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Hôtel de Captan

Dossier IA40001759 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations Hôtel de Captan
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 2 rue du Général-Durrieu
Cadastre : 1809 K 67 Parcelle commune avec toutes les constructions sud de la rue ; 1844 S ; 2015 AS 7

Sous l'Ancien Régime, la demeure est située dans l'emprise de la seconde enceinte, à l'entrée de la rue bourgeoise alors appelée "rue neuve". Elle appartient à la famille de Captan, originaire de Laplume en Agenais, qui arrive à Saint-Sever au 16e siècle avec Bernard de Captan, député des États généraux en 1576.

Les façades postérieures de l'hôtel conservent au rez-de-chaussée et au premier étage des ouvertures en arc segmentaire datant du milieu du 18e siècle. Les premières volées du grand escalier en pierre ont une rampe dont le décor pourrait dater de cette période.

La maison devient propriété des Laforie, juristes à Saint-Sever, au début du 19e siècle. Les volées du premier au second étage, en charpente, sont pourvues d'une rampe caractéristique ici des escaliers de cette période. Il est aussi possible que l'hôtel ait été exhaussé, les fenêtres du second étage sur les façades postérieures étant des baies rectangulaires et non plus des arcs segmentaires.

A partir de 1870, la maison est réaménagée sous l'impulsion de Louis Laforie. Le décor, les lambris, les cheminées et le mobilier sont repris dans un style Louis XIII. Ce style se retrouve en façade principale avec l'arc en plein cintre de la porte d'entrée portant un cartouche dit "Louis XIII" en partie supérieure. La comparaison avec le plan cadastral de 1844 permet d'envisager un allongement de l'aile longeant le jardin. Le décor en façade qui s'y déploie ainsi que la terrasse supérieure en témoignent.

Le jardin arrière ouvrant rue Saint-Vincent-de-Paul est acquis par la famille Laforie après le départ des Ursulines en 1905. La galerie et le pavillon du jardin sont des constructions des années 1930 d'après leurs décors et leur matériau.

Période(s) Principale : milieu 18e siècle
Secondaire : 1er quart 19e siècle
Principale : 4e quart 19e siècle
Secondaire : 2e quart 20e siècle

L"hôtel comprend plusieurs corps de bâtiments organisés autour d'une cour intérieure carrée et ouvrant sur un vaste jardin à l'arrière.

La façade principale de cinq travées, rue du général Durrieu, est pourvue de deux étages carrés. A l'exception des encadrements et de la corniche en pierre de taille, la façade est enduite. Un bandeau horizontal sépare le rez-de-chaussée du premier étage.

Au-rez-de-chaussée, la façade est percée par une porte cochère latérale ouvrant sur un passage. Il permet de rejoindre la cour intérieure centrale. La cage d'escalier donne dans cette cour intérieure. Les volées menant au premier étage sont en pierre. La rampe en ferronnerie est composée de sections ovales réunies par deux barres plates. La portion menant du premier au second étage est en bois. La rampe est composée de barreaux fins avec une bague en partie supérieure reposant sur des sections rectangulaires.

De part et d'autre de l'escalier se situent les pièces maitresses distribuées en enfilade. Les pièces domestiques se placent dans l'aile en retour longeant le jardin. Elle est desservie par un escalier de service.

La galerie du jardin construite en béton est adossée au bâti voisin. Des colonnes de type doriques soutiennent une terrasse menant à un pavillon dont les colonnes également de style dorique soutiennent un bassin d'eau.

Murs calcaire pierre de taille
appareil mixte enduit
béton
Toit tuile creuse
Étages 2 étages carrés
Élévations extérieures élévation ordonnancée
Couvertures toit à plusieurs pans brisés
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours avec jour, en maçonnerie, en charpente
Typologies B1
États conservations restauré
Techniques menuiserie
sculpture
décor stuqué
Représentations armoiries, figure mythologique
Précision représentations

La maison contient plusieurs éléments de décor de bois notables. La cheminée de la salle à manger en rez-de-chaussée porte les armes de la famille Laforie sur son trumeau. Sa forme et son décor sont identiques à ceux de la cheminée de la maison Sentex. Le parquet du salon au rez-de-chaussée donnant sur le jardin est marqueté au centre. Une rosace avec une étoile centrale accompagnée de feuilles de papyrus s'insère dans un carré au coin duquel se tiennent des fleurs. Ce parquet commandé par Louis Laforie a été réalisé vers 1880 par l'entreprise Guérive, menuiserie installé à Péré.

Au plafond de la cage d'escalier, une tête monstrueuse en stuc est insérée dans un quadrilobe. De sa gueule sort la suspension du lustre.

L'adjonction créée au bout de l'aile du jardin par Louis Laforie est pourvue d'un décor en façade. Le rez-de-chaussée est ouvert par un parc en plein cintre dont les claveaux sont traités en bossage, comme le chainage d'angle. Une fenêtre à meneaux est surmontée d'un fronton triangulaire avec un vase en son centre au premier étage. L'ensemble est surmonté d'une terrasse délimitée par une rampe sur laquelle alternent des balustres de section rectangulaire et des balustres piriformes.

L'ancien hôtel Captan conserve des éléments architecturaux remarquables appartenant à différents siècles. L'utilisation de la pierre pour l'escalier monumental est une technique rare dans la ville de Saint-Sever.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables cheminée, escalier

Références documentaires

Documents d'archives
  • Registre des augmentations et des diminutions des propriétés bâties, 1811-1911.

    Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 51
Documents figurés
  • Plan d'alignement de la rue neuve, 1809. Dessin et lavis.

    Archives municipales, Saint-Sever : 2 O 29
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section K Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section S Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
Bibliographie
  • Baron de CAUNA, Clergé et noblesse des Landes : Armorial. Bordeaux : Justin Dupuy, 1864.

Périodiques
  • SOUSSIEUX Philippe. "Histoire du domaine de Fleurus". Bulletin du centre de généalogie des Landes, n° spécial, 2000.

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