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Hameau de Marbuzet

Dossier IA33007423 réalisé en 2013

Fiche

Œuvres contenues

Parties constituantes non étudiées logement
Dénominations écart
Aire d'étude et canton Estuaire de la Gironde (rive gauche)
Hydrographies Gironde la
Adresse Commune : Saint-Estèphe
Lieu-dit : Marbuzet
Cadastre : 1825 C1 ; 2015

Le hameau est représenté sur les cartes du 18e siècle.

Il semble que les terres appartenaient en majorité à la famille Fatin : le sieur Jean Fatin, ancien procureur au présidial et sénéchal de Guyenne, y possédait une maison qui fut incendiée au milieu du 18e siècle. A la suite de la succession de Sylvestre Fatin, notaire, en 1790, des terres son vendues mais son fils Jean-François Fatin en conserve encore jusque dans la 1ère moitié du 19e siècle.

A cette époque, la famille Mac Carthy, d'origine irlandaise, installée à Bordeaux dans la 2e moitié du 18e siècle et qui y développe une fructueuse affaire de négoce, achète également des terres à Marbuzet.

Au milieu du 19e siècle, ces terres sont vendues, acquises par plusieurs propriétaires.

Le plan cadastral de 1825 représente un hameau au bâti dense. Deux importantes propriétés se distinguent par l'ampleur de leurs bâtiments : à l'ouest, ce qui était sans doute l'ancien Château Mac Carthy, aujourd'hui Haut-Marbuzet, et à l'est ce qui deviendra dans la 2e moitié du 19e siècle, le Château Marbuzet. Entre ces deux pôles reliés par un chemin se trouvent des habitations disposées tantôt parallèlement à la voie (façade exposée au sud), tantôt perpendiculairement, en alignements imbriqués donnant sur des cours ou chemins secondaires.

Cette organisation a été profondément modifiée dans la 2e moitié du 20e siècle : entre 1952 et 1996, Hervé puis Henri Duboscq réunissent 75 hectares de vignes et acquièrent de nombreux bâtiments, notamment les anciens châteaux Moula-Mac Carthy et Mac Carthy qui forment aujourd'hui le domaine Haut-Marbuzet. Henri Duboscq entreprend la restauration des bâtiments mais engage également la destruction de nombreuses constructions en mauvais état. De nouveaux chais et cuviers ont été construits au début du 21e siècle.

Période(s) Principale : 18e siècle, 19e siècle

Le hameau de Marbuzet se situe au sud de la commune, sur une hauteur dominant les palus et les rives de l'estuaire. A l'ouest se trouve le hameau voisin de German.

Outre les constructions dépendant du domaine Haut-Marbuzet et du Château Marbuzet, l'habitat s'organise en alignements de logis, tantôt parallèles à la voie, tantôt perpendiculaires donnant sur des cours. Des bâtiments de dépendance à vocation agricole (hangars, remises) sont également conservés.

Une croix de chemin est située au nord, tandis qu'un lavoir se trouve au sud, commun aux deux hameaux de Marbuzet et de German.

Couvrements
Statut de la propriété propriété privée
propriété publique

Annexes

  • Documentation complémentaire

    Source : Gallica, Bnf

    -Lépicier, Jules. Archives historiques du département de la Gironde, 1898.

    13 mars. N° 521. Fatin (sieur Jean), ancien procureur au présidial et sénéchal de Guienne, n'a point de lettres de bourgeoisie, ayant été incendiées avec tous ses effets dans sa maison de Marbuzet, paroisse de Saint-Estèphe en Médoc, mais a rapporté l'extrait des registres de l'Hôtel de Ville, en bonne et due forme, justificatif de cette qualité, qu'il avait prêté le serment le 26 juin 1717.

    -Le Publicateur : journal consacré à toutes sortes d'insertions quotidiennes, 17 juin 1838 : étude de Me Macaire, notaire, publication pour purger les hypothèques légales.

    Acte original dans le fonds du notaire Macaire, AD Gironde, 3 E 35625 :

    21 avril 1838 : vente Marie Dumas, veuve de M. Jean-François Fatin, propriétaire, demeurante au lieu de Marbuzet, mais étant à ce jour logée à Bordeaux, rue du Ha n°48.

    A vendu à

    Dame Marie Corne, époque de M. Jean Hostein, marchand, de lui, ici présent, dûment autorisée, demeurant ensemble à Leyssac,

    Tous les biens immeubles que Mme Fatin jouit et possède en ce moment dans ladite commune de St Estèphe, consistant en maison de maître, bâtiment d’exploitation et autres, jardin, vignes, prairies, vimières, bois et autres natures de fonds :

    Compris dans la vente :

    -les vaisseaux vinaires, les outils ou ustensiles aratoires (…)

    -le mobilier qui se trouve dans ladite maison de maître et ses dépendances à l’exception des objets suivants que la venderesse se réserve expressément.

    Origine de propriété : la venderesse est propriétaire desdits immeubles pour les avoir recueillis dans la succession de M. Fatin, son mari, décédé au lieu de Marbuzet, commune de St Estèphe le 7 septembre 1837 et dont elle a été la légataire universelle suivant le testament olographe du défunt en date du 18 avril 1809, ouvert judiciairement le 9 dudit mois de septembre 1837 et déposé le lendemain au rang des minutes de M. Chardavoine, notaire à Vertheuil.

    Les immeubles appartenaient à M. Fatin, partie pour les avoir recueillis avec d’autres biens de la succession de M. Sylvestre ( ?) Fatin, son père, notaire à Bordeaux dans le partage fait entre lui et les autres ayant-droit à cette succession, vers la fin du mois d’avril 1790, lequel partage eut lieu conformément au testament clos de M. Fatin père en date du 19 mai 1778 déposé aux minutes de Me Rauzan notaire à Bordeaux ; Et partie pour avoir fait l’acquisition de Mme Françoise-Georgette Lawton épouse de M. Jean-Baptiste-Thomas Mac Carthy, négociant, demeurant à Bordeaux, aux termes d’un contrat d’échange passé devant Me Rivière et son collègue, notaires en cette ville, le 9 novembre 1824, dûment enregistré, transcrit au bureau des hypothèques de Lesparre, le 27 du même mois, vol. 27, n°22.

    Mme Mac Carthy était propriétaire des objets cédés en échange à M. Fatin pour les avoir acquis de M. Antoine Merman, courtier de vins, demeurant à Bordeaux, moyennant une somme de 8000 frcs aux termes d’un contrat passé devant le dit Me Rivière et son collègue, le 6 novembre 1824, enregistré le 10 du même mois, transcrit le 20 dudit au bureau des hypothèques précité, vol. 27, n°21 et suivi de la quittance du prix de cette acquisition, laquelle fut passée le 10 mars 1825, devant le même notaire.

    Il est dit dans ce dernier contrat, comme dans celui d’échange sus énoncé, que les immeubles vendus par M. Merman à Mme Mac-Carthy dépendaient d’un domaine que mondit sieur Merman acquit de la dame Catherine Faye, veuve de M. Arnaud Tandonnet, demeurante à Bordeaux suivant un contrat passé devant Me Despiet et son confrère, notaire en cette ville, le 22 août 1822, pareillement enregistré, transcrit le 9 décembre de la même année au susdit bureau d’hypothèques, vol. 23, n°39 et purgé de toutes hypothèques légales.

    30.000 frcs

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