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Hôtel de Captan

Dossier IA40001759 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations Hôtel de Captan
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 2 rue du Général-Durrieu
Cadastre : 1809 K 67 Parcelle commune avec toutes les constructions sud de la rue ; 1844 S ; 2015 AS 7

Sous l'Ancien Régime, la demeure est située dans l'emprise de la seconde enceinte, à l'entrée de la rue bourgeoise alors appelée "rue neuve". Elle est attestée en 1680 en possession de Louis de Barry, écuyer, conseiller et lieutenant général du roi. Si ce n'est lui-même, son fils cadet Jean-Louis de Barry est peut-être le commanditaire de la construction de l'hôtel de Barry au début du 18e siècle, siège de la sénéchaussée et tribunal, dont les dispositions sont connues par des inventaires de 1727 et 1730.

Avec d'autres biens, l'hôtel est acquis en 1737 par Christophe de Bourdeau (1687-1764), directeur de la monnaie de Perpignan, puis de Toulouse. Son fils Charles de Bourdeau de Castéra, également ancien directeur de la monnaie de Perpignan, épouse en 1779 Marthe Josèphe de Commarieu à Saint-Sever. Domicilié dans cette ville, il est peut-être le commanditaire de la modernisation de la demeure dans le 4e quart du 18e siècle : les élévations arrières de l'hôtel conservent au rez-de-chaussée et au premier étage des ouvertures en arc segmentaire datables de cette époque ; les premières volées du grand escalier en pierre pourrait aussi dater de ce chantier, par le décor caractéristique de la rampe.

De nouveaux travaux semblent intervenir au début du 19e siècle, probablement pour le baron de Captan, époux de Camille Bourdeau de Castéra, qui a laissé son nom à la demeure (la famille, originaire de Laplume en Agenais, arrive à Saint-Sever au 16e siècle avec Bernard de Captan, député des États généraux en 1576). Les volées de l'escalier du premier au second étage, en charpente, sont pourvues d'une rampe caractéristique des escaliers de cette époque dans le secteur. Il est aussi possible que l'hôtel ait été exhaussé, les fenêtres du second étage sur les façades postérieures étant des baies rectangulaires et non plus en arc segmentaire.

La maison devient en 1859 propriété des Laforie ou Lafaurie, juristes à Saint-Sever. A partir de 1870, des travaux et réaménagements importants sont entrepris à l'initiative de Louis Laforie. La façade principale sur rue, dont l'arc plein-cintre de la porte d'entrée est ornée d'un cartouche dit "Louis XIII", est reconstruite à cette époque. Le style Louis XIII se retrouve dans le décor, les lambris, les cheminées et le mobilier. Le parquet a notamment été réalisé vers 1880 par l'entreprise Guérive (menuiserie installée au quartier Péré). La comparaison des différents plans cadastraux semble indiquer un allongement de l'aile longeant le jardin. Le décor historisciste de son élévation ainsi que la balustrade de la terrasse supérieure en témoignent.

Le jardin arrière ouvrant rue Saint-Vincent-de-Paul est acquis par la famille Laforie après le départ des Ursulines en 1905. La galerie et le pavillon du jardin sont des constructions des années 1920-1930, d'après leur décor et leurs matériaux, sans doute effectuées pour le docteur Louis Lemosy d'Orel, héritier des Laforie.

Période(s) Principale : 4e quart 17e siècle, 1er quart 18e siècle , (?)
Principale : 4e quart 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Principale : 3e quart 19e siècle
Secondaire : 1ère moitié 20e siècle

L'hôtel comprend plusieurs corps de bâtiments organisés autour d'une cour intérieure carrée et ouvrant sur un vaste jardin à l'arrière.

La façade principale de cinq travées, rue du Général-Durrieu, est pourvue de deux étages carrés. A l'exception des encadrements et de la corniche en pierre de taille, la façade est enduite. Un bandeau horizontal sépare le rez-de-chaussée du premier étage.

Au-rez-de-chaussée, la façade est percée par une porte cochère latérale ouvrant sur un passage. Il permet de rejoindre la cour intérieure centrale. La cage d'escalier donne dans cette cour intérieure. Les volées menant au premier étage sont en pierre. La rampe en ferronnerie est composée de sections ovales réunies par deux barres plates. La volée menant du premier au second étage est en bois. La rampe est composée de barreaux fins avec une bague en partie supérieure reposant sur des sections rectangulaires. De part et d'autre de l'escalier se situent les pièces maitresses distribuées en enfilade. Les pièces domestiques se placent dans l'aile en retour longeant le jardin. Elle est desservie par un escalier de service.

L'adjonction au bout de l'aile du jardin est ouverte au rez-de-chaussée par un parc en plein cintre dont les claveaux sont traités en bossage, comme les chaînes d'angle. Une fenêtre à meneaux est surmontée d'un fronton triangulaire avec un vase en son centre au premier étage. L'ensemble est surmonté d'une terrasse délimitée par une rampe sur laquelle alternent des balustres de section rectangulaire et des balustres piriformes.

La galerie du jardin construite en béton est adossée au bâti voisin. Des colonnes de type doriques soutiennent une terrasse menant à un pavillon dont les colonnes également de style dorique soutiennent un bassin d'eau.

Murs calcaire pierre de taille
appareil mixte enduit
béton
Toit tuile creuse
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à plusieurs pans brisés
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, en charpente
Typologies B1
États conservations restauré
Techniques menuiserie
sculpture
décor stuqué
Représentations armoiries, figure mythologique
Précision représentations

La maison contient plusieurs éléments de décor de bois notables. La cheminée de la salle à manger en rez-de-chaussée porte les armes de la famille Laforie ou Lafaurie sur son trumeau. Sa forme et son décor sont identiques à ceux de la cheminée de la maison Sentex. Le parquet du salon au rez-de-chaussée donnant sur le jardin est marqueté au centre. Une rosace avec une étoile centrale accompagnée de feuilles de papyrus s'insère dans un carré au coin duquel se tiennent des fleurs.

Au plafond de la cage d'escalier, une tête monstrueuse en stuc est insérée dans un quadrilobe. De sa gueule sort la suspension du lustre.

L'hôtel Captan conserve des éléments architecturaux remarquables appartenant à différents siècles. L'utilisation de la pierre pour l'escalier monumental est une technique rare dans la ville de Saint-Sever.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables cheminée, escalier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des augmentations et des diminutions des propriétés bâties, 1811-1911.

    Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 51
Documents figurés
  • Plan d'alignement de la rue neuve, 1809. Dessin et lavis.

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 O 29
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section K Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section S Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
Bibliographie
  • Baron de CAUNA, Clergé et noblesse des Landes : Armorial. Bordeaux : Justin Dupuy, 1864.

  • BOP Dominique (abbé). Éléments concernant "l'hôtel de Captan", maison du Pont, 2 rue Durrieu. Notes généalogiques, 2019 [annexe en .pdf].

Périodiques
  • SOUSSIEUX Philippe. "Histoire du domaine de Fleurus". Bulletin du centre de généalogie des Landes, n° spécial, 2000.

Liens web

(c) Région Nouvelle-Aquitaine, Inventaire général du patrimoine culturel ; (c) Commune de Saint-Sever - Ferey Marie - Beschi Alain