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Hôtel de Bourrouilhan

Dossier IA40001742 réalisé en 2015

Fiche

Dossiers de synthèse

Œuvres contenues

Appellations Hôtel de Bourrouilhan
Parties constituantes non étudiées tour
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Saint-Sever
Adresse Commune : Saint-Sever
Adresse : 21 rue du Général-Lamarque
Cadastre : 2015 AS 93 ; 1844 s 154 et 155 ; 1809 k 214

L'hôtel conserve plusieurs vestiges de l'ancienne enceinte édifiée dans les années 1450, dont une tour au croisement de la place de la République et de la rue Albert-Larrède. Le mur gouttereau au sud de la maison est également un fragment de l'ancienne enceinte comme en témoigne son épaisseur et le décrochement côté jardin.

La façade pignon, la toiture "à la guise de France", les diverses fenêtres à meneaux permettent de dater la construction du premier corps de logis du début du 16e siècle. L'escalier de pierre en vis placé dans une tour hors-œuvre appartient à la même campagne.

Ce premier bâtiment est complété par un second corps de logis prolongé par une galerie en charpente à l'arrière. Cet agrandissement intervient sans doute peu de temps après, comme l'indiquent des fragments d'encadrements prismatiques pris dans la maçonnerie de la façade postérieure et la mise en œuvre des poteaux à aisseliers courbes de la galerie.

L'hôtel est repris au milieu du 18e siècle, comme l'indiquent les ouvertures en arc segmentaire au rez-de-chaussée et au premier étage de la façade principale. A la même époque, l'hôtel est agrandi par une nouvelle construction adossée au côté sud. Sous toute réserve, peut-être s'agit-il du logement "proche de la tour de la Guillerie" dont la construction est autorisée par une délibération du corps de ville du 10 mars 1743. La grande porte cochère en arc segmentaire sur la façade postérieure date également de cette période. L'hôtel est alors détenu par la famille noble d'Ortes.

La première mention de l'hôtel sous l'appellation Bourrouilhan date de 1779. La même année, le cloaque situé entre l'hôtel et le couvent des Capucins (actuel hôpital) est comblé.

Un plan des lieux, levé par l'architecte communal Saillard en l'an 3 (vers 1795), permet d'identifier les modifications effectuées au cours du 19e siècle. Elles concernent la partie sud de la maison dans laquelle le couloir central est agrandi.

Période(s) Principale : 3e quart 15e siècle
Secondaire : 1er quart 16e siècle
Principale : milieu 18e siècle
Secondaire : 19e siècle

La maison est située dans l'emprise de la seconde enceinte, à la limite du quartier de la Guillerie.

Elle comporte plusieurs corps de bâtiments organisés autour d'un jardin. Le corps de logis le plus ancien est de plan rectangulaire, flanqué d'une tour d'escalier hors-oeuvre au centre de l'élévation latérale desservant l'étage et les combles. La façade pignon sur rue comporte deux travées de fenêtres en arc segmentaire ; une croisée décentrée éclaire le niveau de comble, percé également d'une croisée identique à l'arrière. Tous les appuis de fenêtre sont en doucine. Le rez-de-chaussée est construit en pierre de taille alors que les étages sont en appareil mixte, à l'exception des encadrements de fenêtre et des chainages. La toiture à forte pente est couverte de tuiles plates. Des coyaux forment une charpente à égout retroussé.

Le second corps de logis attenant au précédent du côté nord, accolé à la tour d'escalier, comporte, sur sa façade principale, une fenêtre à chaque niveau dont l'encadrement est chanfreiné. Sur la façade postérieure subsistent, au rez-de-chaussée, entre les deux fenêtres actuelles, des traces d'ouvertures à moulures prismatiques.

La distribution intérieure est assurée, pour chacun des corps de logis, par deux couloirs traversants au débouché des paliers de l'escalier. Les pièces de réception sont placées à l'avant, côté rue, alors que cellier, souillarde et cuisine occupent le rez-de-chaussée à l'arrière. Les chambres sont réparties à l'étage.

Au sud est adossée une extension de plan rectangulaire d'un étage. La pierre de taille est utilisée pour les encadrements et pour le chainage, le reste de l'élévation est enduit. Le rez-de-chaussée est percé d'une porte cochère en arc segmentaire sur chacune des élévations latérales. Les fenêtres sont en arc segmentaire au rez-de-chaussée et rectangulaires à l'étage. Le toit à croupes est couvert de tuiles creuses.

A l'arrière de l'hôtel se tient une galerie de bois soutenue par trois piliers circulaires en brique. Les poteaux en bois supérieurs sont flanqués d'aisseliers courbes. Elle fait communiquer le second corps de logis avec la grange en fond de parcelle. La grange est percée de deux portes cochères en arc segmentaire donnant sur le jardin. Elle communique avec la tour circulaire percée de trois canonnières au rez-de-chaussée et à ses deux étages.

Murs calcaire pierre de taille
moellon enduit
Toit tuile creuse, tuile plate
Étages 1 étage carré, étage de comble
Couvrements
Couvertures toit à longs pans pignon couvert
appentis croupe
Escaliers escalier hors-oeuvre : escalier en vis, en maçonnerie
Techniques

La maison contient de nombreux éléments architecturaux remarquables. Son ancienneté lui confère un statut particulier et permet d'appréhender la ville à la fin de la période médiévale. L'escalier à vis en pierre est l'unique exemple repéré à Saint-Sever.

Statut de la propriété propriété d'une personne privée
Intérêt de l'œuvre à signaler
Éléments remarquables escalier, charpente en bois, fenêtre, enceinte

Références documentaires

Documents d'archives
  • Délibération du corps de ville pour autoriser la construction d'un édifice dans et autour de la tour de la Guillerie, 10 mars 1743.

    Archives municipales, Saint-Sever : BB 6
  • Annonce de travaux, construction d'une digue entre la maison Bourrouihan et le jardin des frères capucins, 22 février 1779.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD SUPPL 33
  • Avis pour construction d'une rue longeant la maison Bourrouilhan, 1er février 1781.

    Archives municipales, Saint-Sever : DD SUPPL 36
Documents figurés
  • Plan dressé par l'architecte communal Saillard. Dessin, encre et lavis, an 3.

    Archives privées
  • Plan d'alignement du boulevard Saint-Dominique. Dessin encre et lavis, 1809.

    Planche n°5 Archives municipales, Saint-Sever : 2 O 19
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1809.

    Section K Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 1
  • Plan cadastral napoléonien de Saint-Sever, 1844.

    Section S Archives municipales, Saint-Sever : 1 G 2
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