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Hôtel de Bouilhac

Dossier IA24001325 inclus dans Ville de Montignac réalisé en 2011

Fiche

Dossiers de synthèse

Appellations hôtel de Bouilhac
Dénominations hôtel
Aire d'étude et canton Vallée de la Vézère - Montignac
Adresse Commune : Montignac
Lieu-dit : quartier de Beynaguet
Adresse : avenue du Professeur Faurel
Cadastre : 1813 G 71 ; 2011 AP 389

L'hôtel particulier actuel est constitué d'au moins deux corps de logis antérieurs, dont la construction peut être placée au 15e ou au 16e siècle (en se fondant sur les fenêtres à traverses qui les ouvraient) pour l'un et au 17e siècle pour l'autre. Ce dernier correspond d'ailleurs sans doute à l'arrivée de la famille de Bouilhac qui semble se fixer à Montignac vers le milieu de ce siècle. Au siècle suivant, les Bouilhac comptent nombre de personnes influentes : un juge de la ville également avocat au parlement de Bordeaux prénommé Baptiste, un fermier général prénommé Jean-Baptiste, un médecin de la famille royale, Jean (1691-1789), et un homme d'église, l'abbé commendataire de l'abbaye de Souillac, Pierre (1689-1776). L'un d'eux est certainement le commanditaire du grand hôtel particulier actuel (qui réunit les deux logis antérieurs). En 1813, celui-ci est passé à la famille Laborderie Boulou. En 1910, la commune acquiert des frères Petit le terrain du jardin de l'hôtel et l'aménage en jardin public. Au début des années 1960, la commune de Montignac forme le projet d'installer un musée de la préhistoire dans l'hôtel.

Période(s) Principale : limite 15e siècle 16e siècle
Principale : 17e siècle
Principale : 18e siècle
Secondaire : 19e siècle
Auteur(s) Personnalité : Bouilhac, commanditaire, attribution par source, attribution par travaux historiques

Situé en contrebas du coteau de Beynaguet, l'hôtel de Bouilhac adopte un plan en U autour d'une cour fermée au sud par une grille (sur bahut de pierre) et un portail en fer entre deux piliers en pierre (sommés chacun d'une partie d'un fronton en ailerons). Il est composé d'un corps de logis principal en fond de cour (nord) encadré par deux pavillons formant ailes en retour, légèrement dissymétriques (l'aile occidentale étant plus longue que l'aile orientale) en raison à la fois du relief du site et du remploi de constructions antérieures, chaque aile latérale étant prolongée au sud par un avant-corps (un étage de soubassement) couvert par une terrasse bordée par une balustrade. Cet ensemble est homogène dans la mesure où les volumes des bâtiments s'inscrivent dans une composition unitaire et pyramidante, le corps principal étant couvert d'un toit imposant, plus haut que ceux des pavillons qui le flanquent, eux-mêmes plus hauts que les avant-corps couverts en terrasse. Les balustres des terrasses, les grosses consoles à volutes portant les balcons à garde-corps en fer forgé (celui de l'aile occidentale est 19e), les fenêtres et portes-fenêtres à plate-bande en arc segmentaire et les lucarnes en pierre en ailerons et à fronton cintré dans les toits des pavillons concourent à donner une impression d'homogénéité stylistique à l'ensemble, ce que contredit l'analyse archéologique des différents corps de logis (cf. Note de synthèse). Concernant l'agencement des pièces à l'intérieur, on accède au logis au fond de la cour, à gauche, par une grande porte ouverte de plain-pied qui donne accès à l'étage de soubassement où se trouve le départ d'un escalier monumental occupant toute la profondeur de l'hôtel : l'escalier d'honneur ; un second escalier, plus petit, de service, occupe l'autre extrémité du bâtiment. Le reste de l'étage de soubassement est principalement occupé par une orangerie voûtée qui est éclairée par des fenêtres ouvertes au sud. Celles-ci ont été agrandies à une date inconnue et dotées de barreaux. Le rez-de-chaussée du pavillon ouest est lui occupé par une vaste cuisine voûtée qui possède encore tous ses aménagements d'origine - sol en pisé, cheminée, four à pain, évier, potager. Les appartements principaux s'étendent sur deux niveaux, au rez-de-chaussée surélevé et au premier étage, et sont généreusement éclairés par de grandes fenêtres ouvrant au sud sur le paysage de la Vézère et les jardins situés en contrebas. Au premier niveau, l'escalier d'honneur donne accès à droite dans un appartement privé situé dans le pavillon occidental et à gauche dans un grand salon occupant la profondeur du bâtiment et qui commande les pièces plus privées situées dans le reste du corps de logis et dans le pavillon oriental (un couloir éclairé au sud dessert aujourd'hui ces pièces). La même distribution (ou presque) était répétée à l'étage. Chaque appartement privé avait donc un accès direct sur une terrasse (au rez-de-chaussée surélevé) ou sur un balcon (au premier étage) pour offrir aux habitants de belles vues sur le paysage environnant. L'étage de comble ouvert par les grandes lucarnes était également habitable. A l'ouest de l'hôtel, les anciennes écuries (AP 487) ont été transformées en logements. Elles possèdent encore deux arcs en plein cintre et deux larges portes en anse de panier d'origine, ainsi qu'une lucarne à fronton cintré surmonté d'un acrotère en polyèdre très proche de celles du corps principal de l'hôtel.

Murs calcaire
moellon
pierre de taille
Toit ardoise
Plans plan régulier en U
Étages étage de soubassement, rez-de-chaussée, 1 étage carré
Élévations extérieures élévation à travées
Couvertures toit à longs pans
croupe
Escaliers escalier dans-oeuvre : escalier tournant à retours sans jour
escalier de distribution extérieur : escalier en équerre
Énergies
Statut de la propriété propriété privée
Protections inscrit MH, 2008/08/19
Précisions sur la protection

L'hôtel ainsi que sa cour et sa clôture (cad. AP 389) : inscription par arrêté du 19 août 2008.

Références documentaires

Documents d'archives
  • AD Dordogne. 12 O 321.

    Acte d’acquisition de terrains des frères Petit par la commune de Montignac, 3 mai 1910. Archives départementales de la Dordogne : 12 O 321
  • Centre de documentation, Direction régionale des affaires culturelles d’Aquitaine. Dossier Montignac-sur-Vézère.

    Dossier de protection (2008) DRAC Aquitaine, Bordeaux
Documents figurés
  • Extrait du plan de la ville et environs de Montignac le Comte, s.d. (vers 1750, avant 1758).

    Archives départementales de la Gironde : 2 Fi 1108
  • Plan cadastral de la commune de Montignac. Dessin, encre et aquarelle, par Lafargue, 1813 (deux exemplaires, l'un conservé aux Archives départementales de la Dordogne, l'autres aux Archives municipales de Montignac).

    Section G, 1ère feuille, éch. 1/2500, 1813 (3 P 3/3226). Archives départementales de la Dordogne : 3P3 3210-3228
  • Plan d'alignement des rues de Montignac, 1835-1836 (AM Montignac).

    3e feuille. Archives municipales, Montignac
  • Carte postale, début du XXe siècle.

    Collection particulière
  • Dossier Montignac-sur-Vézère.

    Dossier de protection. Photographies, milieu du XXe siècle. DRAC Aquitaine, Bordeaux
Bibliographie
  • FROIDEFOND DE BOULAZAC Alfred. Armorial de la noblesse du Périgord. 2 tomes. Périgueux : Jouve, 1891, Marseille : Laffitte Reprints, 2006.

    t. I, p. 99.
  • BOUILHAC de, J.-F. Indications sur les origines des chevaliers de Bouilhac. Rodez : imprimerie E. Carrère, 1907.

  • MARQUAY, Jean. Montignac-sur-Vézère, pages de son histoire et de sa vie religieuse. Montignac : impr. d’E. Leymarie, 1938.

    p. 107.
Périodiques
  • DUJARRIC DE LA RIVIERE, R., LAVERGNE, G. "Un médecin périgordin à la cour de Louis XV, Jean Bouilhac (1691-1789)". Bulletin de la société historique et archéologique du Périgord, volume 89, 1962, p. 126-136.

  • GIBERT Louis-François. "Note sur Pierre de Bouilhac, abbé de Souillac de 1746 à 1776". Bulletin de la société des études du Lot, 1995-1, p. 43.

Liens web

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