération. En outre, bien que les modifications de l'époque moderne occultent largement le programme médiéval, on doit s'interroger sur la densité de l'occupation des parcelles de ce secteur au Moyen Âge : en effet, rien n'indique que les constructions initiales se soient étendues jusqu'à la rue Saint-Joseph, ce qui serait une curieuse entorse aux principes parcellaires constatés par ailleurs dans la bastide.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Monpazier - Quost Baptiste