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Hôtel, puis sous-préfecture

Dossier IA33004539 réalisé en 2010

Fiche

Destinations sous-préfecture
Parties constituantes non étudiées jardin d'agrément, puits
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive droite)
Adresse Commune : Blaye
Adresse : 2 rue André-Lafon
Cadastre : 1832 B3 1254-1255 ; 2015 AM 202

Le bâtiment de la sous-préfecture correspond en grande partie à l'ancien hôtel Binaud, du nom d'une famille de notables, courtiers et négociants attestée à Blaye au 18e siècle. Il est établi en périphérie de la ville, dans un secteur encore peu urbanisé et artisanal à la fin de l'Ancien Régime, permettant d'investir une vaste parcelle et de réaliser un projet architectural d'ampleur.

De part son architecture et ses éléments décoratifs, en particuliers les allégories sculptées surmontant les fenêtres côté rue (les rubans plissés qui maintiennent les trophées sont notamment caractéristiques du style Louis XVI), l'hôtel semble avoir été édifié durant le 4e quart du 18e siècle. Son commanditaire est peut-être Bernard Binaud, dont la veuve, Catherine Groscassant, est mentionnée en 1818 lors de l'échange de la demeure avec le notaire blayais Géraud-Théodore Lesparre-Durroc, qui devient dès lors le nouveau propriétaire. A cette date, l'hôtel est déjà loué pour abriter la sous-préfecture. Un chai mitoyen avec un petit jardin est adjoint à la propriété cette même année, puis une petite maison et ses dépendances en 1829. L'ensemble est finalement acquis en 1839 par le Département pour y établir de manière pérenne la sous-préfecture. Des aménagements de confort sont réalisés la même année. En 1841-1842, un jardin adjacent est acquis, le cours du ruisseau traversant la propriété est rectifié alors que le percement d'une nouvelle rue longeant la propriété nécessite la cession d'une partie de la parcelle du jardin à la ville et la construction d'un mur de clôture. Outre de nouveaux aménagements de confort réalisés à la demande du sous-préfet Haussmann en 1846 à la "chambre de madame", des agrandissement sont envisagés en 1853 avec la construction d'une écurie-remise et d'une salle d'adjudication. Le projet de l'architecte Charles Durand, modifié notamment par l'établissement d'une salle de réunion à l'emplacement de la remise, est réalisé en 1855-1856 ; l'extension semble correspondre au corps de bâtiment prolongeant la partie ancienne de l'hôtel, du côté gauche depuis la rue. Après un incendie intervenu en 1869, de grosses réparations sont mentionnées en 1875 sous la conduite de l'architecte Labbé par les entrepreneurs Bernard Chaudet et Jean Charles.

D'autres travaux d'entretien sont mentionnés en 1888 et 1891, puis deux importantes campagnes de modernisation entre 1907 et 1929, sous la conduite des architectes du Département Eugène Gervais et Charles Grange.

Période(s) Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 2e quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Dates 1855, daté par source
Auteur(s) Auteur : Durand Charles,
Charles Durand (1824/05/30 - 1891)

Fils de Gabriel-Joseph Durand, architecte. Homonyme d'un l'architecte périgourdin œuvrant au début du 20e siècle.


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architecte, attribution par source
Personnalité : Haussmann Georges Eugène baron,
Georges Eugène baron Haussmann (1809 - 1891)

Sous-préfet de Nérac (Lot-et-Garonne) de 1832 à 1840, sous-préfet de Blaye (Gironde) de décembre 1841 à mars 1848.


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habitant célèbre, attribution par source
Auteur : Gervais Eugène,
Eugène Gervais

Architecte du Département de la Gironde.


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architecte départemental, attribution par source
Auteur : Grange Charles,
Charles Grange

Architecte bordelais, installation d'un bureau à Blaye en 1904 (cf. L'Espérance, 3 avril 1904, p. 3).


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architecte départemental, attribution par source

L'hôtel, aligné sur la rue, comporte une vaste parcelle de jardin à l'arrière délimitée par le ruisseau de la Cave, aujourd'hui canalisé. De plan en U, il présente un développement en largeur et 2 courtes ailes en retour sur l'élévation postérieure, encadrant un escalier extérieur. Ce premier corps de logis est complété d'annexes attenantes à l'est.

Le premier niveau, en soubassement côté jardin, est occupé par des caves, dont un caveau voûté en berceau. Le rez-de-chaussée surélevé donne de plain-pied côté rue ; il est surmonté d'un étage et d'un étage de comble. La façade de 9 travées, en pierre de taille à bossage continu, est centrée sur la porte d'entrée à ébrasement concave et couvrement en arc plein-cintre avec ferronnerie d'imposte. Les fenêtres du rez-de-chaussée sont en arc segmentaire clavé, alors que celles de l'étage sont rectangulaires et à chambranle. Chaque dessus de fenêtre est orné d'un trophée en bas-relief. Un cordon délimite l'étage et une corniche à modillons couronne la façade. Une série de lucarnes à fronton percées dans le brisis en ardoise éclaire les combles. La toiture à longs pans est couverte de tuiles creuses.

L'élévation postérieure et les ailes sont également en pierre de taille. Des pilastres à bossage encadrent la travée centrale à l'étage, couronnée d'un fronton triangulaire à modillons, et des pilastres corniers renforcent les angles des ailes. L'escalier extérieur est symétrique avec rampe en ferronnerie. La porte de cave sous l'escalier est en anse de panier, les ouvertures du rez-de-chaussée surélevé sont en arc segmentaire de part et d'autre de la porte d'entrée en arc plein-cintre. Les fenêtres sont rectangulaires à l'étage, celle du surcroît est à chambranle renfoncé. Des oculus circulaires éclairent le niveau de comble à surcroît des ailes.

A l'intérieur, la distribution verticale est assurée par un escalier tournant à retour avec jour.

L'extension attenante au corps de logis reprend, pour la modénature des 3 travées de la façade sur rue, le parti général de l'hôtel, mais sans décor sculpté.

Murs calcaire pierre de taille bossage
moellon enduit
Toit tuile creuse, ardoise
Plans plan régulier en U
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée surélevé, 1 étage carré, étage en surcroît
Couvrements voûte en berceau plein-cintre
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans brisés pignon couvert
croupe
Escaliers escalier de distribution extérieur : escalier symétrique, en maçonnerie
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
Techniques ferronnerie
sculpture
Représentations volute, ornement végétal, ornement géométrique, fleur, trophée, fusil, cor de chasse, oiseau, rameau, chêne, rinceau, vase, lance, canon, boulet, caducée, trident, ancre, faisceau de licteur, roseau, rame, blé, faucille, cornemuse, couronne végétale, guirlande, ruban, noeud
Précision représentations

L'imposte en ferronnerie de la porte d'entrée sur rue est décoré de volutes chantournées. Le garde-corps de l'escalier extérieur côté jardin est également décoré de volutes symétriques et asymétriques, de pistils à graines et d'un quadrillage fleuronné.

Le chambranle de la fenêtre axiale à l'étage est orné d'une course de feuilles de chêne, de perles et de feuilles d'eau. Les dessus de fenêtre sont décorés de tables sculptées en bas-relief représentant divers trophées : la chasse (fusils en sautoir, cor, oiseau, branche de chêne), la vigne et le vin (pampres de vigne, pichet, thyrse, lance), la marine militaire (canon, boulets, trompe, caducée, trident, ancre, faisceau de licteur), le commerce maritime (quai, bateau à voile, tonneaux, ballots), le commerce fluvial estuarien (roseaux, rames, ancre, gaffe, ballots, tonneau), l'agriculture et les travaux des champs (gerbe de blé, fléaux, faucille, gourde), le pastoralisme (bâton, houlette, musette, couronne végétale, rameau d'olivier). Seul le dessus de fenêtre de la travée de gauche est décoré d'une guirlande festonnée. La plupart des attributs sont retenus par des nœuds de ruban plissé.

Annexes

  • Blaye, sous-préfecture : dépouillement d'archives

    Archives départementales de la Gironde, 4 N 70

    • Échange entre M. Lesparre-Duroc et M. Binaud, 1818 :

    Échange entre les sieurs Binaud (Jeanty et Dominique-Lafon-Binaud, frères, propriétaires, en leur nom personnel et comme mandataires de leur mère Catherine Groscassan, veuve de Bernard Binaud ; Jean-Marie Binaud aîné ; augustin Binaud jeune ; Catherine Binaud, épouse autorisée de Jacques Flandray ; Arnaud-Henry-Binaud, leur frère et sœur ; Charles Chassin comme mandataire de Emilie Binaud, épouse autorisée, à l'effet de présenter de Jean-Baptiste Soyer à Lafon) et Géraud-Théodore Lesparre-Duroc, notaire royal à Blaye : une maison située rue de la Tannerie, maintenant occupée par M. de Conteneuil, sous-préfet, consistant en cave, plusieurs pièces au rez-de-chaussée, plusieurs au premier et grenier par dessus, avec un jardin en dépendant ; confronts : est, maison et jardin des héritiers de demoiselle Dominique Bateau ; sud, au cours d'eau qui va au pont de Caillou ; ouest, maison et jardin de Mlle Mouillé, mur mitoyen ; nord, rue de la Tannerie ; ensemble estimé à 13 000 francs (maison grevée d'inscriptions, nombreux créanciers) ; Duroc donne une maison à Bordeaux 9 rue Tour de Gassie, estimée à 10 000 francs ; échange à l'exception des meubles.

    • Titre de propriété de la grande maison venant de la famille Binaud, 1818.

    Titres de propriétés et purge des hypothèques.

    • Vente d'un chai à Lesparre-Duroc, 1818.

    Chai avec petit jardin sur lequel est un puits, le tout en mauvais état ; bien venant de Marie Mouillé ; demeure compris dans la vente le droit de mitoyenneté du corridor ou passage qui conduit du chai à la rue de la Tannerie, avec cette condition expresse que le portail de la rue et le pavé du corridor seront entretenus à frais commun entre les parties, plus construction d'un mur de clôture.

    • Recherche de maisons pour l'établissement de la sous-préfecture, 1822-1824.

    Courrier sous-préfet, 31 août 1822 : mention du PV d'estimation du local et devis des travaux et plan des bureaux à établir ; courriers à l'architecte des bâtiments civils Poitevin en 1823 pour acquisition de différentes maisons dont la maison de Bellot : devis de réparation dressé par David ; courrier sous-préfet 10 décembre 1824 au préfet : "la maison que j'occupe a été vendue par M. de Bellot il y a 10 mois à M. le Comte de l'Isle, officier de la garde royale ; il avait l'intention de l'habiter, mais voyant la difficulté que j'éprouve à trouver une autre maison et à cause de la liaison de parenté avec nous, il a consenti de passer avec moi un bail de location pour 3 ans" pour 1 000 francs / an, sous réserve de changement de préfet.

    • Vente par Baffort d'une petite maison à Duroc, 1829.

    vente par Pierre Baffort, notaire à Etauliers, à Géraud-Théodore Lesparre-Duroc, ancien notaire à Blaye, d'une petite maison avec des chais, autres édifices, cour et jardin, le tout joignant, rue de la Tannerie, confronts : est, édifices à Gilet, mur mitoyen avec un passage ou corridor pour circuler et introduire les fumiers dans les jardins, commun à ce dernier ; [...] nord, petit jardin de Gilet, mur de clôture mitoyen entre, dans lequel mur est placé un puits commun entre Gilet et l'acquéreur ; bien provenant de Mlle Monique Bateau en 1819, qu'elle possédait depuis plus de 60 ans.

    • Purge d'hypothèques, 1829.

    Extrait du Mémorial Bordelais du 11 sept 1829 : publication faite pour purger les hypothèques légales, du 2 sept 1829 : mention de Rosalie Taillasson, épouse de Jeanty Binaud, propriétaire et adjoint au maire de Blaye où elle demeure ; Angélique Binaud, épouse de André-Victor Merlet, ancien négociant et propriétaire, avec lequel elle demeure à Blaye ; Marie Maingot, épouse d'Alexandre David, négociant, avec lequel elle demeure à Blaye.

    • Note concernant la maison que M. Lesparre-Duroc se propose de céder pour l'établissement de la sous-préfecture, s.d.

    "M. Lesparre-Duroc possède une belle et vaste maison, assortie de toutes les servitudes nécessaires et d'un charmant jardin ; il vient de la louer à M. le sous-préfet. Maintenant, M. Duroc ayant l'intention de transporter tous ses biens en Médoc [Pauillac], désirerait vendre cette maison. Par suite des dépenses considérables que vient d'y faire le propriétaire ce local est organisé pour un hôtel de sous-préfecture ; tout s'y trouve réuni, assorti et distribué de manière à former le plus bel établissement sous-préfectoral du département de la Gironde. [...] Les prétentions du propriétaire ne sont pas de vendre ce bel immeuble à toute sa valeur ; il désire concourir à l'embellissement de son pays ; aussi il modère le prix à 25 000 francs [...]".

    • Vente d'une maison et autres édifices par Lesparre-Duroc au Département pour l'installation de la sous-préfecture, 1839.

    Inséré dans même document : vente par Duroc au Département pour 23 500 francs, ordonnance royale autorisant l'acquisition de 5 sept 1839 pour sous-préfecture :

    1. maison rue de la Tannerie avec cour et jardin attenant, venant de l'échange Binaud ;

    2. Une petite maison avec des chais, autres édifices, cour et jardin, le tout se joignant, acquis de Pierre Baffort, notaire à Etaulier, confronts : est, édifices de Gillet, mur mitoyen avec passage ou corridor pour circuler et introduire les fumiers dans les jardins [...] ; nord, mur de clôture mitoyen, dans lequel mur est placé un puits commun entre le vendeur et Gillet ;

    3. un chai avec un petit jardin attenant joignant les précédent, acquis de Mlle Marie Moulié ;

    4. Partie des édifices acquis par le vendeur de la veuve Maufret du 20 déc 1838.

    • Achat de la maison Lesparre-Duroc pour établir la sous-préfecture, 1839.

    Ordonnance du ministère de l'intérieur du 5 septembre 1839 autorisant le Département à faire l'acquisition de la maison Lesparre-Duroc pour 23 500 francs ; vente de 4 objets distincts bien que réunis en un tout.

    Acte de vente, 1839.

    Acte de vente 26 nov 1839 :

    1. Une maison avec cour et jardin y attenant ;

    2. Une petite maison avec chai autres édifices, cour et jardin joignant les précédent ;

    3. Un chai avec un petit jardin au même lieu ;

    4. La portion des édifices et ceux acquis par Lesparre-Duroc de la veuve Maufret suivant contrat du 20 déc 1838 ; mention de l'estimation réalisée par David et Castaignet.

    • Travaux et aménagements, 1839.

    Courrier du sous-préfet au préfet, 29 oct 1839 : mention de réparations accordées par préfet mais oubli : avec réparations à faire à la cheminée de la cuisine, "établissement d'un poêle en faïence dans mes bureaux" ; courrier 27 mars 1840 : compte des ouvriers qui ont arrangés "5 cheminées à la Rumfort" pour 70 francs et "fournis et posés un papier de tenture dans un petit appartement" pour 35, 50 francs; compte des ouvrages faits par Pasquali maître plâtrier en 1839 au local du bureau de la sous-préfecture, 2 février 1840 : 5 cheminées à la Rumfort à double [cylindre ?] ; compte 30 avril 1838 par Bitaubet pour tapisserie et tissu d'une chambre et peinture pour 35,50 francs.

    • Affaire Binaud concernant la mitoyenneté, 1843.

    courrier sous-préfet Haussmann 14 août 1843 au préfet : revendication de Mme veuve Binaud, mère de M. le conseiller Binaud, propriétaire d'un jardin bordé par celui de la sous-préfecture de deux côtés, sur la propriété du mur de clôture du jardin ; mention d'un ancien lavoir, supprimé par Laumond, prédécesseur du sous-préfet ; "c'est en juillet 1842 que le nouveau cours du ruisseau a été établi" ; mention du croquis joint au courrier.

    • Projet d'acquisition d'un jardin, 1840.

    Courrier sous-préfet au préfet, 22 avril 1840 : jardin de Mlle Rose Mourgon, pour construction future de l'écurie et remise ; décision Conseil départemental autorisant l'acquisition 23 janvier 1841; mention du PV d'estimation et plan des lieux par Michau agent-voyer et David, architecte ; accord entre les partis 9 avril 1841.

    • Emplacement retranché par suite de l'ouverture de la nouvelle rue, 1841.

    Rapport par Thiac, 4 février 1841 : mention d'un plan ; demande qu'un mur soit construit avant la construction projetée du tribunal; rachat parcelle par la ville pour ouverture nouvelle rue ; acte de vente et de cession à la ville, 2 juin 1842, parcelle provenant de la vente Lesparre-Duroc, qu'il tenait de la veuve Maufret, d'après la vente du 20 décembre 1838.

    • Suppression de servitude de passage, 1843.

    Décision Conseil départemental, 25 août 1843 : suppression de servitude de passage qui grève la propriété de M. Mempitschen.

    • Compte des travaux effectués à la sous-préfecture, 1846.

    18 avril 1846, signé Landreau, menuisier, et contresigné par Gautier, architecte de l'arrondissement : travaux dans "la chambre de Madame", dont cloisons de bois, lambris d'appuis, etc.

    • Travaux d'agrandissement, 1853.

    Courriers du sous-préfet au préfet, 7-8 juillet 1853 : projet de construction d'une salle pour les adjudications et le recrutement, écurie et remise attenante, à l'emplacement des bâtiments inutiles qui existent à gauche de l'entrée de l'hôtel; demande de mise en exécution du projet établi en 1842 [?] par l'architecte du département ; décision du Conseil arrondissement, 2 août 1853 : les réparations intérieures viennent d'être terminées, demande de complément par construction d'une écurie et remise, et d'un salle d'adjudication, pouvant servir au besoin aux opérations de recrutement ; demande également de compléter la décoration intérieure par des glaces proportionnées aux dimensions du salon et des appartements ; devis des travaux pour remise état, 28 juin 1854, par Durand fils (mention de plans) : travaux neufs : écurie et remise (mention d'un premier projet en 1846, adopté par le Conseil général mais non réalisé), et salle de réunion raccordée aux appartements (sous réserve) ; grosses réparations : installation de la chambre à coucher du préfet dont les papiers et les plâtres ont besoin de réparations, reconstruction d'un plancher percé dans le pavillon nord, établissement le long de la façade, de revers [?] en pavé sur ciment, semblables à ceux qui ont si complétement réussi au palais de justice, pour empêcher l'infiltration des eaux (+ palais de justice + prison) ; 3e projet Durand, 21 juillet 1854 : plus économique, salle de réunion à l'emplacement de la remise projetée ; nouveaux devis 12 juin 1855 : reconstitution complète du projet pour agrandissement de la salle du conseil ; avis positif de Thiac 29 juin 1855 ; soumissionnaires des travaux, octobre 1855, dont Lapouze, natif et domicilié à Blaye ; certificats de Durand et du maire sur les aptitudes et la loyauté de Lapouze, adjudicataire 6 octobre 1855 ; courrier préfet 10 décembre 1855: travaux engagés mais suspendus pour modification du projet 26 novembre (agrandissement salle du conseil) ; courrier Durand au préfet, 1er avril 1856 : difficulté liée à une servitude de la maison Gillet, maintien d'un passage couvert pour aboutir à l'étage inférieur, or mur mitoyen en mauvais état ; accord de Gillet pour reconstruction du mur si abandon de la propriété de la charpente à établir sur passage, accord du préfet ; courrier Durand 16 juillet 1856 : mauvais état des murs de soubassement, mise en place de contreforts ; courrier Lapouze 31 janvier 1858 : achèvement travaux décembre 1856.

    • Incendie, 1869.

    mention d'un commencement d'incendie dans les greniers 1er août 1869, par imprudence de la fille de service ou d'un ouvrier qui la veille a travaillé là et a jeté un bout de cigare ; état des dégâts dressé par Charles, entrepreneur des bâtiments départementaux de l'arrondissement de Blaye ; mention de Berluzeau, tapissier ébéniste à Blaye.

    • Travaux de grosses réparations, 1875.

    Travaux de réparation de l'aile droite ou est : reprise en sous-œuvre du mur postérieur par 3 assises de grillages en pierre de Bourg, tirants + réparation plafond et corniche, cloison, peinture et papier peint dans la salle du conseil et antichambre; projet Labbé juillet 1875, cahier des charges octobre 1875 ; soumissionnaires novembre 1875 : Bernard Chaudet et Jean Charles, entrepreneurs de travaux publics à Blaye ; adjudicataire : Jean Charles.

    • Travaux, 1888.

    Rapport architecte du Département Valetton sur le délabrement de certaines parties, travaux de charpente ; mention de travaux effectués par Chaudet jeune, 1891.

    • Travaux d'entretien et de modernisation, 1907-1921.

    Sous la conduite de l'architecte du Département E. Gervais.

    • Travaux d'entretien et de modernisation, 1927-1929.

    Sous la conduite de l'architecte du Département Ch. Grange.

Références documentaires

Documents d'archives
  • Sous-préfecture : acquisition, agrandissements, restaurations (1819-1934).

    Archives départementales de la Gironde : 4 N 70
  • Matrice cadastrale, registre des augmentations et diminutions, 1836-fin du 19e siècle.

    Archives municipales, Blaye : non coté.
Documents figurés
  • Plan des jardins et murs de clôture, s.d. [après 1842]. Dessin, encre et lavis.

    Archives départementales de la Gironde : 4 N 70 plan 198
  • Plan par masses d'une partie de la sous-préfecture de Blaye et terrains environnants, par Durand, Charles (architecte de l'arrondissement de Blaye), 1er avril 1856. Dessin à l'encre rouge et noire.

    Archives départementales de la Gironde : 4 N 70 plan 197
  • Emplacement retranché des dépendances de la sous-préfecture, par Thiac, A. (architecte du département), 1841. Dessin à l'encre rouge et noire.

    Archives départementales de la Gironde : 4 N 70 plan 196
Bibliographie
  • BELLEMER Émile. Petite histoire de la ville de Blaye. Réimpression de l'édition originale de 1886, PyréMonde Princi Negue, 2009.

    P. 243.
  • BIROLLEAU-BRISSAC Paulette. Histoire de Blaye. Bordeaux : Ed. de la Société des Amis du Vieux Blaye, 1968.

    P. 240, 243.
  • COTTON DE BENNETOT Arlette. Petit dictionnaire des rues de Blaye. Bordeaux : Imprimerie Biscaye, 1983.

    P. 56.
  • HAUSSMANN Georges Eugène. Mémoires. Nouvelle édition, Paris : Éd. du Seuil, 2000.

Périodiques
  • MENANTEAU Jean-Daniel. "Un estuaire de pierre, les bas-reliefs de la sous-préfecture de Blaye". L'Estuarien, n° 69, 2019, p. 12-13.

Liens web

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