Logo =Inventaire Général du Patrimoine Culturel - Retour à l'accueil

Hôtel Lamarque

Dossier IA40001752 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations Hôtel Lamarque
Parties constituantes non étudiées portail, parc
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 11 rue du Général-Lamarque
Cadastre : 1844 K 134 ; 2015 AY 127

L'hôtel Lamarque fut la demeure du général Jean-Maximilien Lamarque (1770-1832). Après des études au couvent des Jacobins de la ville jusqu'en 1790, il quitte Saint-Sever pour effectuer une carrière militaire ; il est élevé au grade d'officier général dans l'armée révolutionnaire puis impériale. Après l'acquisition de biens immobiliers à Saint-Sever en 1810, il s'installe dans son village natal en 1815, où il devient un membre actif du corps politique local.

Les maisons visibles sur le plan cadastral de 1809 qui se trouvaient sur la parcelle acquise sont détruites lors de la construction de la demeure entre 1810 et 1820, alors que la rue des Ursulines, qui se poursuivait jusqu'au couvent des Jacobins, est fermée dans sa partie est pour permettre la création d'un parc qui se développe à l'arrière. Une lettre du banquier Betrier à l'attention du général, datée de 5 avril 1820, mentionne la fin de l'aménagement de la salle de billard par le menuisier saint-séverin Pierre Darricau ; il est aussi l'auteur probable de la bibliothèque. Ce même menuisier œuvre par ailleurs, en collaboration avec l'architecte communal Saillard, au couvent des Jacobins et à l'Hôtel Basquiat-Mugriet.

La demeure a conservé sa façade et sa distribution interne d'origine. L'escalier et les décors de stuc sont caractéristiques des ouvrages saint-séverins du début du 19e siècle.

Période(s) Principale : 1er quart 19e siècle
Auteur(s) Auteur : Darricau Pierre,
Pierre Darricau

Menuisier de Saint-Sever résidant rue de Pontix.


Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
menuisier, attribution par source
Personnalité : Lamarque Jean-Maximilien,
Jean-Maximilien Lamarque (1770 - 1832)
Cliquer pour effectuer une recherche sur cette personne.
commanditaire, personnage célèbre, attribution par source

La demeure est implantée sur une vaste parcelle. Elle est entourée d'un parc. Sa position résulte d'une recomposition parcellaire au profit d'un des personnages les plus illustres de la ville.

Un portail monumental de style néo-classique en pierre de taille donnant sur la rue principale, est couvert d'un entablement soutenu par des colonnes. Il est fermé par une grille en ferronnerie dont le tympan porte le monogramme du général.

La demeure est de plan trapézoïdal. Alors que le corps central est pourvu de deux étages carrés et d'un étage sous comble, les deux tourelles carrées latérales ont un étage supplémentaire. A l'exception des encadrements de fenêtres, de la corniche et des chaînes d'angle, en pierre de taille, la façade est enduite.

La façade principale est percée au centre du rez-de-chaussée d'une porte batarde, encadré de colonnes, similaires à celles du portail monumental, soutenant un balcon. La porte ouvre sur un large vestibule traversant à l'extrémité duquel se tient une porte permettant de rejoindre le parc à l'arrière. Au fond du vestibule se place la cage de l'escalier monumental. La marche de départ est en pierre et les volées à plusieurs repos tournants sont en charpente. La rampe est composée de barreaux de bois fins avec une bague en partie supérieure reposant sur des sections carrées.

Les pièces sont distribuées de part et d'autre de l'escalier. Les pièces de réception (grand salon, petit salon, salle à manger) sont au rez-de-chaussée, de même que les pièces domestiques (cuisine, souillarde), situées à l'arrière. Des couloirs de service traversent le bâtiment et desservent des escaliers secondaires à l’extrémité des tourelles. Les chambres occupent les étages.

De nombreux décors de stuc et de boiseries sont conservés dans les pièces de réception et d'habitation.

Murs calcaire pierre de taille
appareil mixte enduit
Toit tuile creuse, tuile plate
Plans plan symétrique
Étages 3 étages carrés, étage de comble
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à longs pans croupe
toit en pavillon

Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en charpente
escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour, en charpente
Typologies 5B
Techniques ferronnerie
sculpture
peinture
menuiserie
Représentations armoiries, scène mythologique, colonne, mufle de lion, losange, putto
Précision représentations

Des colonnes toscanes encadrent le portail et la porte d'entrée. Des mufles de lion en bronze en ornent les panneaux.

Plusieurs décors de stuc sur les hottes des cheminées sont conservés dans les pièces du rez-de-chaussée, du premier et du second étage. Ce sont majoritairement des médaillons dans lesquels se développent des scènes figuratives "à l'antique". Le salon du rez-de-chaussée a une cheminée dont la hotte est ornée de putti. La chambre du premier étage s'inspire des Fastes d'Ovide, avec les figures de Zéphir et Flore dans un panneau rectangulaire. Au deuxième étage, une scène s’insère dans un tondo représentant l'allégorie de l'Amitié. L'Amour a posé son arc et resserre les liens d'amitié de deux femmes. Un autre trumeau porte un décor dans un panneau scutiforme représentant une offrande à Priape. Le décor de la chambre du général comporte des motifs architecturaux : deux pilastres à chapiteaux corinthiens soutiennent un tympan décoré d'éléments végétaux.

Le décor peint d'origine sur les murs des espaces de distribution est encore visible par endroit. Il simulait un appareillage surmontant un soubassement en granit en trompe-l'œil.

Les lambris d'appui conservés portent un décor de losange qui se retrouve sur la bibliothèque.

L'emprise parcellaire de la demeure est significative de la recomposition du tissu urbain dans ce secteur de la ville au sortir de l'Ancien Régime. La demeure de ce personnage illustre recèle de nombreux éléments caractéristiques de l'aménagement des intérieurs du début du 19e siècle dans la ville de Saint-Sever.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler, maison d'homme célèbre

Références documentaires

Documents d'archives
  • Lettre du banquier Betrier au général Lamarque, 5 avril 1820.

    Archives départementales des Landes : 87 J 2 / 33
Documents figurés
  • Plan d'alignement de la rue Bellocq, 1809. Dessin encre et lavis.

    Feuille n°4 Archives municipales, Saint-Sever : 2 O 11
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section K Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section S Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Saint-Sever - Ferey Marie