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Hôtel de ville

Dossier IA40001728 réalisé en 2015

Fiche

Œuvres contenues

Dénominations hôtel de ville
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 1 rue de l'Hôtel-de-Ville
Cadastre : 1809 K ; 1844 S ; 2015 AY 99

L'hôtel de ville est installé dans l'aile sud des bâtiments conventuels de l'ancienne abbaye bénédictine, datable, pour le gros-oeuvre, de la seconde moitié du 16e siècle. Selon le plan du monastère levé par frère Luc Laborie en 1648, cette aile était alors le "vieux réfectoire ruiné".

Les travaux des 17e et 18e siècles donnent à la façade de l'aile sud son aspect actuel. La vue cavalière du monastère par Dom du Buisson à la fin du 17e siècle indique que l'hospice et l'infirmerie y sont placés. L'étage en surcroît, ou "mirande", est également figuré sur la vue cavalière, avec ses ouvertures en plein cintre dont l'encadrement de pierre et brique est habituel dans l'architecture religieuse du Sud-Ouest au 17e siècle.

A la fin de la Révolution, l'aile est investie pour les besoins de la municipalité. Une lettre adressée au maire indique que la translation s'effectue le 10 frimaire de l'an 9 (1er décembre 1800) et l'acquisition par la commune est actée le 14 ventôse de l'an 14 (5 mars 1806), après une autorisation donnée par le ministre de l'intérieur. Un devis estimatif du 21 brumaire de l'an 14 (12 novembre 1805) mentionne la réfection des portes extérieures et de leur encadrement en pierre de taille avec des éléments de remploi provenant du presbytère. Ces portes dont l'embrasure est composée de deux pilastres surmontés d'un larmier sont encore présentes rue de l'hôtel de ville, et ont influencé des constructions civiles dans la ville au début du 19e siècle.

Des graffitis, dessinés dans la "mirande", confirmerait la tradition d'un hébergement temporaire de soldats napoléoniens de retour de la guerre d'Espagne.

L'escalier monumental de pierre, placé au croisement de l'aile ouest et de l'aile sud du cloître, est restauré en 1822. Les balustres, en partie détruits, sont refaits en pierre d'Ayres, copiant les anciens. Un plan de 1836 indique que le cabinet du maire et la salle du conseil municipal étaient alors situés au rez-de-chaussée. Ces espaces sont déménagés au premier étage dans les années 1880. La salle du conseil municipal est refaite en 1892. Les lambris, la cheminée, le plafond datent de cette période. Les travaux sont réalisés par le menuisier saint-severin Louis Montauzé.

Dans les années 1960, le second étage de la mairie est transformé pour accueillir des logements de fonction. De même, le rez-de-chaussée est refait en locaux administratifs.

Période(s) Principale : 2e moitié 16e siècle
Secondaire : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Secondaire : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 3e quart 20e siècle
Dates 1822, daté par source
1892, daté par source
Auteur(s) Auteur : Montauzé Louis, menuisier, attribution par source

L'hôtel de ville occupe l'aile sud de l'ancien monastère. Il est pourvue de trois étages carrés et d'un étage en surcroît. La façade côté rue est enduite. Les encadrements des baies rectangulaires des fenêtres des étages carrés sont en pierre de taille. Les ouvertures de l'étage en surcroît sont en plein cintre et composées de brique et pierre. Elles reprennent la forme des fenêtres du premier étage côté cloître.

Le rez-de-chaussée de la façade sur rue est percé de deux portes piétonnes centrales. Celle de gauche ouvre sur un vestibule menant au cloître. Celle de droite dessert une pièce voûtée d'arêtes au fond de laquelle se place la cage de l'escalier monumental. Les volées soutenues par des piliers et la rampe sont en pierre. La rampe est composée de balustres piriformes carrés du premier palier intermédiaire au premier étage ; elle devient un muret à partir du palier du premier étage. Cette rampe se rapproche de celle du grand escalier des Jacobins.

Le premier étage est composé d'un vestibule placé au-dessus des arcades du cloître. Il dessert les salles municipales communiquant également entre elles. Le cabinet du maire est situé à l'extrémité nord. Les murs sont pourvus de lambris d'appui avec montants et panneaux à tables saillantes. La cheminée de bois est appuyée contre le mur de cloison est. Son trumeau de pierre est moulurée d'un décor stuqué de pilastres et d'entablement central. Les mêmes lambris, sur une hauteur plus importante (80 cm), se développent sur les murs de l'actuelle salle des mariages. La cheminée de bois est adossée au mur ouest.

La salle des commissions et l'actuelle salle du conseil sont également pourvues de lambris d'appui dont les formes plus dépouillées pourraient s'apparenter au goût du milieu du 19e siècle. La cheminée de bois de la salle du conseil présente des formes géométriques sur son manteau. Elle se rapproche d'autres cheminées visibles dans les anciens bâtiments conventuels, tout comme le décor moulé en stuc de son trumeau à pilastres cannelés.

Au second étage, un vestibule distribue trois appartements de quatre pièces.

Le comble à surcroît ou "mirande" est accessible par un escalier de bois localisé sur le palier du second étage. Il forme un vaste espace sous charpente régulièrement ajouré de baies ouvertes, disposition caractéristique de l'architecture du Sud-Ouest.

Murs appareil mixte enduit partiel
pierre de taille
brique
Toit tuile creuse
Étages 2 étages carrés, comble à surcroît
Couvrements voûte d'arêtes
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
Escaliers escalier dans-oeuvre, escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie
Techniques sculpture
menuiserie
Représentations armoiries pilastre losange soldat
Précision représentations

Les encadrements des portes piétonnes sur rue sont composés de pilastres surmontés d'un larmier.

Les armes de la ville sont sculptées au centre du manteau de la cheminée de l'actuelle salle des mariages. La cheminée de la salle du conseil municipal est décorée de losanges et de triangles.

Des graffitis représentant des soldats du premier Empire ont été tracés sur les murs de la dernière travée nord-ouest de la "mirande".

Statut de la propriété propriété de la commune
Intérêt de l'œuvre à signaler
Protections classé MH

Références documentaires

Documents d'archives
  • Autorisation d'acquisition de l'aile des Bénédictins par la municipalité, 25 nivose an 12 (16 janvier 1804).

    Archives nationales, Paris : F / 3 / (II) / Landes / 14
  • Lettre de Monsieur Laporterie adressée au maire concernant la translation de l'hôtel de ville, 9 vendémiaire an 14 (1er octobre 1805).

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 M 1
  • Devis pour la réfection des portes d'entrée de l'hôtel de ville, 21 brumaire an 14 (12 novembre 1805).

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 M 1
  • Devis estimatif des ouvrages pour l'escalier de l'hôtel de ville, 12 avril 1822.

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 M 1
  • Adjudication au rabais pour les travaux de la salle du conseil municipal, 14 décembre 1890.

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 M 1
Documents figurés
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section K Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan général de la mairie. Dessin encre et lavis, 20 novembre 1836.

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 M 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section S Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
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